Miséricorde de Jussi Adler-Olsen
(Kvinden i buret)
Catégorie(s) : LittĂ©rature => Policiers et thrillers
Moyenne des notes :
(basée sur 22 avis)
Cote pondérée :
(588ème position).
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Un grand polar!
Ma premiÚre grande lecture en cette année 2012!
J'avoue ma surprise en ne trouvant pas de critique concernant cet excellent roman policier danois sur Critiques Libres aussi, je serai donc le premier Ă vous conseiller de le lire.
Carl Morck, personnage principal de ce roman, est un policier danois aussi talentueux qu'individualiste. Peu apprĂ©ciĂ© de ses collĂšgues, Ă la suite d'un arrĂȘt de travail dĂ» Ă une tentative de meurtre sur sa personne, sa hiĂ©rarchie choisira de l'Ă©vincer de son service Ă la Criminelle en crĂ©ant spĂ©cialement une section (dont il aura la charge) chargĂ©e de rĂ©soudre des affaires anciennes, non Ă©lucidĂ©es.
Carl, complĂštement dĂ©motivĂ© se voit transfĂ©rĂ© dans la cave de l'immeuble de son ancien service oĂč il a tout loisir de buller, incapable de prendre sa vie en main, carrĂ©ment dĂ©pressif suite Ă l'agression dont il a Ă©tĂ© la victime et souffrant d'une solitude malsaine depuis que sa femme l'a quittĂ© quelques annĂ©es auparavant.
Son supérieur lui adjoindra, pour l'aider dans sa tùche, un émigré syrien, Assad. Ce renfort, initialement dévolu à la photocopieuse, s'avérera immédiatement de par sa présence un déclic pour Carl Morck. Le policier danois prendra alors sur la pile d'affaires non résolues dont il a la charge celle du dessus : l'affaire Merete Lyyngaard. Cinq ans auparavant, la soudaine disparition de celle qui incarnait l'avenir politique du Danemark avait mis son pays en émoi. Depuis : rien!
Carl et Assad vont reprendre une affaire oĂč de nombreuses incohĂ©rences ont Ă©tĂ© commises par les enquĂȘteurs de l'Ă©poque.
Je m'arrĂȘterai Ă ce point du roman, dĂ©testant connaĂźtre par avance le scĂ©nario d'une intrigue.
Mais les personnages principaux de Carl Morck, de Merete Lyyngaard et surtout de l'imprévisible Assad deviennent inévitablement attachants.
D'une écriture simple, maniant à merveille ironie et humour, ce livre ne se laisse fermer qu'à regrets, signe qui ne trompe pas en tous.
Pour finir, mĂȘme s'ils n'ont rien Ă voir, absolument rien d'ailleurs quant Ă la trame ni au style de romans policiers, le calvaire dont est victime Merete ressemble fort Ă celui vĂ©cu par les victimes du dĂ©ment Kurtz, sombre hĂ©ros de l'excellent roman français "PrĂ©dation".
Enfin, la progression de l'enquĂȘte menĂ©e par Carl Morck et son assistant Assad est d'une exactitude et d'une logique digne des meilleures enquĂȘtes de Hieronymus Bosch, autre policier mythique du polar d'outre atlantique.
Je conseille, je cautionne, lisez MISERICORDE. Vous ne le regretterez pas!
Les éditions
Miséricorde [Texte imprimé], roman Jussi Adler-Olsen traduit du danois par Monique Christiansen
de Adler-Olsen, Jussi Christiansen, Monique (Traducteur)ISBN : 9782226229939 ; 22,80 ⏠; 05/10/2011 ; 489 p. Broché
Miséricorde de Jussi Adler-Olsen (2013)
de Adler-Olsen, JussiISBN : 9782253173618 ; 8,20 ⏠; 09/01/2013 ; 528 p. Poche
Les livres liés
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Ne rien lĂącher
Critique de Marvic (Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 67 ans) - 24 février 2026
Il reprend son travail aprÚs une intervention qui a causé la mort et la paralysie de ses collÚgues et amis.
Sa hiĂ©rarchie lui trouve un poste au sous-sol oĂč il sera chargĂ© des " cold-case" avec lâĂ©nigmatique et surprenant Hafez el Assad.
Heureusement pour ce dernier, il sait aussi faire des efforts "pour se souvenir que câĂ©tait toujours illĂ©gal au Danemark dâĂ©trangler ses employĂ©s".
