Nous ne voulons plus prendre dâassaut lâunivers. Nous sommes des fuyards. Nous avions dix - huit ans et nous commencions Ă aimer le monde et lâexistence ; voilĂ quâil nous a fallu faire feu lĂ - dessus. Le premier obus qui est tombĂ© nous a frappĂ©s au cĆur. Nous nâavons plus aucun goĂ»t pour lâeffort, lâactivitĂ© et le progrĂšs. Nous nây croyons plus ; nous ne croyons quâĂ la guerre.
Erich Maria Remarque, dans ''Ă l'ouest rien de nouveau''.
Erich Maria Remarque, dans ''Ă l'ouest rien de nouveau''.
La guerre est une cause de mort, comme le cancer ou la tuberculose, comme la grippe et la dysenterie. Seulement les cas mortels sont plus fréquents, plus variés et plus cruels.
Erich Maria Remarque, dans ''Ă l'ouest rien de nouveau''.
Erich Maria Remarque, dans ''Ă l'ouest rien de nouveau''.
Pouvoir jeter lâargent par les fenĂȘtres et ĂȘtre encore plus riche quâun pĂšre qui, lui, savait compter, voilĂ le genre dâironie qui faisait que la vie valait dâĂȘtre vĂ©cue. En pĂ©riode faste, le coĂ»t des salaires horaires ne devait pas entrer en ligne de compte.
Thomas Keneally, dans ''La liste de Schindler''.
Thomas Keneally, dans ''La liste de Schindler''.
La vieille culture germanique, lâimmense culture germanique ne reprĂ©sentait plus rien. Il suffisait Ă nâimporte qui dĂ©sormais de regarder autour de soi pour comprendre que derriĂšre le discours des dirigeants, il nây avait rien que lâhorreur.
Thomas Keneally, dans ''La liste de Schindler''.
Thomas Keneally, dans ''La liste de Schindler''.
Les thérapies de conversion sont des « thérapies » bidon, sans aucune légitimité, ayant pour but de changer l'orientation sexuelle ou l'identité de genre d'une personne.
Gabriel Nadeau, dans ''Exorcisé : Sortez-moi de moi''.
Gabriel Nadeau, dans ''Exorcisé : Sortez-moi de moi''.
Les traductions et les théories des Témoins de Jéhovah sont construites sur des mensonges ne figurant en aucun cas dans la Bible.
Robin de Ruiter, dans Témoins de Jéhovah: Les missionnaires de Satan.
Robin de Ruiter, dans Témoins de Jéhovah: Les missionnaires de Satan.
Ne pas savoir m'emplissait de terreur, comme s'il me manquait un membre dont je n'avais jamais eu conscience et dont, par conséquent, j'étais incapable d'évaluer l'absence.
Hugh Howey, dans ''Une colonie''.
Hugh Howey, dans ''Une colonie''.
Hey satan
Payin' my dues
Playin' in a rockin' band
Hey mamma
Look at me
I'm on the way to the promised land
(Traduction)
HĂ© Satan
Je paie mes dettes
Je joue dans un groupe de rock
HĂ© maman
Regarde-moi
Je suis en route pour la terre promise
Extrait de ''Highway to hell'' d'AC/DC.
Payin' my dues
Playin' in a rockin' band
Hey mamma
Look at me
I'm on the way to the promised land
(Traduction)
HĂ© Satan
Je paie mes dettes
Je joue dans un groupe de rock
HĂ© maman
Regarde-moi
Je suis en route pour la terre promise
Extrait de ''Highway to hell'' d'AC/DC.
L'Ă©crivain n'est mort que quand on arrĂȘte de le lire. (Feint)
L'Ă©crivain n'est mort que quand on arrĂȘte de le lire. (Feint)Il lui arrive mĂȘme parfois de ressusciter. ;)
L'homme est fou. Il adore un Dieu invisible et il détruit une Nature visible. Inconscient qu'il détruit le Dieu qu'il venÚre.
Hubert Reeves
Hubert Reeves
Pourtant, lâamour rend possibles tous les miracles. Il est la vĂ©ritĂ© de la vie, et la vĂ©ritĂ© de la vie au - delĂ de la vie mĂȘme.
Richard Matheson, dans ''La maison des damnés''.
Richard Matheson, dans ''La maison des damnés''.
Les phénomÚnes psychiques abondent au royaume de la crédulité.
Richard Matheson, dans ''La maison des damnés''.
Richard Matheson, dans ''La maison des damnés''.
Sâil pleut Ă la Saint-MĂ©dard il pleuvra quarante jours plus tard
A moins que la Saint-Barnabé ne vienne tout arranger.
A moins que la Saint-Barnabé ne vienne tout arranger.
Comme je n'ai pas le courage de parcourir l'ensemble du sujet, je signale Ă tout hasard l'ouvrage de Claude GagniĂšre "Le bouquin des citations" paru avec "Tout l'or des mots" en 1996 dans la collection "Bouquins" chez Robert Laffont. ISBN 9782221082553
Il arrive parfois que, dans le dĂ©roulement de notre existence, notre destin semble nous Ă©chapper brusquement. Des circonstances qui nous dĂ©passent, un enchaĂźnement de faits qui nous investit et nous retient captif, un faisceau de forces imprĂ©cises qui nous pousse dans telle ou telle direction, une contrainte extĂ©rieure qui se joue de nos sentiments et de nos idĂ©es, il nâen faut pas plus pour nous dĂ©terminer, mĂȘme si les apparences de notre libertĂ© sont sauvegardĂ©es. AprĂšs quoi, il nâest plus temps de revenir en arriĂšre. Les dĂ©s sont jetĂ©s.
