La premiĂšre chronique achevĂ©e des percussions africaines et accords de tamboura rĂ©sonnĂšrent dans la piĂšce sur un fond dâaccordĂ©on tandis quâune plainte sinistre sâĂ©lĂšve avec un fort accent espagnol. Aussi soudainement quâil fut apparut le merengue sâaffadit pour disparaĂźtre.
Il y eut un peu dâagitation parmi les silhouettes entourant le haut pupitre et le grimoire qui y trĂŽnait. Un zombie en premiĂšre instance de la Chronique, personne nâaimait ces crĂ©atures dĂ©cĂ©rĂ©brĂ©es mĂȘme parmi ceux issus des arts de la nĂ©cromancie. Leur attitude dĂ©bile peu glorieuse les discrĂ©ditaient et faisaient oublier leurs origines anciennes et les pouvoirs consacrĂ©s en eux par de puissants sorciers. Il Ă©tait facile dâoublier devant leur apparence de stupiditĂ© et saccage aveugle quâils Ă©taient des serviteurs qui avaient su sâĂ©manciper dâun asservissement magique comme ils Ă©taient affranchis de la mort.
Ceux prĂ©sents parmi les plus anciens et les plus sages savaient que ces premiers veilleurs dĂ©signĂ©s pour la suite signifient. CâĂ©tait le cas pour la liche dĂ©signĂ©e Gardien de la Chronique pour cette nuit hors du temps en pensant Ă lâhistoire de Tommy le zombie.
La lune gibbeuse ajoutait ses tonalités argentées par la baie ouverte dans les colonnes de pierres antiques et massives aux lumiÚres ambrées des chandelles épaisses.
Une crĂ©ature regardait le groupe des non-morts, elle Ă©tait de forme humanoĂŻde câest Ă dire debout sur deux jambes et avec des bras et une tĂȘte. Mais la comparaison sâarrĂȘtait lĂ , sa carapace chitineuse irisĂ©e et sa face de salamandre jaune pourvue dâune trompe en guise de nez ne la dĂ©signait aucunement en tant que de lâespĂšce autoproclamĂ©e sapiens.
Un vampire la dĂ©visagea en retour en faisant apparaĂźtre ses canines luisantes dans la pĂ©nombre. Le feu enflait dans la bouche de face de salamandre, feu purificateur que haĂŻssaient et craignaient les crĂ©atures de la nuit. Au dessus dâelle sur les Ă©tagĂšres de livres occultes ou traitant de lâocculte la couverture de lâun indiquait ââLe dĂ©fi Bradburyââ.
La trĂȘve des lieux empĂȘchait tout affrontement direct mais ne rĂ©duisait pas lâanimositĂ© qui pouvait exister entre les monstres.
Certains Ă©taient affiliĂ©s Ă la nature, dâautres au principe mĂȘme de la vie et tous exĂ©craient comme abominations les morts qui prolongeaient leur temps en usurpation. Dâautres, aussi nombreux, avides de pouvoirs et connaissances ou en quĂȘte de lâimmortalitĂ© penchaient pour le camp des morts-vivants. Paradoxalement la frontiĂšre entre vie et trĂ©pas Ă©tait souvent tĂ©nue Ă la rendre indiscernable; nombre de ceux du petit peuple ont des talents pour la nĂ©cromancie tandis que les mages noirs et sorciers recouraient souvent aux enchantements et rituels venus du pouvoir des fĂ©es.
Pour allĂ©ger la situation tendue palpable en plusieurs endroits de la rotonde oĂč sâĂ©taient regroupĂ©s des clans la liche maĂźtre de cĂ©rĂ©monie se hĂąta de tourner la seconde page.
Pour la seconde fois une poussiĂšre scintillante sâĂ©parpilla en volutes des pages en plongeant lâauditoire dans lâhistoire dâun des ĂȘtres surnaturels. Gimpe toujours Ă son bureau en dessous du grimoire et du sorcier en robe cĂ©rĂ©monielle noire gratta son nez sentant monter un Ă©ternuement quâil rĂ©prima ce qui lui fit rougir et gonfler ses joues cocassement tandis quâun filet de morve discret sâĂ©pandait.