Ă eux deux, ils vont essayer de rĂ©soudre lâĂ©nigme de la disparition de Merete Lynggaard 5 ans auparavant.
Peu Ă ajouter aux critiques prĂ©cĂ©dentes dont je partage la plupart des avis. Je suis ravie et surprise de dĂ©couvrir cet auteur avec ce roman passionnant, une galerie de personnages intĂ©ressants, une intrigue trĂšs forte. Un livre qui mâa passionnĂ©e que jâai fini en deux jours.
Acte I du Département V
Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 70 ans) - 26 octobre 2025
Jussi Adler Olsen est danois et notre polar se dĂ©roule au ⊠Danemark, un pays policĂ© mais oĂč un policier peut ĂȘtre ostracisĂ© et placardisĂ© en fonction de sa personnalitĂ©, de son comportement. Câest le cas de Carl Morck au dĂ©but de lâouvrage. Personne nâen veut plus dans la brigade criminelle de Copenhague.
»Marcus, personne nâose le dire franchement, mais ce type est une vraie peste, et il lâa toujours Ă©tĂ©. Il nâest pas fait pour travailler dans la police, on dĂ©pend trop les uns des autres. Carl a Ă©tĂ© impossible, comme collĂšgue, dĂšs le premier jour. Marcus, quâest-ce qui tâa pris de le faire venir de Bellahoj ? »
Ca tombe bien, les autorités administratives décident de créer un nouveau Département, « le Département V », pour traiter des « affaires trÚs spéciales », des affaires non résolues. Un budget a été débloqué pour ce faire.
Et voilĂ une belle voie de garage pour Carl Morck, nommĂ© en grande pompe responsable du DĂ©partement V, relĂ©guĂ© dans un bureau situĂ© dans les sous-sols du building et Ă qui on a affectĂ© simplement, un individu, rĂ©fugiĂ© syrien au nom ineffable ; Hafez el Assad (!) et dont on ne sait pas trop sâil est seulement agent dâentretien, ou assistant, ou ⊠?
Mais voilĂ que la voie de garage se transforme en une autoroute pour la gloire par la grĂące de la premiĂšre enquĂȘte qui va occuper nos deux gaillards ; la disparition cinq ans auparavant de Merete Lyyngaard, femme politique en pole position Ă lâĂ©poque pour prĂ©tendre au poste de PremiĂšre Ministre et dont personne nâa jamais Ă©lucidĂ© la disparition, prĂ©sumĂ©e disparue en mer.
Câest ce dossier quâils vont rouvrir et ⊠cette enquĂȘte câest justement la chair de cet ouvrage, donc je ne vous en dirai pas plus. Sauf que câest plaisant Ă lire, parfaitement cohĂ©rent et que ça nous parle du Danemark moderne (et câest aussi ce que je recherche en lisant des polars du monde entier).
MisĂ©ricorde mĂ©rite la lecture âŠ
Bonne recette
Critique de Dcarb0355 (, Inscrit le 22 février 2021, 68 ans) - 22 février 2021
Les autres critiques résument trÚs bien l'intrigue, aussi je ne m'y attarderai pas, je me contenterai de dire qu'il est trÚs difficile de déposer le livre une fois la lecture entamée.
L'intrigue est bien ficelĂ©, il faut ĂȘtre trĂšs perspicace pour avoir vu venir le dĂ©nouement. L'enquĂȘteur principal est attachant malgrĂ© ses travers et son assistant est Ă mes yeux la vraie vedette du roman. Le tout est bien Ă©crit, bravo Ă la traduction.
Bravo Jussi.
VoilĂ du trĂšs trĂšs bon thriller.
Critique de Usdyc (Bruxelles, Inscrit le 27 août 2004, 69 ans) - 19 août 2018
Le brin d'humour que distille l'écrivain dans ses dialogues rendent l'ensemble absolument convaincant.
Assurément pas le dernier roman que je lirai de cet auteur. A ne pas manquer.
