L'invité du soir de Fiona McFarlane

L'invité du soir de Fiona McFarlane
(The night guest)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Anonyme12, le 19 juillet 2014 (Inscrite le 27 février 2010, 14 ans)
La note : 4 étoiles
Moyenne des notes : 6 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (49 138ème position).
Visites : 3 460 

Mou

Si on veut laisser tomber les critiques trop sérieuses pour ce livre, on pourrait dire, en résumé "il était une fois, une vieille dame paisible, Ruth, qui voit sa vie basculer le jour où Frida Young fait irruption dans son salon". La quatrième de couverture portait toutes les promesses: "une ambiance hitchcokienne", mais elles se sont effilées au fil des pages...

Le début me plait bien avec l'arrivée de Frida chez la vieille dame, mais cela est de courte durée ..le récit "s'enlise" au rythme des divagations de Ruth, de sa vie bien morne, ce qui rend le rythme très mou et des personnages fadasses avec, au final, une impression d'un vaste fourre-tout" , ponctué de quelques banalités à pleurer comme : il n'est " jamais si heureux qu'en découvrant qu'il s'était montré astucieux, il brandissait une bouteille de champagne"(un personnage secondaire, le fils de Ruth).
Je n'ai pas compris le sens. Et puis, plus rien...enfin, que pense t-il, lui, de sa mère, de sa vie?

De même, lors de la venue de Richard, et je n'ai peut- être pas saisi le sens caché des choses là aussi , mais , quelles sont les circonstances de son retour miraculeux ? Elles demeurent assez "obscures" et peu crédibles: il fait irruption chez elle en réponse à une correspondance (parmi tant d'autres, mais pourquoi celle-ci ?).

Une petite lueur d'espoir rejaillit pour Ruth (et le lecteur), après la venue de Richard , cela redémarre avec un face- à- face surprenant entre deux femmes , cruel et sourd mais cela n'arrive pas à m'enlever cette impression de "déjà-vu".
Pourtant cette rencontre n'est dépourvue ni de tendresse ni de pudeur et permet d'aborder avec sensibilité et tact les questions de la vieillesse, de la peur de l'abandon, de la perte des êtres aimés, ce qui donne par ailleurs un côté attachant à cette histoire.
Mais l'exercice reste périlleux pour un premier roman , signé d'une jeune auteur australienne: le huis-clos est un genre littéraire qui nécessite de la maîtrise, des personnages denses et une intrigue découpée au cordeau.

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Premier roman d'une australienne

7 étoiles

Critique de Lolita (Bormes les mimosas, Inscrite le 11 décembre 2001, 38 ans) - 1 mai 2017

Avec très peu d'ingrédients et dans une ambiance digne de Hitchcock, la recette fonctionne : on est tenu en haleine du début à la fin de ce roman.
Nous avons exclusivement un point de vue interne, celui de Ruth, la protagoniste principale, mais qui se révèle pas toujours très fiable.

Avec un style faussement réaliste, on est souvent aux portes du fantastique. On oscille tout au long de la lecture entre douceur, trouble et angoisse.
Les personnages peu nombreux sont attachants.

La vieillesse et la solitude qui sont souvent intrinsèquement liées sont le thème phare de ce roman.

A conseiller.

Dérive attachante

8 étoiles

Critique de Killing79 (Chamalieres, Inscrit le 28 octobre 2010, 44 ans) - 21 juin 2015

Le thème de départ du livre n’est pas vraiment accrocheur. Les « aventures » d’une personne âgée, cloîtrée dans sa maison après la mort de son mari. Les premières pages confirment mes appréhensions. Mais au fil de l’histoire, l’atmosphère devient de plus en plus angoissante. Plus j’avance, plus j’entre dans la tête de Ruth. Et autant dire que dans la tête de cette brave dame, au départ c’était déjà bien dérangé mais avec l’arrivée de la femme de ménage, rien ne de va plus. Dès lors, chaque petit événement nous balance entre réalité, paranoïa et délire. On ne sait plus très bien comment interpréter tout ce qui lui arrive. Est-ce que c’est réel, est-ce qu’elle divague ou est-ce qu’on la manipule ? Et c’est là toute la force de ce roman.
Sans être romanesque, il nous plonge en introspection. On n’est jamais réellement dans un état stationnaire et constamment déstabilisé. J’ai été témoin de scènes rocambolesques et improbables, j’ai essayé de comprendre, de trouver des explications mais finalement je me suis laisser entraîner sans opposition dans cet univers sombre et dérangeant.
Sous ses airs de roman gentillet sur la vieillesse et ses dérives, Fiona Mc Farlane nous propose un véritable voyage dans les tréfonds d’un esprit fragile. Grâce à des ficelles efficaces, elle m’a enfumé le cerveau, et je me suis régalé dans cette folie.

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