II Il Ă©tait une foisâŠ
...aprĂšs un automne particuliĂšrement clĂ©ment lâhiver et son froid mordant.
Rodolphe Rasconilco vivait dans une piĂšce basse de plafond encastrĂ© contre la paroi dâune falaise de pierre. CâĂ©tait un lieu sombre et humide, une unique fenĂȘtre donnait sur un vis Ă vis oĂč la lumiĂšre du soleil pĂ©nĂ©trait oblique trop peu de temps de la journĂ©e.
Le froid se dĂ©gageait de la paroi qui laissait filtrer lâeau lors de pluies abondantes, câĂ©tait une ancienne cave sans aĂ©ration amĂ©nagĂ©e en logement. Le logement appartenait Ă Maria Ivanovna notable qui possĂ©dait plusieurs habitations dans le village. De lâĂ©vier et du chauffe-eau suintait de lâeau en permanence, la salle de bain au fond contre la falaise Ă©tait un rĂ©duit oĂč les murs sâemplissaient dâune moisissure incurable car empĂȘtrĂ©e dans la peinture et le ciment de la douche.
Peu avant la tombĂ©e de la nuit pour Roddy le rituel commençait. La porte Ă©tant vĂ©tuste des centaines dâannĂ©es du bĂątiment et endommagĂ©e sur ses gonds elle laissait passer lâair amplement.
Dâabord il surĂ©levait la porte en la fermant. Appuyait un bĂąton contre la serrure,en biais de façon Ă le tendre en contre le sol pour que la porte joigne au mieux lâencoignure de lâentrĂ©e. Ensuite il glissait sur le haut une couverture pour bourrer un jour dâair de lâĂ©paisseur dâune main, tendait celle ci au mieux quâil pouvait. Puis avec une autre couverture il couvrait les passages dâair sur le cĂŽtĂ©, calfeutrant au mieux les encoignures et trous dans la porte laissant passer lâair avec dâautres couvertures ou serviettes. Enfin il poussait une valise et des coussins de canapĂ© devant la porte pour ajouter leur volume en isolation.
Des annĂ©es quâil vivait ici et cela faisait des annĂ©es quâil avait demandĂ© Ă ce que la porte soit changĂ©e Ă sa logeuse.
Celle ci lui avait rĂ©pondu que câĂ©tait tant mieux que la porte laisse passer lâair car cela aĂ©rera la piĂšce qui Ă©tait humide.
Insistant il lui dit que la porte devrait ĂȘtre changĂ©e, câĂ©tait la loi du royaume pour son contrat locatif meublĂ©.
Dans une rĂ©ponse empreinte de cynisme Maria Ivanovna lui avait fait remarquer que puisquâil payait son loyer de la main Ă la main en espĂšces rien ne prouvait quâil avait payĂ© son loyer et que la loi Ă©tait de son cĂŽtĂ©. Devant tel affront Ă la dĂ©cence le jeune homme rĂ©pliqua quelque chose quâil est prĂ©fĂ©rable de ne pas rĂ©pĂ©ter ici pour prĂ©server les oreilles les plus chastes.
Ce nâĂ©tait pas le seul problĂšme du logement, en fait il Ă©tait limite en tout. Il se rappelait lors de son amĂ©nagement que lâĂ©tat des lieux avait Ă©tĂ© fait en dĂ©pit de sa volontĂ© et du bon sens. Il y Ă©tait question du locataire prĂ©cĂ©dent qui nâavait pas fait lâĂ©tat des lieux de sortie et de mettre Ă sa charge tout les problĂšmes du prĂ©cĂ©dent locataire. Il y Ă©tait question de signer des avis contraires au rĂ©el. En particulier lâabsence de chauffage devait ĂȘtre notĂ© comme un radiateur en fonctionnement. Une fuite du robinet de la cuisine ne devait pas ĂȘtre indiquĂ© ni les Ă©tats peu salubres du mobilier.
Rascolnico Ă©tait pauvre et triste. Il avait en outre besoin dâun lieu dâhabitat aprĂšs avoir quittĂ© la ville refusant les irrĂ©gularitĂ©s dont son patron dâalors voulait le faire complice, ce qui lui avait fait perdre son emploi.