Département V : acte 1
Critique de Ayor (, Inscrit le 31 janvier 2005, 53 ans) - 17 août 2018
Tout dâabord Carl MĂžrk, ce flic danois douĂ© et au caractĂšre irascible, traumatisĂ© Ă la suite dâune intervention pendant laquelle un de ses collĂšgues trouve la mort et lâautre, ami et coĂ©quipier, se retrouve tĂ©traplĂ©gique. DĂšs son retour, ses supĂ©rieurs ont lâidĂ©e de le nommer responsable de ce tout nouveau dĂ©partement voulu par le gouvernement, et il est donc chargĂ© de sâoccuper de « cold case ». Mais Carl nâest pas dupe et comprend clairement que lâon cherche Ă le mettre au placard. QuâĂ cela ne tienne, complĂštement dĂ©motivĂ© il nâaspire quâĂ buller au fin fond du sous-sol de la police.
Câest alors, et sur la demande de Carl, quâon lui adjoint un homme Ă tout faire. Ce dernier se nommant Assad et se prĂ©sentant comme Ă©tant un rĂ©fugiĂ© syrien, se rĂ©vĂšle dans le fond un trĂšs bon partenaire, motivĂ© et perspicace. Parfois maladroit mais dâhumeur joyeuse, Assad semble malgrĂ© tout cacher un secret quant Ă lâorigine de sa venue au Danemark.
Lâauteur sâest attachĂ© Ă dĂ©velopper les profils de ses personnages et rĂ©ussit habilement Ă coucher sur le papier les dĂ©buts de cette association pour le moins originale. Il le fait dâautant mieux que leur premiĂšre enquĂȘte ne prĂ©sente aucun caractĂšre dâurgence, celle-ci traitant de la disparition dâune femme politique reconnue et dont lâon soupçonne lâassassinat.
MĂȘme si lâenquĂȘte nâest pas menĂ©e sur un rythme dâenfer, elle nâen reste pas moins trĂšs agrĂ©able Ă suivre, et la relation unissant Carl et Assad, aussi attachants lâun que lâautre, ne demande quâĂ ĂȘtre approfondie.
Thriller efficace
Critique de Killing79 (Chamalieres, Inscrit le 28 octobre 2010, 46 ans) - 26 mai 2016
A la fermeture de ce premier opus « MisĂ©ricorde », je crois avoir compris pourquoi ce livre passionne tant. Tout simplement parce quâil rĂ©unit tout ce qui fait un bon thriller. Tout dâabord, le scĂ©nario est bien ficelĂ©. LâenquĂȘte policiĂšre avance rapidement au fur et Ă mesure des indices trouvĂ©s. La tension reste constante. En effet, en parallĂšle des investigations, on nous dĂ©crit le calvaire vĂ©cu par la victime et les atrocitĂ©s quâelle subit. Plus le temps passe, plus lâhistoire monte crescendo en pression. Jâai tournĂ© les pages, emportĂ© par ce suspense qui sâaccentuait et par lâenvie de dĂ©couvrir lâidentitĂ© du coupable et les raisons de cette machination.
Autre point fort : Les deux protagonistes sont sympathiques et originaux, surtout Assad, personnalitĂ© dĂ©calĂ©e, qui apporte un peu de fraĂźcheur et de spontanĂ©itĂ© aux scĂšnes de dialogue et dâaction. MĂȘme si lâauteur ne les traite pas en profondeur et prĂ©fĂšre privilĂ©gier les rebondissements pour garder son rythme soutenu, ils sont assez charismatiques pour quâon les suive. Câest donc bien une sĂ©rie qui se met en place, avec de lâefficacitĂ© dans le rĂ©cit et des individus dont la consistance se construira au fil des Ă©pisodes. Je lirai surement la suite de ces aventures avec lâespoir que lâon apprenne un peu plus sur les personnages pour dĂ©finitivement ĂȘtre en empathie avec eux et me passionner pour leurs nouvelles aventures.
Avec une Ă©criture fluide et facile dâaccĂšs, Jussi Adler Olsen a tous les ingrĂ©dients dans sa plume pour conquĂ©rir les fans du genre. Pour ma part, ce premier contact est rĂ©ussi, il ne lui reste plus quâĂ confirmer avec le prochain !
Original
Critique de Seb (, Inscrit le 24 août 2010, 49 ans) - 1 février 2016
Tant qu'il y a la vie ...
Critique de Pakstones (saubens, Inscrit le 2 septembre 2010, 60 ans) - 8 septembre 2015
Oui mais, tant qu'il y a la mort, il y a aussi le désespoir.
