Bluewitch
avatar 16/12/2018 @ 13:27:42
Je suis plongée dans "Américan Darling" de Russel Banks . C'est le premier roman que je lis de lui; je n'ai lu jusqu'ici que deux recueils de nouvelles que j'ai d'ailleurs critiqués "L'ange sur le toit" et "Un membre permanent de la famille".
Pour répondre à Blue (puisque nous avions commencé à en parler sur le fil de "Judas") il n'y avait pas (en tout cas a priori) d'ironie dans mon propos quand je pensais m'engager dans une lecture facile mais il est vrai que je ne prenais pas en compte l'aspect émotionnel; je souhaitais simplement ne pas affronter une démarche intellectuelle complexe ou une écriture non fluide et je pense que de ce côté, c'est un choix qui correspond.
Pour le moment, je trouve passionnant l'itinéraire de cette femme.
Saule, qui l'a lu, me dit que c'est un livre très dur. Je n'en doute pas mais je n'en suis qu'à la page 194 et même si on a déjà des éléments ,je n'ai pas encore abordé les horreurs de la guerre civile.

J'ai lu "De si beaux lendemains" et "Continents à la dérive", deux lectures bouleversantes et je dirais presque "incisives". Ça fait un moment déjà, mais j'ai ce souvenir d'un style d'apparence accessible laissant s'insinuer, de façon subtile et insidieuse (sans l'aspect péjoratif du mot, plus son côté "impact sous-jacent") une forte impression émotionnelle et, pour utiliser la formule éculée, sans concession. J'ai relu ma critique de "Continents à la dérive", me repenser alors, dans cette lecture, m'a fait quand même frissonner car je me souviens de cet état de presque abattement dans lequel j'étais à la fin.

Tu comprends donc, Myrco, ma réaction à ton commentaire de "lecture facile". ;-)

Belle lecture à toi, Banks est prodigieux. J'ai "Pourfendeur de nuages" dans ma bibliothèque, encore à lire. Quand je serai prête. ;-)

Pour ma part, je suis dans "Le cas Eduard Einstein", de Laurent Seksik, dont j'avais apprécié les "derniers jours de Stefan Zweig". Après "Judas", je reviens quelques décennies en arrière, dans l'Allemagne de 1930, un climat antisémite progressif. Comme avec Zweig, Seksik ouvre une fenêtre sur l'impact du nazisme sur les "célébrités" de l'époque.
Et leur grande fragilité.


Lobe
avatar 16/12/2018 @ 14:00:55
J’ai eu ce dernier mois des lectures qui allaient bien ensemble: Marcovaldo d’Italo Calvino, et Autoportrait au radiateur de Christian Bobin. C’est grave de bien aimer Christian Bobin?

Myrco

avatar 16/12/2018 @ 14:18:56

J'ai lu "De si beaux lendemains" et "Continents à la dérive", deux lectures bouleversantes et je dirais presque "incisives". Ça fait un moment déjà, mais j'ai ce souvenir d'un style d'apparence accessible laissant s'insinuer, de façon subtile et insidieuse (sans l'aspect péjoratif du mot, plus son côté "impact sous-jacent") une forte impression émotionnelle et, pour utiliser la formule éculée, sans concession. J'ai relu ma critique de "Continents à la dérive", me repenser alors, dans cette lecture, m'a fait quand même frissonner car je me souviens de cet état de presque abattement dans lequel j'étais à la fin.

Tu comprends donc, Myrco, ma réaction à ton commentaire de "lecture facile". ;-)

Belle lecture à toi, Banks est prodigieux. J'ai "Pourfendeur de nuages" dans ma bibliothèque, encore à lire. Quand je serai prête. ;-)

Pour ma part, je suis dans "Le cas Eduard Einstein", de Laurent Seksik, dont j'avais apprécié les "derniers jours de Stefan Zweig". Après "Judas", je reviens quelques décennies en arrière, dans l'Allemagne de 1930, un climat antisémite progressif. Comme avec Zweig, Seksik ouvre une fenêtre sur l'impact du nazisme sur les "célébrités" de l'époque.
Et leur grande fragilité.


Ce que tu dis de sa prose "d'apparence accessible laissant s'insinuer de façon subtile et insidieuse une forte impression émotionnelle" est tout à fait juste et correspond à ce que j'ai ressenti à la lecture de nombre de ses nouvelles mais j'avais pensé que c'était en partie lié au genre souvent plus riche de non-dits. Ici , avec le "American Darling", je n'ai pas le même ressenti mais c'est encore trop tôt.
Je suis allée lire ta belle critique de "Continents à la dérive" ...un de plus à lire dans mes listes, mais je crains qu'il ne me reste pas assez de temps devant moi...;-(
En attendant, bonne lecture à toi et à + j'espère;-)

Veneziano
avatar 16/12/2018 @ 19:13:39
Je vais me lancer dans un cycle Jean Giraudoux.
Coutumier du fait, j’avais fait pareil cet été avecAlbert Calus, Yasmina Reza et Jean-Christophe Rufin.

Veneziano
avatar 16/12/2018 @ 19:17:16
Je suis plongée dans "Américan Darling" de Russel Banks . C'est le premier roman que je lis de lui; je n'ai lu jusqu'ici que deux recueils de nouvelles que j'ai d'ailleurs critiqués "L'ange sur le toit" et "Un membre permanent de la famille".
Pour répondre à Blue (puisque nous avions commencé à en parler sur le fil de "Judas") il n'y avait pas (en tout cas a priori) d'ironie dans mon propos quand je pensais m'engager dans une lecture facile mais il est vrai que je ne prenais pas en compte l'aspect émotionnel; je souhaitais simplement ne pas affronter une démarche intellectuelle complexe ou une écriture non fluide et je pense que de ce côté, c'est un choix qui correspond.
Pour le moment, je trouve passionnant l'itinéraire de cette femme.
Saule, qui l'a lu, me dit que c'est un livre très dur. Je n'en doute pas mais je n'en suis qu'à la page 194 et même si on a déjà des éléments ,je n'ai pas encore abordé les horreurs de la guerre civile.


Ce roman n’est pas aisé à lire, mais il est riche et intéressant.

Veneziano
avatar 16/12/2018 @ 19:19:30
Histoire de réussir et Sous le règne de Bone, en revanche, je n’avais pas adhéré.

Yokyok
avatar 17/12/2018 @ 07:15:55
D'habitude, quand je croise un livre de Russel Banks, son épaisseur me décourage. Mais vous me donnez envie de franchir le pas.

Encore trois semaines de disette et je retrouve bibliothèques et librairies, je compte bien faire une indigestion.

Donatien
avatar 17/12/2018 @ 09:06:45
"Franz et François" de François Weyergans.
Les relations entre un père , grand catholique et son fils à qui tout était interdit, et devenu incroyant, mais académicien!
Tout cela durant les "trente glorieuse" , 1968, "Jules et Jim", etc....
Drôle, bien écrit et tellement vrai! J'ai vécu cette période. Le pouvoir des catholiques et les hypocrisies de cette époque sont très bien évoqués!
A+

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