AprÚs maintes scÚnes et simagrées de la part de la logeuse il finit excédé par valider une partie de la fumisterie par dépit et crainte de se voir refuser le logement.
Depuis cela avait été de mal en pis.
La fuite du robinet sâĂ©tait aggravĂ©e au point quâil dĂ»t le fermer en mettant un bouchon pour Ă©viter lâinondation dâun flux en continu. Il resta le bruit dâune lourde goutte dâeau tombant sur le carrelage au dessus de lâĂ©vier Ă intervalles irrĂ©guliĂšres.
Et Ă ses demandes de rĂ©paration le mĂȘme type de rĂ©ponse nĂ©gative et cynique lui avait Ă©tĂ© indiquĂ©.
Une fois la porte calfeutrĂ©e il dĂ©marra le chauffage Ă©lectrique, un souffleur trouvĂ© au rebut en remplacement de ceux quâil avait fournit et payĂ© par lui-mĂȘme et qui avait pris feu sur une prise Ă©lectrique dĂ©faillante quâil nâutilisait plus maintenant.
La goutte qui tombait faisait parfois un bruit insoutenable, remarquable surtout quand tout était calme aux dehors, une sorte de torture par son action répétée auquel il avait apprit à ne plus faire attention.
Une fois le petit chauffage allumĂ© et soufflant bruyamment il sâemmitoufla et sâinstalla Ă son bureau.
Un peu plus tard ans la nuit il fut dĂ©rangĂ© par une plainte venant de lâextĂ©rieur.
Au dĂ©but il crut Ă un pleur de jeune enfant. La plainte se rĂ©pĂ©ta insistante, cris aigus longs et saccadĂ©s. Il reconnut lâappel de dĂ©tresse dâun chat errant.
AprĂšs un peu dâattente et comme lâinopportun se trouvait devant sa porte il se rĂ©solut Ă ouvrir au moins pour le chasser. Il eut Ă enlever mĂ©ticuleusement tout le fatras empilĂ© devant sa porte et regarda la bĂȘte.
MalgrĂ© sa fourrure touffue grise et blanche la bĂȘte grelottait de froid et avait Ă©tĂ© attirĂ©e par la lumiĂšre et chaleur sâĂ©chappant de la porte mal isolĂ©e.
Devant la dĂ©tresse de lâanimal il nâeut plus le cĆur de chasser lâĂȘtre poilu gĂ©missant pour un foyer pour la nuit. Il fit rentrer le vieux chat errant qui alla prestement se prosterner sur le sol devant le chauffage.
Il recommença son installation quotidienne pour se prĂ©munir du froid glacial de lâextĂ©rieur.
Quelquâun dâautre Ă©tait rentrĂ© avec la bĂȘte, un petit ĂȘtre quâil nâavait pas remarquĂ© mais lâobservait dâune cachette dans les recoins de la piĂšce.
Quelques jours plus tard, le chat Ă©tait sortit le lendemain avide de vie libre, il recommença ses dĂ©marches. Contactant les recours juridiques quâil pouvait pour faire effectuer les rĂ©parations.
Câest dehors sur la place quâil croisĂąt Ă nouveau la logeuse. Celle ci fut comme Ă son accoutumĂ©e peu intĂ©ressĂ©e par ses demandes, sâenorgueillissant de lui fournir un logement et de sa bonne volontĂ©. Devant son baratin mĂȘlant contre-vĂ©ritĂ©s et narcissisme il vit rouge et mit fin Ă la conversation, comptant sur ses dĂ©marches auprĂšs des autoritĂ©s du logement du royaume quâil avait effectuĂ©. Comme il rentrait chez lui, poussant la porte qui gĂ©mit sur des gonds en partie descellĂ©s et hors dâĂąge il remarquĂąt plusieurs personnes allant vers lui.
Il y avait le frĂšre, le fils et lâun des genres de Maria Ivanovna.
Ils Ă©taient venus le menacer pour quâil quitte le logement. Il savait pourtant que son contrat garantissait quâil ne pouvait ĂȘtre mis dehors sans raison. La discussion nâavait pas de sens pour lui et il ne rĂ©pondit rien devant les invectives. Ils finirent par partir aprĂšs une sĂ©rie de sous-entendus malveillants.