Alors, tant qu'il y a Carl Morck au "dep. v", il n'y a plus d'affaires soient disant classées.
Et tant qu'il y a Merete lyyngaard ... vivante, il y a de la miséricorde.
Tant qu'il y aura de l'horreur, aux fils des pages, il y aura aussi des peurs, des mutilations ....
Tant qu'il y aura des sorciĂšres, y aura aussi le mal.
Tant qu'il y aura de la vengeance, y'aura aussi de la haine sans pitié.
Tant qu'il y aura Adler Olsen à la plume, y'aura forcement un sacré putain de bouquin, mais pas toujours joyeux.
Exit le polar anglo saxon, now welcome au polar scandinave.
Encore 3 mots pour résumer Miséricorde :
Puissant, malsain et traumatisant !
Vas y .... plonge mais attention Ă la compression !
Excellent
Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 43 ans) - 30 juillet 2015
Maintenant le Danemark
Critique de Ardeo (Flémalle, Inscrit le 29 juin 2012, 78 ans) - 14 août 2014
« MisĂ©ricorde » est un bon roman, un trĂšs bon polar ! Les 2 « histoires » qui sont contĂ©es en parallĂšle sont passionnantes et tout Ă fait diffĂ©rentes des points de vue ambiance et style. LâenquĂȘte sur la disparition -5 ans plus tĂŽt- de la super femme politique Merete Lyyngaard a Ă©tĂ© stoppĂ©e et câest dans des circonstances un peu « spĂ©ciales » que notre nouvel hĂ©ros (peut-ĂȘtre bientĂŽt commissaire) Carl Morck va reprendre le dossier. Avec lâaide du seul Assad le syrien, homme Ă tout faire devenant au fil des pages, homme Ă penser, stratĂšge et compagnon indispensable de notre hĂ©ros, les 2 hommes vont retrouver des Ă©lĂ©ments qui avaient Ă©tĂ© nĂ©gligĂ©s par les enquĂȘteurs prĂ©cĂ©dents et suivre patiemment les pistes qui sâouvrent Ă eux. Cette partie est trĂšs dynamique, remplie dâhumour et de trouvailles -notamment quand Assad est en premiĂšre ligne- et la lecture est vraiment plaisante. Le second rĂ©cit qui sâĂ©tale de 2002 « Ă nos jours » est au contraire trĂšs dramatique, mystĂ©rieux et parfois Ă la limite de lâhorreur. Les conditions dans lesquelles vit la « disparue » sont affreuses et nous avons pitiĂ© et mal pour cette femme aux apparences si fortes.
Bien entendu, les rĂ©cits vont se tĂ©lescoper et finalement se rejoindre dâune maniĂšre naturelle pour le plus grand plaisir du lecteur en dĂ©voilant le personnage abominable qui est lâauteur du crime. Mais hors le suspense, il reste encore 100 pages Ă lire et Jussi Adler-Olsen va alors plonger le lecteur dans des pĂ©ripĂ©ties, de lâaction et des prouesses de ses 2 hĂ©ros pour neutraliser et sauver lâhĂ©roĂŻne (on ne dira pas « la pauvre hĂ©roĂŻne »).
A mon tour, de conseiller la lecture de ce premier roman de la sĂ©rie âSection Vâ dont je vais bientĂŽt reprendre un autre titre ⊠ne serait-ce que pour savoir si Morck est tout de mĂȘme devenu commissaire ! :-)
BELLE DĂCOUVERTE!
Critique de Rick (Rive Sud de Mtl, Québec, Inscrit le 17 février 2005, 78 ans) - 2 mars 2014
Intéressant, vraiment !
Critique de DE GOUGE (Nantes, Inscrite le 30 septembre 2011, 69 ans) - 7 janvier 2014
Une disparition datant de 5 ans mais c'est le boulot de cette nouvelle entité le Département V, politiquement fabriquée...
Un vrai faux méchant, un adjoint Syrien qui ose s'appeler Hafez el Assad. Donc on attend surtout de l'affectif entre eux et ça marche ! Et de l'efficacité, et ça marche ....
Mais ce n'est ni miĂšvre ni mal construit et on s'attache Ă ces 2 "faux".
La façon dont l'intrigue est prĂ©sentĂ©e fait qu'on comprend vite le pourquoi de l'internement de cette femme politique, tant pis on prend quand mĂȘme un grand plaisir Ă suivre la recherche de ce duo chaotique.
