Vince92
(Je lis...)
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05/12/2025 @ 11:12:20
Merci Shelton pour ce petit texte explicatif, c'est en effet trĂšs clair.

Eric EliĂšs
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14/12/2025 @ 20:03:21
!
Enfin, est-ce qu’une autre ville pourrait prendre la place d’AngoulĂȘme ? Comme l’a dit BenoĂźt Peeters, on construit une image en 50 ans et en quelques mois on dĂ©truit tout. Oui, boycotter Ă©tait plus facile Ă  faire que la reconstruction qui est Ă  rĂ©aliser
 Mais, peut-ĂȘtre que si tous les acteurs s’y mettent ensemble ce peut ĂȘtre jouable et rĂ©alisable. D’autres festivals existent et je pense Ă  Quai des bulles, BD Boum et Lyon BD (liste non exhaustive, bien sĂ»r) et si AngoulĂȘme veut se relever, il va falloir s’y mettre avec beaucoup d’énergie !


@Shelton : je suis tombĂ© ce weekend (dans un numĂ©ro de LibĂ©ration) sur l'itw de Benoit Peeters oĂč il Ă©voque l'annulation 2026 en s'inquiĂ©tant surtout du risque que le festival ne s'en relĂšve pas si l'Ă©dition 2027 venait Ă  ĂȘtre elle aussi annulĂ©e. Par ailleurs, dans ta longue explication, trĂšs dĂ©taillĂ©e, tu Ă©voquais la suspension des subventions publiques (plusieurs millions d'euros au total de la part du ministĂšre de la culture, du CNL, de la DRAC, de la ville, etc.) mais, si j'ai bien compris, il ne s'agissait pas d'une suspension totale mais d'une rĂ©duction de moitiĂ© de la participation de l'Etat dans l'attente d'un assainissement de la gestion du festival, dont le budget avoisinait les 6 millions d'euros avec 50% de fonds publics. Dans le contexte budgĂ©taire actuel, toutes les opportunitĂ©s seront saisies pour couper dans les dĂ©penses et les subventions publiques et, en l'occurrence, l'avertissement du ministĂšre ne me semblait pas injustifiĂ©. En espĂ©rant que ce ne soit qu'un avertissement et que l'Ă©dition de 2027 ait bien lieu, sur de nouvelles bases !

Shelton
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26/01/2026 @ 11:03:51
Depuis de longues annĂ©es, ceux qui me suivent savent qu’à pareille Ă©poque je boucle mes bagages pour prendre la route d’AngoulĂȘme. Au dĂ©but, c’était en couple, puis ce fut avec des Ă©tudiants et de nouveau en couple. Pour la premiĂšre fois depuis plus de vingt ans, nous ne rejoindrons pas les bords de la Charente pour fĂȘter la bande dessinĂ©e.

Je ne vais pas revenir sur les causes du mĂ©contentement des auteurs, des Ă©diteurs, des journalistes et des festivaliers et de fil en aiguille sur l’annulation du festival. Je ne vais pas non plus m’appesantir sur les regrets personnels car les espĂ©rances de voir renaitre un nouveau festival sont plus fortes et comme beaucoup, j’attends de voir refleurir la bande dessinĂ©e Ă  AngoulĂȘme avec un systĂšme plus Ă©quitable, plus juste, plus festif et abordable Ă  tous !

Si j’ai bien entendu et lu les diffĂ©rents communiquĂ©s, il va y avoir un super festival off, avec de trĂšs nombreux auteurs qui vont animer la ville et faire en sorte que les bulles ne se vident pas de façon triste. Mais quand je venais Ă  AngoulĂȘme, c’était pour travailler, en moyenne sur les cinq derniĂšres annĂ©es ce fut 32 interviews par festival, et je n’avais aucune garantie de pouvoir rĂ©aliser autant de travail pour la radio. Or, pour les petits mĂ©dias, un tel voyage coĂ»te assez cher et il faut quelques certitudes pour engager les frais
 On attendra donc un an avant de revenir


Il n’en reste pas moins que cette semaine je vais en profiter pour vous prĂ©senter quelques-uns des albums que j’ai aimĂ©s, quelques auteurs que j’aurais volontiers interviewĂ©s
 AprĂšs tout, la suppression d’un festival n’empĂȘche pas de lire de beaux albums et d’en parler, non ?