Il referma la porte avec Ă©nergie, suffoquant devant un tel comportement. Cela allait encore ĂȘtre une nuit froide, il se hĂąta presque avec frĂ©nĂ©sie malgrĂ© son malaise le faisant tituber dâeffectuer la couverture de la porte laissant passer lâair.
Le bruit de la goutte fit dĂ©border le vase, câĂ©tait devenu une pointe piquante. Il se recroquevilla sur lui-mĂȘme dans le coin le plus Ă©loignĂ© de la porte. Le tambourinement incessant et sa rage bouillonnait Ă lâintĂ©rieur, pourtant le froid le figeait sur place et empĂȘchait les larmes de sortir comme si elle avaient Ă©tĂ© des glaçons.
Dans sa colĂšre il avait oubliĂ© dâallumer le chauffage.
Quelquâun observait sachant se prĂ©munir du regard des hommes et femmes quand il le voulait.
CâĂ©tait un farfadet. Il Ă©tait descendu de sa demeure dans la montagne au pied dâune source dâarc en ciel. Celle ci Ă©tait gelĂ©e et comme il Ă©tait frileux il avait dĂ©cidĂ© dâaller habiter le village des humains pour la saison des neiges.
Câest lui qui avais exigĂ© du chat quâil aille pleurer devant les portes des habitants, espĂ©rant profiter dâune ouverture pour se faufiler dans les foyers. Son idĂ©e Ă©tait bonne et sa technique imparable si ce nâest que tout ses tentatives avaient dĂ©bouchĂ©s par des riverains excĂ©dĂ©s chassant le chat Ă grand cris voire coups de balais ou jet dâobjets. JusquâĂ la maison de Rasconilco il nâavais eu aucune ouverture pour se retrouver dans un abri. Lâune des conditions pour quâil puisse rester dans un lieu est la roublardise, ce genre de cĂ©rĂ©monial sont comme les lois pour les humains, les enfreindre câest aller Ă lâencontre de la tradition et sâexposer Ă des consĂ©quences. Câest pourquoi plutĂŽt que dâutiliser ses pouvoirs pour apparaĂźtre magiquement au lieu oĂč il voulait il usait de tels stratagĂšmes, stratagĂšmes qui lâamusait car telle est la nature de ces ĂȘtres.
GrĂące aux espaces entre les dimensions(principe Ă la base des portes Ă chaussettes) les petits-ĂȘtres du peuple fĂ©e sont capables de vivre en prĂ©sence des humains sans ĂȘtre remarquĂ©s, mĂȘme durant de longues pĂ©riodes. Ou presque, en certaines occasions les lutins ont pu-ĂȘtre remarquĂ©s, câest lâorigine dans lâantiquitĂ© de lâaegis ou gĂ©nie domestique qui fut ensuite reprit sous la forme des saint-patrons.
AprĂšs avoir fourragĂ© dans les coins et recoins de la cave amĂ©nagĂ©, inspectĂ© tiroirs et penderies, il avait remarquĂ© avec dĂ©goĂ»t la pauvretĂ© de lâhabitant quâil squattait. Il eu prĂ©fĂ©rĂ© une vaste maison luxueuse bien chauffĂ©e avec de nombreuses piĂšces oĂč se cacher et avec des chiens Ă faire tourner sur eux-mĂȘme en leur tirant la queue. Mais câest dans ce genre de maison qu avait Ă©tĂ© chassĂ© le chat le plus rapidement et rendant impossible son intrusion.
Ici il nâavait pour toute occupation que compter les gouttes depuis son arrivĂ©e:
31247.
Le lendemain Roddy avait mal au crĂąne Ă cause du froid dâavoir oubliĂ© dâallumer son chauffage.
Le farfadet sortit quand lâhomme ouvrit la porte pour sortir de chez lui, sa minuscule forme indiscernable passa entre les jambes quittant sa villĂ©giature dâhiver.