De bons moments ....
Nouveau duo danois
Critique de Paofaia (Moorea, Inscrite le 14 mai 2010, 0 ans) - 27 octobre 2013
Mais, c'est vrai, pourquoi cette pauvre Merete a-t-elle Ă©tĂ© enfermĂ©e vivante dans un caisson hyperbare? 5 ans, c'est bien long... Et qui est ce syrien qui a Ă©tĂ© dĂ©signĂ© pour faire le mĂ©nage des locaux de ce policier nommĂ© Ă la tĂȘte ( et seul membre..) d'un nouveau dĂ©partement affectĂ© aux affaires presque classĂ©es?
On saura la réponse à la premiÚre question, pas encore celle à la deuxiÚme, je suppose qu'il faudra attendre la suite des aventures de ce nouveau duo danois.
Histoire assez peu plausible dans les dĂ©tails, mais qui se lit quand mĂȘme d'une traite car le suspense sur le sort de Merete est bien sĂ»r maintenu, et qu'il y a quelques personnages secondaires pas inintĂ©ressants. Mais on peut vraiment s'en passer sans problĂšme.
Dis-je. Alors que j'attends que la suite sorte en poche, oui, mais bon..:)
Création du Dpt V
Critique de Pierraf (Paimpol, Inscrit le 14 août 2012, 68 ans) - 18 mai 2013
Les héros, les lieux, l'environnement se mettent en place et c'est parfois un peu confus.
C'est un bon "petit" polar, avec une enquĂȘte bien menĂ©e, l'intrigue de base est un peu tirĂ©e par les cheveux mais l'ensemble est bien Ă©crit et se lit aisĂ©ment.
L'humour qui sauve tout
Critique de LeChauve (Toulouse, Inscrit le 2 mai 2006, 76 ans) - 23 mars 2013
Les descriptions sont parfois un peu confuses, est ce que cela tient Ă la traduction ?
Je le conseille malgré tout.
Psychopathie familiale
Critique de Isad (, Inscrite le 3 avril 2011, 0 ans) - 24 février 2013
Un livre Ă double histoire comme on en voit fleurir tant. Lâune concerne une jeune politicienne enfermĂ©e depuis 2002 dans un local aveugle par des ravisseurs inconnus qui la maintiennent en vie pendant toutes ces annĂ©es. Lâautre plus longue a lieu en 2007. On suit un policier qui est le seul de son Ă©quipe Ă ĂȘtre sorti indemne dâune fusillade qui a tuĂ© un de ses collĂšgues et rendu infirme lâautre qui lui demande de lui donner la mort. Il est irascible et ses remords dĂ©bordent car il a feint dâĂȘtre inconscient, le corps sous celui de son ami devenu infirme qui lâempĂȘchait de sortir son arme. Il est dĂ©cidĂ© au ministĂšre de crĂ©er un bureau pour les anciennes affaires non rĂ©solues et on lui donne pour tĂąche de sây mettre. Son chef lui donne une aide en la personne dâun improbable immigrĂ© syrien chargĂ© des menues besognes et qui sâavĂ©rera plein de ressources. Bien sĂ»r il va rĂ©soudre lâaffaire en faisant remarquer Ă ses collĂšgues quâils ont bĂąclĂ© la besogne.
Avec cette histoire dâenfermement dans une cave qui devient un thĂšme courant, comment ne pas faire le rapprochement avec « le cercle » de Bernard Minier dont les personnages sont quand mĂȘme beaucoup plus denses. On y retrouve un certain sadisme, lâenvie de punir et les tracasseries ordinaires entre collĂšgues qui ne sâapprĂ©cient guĂšre comme les belles amitiĂ©s. Le livre de Minier est cependant plus ouvert et optimiste, plus lĂ©ger car lâhumour y est plus prĂ©sent avec des personnages secondaires attachants.
IF-0213-4010
Un nordique de plus Ă suivre...
