Largo Winch, tome 11 : Golden Gate de Jean Van Hamme, Philippe Francq

Largo Winch, tome 11 : Golden Gate de Jean Van Hamme, Philippe Francq

Catégorie(s) : Bande dessinĂ©e => Aventures, policiers et thrillers

Critiqué par Shelton, le 3 janvier 2009 (Chalon-sur-SaĂŽne, Inscrit le 15 fĂ©vrier 2005, 70 ans)
Critiqué par Shelton, le 3 janvier 2009 (Chalon-sur-SaĂŽne, Inscrit le 15 fĂ©vrier 2005, 70 ans)
La note : 5 étoiles
Moyenne des notes : 4 Ă©toiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 3 Ă©toiles (59 988ème position).
Visites : 8 451 

Bof, bof...

Comme vous vous en ĂȘtes aperçu, je ne peux pas ĂȘtre taxĂ© d’une attitude anti Van Hamme ou anti Largo. C’est une sĂ©rie qui m’a apportĂ© beaucoup de plaisir en tant que lecteur et mĂȘme comme tĂ©lĂ©spectateur d’une sĂ©rie TV ou public d’un film rĂ©cent que j’ai bien apprĂ©ciĂ©. Pourtant, je ne suis pas un inconditionnel ni des auteurs ni des albums ! Donc, je suis bien obligĂ© de vous avouer que cet album et celui qui suit m’ont quelque peu lassĂ©. Oui, c’est cela, je me suis embĂȘtĂ© Ă  leur lecture, et ce fut d’autant plus marquant que je viens de relire toute la sĂ©rie dans l’ordre de parution et que cet Ă©pisode suit celui qui se dĂ©roule Ă  Venise et qui est, Ă  mon avis, un chef d’Ɠuvre !
Tout commence avec le tournage d’une sĂ©rie TV avec un certain Simon Ovronnaz comme vedette. Le pauvre Simon joue comme un pied dans un navet de premiĂšre et il semble ne pas s’en rendre compte. Il paraĂźt mĂȘme d’une bĂȘtise qui ne lui ressemble pas, ce n’est pas crĂ©dible de passer d’un tel niveau de soliditĂ© et d’amitiĂ© Ă  une telle bassesse. Je trouve que c’est mĂȘme prendre le lecteur pour un imbĂ©cile que de vouloir lui faire croire Ă  un changement de nature si fort !
Pour le reste, c’est la premiĂšre incursion de Largo sur la cĂŽte Ouest et on a l’impression qu’il dĂ©barque dans un enfer terrible ou tout est pire qu’à l’Est. Une fois encore, est-ce bien sage d’exagĂ©rer le tableau de cette façon. Il n’y aurait en Californie que des voleurs, des joueurs, des trafiquants, des prostituĂ©es et des rĂ©alisateurs de films X

Largo, lui, est confrontĂ© Ă  une manipulation financiĂšre, son bras droit, Dwight Cochrane, veut y voir clair dans les comptes de la tĂ©lĂ©vision du groupe W. ils veulent, tous les deux, retrouver leur enquĂȘtrice contrĂŽleuse financiĂšre, Sarah Washington, qui ne donne plus signe de vie depuis son arrivĂ©e pour un contrĂŽle approfondi

Si le scĂ©nario n’est pas, Ă  mon avis, le meilleur de Jean Van Hamme, il n’en demeure pas moins que l’album renferme quelques bonnes sĂ©quences comme lorsque l’avion personnel de Largo traverse une « petite » zone orageuse, ou lorsque Freddy commence Ă  raconter son passĂ© tumultueux
 En terme de dynamisme et de cascade, on peut aussi citer le dĂ©part en train de Largo et Juliet sous les tirs de Flor du haut de son hĂ©licoptĂšre

Mais, cela reste, malgré tout fade et creux. Je serais tenté de vous dire que ça sonne creux !
Heureusement, les déboires de Dwight Cochrane, pris au piÚge par les uns et les autres, viennent agrémenter quelque peu cet album qui est pour moi le moins bon de la série. Il en fallait bien un pour mettre en valeur tout le reste de la série


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Les éditions

Golden Gate [Texte imprimé] Philippe Francq, Jean Van Hamme
de Francq, Philippe (Illustrateur) Van Hamme, Jean (Scénariste)
Dupuis / Repérages (Marcinelle).
ISBN : 9782800129815 ; 3,49 € ; 06/12/2000 ; 47 p. CartonnĂ©
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AVENTURES SUR LA CÔTE OUEST!..

3 étoiles

Critique de Septularisen (, Inscrit le 7 août 2004, - ans) - 4 mars 2025

Au dĂ©but de l’histoire nous retrouvons Largo Winch en compagnie de Dwigght E. Cochrane en train de visionner la cassette vidĂ©o d’une sĂ©rie tĂ©lĂ©visĂ©e, - se dĂ©roulant dans les annĂ©es 1930 Ă  San Francisco -, intitulĂ©e «Golden Gate». Le hĂ©ros principal du feuilleton, est un dĂ©tective privĂ© nommĂ© Mike Shadow, interprĂ©tĂ© par nul autre que
 Simon Ovronnaz, l’ami de Largo!

Le feuilleton est tellement mauvais, et Simon tellement nul dans son jeu d’acteur, que nos deux compĂšres soupçonnent un montage financier pour faire disparaĂźtre de l’argent escroquĂ© illĂ©galement au «Groupe W». Afin d’enquĂȘter sur toute cette affaire, Cochrane a envoyĂ© Sarah Washington, - une employĂ©e du Groupe W -, sur place a San Francisco. Mais, celle-ci a mystĂ©rieusement disparu. Cochrane et Largo dĂ©cident de se rendre sur place afin d’enquĂȘter Ă  leur tour.