Quand Maria Noella Ivanovna se mit au lit le feu de la cheminĂ©e rougeoyait et inondait la chambre de vagues chaudes. Elle avait fait poser des dorures dâor sur les poignĂ©es des portes et elles brillaient comme des soleils couchants sous lâĂ©clairage des flammes.
Dans les poutres du plafond un ĂȘtre minuscule se tapissait, il Ă©tait nĂ© dans les hauteurs sauvage dâune source jaillissante. Sâil ne pouvait comme ses cousins les leprechauns fournir de lâor et des richesses aux humains il avait dâautres pouvoirs. Les pouvoirs de la source, des saisons et de la nature.
En cette pĂ©riode oĂč les toits Ă©taient couverts de manteaux de neige Ă©pais sa source Ă©loignĂ©e du village Ă©tait encore plus froide que les rues des humains oĂč pourtant un vent glacial sâengouffre en faisant chanceler lâenthousiasme des plus vaillants.
De sa hauteur il voyait la vieille usuriĂšre acariĂątre allongĂ©e dans ses vĂȘtements de nuit.
Il conjura directement de la source des montagnes, faisant jaillir une goutte dâeau glacĂ©e comme une minuscule stalactite de la taille dâune Ă©pĂ©e dans sa main.
Il lĂącha son pic minuscule en comptant: 1.
La glace sâĂ©crasa sur le front dâIvanovna sâĂ©largissant en une goutte froide.
Dans son endormissement naissant elle couvrit en sursaut son visage comme pour se protĂ©ger dâune menace invisible.
2, le farfadet savait viser une autre lance glacée frappa la chair du visage en contrebas.
3, une minuscule pique rougit le point de son impact.
La femme bougea dérangée par ce fait incompréhensible.
4,5,6,7,8,9,10,les lutins sont trĂšs rapides quand ils le veulent,100, 1000, 3214âŠ
La marùtre sans scrupule hurla alors que les impacts répétés lacÚrent son visage comme des aiguilles innombrables.
12245, la peau martelĂ©e est en lambeau et le sang gicle dans la piĂšce donnant une autre teinte de coucher de soleil tandis quâimplacable lâĂȘtre malicieux vise juste Ă chaque coup la femme qui se dĂ©bat pourtant en hurlant.
22174, touchĂ©e partout par des milliers de piqĂ»res la femme nâest plus quâune plaie froide saignante et geignante sur le sol.
31247, la derniĂšre goutte sera de taille. Farfadet invoque la derniĂšre goutte composĂ©e de toute la neige tassĂ©e sur le toit, neige venue de lâeau de sa source. Celle ci traverse le plafond et fait sâĂ©crouler celui ci dans une derniĂšre vision dâhorreur pour Maria Ivanovna.
Lâair froid sâengouffra par lâouverture dans le toit, la cheminĂ©e fit mourir sa flamme et la piĂšce fut glacĂ©e comme lâavait Ă©tĂ© le cĆur de la logeuse.
LâĂȘtre du peuple fĂ©e Ă©tait satisfait, tout Ă©tait fait dans les rĂšgles qui convennaient Ă son monde:
Lâeffondrement masquait toute trace inexplicable pour les humains obtus et il estimait que sa dette pour une semaine de logement Ă©tait payĂ©e.
Il y eut un peu dâagitation parmi les silhouettes entourant le haut pupitre et le grimoire qui y trĂŽnait. Un zombie en premiĂšre instance de la Chronique, personne nâaimait ces crĂ©atures dĂ©cĂ©rĂ©brĂ©es mĂȘme parmi ceux issus des arts de la nĂ©cromancie. Leur attitude dĂ©bile peu glorieuse les discrĂ©ditaient et faisaient oublier leurs origines anciennes et les pouvoirs consacrĂ©s en eux par de puissants sorciers. Il Ă©tait facile dâoublier devant leur apparence de stupiditĂ© et saccage aveugle quâils Ă©taient des serviteurs qui avaient su sâĂ©manciper dâun asservissement magique comme ils Ă©taient affranchis de la mort.
Ceux prĂ©sents parmi les plus anciens et les plus sages savaient que ces premiers veilleurs dĂ©signĂ©s pour la suite signifient. CâĂ©tait le cas pour la liche dĂ©signĂ©e Gardien de la Chronique pour cette nuit hors du temps en pensant Ă lâhistoire de Tommy le zombie.