Critique de Amnezik (Noumea, Inscrit le 26 décembre 2006, 58 ans) - 28 août 2012
Par sa construction le bouquin alterne entre lâenquĂȘte actuelle du DĂ©partement V et la situation de Merete Lynggaard, des semaines qui ont prĂ©cĂ©dĂ© son enlĂšvement Ă aujourdâhui. Du coup forcĂ©ment on ne manque de se poser des questions sur le pourquoi du comment du calvaire (particuliĂšrement vicieux soit dit en passant) infligĂ© Ă Merete. Mais lĂ encore les indices filtrent au compte gouttes, on suppose sans doute avant Merete de quoi il retourne mais on n'en a la certitude que quand elle mĂȘme en prend conscience.
Le personnage de Carl Morck peut passer pour totalement antipathique mais en creusant un peu sous la surface on devine que ses airs bourrus sont davantage destinĂ©s Ă masquer ses propres faiblesses (notamment le poids de la culpabilitĂ©) ; du coup Ă mes yeux le personnage devient fort sympathique (peut-ĂȘtre parce que moi aussi je me cache sous des faux airs dâours grognon). Pour conclure cette chronique je note que lâauteur nâhĂ©site pas Ă Ă©gratigner la sociĂ©tĂ© danoise et sa classe politique mais jâavoue que ça me passe largement au-dessus la tĂȘte nâĂ©tant pas du tout un spĂ©cialiste en la matiĂšre et nâayant pas une once de curiositĂ© sur le sujet (tout comme les Ă©tats dâĂąme de Wallander/Mankell sur la âdĂ©riveâ de la sociĂ©tĂ© suĂ©doise me laissent de marbre).
Désolé de briser cette unanimité...
Critique de Tanneguy (Paris, Inscrit le 21 septembre 2006, 87 ans) - 23 mai 2012
On peut quand mĂȘme lire ce roman, c'est la routine.
Affaire classée
Critique de Pytheas (Pontoise - Marseille, Inscrit le 5 avril 2012, 61 ans) - 10 mai 2012
l'affaire ne sera jamais totalement éclaircie.
2007, Carl Morck est un flic que l'on considĂšre comme fini, depuis que lors d'une enquĂȘte, l'un de ses collĂšgues est mort et l'autre git dans une chambre d'hĂŽpital Ă jamais immobile. Carl croule sous le poids de la culpabilitĂ©, lui qui s'en est tirĂ© avec une simple Ă©gratignure.
2007 sous la pression des politiques voulant redorer son image, la préfecture de police, crée un département en charge des affaires dites "classées".
Tout naturellement, Carl, flic dĂ©motivĂ© et peu apprĂ©ciĂ© de ses collĂšgues va en prendre la tĂȘte.
Pour la forme et pour justifier le budget on lui adjoindra un homme Ă tout faire du nom de Assad, destinĂ© Ă ĂȘtre l'homme de mĂ©nage mais qui se rĂ©vĂ©lera ĂȘtre mieux qu'un faire valoir.
On comprend bien vite que l'histoire de Merete Kierkegaard va croiser la route de nos 2 héros.
ce polar allie intrigue, suspense et humour avec un égal bonheur.
les personnages principaux sont attachants et les personnages secondaires ne sont pas négligés d'Olufs le frÚre de Merete à Morten le locataire de Carl tous ont une épaisseur et une personnalité bien définie.
Vraiment un trĂšs bon polar oĂč l'intrigue, bien sĂ»r, n'est pas nĂ©gligĂ©e et qui Ă©vite les raccourcis qui mĂšnent Ă la conclusion de l'enquĂȘte.
Fantastique
Critique de MarlĂšne (Tours, Inscrite le 15 mars 2011, 48 ans) - 11 mars 2012
L'enquĂȘte en elle-mĂȘme , au fur et Ă mesure je ne me faisais que de dire : mais trouve-la Carl ! J'ai adorĂ© cette double sensation de suivre l'enquĂȘte de Carl & Assad et le calvaire de Merete , je n'arrĂȘtais pas de me demander s'ils allaient la trouver Ă temps .
Du suspense et du rire , Alder-Olsen n'a pas eu peur de 'ridiculiser' son flic . Sa vie de famille m'a fait rigoler , Carl a du mal avec les femmes , mĂȘme s'il les adore ! Et la psy ;)
Quelle imagination Adler-Olsen ! J'ai a-do-rĂ© , dommage qu'il n'y ait pas d'autres enquĂȘtes de traduites en français , c'est pour ça que je lirai une autre enquĂȘte de Carl & Assad en anglais en Juin ;)
Lisez cette enquĂȘte de Carl MĂžrck , lisez Jussi Alder-Olsen , vous ne serez pas déçu(e)s !!
