Le petit bâtard de William Kowalski

Le petit bâtard de William Kowalski
( Eddie's bastard)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Bluewitch, le 16 juillet 2001 (Charleroi, Inscrite le 20 février 2001, 43 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 6 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (12 067ème position).
Visites : 5 720  (depuis Novembre 2007)

Le destin d'une famille hors du commun

Septembre 1970, Thomas Mann découvre sur le seuil de sa porte un panier contenant un bébé ainsi que cette note : « Voici le bâtard d’Eddie ».
Eddie, c'est son fils, décédé au Viêtnam quelques mois plus tôt. Ce bébé est bien son petit-fils, pas de doute, c’est l’aura des Mann qui se dégage de cet enfant…
Alcoolique, solitaire, Thomas Mann va le recueillir et l'élever. Il le nommera William Amos Mann III. Billy. Ce sera le narrateur de ce roman.

Entre le grand-père et le petit-fils se tisse une relation forte, sincère. Les Mann, ce n'est pas une famille comme les autres, mais une lignée d'êtres forts qui ont marqué le temps et l’histoire de leur personnalité hors du commun. Thomas sera la mémoire de cette famille qui renferme bien des secrets.
Billy grandit, sans père ni mère, et rencontre Annie, une petite fille qui vit à quelques centaines de mètres de chez lui, sous la coupe d'un père violent et rébarbatif. Sans doute par la différence qu’elle porte également sur le dos ainsi que le secret qui semble l'emprisonner, Annie sera la meilleure amie de Billy.
Plongé dans l’atmosphère de l’Amérique profonde, ce récit d’un jeune homme à la recherche de ses racines et de l'histoire d’une famille qui fait de lui ce qu’il est, est bien écrit, humain, parfois naïf, mais parsemé de vérités.
On pardonnera quelques clichés à l'auteur qui se laisse parfois entrer dans des lieux communs mais sans exagération, je tiens à le dire. Ce roman est le premier de William Kowalski, mais il laisse présager un futur auteur de qualité parmi les « nouveaux » écrivains américains !
Un bon livre, de bonnes idées, une intrigue plutôt bien menée et des textes de qualités. Tous les ingrédients sont présents pour offrir un agréable roman, et je suis certaine qu'avec le temps, William Kowalski, que l’on associe déjà à des écrivains comme John Irving, ajoutera encore quelques épices bien à lui !
A lire !

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Un Mann

7 étoiles

Critique de Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 53 ans) - 31 mars 2006

Voilà un roman initiatique assez classique. Je retiens de bons moments, comme l’histoire de l’échec de l’entreprise d’autruches et cette rencontre de soldats ennemis sur une île déserte. Il y’a avait beaucoup de place pour laisser libre cours à la folie, mais en somme ça demeure sobre, peut-être par souci autobiographique.

Un écrivain intéressant qui sait comment instaurer du rythme dans un récit. En passant, c’était un américain, c’est maintenant un canadien.

Kowalski sait raconter les histoires !

8 étoiles

Critique de Domreader (Ile de France, Inscrite le 25 janvier 2006, 64 ans) - 14 mars 2006

Rien de plus à rajouter vraiment à vos critiques déjà très complètes. C'est vrai qu'il m'a fait penser à Pat Conroy, cette façon de raconter avec un soupçon de fantastique en plus (le rêve récurrent) - en tout cas c'est un livre dont on tourne les pages sans s'en apercevoir depuis le commencement, on est avalé par l'histoire jusqu'au bout. Un bon gros roman comme on les aime, sans façons. Même si la forme n'est pas très originale.

Mais non Jules !

8 étoiles

Critique de Sophi (Paris, Inscrite le 2 février 2005, 54 ans) - 14 février 2006

"C'est fou ce que, malgré de très bonnes critiques, d'excellents livres restent longtemps sans avoir de critiques &clair !... Cuné il y a un jour à peine et moi-même aujourd'hui et basta !..."

Grâce à vos critiques,(et à tes conseils), j'ai lu ce livre mais je n'ai pas grand chose à ajouter à ce qui a été dit, c'est pourquoi je restais silencieuse, et je pense que beaucoup réagissent comme moi...

Mais tu as raison, et cette fois j'ajoute ma pierre à l'édifice, j'ai adoré ce livre.
Merci à vous !


Bien d'accord avec vous !

8 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 78 ans) - 30 décembre 2005

Tout d'abord, une excellente critique de Bluewitch, comme d'habitude... C'est grâce à elle que j'ai acheté et lu ce livre. En effet, il est très bon et j'y ai retrouvé la qualité première des bons auteurs Américains à savoir le fait de nous faire entrer de suite dans l'histoire.

Pour le reste, ce qui a été dit ci-dessus devrait suffire à donner l'envie de le lire...

C'est fou ce que, malgré de très bonnes critiques, d'excellents livres restent longtemps sans avoir de critiques &clair !... Cuné il y a un jour à peine et moi-même aujourd'hui et basta !...

Serait-ce le problème de la traduction ? Serait-ce le fait que les francophones restent plus attachés à leurs auteurs ? Ou bien que, dans le domaine des auteurs étrangers, ils ne se risquent à lire que les plus médiatisés ? Je ne sais pas... mais c'est parfois dommage !

Le bon roman que voilà !

9 étoiles

Critique de Cuné (, Inscrite le 16 février 2004, 55 ans) - 29 décembre 2005

Je cède immédiatement la parole à Billy lui-même :

"Si je veux expliquer qui je suis, comment j'en suis arrivé là et où je vais, il me faut raconter le reste. Pas forcément dans l'ordre chronologique, bien sûr, mais comme les choses viendront, d'une façon naturelle. Le temps est une rivière mais parfois les rivières forment des boucles, des tourbillons, des bras morts, de petites poches de rivage oubliées où les choses perdurent, inchangées, loin du débit tumultueux du milieu du lit où l'eau est plus profonde. Et, quelquefois, c'est bon de se laisser dériver jusque-là, flottant, tournoyant, et de tout oublier pendant un moment."

Et il tient ses promesses ! On s'immerge des pieds à la tête dans l'histoire fantasmagorique des Mann, hautes personnalités d'une petite ville de Pennsylvanie, devenus richissimes par la découverte d'un trésor maudit, et ruinés par des autruches. Le petit dernier, Billy, est trouvé un matin sur le seuil de la maison familiale par son grand-père, c'est le fils d'Eddy, mort au Vietnam, et d'une inconnue mystérieuse. Toute l'enfance et l'adolescence de Billy vont se dérouler rythmées par les histoires de son grand-père, perpétuellement entre deux eaux éthyliques....

Je l'avoue, j'ai pleuré à la fin. Mais en même temps, je m'en suis voulue parce que cette fin est justement trop sentimentale, et c'est le seul petit reproche que je pourrais faire à ces près de 500 pages. J'ai aussi heureusement beaucoup souri et immensément apprécié de retrouver une petite filiation avec Pat Conroy, John Irving ou Lars-Saabye Christensen. Voici un conteur de grand talent qui nous arrive, notez-le !

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