La lune gibbeuse ajoutait ses tonalités argentées par la baie ouverte dans les colonnes de pierres antiques et massives aux lumiÚres ambrées des chandelles épaisses.
Une crĂ©ature regardait le groupe des non-morts, elle Ă©tait de forme humanoĂŻde câest Ă dire debout sur deux jambes et avec des bras et une tĂȘte. Mais la comparaison sâarrĂȘtait lĂ , sa carapace chitineuse irisĂ©e et sa face de salamandre jaune pourvue dâune trompe en guise de nez ne la dĂ©signait aucunement en tant que de lâespĂšce autoproclamĂ©e sapiens.
Un vampire la dĂ©visagea en retour en faisant apparaĂźtre ses canines luisantes dans la pĂ©nombre. Le feu enflait dans la bouche de face de salamandre, feu purificateur que haĂŻssaient et craignaient les crĂ©atures de la nuit. Au dessus dâelle sur les Ă©tagĂšres de livres occultes ou traitant de lâocculte la couverture de lâun indiquait ââLe dĂ©fi Bradburyââ.
La trĂȘve des lieux empĂȘchait tout affrontement direct mais ne rĂ©duisait pas lâanimositĂ© qui pouvait exister entre les monstres.
Certains Ă©taient affiliĂ©s Ă la nature, dâautres au principe mĂȘme de la vie et tous exĂ©craient comme abominations les morts qui prolongeaient leur temps en usurpation. Dâautres, aussi nombreux, avides de pouvoirs et connaissances ou en quĂȘte de lâimmortalitĂ© penchaient pour le camp des morts-vivants. Paradoxalement la frontiĂšre entre vie et trĂ©pas Ă©tait souvent tĂ©nue Ă la rendre indiscernable; nombre de ceux du petit peuple ont des talents pour la nĂ©cromancie tandis que les mages noirs et sorciers recouraient souvent aux enchantements et rituels venus du pouvoir des fĂ©es.
Pour allĂ©ger la situation tendue palpable en plusieurs endroits de la rotonde oĂč sâĂ©taient regroupĂ©s des clans la liche maĂźtre de cĂ©rĂ©monie se hĂąta de tourner la seconde page.
Pour la seconde fois une poussiĂšre scintillante sâĂ©parpilla en volutes des pages en plongeant lâauditoire dans lâhistoire dâun des ĂȘtres surnaturels. Gimpe toujours Ă son bureau en dessous du grimoire et du sorcier en robe cĂ©rĂ©monielle noire gratta son nez sentant monter un Ă©ternuement quâil rĂ©prima ce qui lui fit rougir et gonfler ses joues cocassement tandis quâun filet de morve discret sâĂ©pandait.
II Il Ă©tait une foisâŠ
...aprĂšs un automne particuliĂšrement clĂ©ment lâhiver et son froid mordant.
Rodolphe Rasconilco vivait dans une piĂšce basse de plafond encastrĂ© contre la paroi dâune falaise de pierre. CâĂ©tait un lieu sombre et humide, une unique fenĂȘtre donnait sur un vis Ă vis oĂč la lumiĂšre du soleil pĂ©nĂ©trait oblique trop peu de temps de la journĂ©e.
Le froid se dĂ©gageait de la paroi qui laissait filtrer lâeau lors de pluies abondantes, câĂ©tait une ancienne cave sans aĂ©ration amĂ©nagĂ©e en logement. Le logement appartenait Ă Maria Ivanovna notable qui possĂ©dait plusieurs habitations dans le village. De lâĂ©vier et du chauffe-eau suintait de lâeau en permanence, la salle de bain au fond contre la falaise Ă©tait un rĂ©duit oĂč les murs sâemplissaient dâune moisissure incurable car empĂȘtrĂ©e dans la peinture et le ciment de la douche.
Peu avant la tombĂ©e de la nuit pour Roddy le rituel commençait. La porte Ă©tant vĂ©tuste des centaines dâannĂ©es du bĂątiment et endommagĂ©e sur ses gonds elle laissait passer lâair amplement.