AprĂšs avoir rencontrĂ© Simon, Largo fait la connaissance de Flor de la Cruz, la «dĂ©couvreuse de talents», qui a embauchĂ© Simon pour ĂȘtre le hĂ©ros de la sĂ©rie. Celle-ci invite Largo Ă  venir Ă  Reno dans le Nevada, afin de rencontrer «Don» Candido Panatella, qui n’est autre que le financier de la sĂ©rie «Golden Gate» 

«Golden Gate» est le premier scĂ©nario original de M. Jean Van HAMME (*1939), pour la sĂ©rie BD de «Largo Winch», et bien entendu cela se «voit» de suite Ă  la lecture de ce volume des aventures de notre «Milliardaire en blue jeans». Si d’habitude je suis plutĂŽt admiratif des scĂ©narios de M. Van HAMME, et que gĂ©nĂ©ralement il n’y a rien Ă  redire, ici c’est vraiment trĂšs nul et vraiment du grand «n’importe quoi»!..
Franchement, M. Van HAMME, Simon Ovronnaz en acteur, sans qu’il comprenne qu’il est nul Ă  faire l’acteur? Sans qu’il comprenne qu’il est la marionnette d’un complot pour atteindre son ami Largo Winch? Allons, allons, M. Van HAMME, on n'y croit pas une seule seconde Ă  votre histoire! Il y a aussi de nombreuses autres inepties, comme p.ex. p. 39/40 oĂč l’on voit Flor utiliser la mitrailleuse lourde amĂ©ricaine Saco M60 comme une experte?

Heureusement, il y a toujours un bon «mix» entre les moments d’exposition et les passages d’actions «pure»! Cela nous donne Ă  voir de trĂšs belles planches et de trĂšs beaux dĂ©coupages! Regardez p.ex. p. 38/41, quel rĂ©gal. Par contre dans une situation pareille, cela m’étonnerait que ce soit le moment que Largo choisirait pour sourire! (p. 40 3e vignette).

Les dessins de M. Philippe FRANCQ (*1961) sont toujours aussi beaux. Leur prĂ©cision et leur finesse sont toujours sans pareil! Par contre la colorisation «pique» vĂ©ritablement aux yeux! C’est trop fort, trop exagĂ©rĂ©, les bleus sont trop vifs (p. 3/5 ; 8/11 , 37/41), les jaunes trop forts (p. 34 & 36/42), les rouges manquent de nuances (p.15 & 28). Pour le reste on s’y croirait, regardez p. ex. p. 39 Ă  la derniĂšre vignette, on a vraiment l’impression d’ĂȘtre dans le dĂ©sert du Nevada! Il y a de nombreuses incohĂ©rences p. ex. p. 39/40, mais oĂč sont donc passĂ©es les lunettes de soleil de Juliet et de Largo, que tous les deux portent quand ils sont Ă  cheval, mais plus du tout quand ils sont dans le train?..

Sinon, j’ai aussi un reproche personnel Ă  faire Ă  M. FRANCQ. Il se situe p. 21 (1e case). M FRANCQ, quand pour une fois vous dessinez mon pays, et pour ĂȘtre exact le coin Bd. Royal/Av. de la Porte Neuve Ă  Luxembourg-Ville, SVP prenez au moins le soin de dessiner le drapeau de mon pays avec les bonnes couleurs!.. Parce-que ce que vous avez dessinĂ© lĂ , ce n’est pas le drapeau luxembourgeois, mais le drapeau des
 Pays-Bas!
J’enrage!

Pour finir, est-ce que je conseille la lecture de cette BD? Oui, si vous lisez la sĂ©rie complĂšte. Mais, tenez compte que c’est un des plus mauvais volumes au niveau du scĂ©nario de M. Van HAMME, et que les dessins ne sont absolument pas dĂ©monstratifs de l’exceptionnel talent de M. FRANCQ!
Je dois d’ailleurs dire que trĂšs honnĂȘtement que si les scĂ©narios de M. Van HAMME m’avaient dĂ©jĂ  déçu, c’est bien la premiĂšre fois que c’est le cas pour les dessins de M. FRANCQ!.. Donc, si par un malencontreux hasard ceci est le premier volume de la sĂ©rie sur lequel vous «tombez», et que vous voudriez lire
 Vous savez ce qu’il vous reste Ă  faire!..

P. S. : P. 41 : On remarquera le clin d’Ɠil appuyĂ© de M. Van HAMME, Ă  l’autre sĂ©rie qu’il scĂ©narise : «XIII», puisque Largo qui s’apprĂȘte Ă  louer un appartement utilise comme pseudonyme le nom de
 M. Mac Lane, qui n’est autre que le nom du hĂ©ros de cette sĂ©rie


N'importe quoi.

5 étoiles

Critique de Hexagone (, Inscrit le 22 juillet 2006, 55 ans) - 8 février 2010

Du remplissage facile, une histoire capillotractĂ©e, des facilitĂ©s impardonnables. Je demande le remboursement. Shelton a bien rĂ©sumĂ© les choses, et puis ces scĂšnes de sexe soft ( non je ne demande pas de hard ) sont lassantes et inutiles. Et puis encore une histoire qui se tient sur deux tomes. Vraiment pas intĂ©ressant. J'avais ressenti le mĂȘme phĂ©nomĂšne avec 13. Peut-ĂȘtre la logique commerciale a pris le dessus. Ceci Ă©tant, il reste encore des albums pour me surprendre.

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