Pour commencer, de façon rapide, j’ai beaucoup apprĂ©ciĂ© l’album de FrĂ©dĂ©ric BrrĂ©maud (scĂ©nario) et Alberto Zanon (dessin), La maison biscornue, une adaptation du roman Ă©ponyme d’Agatha Christie. Ce roman a Ă©tĂ© publiĂ© en 1951 en France et il n’appartient pas aux romans avec personnages rĂ©currents. L’histoire est finalement assez noire et le scĂ©nariste a rĂ©ussi Ă  garder une histoire crĂ©dible et mĂȘme solide malgrĂ© les coupes indispensables pour que tout tienne dans un album de bande dessinĂ©e. Alberto Zanon a trouvĂ© un style graphique bien adaptĂ©, une narration graphique solide, efficace et trĂšs agrĂ©able pour le lecteur. Enfin, les auteurs ont rĂ©ussi Ă  rendre les zones textuelles incontournables compatibles avec le mode bande dessinĂ©e
 Un bel album pour tous ceux qui ne se lassent pas des intrigues d’Agatha Christie mĂȘme quand ils connaissent les romans par cƓur !

On peut rappeler que les mĂȘmes auteurs ont aussi adaptĂ© en deux volumes, chez le mĂȘme Ă©diteur, un autre roman sans personnage rĂ©current, Rendez-vous Ă  Bagdad, qui Ă©tait cette fois-ci un roman d’espionnage !

Alors trĂšs bonne lecture et n’hĂ©sitez pas Ă  dĂ©vorer des bĂ©dĂ©s cette semaine (et mĂȘme toute l’annĂ©e) !

Shelton
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28/01/2026 @ 08:17:24
Il n’est pas si simple de rĂ©aliser un bon documentaire en bande dessinĂ©e ! Sur le sujet de la loi de 1905, l’origine de la fameuse laĂŻcitĂ© Ă  la française, Arnaud Bureau (pour le scĂ©nario) et Alexandre Franc (pour le dessin) ont rĂ©ussi Ă  nous offrir un trĂšs bel album de bande dessinĂ©e avec juste un peu de fiction pour que le lecteur ait envie de tourner les pages et d’aller au bout de cette aventure humaine et politique sans se lasser, avec beaucoup de prĂ©cision pour comprendre le rĂŽle des diffĂ©rents acteurs Ă  commencer par le jeune Aristide Briand qui commence lĂ  sa carriĂšre politique, avec beaucoup d’humanitĂ© pour montrer que cette loi est essentielle Ă  notre RĂ©publique et notre vie quotidienne


S’il y avait eu un vĂ©ritable festival Ă  AngoulĂȘme, j’aurais certainement cochĂ© ces deux auteurs sur ma liste des personnes que je souhaitais rencontrer
 Ce sera probablement pour une autre occasion car ce thĂšme de la laĂŻcitĂ© va rester d’actualitĂ© pour de trĂšs longues annĂ©es encore


A lire, faire lire et accompagner ces lectures de bonnes discussions autour de la table
 J’ai bien dit discussions et non disputes, insultes ou bagarres !

Shelton
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28/01/2026 @ 08:18:02
Dans les nouveautés qui ont retenu mon attention et que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire, retenons cet album "Nos accords imparfaits" de Cécile Dupuis (coscénariste et dessinatrice) et Gilles Marchand (coscénariste). Une histoire d'amour mais pas que... car une poésie réelle, une humanité solide, une narration graphique remarquable et le bonheur assuré pour le lecteur... A ne pas manquer ! J'oubliais, une véritable bande dessinée à savourer sur fond musical, bien sûr !
Des auteurs que j'aurais aimĂ© rencontrer Ă  AngoulĂȘme mais je suis certain qu'il y aura vite d'autres belles occasions de se croiser et de parler de ce bel album !

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