(René Floriot : Le ProcÚs du Maréchal Ney)
(René Floriot : Le ProcÚs du Maréchal Ney)
« Quand jâentends, n'est ce pas, quâon tue les intellectuels en AlgĂ©rie, ça me rappelle lâAllemagne de 1933, non pas l'holocauste, mais 1933. Et si Auschwitz et Buchenwald n'ont pas changĂ© lâhomme, vraiment, alors, qu'est ce qui va changer l'homme ? »
Malheureusement, nous savons quâil n'a pas changĂ© ! Nous l'avons vu en Croatie, en Serbie, en Bosnie, nous le voyons encore tous les jours en AlgĂ©rie et ailleurs !⊠La haine est enracinĂ©e dans le cĆur des hommes, elle lâĂ©tait dans l'Afghanistan des talibans et de Ben Laden, elle lâest entre IsraĂ«l et les Palestiniens, elle lâest entre les catholiques et protestant dâIrlande du Nord⊠Quelle folie ronge lâhomme au point de tout en oublier ?âŠÂ »
Elie Wiesel en 1997 âŠet depuis ça ne va pas mieux !
Malheureusement, nous savons quâil n'a pas changĂ© ! Nous l'avons vu en Croatie, en Serbie, en Bosnie, nous le voyons encore tous les jours en AlgĂ©rie et ailleurs !⊠La haine est enracinĂ©e dans le cĆur des hommes, elle lâĂ©tait dans l'Afghanistan des talibans et de Ben Laden, elle lâest entre IsraĂ«l et les Palestiniens, elle lâest entre les catholiques et protestant dâIrlande du Nord⊠Quelle folie ronge lâhomme au point de tout en oublier ?âŠÂ »
Elie Wiesel en 1997 âŠet depuis ça ne va pas mieux !
Le point d'orgue de nos petites expĂ©riences, en quatriĂšme ? Deux trips au LSD. Dans mon entourage, personne ne prenait d'acide. C'Ă©tait peut-ĂȘtre la drogue d'une autre gĂ©nĂ©ration, mais elle symbolisait l'aventure, loin du petit pĂ©tard qu'on se fume en draguant les minettes. S'embarquer pour un voyage psychĂ©dĂ©lique aux frontiĂšres de l'inconscient, c'Ă©tait mon idĂ©al de vie, Ă l'Ă©poque. Je voulais dĂ©couvrir un monde inconnu, explorer ces recoins de l'esprit et du monde physique oĂč personne n'allait jamais.
Anthony Kiedis, dans ''Scar Tissue''.
Anthony Kiedis, dans ''Scar Tissue''.
Je dois avouer qu'on abusait, parfois. Un soir, en plein milieu d'une engueulade, Flea a déclaré :
« Deux minutes. Il faut que j'aille démouler un gros cake.
- Ah ouais ? J'espÚre que tu vas m'en faire profiter ! a lancé Gill pour rire.
- Ăa marche !
- Ăa ne m'Ă©tonnerait pas de toi, tiens... »
J'ai suivi Flea. Sur tout le chemin des toilettes, on répétait :
« Attends voir un peu. »
Quand il a eu fait ses petites affaires, on a mis son oeuvre dans une boite Ă pizza vide qui traĂźnait par lĂ avant de retourner en courant apporter notre cadeau au producteur.
Il a levé les yeux au ciel :
« Vous ĂȘtes d'un prĂ©visible ! »
Aujourd'hui encore, Flea dit que si on est un bon groupe, c'est parce qu'il a osé apporter de la merde à Andy Gill.
Anthony Kiedis, dans ''Scar Tissue''.
« Deux minutes. Il faut que j'aille démouler un gros cake.
- Ah ouais ? J'espÚre que tu vas m'en faire profiter ! a lancé Gill pour rire.
- Ăa marche !
- Ăa ne m'Ă©tonnerait pas de toi, tiens... »
J'ai suivi Flea. Sur tout le chemin des toilettes, on répétait :
« Attends voir un peu. »
Quand il a eu fait ses petites affaires, on a mis son oeuvre dans une boite Ă pizza vide qui traĂźnait par lĂ avant de retourner en courant apporter notre cadeau au producteur.
Il a levé les yeux au ciel :
« Vous ĂȘtes d'un prĂ©visible ! »
Aujourd'hui encore, Flea dit que si on est un bon groupe, c'est parce qu'il a osé apporter de la merde à Andy Gill.
Anthony Kiedis, dans ''Scar Tissue''.
Quand on a entrevu une issue Ă la maladie qui vous dĂ©truit, la rechute est particuliĂšrement dĂ©sagrĂ©able. On sait alors qu'il y a une autre voie, qu'on gaspille un prĂ©cieux trĂ©sor offert par la nature : le cadeau de la vie. La toxicomanie est une affection progressive ; Ă chaque fois qu'on y cĂšde, c'est pire. On ne revient jamais en arriĂšre, aux premiers jours, Ă l'Ă©poque oĂč le prix Ă payer Ă©tait moins Ă©levĂ©. Si le jeu n'a plus rien d'amusant, il reste malgrĂ© tout extrĂȘmement excitant. DĂšs la premiĂšre dose, le premier verre, plus besoin de se soucier de sa petite amie, de sa carriĂšre, de sa famille ou de son loyer Ă payer. Tous les aspects terre Ă terre de la vie disparaissent. Le toxico n'a plus qu'un seul but, continuer de mettre du charbon dans la machine : le train ne doit s'arrĂȘter Ă aucun prix. Sinon, tout le reste vous rattrape.
Anthony Kiedis, dans ''Scar Tissue''.
Anthony Kiedis, dans ''Scar Tissue''.
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