Cold case Ă la danoise
Critique de BMR & MAM (Paris, Inscrit le 27 avril 2007, 66 ans) - 26 février 2012
C'est en partie vrai.
Vrai parce que MisĂ©ricorde, le bouquin du danois Jussi Adler Olsen raconte une histoire oĂč l'on se fait peur avec la disparition d'une jolie dĂ©putĂ©e danoise, Merete Lynggaard, qui se retrouve enfermĂ©e dans une sorte de grand caisson d'isolement surcomprimĂ©. Qui lui en veut au point de la torturer ainsi ? Un amant Ă©conduit ? Un politicien qu'elle aurait dĂ©noncĂ© ? C'Ă©tait en 2002. Depuis 5 ans, Merete croupit dans sa cage. Le dossier a Ă©tĂ© classĂ©, on l'a cru disparue en mer.
S'il n'y avait que ces chapitres, on ne parlerait pas de Jussi Adler Olsen ici.
Mais il y a l'autre volet du bouquin : en 2007, l'inspecteur Carl MĂžrck Ă©chappe de peu Ă une fusillade. Ses collĂšgues n'ont pas au sa chance. Il aurait peut-ĂȘtre pu rĂ©agir plus vite et les sauver ? DĂ©jĂ que Carl MĂžrck n'Ă©tait pas un collĂšgue bien agrĂ©able avant, dĂ©sormais il est odieux avec ses collĂšgues. TraumatisĂ© par la fusillade, il dĂ©prime.
[...] Pour commencer sa femme l'avait quitté. Ensuite, elle avait refusé de divorcer, tout en continuant à vivre séparé de lui dans son abri de jardin. Finalement, elle s'était offert une brochette d'amants beaucoup plus jeunes qu'elle et avait pris la mauvaise habitude de lui téléphoner pour les lui décrire. Ensuite, son fils avait refusé de continuer à vivre avec elle et s'était réinstallé chez Carl, en plein crise adolescente. Et pour finir, il y avait eu cette fusillade à Amager, qui avait stoppé net tout ce à quoi Carl s'était raccroché.
Le voilà donc relégué au sous-sol avec des dossiers classés à ré-ouvrir, histoire de redorer le blason de la police aux yeux des politiques et d'obtenir des subventions supplémentaires. Bien sûr, le dossier sur le haut de la pile est celui de Merete Lynggaard disparue 5 ans plus tÎt. Et le lecteur futé se doute bien que les deux histoires vont finir par se rejoindre.
Mais Carl est affublé d'un aide à tout faire : Assad, un réfugié syrien (!) qui cuisine des beignets dans le bureau de Carl le bougon. Ces deux-là forment une paire impayable. Et originale.
Assad ne se contente pas de laver par terre et de faire la cuisine, il conduit aussi la voiture comme Samy Naceri dans Taxi, il connaßt les filons pour décoder les faux-papiers plus vite que la scientifique et surtout il décrypte les affaires plus vite que Carl ! Ah, j'oubliais, il a aussi plus de succÚs auprÚs des femmes que Carl le maladroit.
[...] Carl s'assit lourdement sur son siĂšge en face de son assistant.
« Ăa sent trĂšs bon, Assad, mais ici, on est Ă la prĂ©fecture de police, pas dans un gril libanais de VanlĂžse.
- Goûtez ça, chef, et félicitations monsieur le commissaire », répliqua-t-il en lui tendant un triangle de pùte feuilletée fourrée. [...] La situation n'était pas facile à gérer.
« J'ai mis tous les papiers concernant l'accident de voiture sur votre bureau, chef. Je vous parlerai un peu de ce que j'ai lu, si vous voulez. »
Carl acquiesça de nouveau. Il ne manquait plus que ce type se charge aussi de rédiger le rapport quand ils en auraient fini avec cette affaire.
L'humour féroce de Jussi Adler Olsen décoiffe et égratigne ses compatriotes au passage.
Un bouquin qu'on ne lĂąche plus dĂšs qu'on a eu le malheur de l'ouvrir.
Tout au long du livre, les affreux collÚgues de Carl le bougon ont déposé tout plein de dossiers mal ficelés sur son bureau du sous-sol : on espÚre qu'il va bientÎt en rouvrir un autre !
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