Un coin de la vie de misère de Paul Heusy

Un coin de la vie de misère de Paul Heusy

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Catinus, le 28 avril 2014 (Liège, Inscrit le 28 février 2003, 73 ans)
La note : 9 étoiles
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Ecrivain naturaliste

« Paul Heusy s’appelait de son vrai nom Alfred Guinotte. Il était né à Liège en 1851. Il avait fait dans sa ville des études de droit, avait été inscrit au barreau. Mais bientôt, épris de littérature et conseillé par Félicien Rops, il avait quitté Liège – c’était vers 1875 – pour aller faire carrière à Paris. Sans doute, en quittant liège, Paul Heusy nourrissait de grand espoir. Ceux-ci ne se réalisèrent point. (…) Quand il mourut – nous n’avons pu découvrir la date de son décès- il jouissait de si peu de notoriété que sa disparition passa inaperçue. »

Le présent ouvrage est constitué de six nouvelles. Toutes, d’un style assez naïf, sont empreintes d’une grande tristesse, nous contant des vies plus que misérables, tragique, peuplés de gens dénués de tout – jusqu’au minimum vital –, comme il devait y en avoir des quantités au 19 ème siècle). La plus réussie de ces nouvelles est, sans aucun doute la première – « Etude de pauvre « ; elle décrit la vie d’un manœuvre liégeois dans une houillère. L’auteur est classé parmi les romanciers naturalistes.

Extraits :

- La rue des Aveugles, à Liège, est une petite rue étroite et sombre, aboutissant à la Meuse. Des bâtiments la ferment aux deux extrémités. De chaque côté on doit passer sous un porche pour y pénétrer. Sa largeur dépasse à peine deux mètres. Les maisons qui la bordent l’étreignent entre leurs hautes façades. Aux divers étages, des cordes tendues la traversent, portant des linges troués, des jupes rapiécées, des pantalons effilochés qui sèchent lentement et péniblement. Le jour, arrêté par des saillies des toits et par les loques pendues aux cordes, n’y descend que par étapes. Elle renferme des angles, humides et froids, que le soleil n’atteint jamais. Çà et là des flaques d’eau y séjournent et croupissent. Elle est mal odorante, malsaine. De tout temps, des familles de pauvres l’habitèrent, attirées par le bon marché des logements. Un ménage entier s’entasse dans une chambre, où l’on couche, mange, fait la cuisine.

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