Dâabord il surĂ©levait la porte en la fermant. Appuyait un bĂąton contre la serrure,en biais de façon Ă le tendre en contre le sol pour que la porte joigne au mieux lâencoignure de lâentrĂ©e. Ensuite il glissait sur le haut une couverture pour bourrer un jour dâair de lâĂ©paisseur dâune main, tendait celle ci au mieux quâil pouvait. Puis avec une autre couverture il couvrait les passages dâair sur le cĂŽtĂ©, calfeutrant au mieux les encoignures et trous dans la porte laissant passer lâair avec dâautres couvertures ou serviettes. Enfin il poussait une valise et des coussins de canapĂ© devant la porte pour ajouter leur volume en isolation.
Des annĂ©es quâil vivait ici et cela faisait des annĂ©es quâil avait demandĂ© Ă ce que la porte soit changĂ©e Ă sa logeuse.
Celle ci lui avait rĂ©pondu que câĂ©tait tant mieux que la porte laisse passer lâair car cela aĂ©rera la piĂšce qui Ă©tait humide.
Insistant il lui dit que la porte devrait ĂȘtre changĂ©e, câĂ©tait la loi du royaume pour son contrat locatif meublĂ©.
Dans une rĂ©ponse empreinte de cynisme Maria Ivanovna lui avait fait remarquer que puisquâil payait son loyer de la main Ă la main en espĂšces rien ne prouvait quâil avait payĂ© son loyer et que la loi Ă©tait de son cĂŽtĂ©. Devant tel affront Ă la dĂ©cence le jeune homme rĂ©pliqua quelque chose quâil est prĂ©fĂ©rable de ne pas rĂ©pĂ©ter ici pour prĂ©server les oreilles les plus chastes.
Ce nâĂ©tait pas le seul problĂšme du logement, en fait il Ă©tait limite en tout. Il se rappelait lors de son amĂ©nagement que lâĂ©tat des lieux avait Ă©tĂ© fait en dĂ©pit de sa volontĂ© et du bon sens. Il y Ă©tait question du locataire prĂ©cĂ©dent qui nâavait pas fait lâĂ©tat des lieux de sortie et de mettre Ă sa charge tout les problĂšmes du prĂ©cĂ©dent locataire. Il y Ă©tait question de signer des avis contraires au rĂ©el. En particulier lâabsence de chauffage devait ĂȘtre notĂ© comme un radiateur en fonctionnement. Une fuite du robinet de la cuisine ne devait pas ĂȘtre indiquĂ© ni les Ă©tats peu salubres du mobilier.
Rascolnico Ă©tait pauvre et triste. Il avait en outre besoin dâun lieu dâhabitat aprĂšs avoir quittĂ© la ville refusant les irrĂ©gularitĂ©s dont son patron dâalors voulait le faire complice, ce qui lui avait fait perdre son emploi.
AprÚs maintes scÚnes et simagrées de la part de la logeuse il finit excédé par valider une partie de la fumisterie par dépit et crainte de se voir refuser le logement.
Depuis cela avait été de mal en pis.
La fuite du robinet sâĂ©tait aggravĂ©e au point quâil dĂ»t le fermer en mettant un bouchon pour Ă©viter lâinondation dâun flux en continu. Il resta le bruit dâune lourde goutte dâeau tombant sur le carrelage au dessus de lâĂ©vier Ă intervalles irrĂ©guliĂšres.
Et Ă ses demandes de rĂ©paration le mĂȘme type de rĂ©ponse nĂ©gative et cynique lui avait Ă©tĂ© indiquĂ©.
Une fois la porte calfeutrĂ©e il dĂ©marra le chauffage Ă©lectrique, un souffleur trouvĂ© au rebut en remplacement de ceux quâil avait fournit et payĂ© par lui-mĂȘme et qui avait pris feu sur une prise Ă©lectrique dĂ©faillante quâil nâutilisait plus maintenant.
La goutte qui tombait faisait parfois un bruit insoutenable, remarquable surtout quand tout était calme aux dehors, une sorte de torture par son action répétée auquel il avait apprit à ne plus faire attention.
Une fois le petit chauffage allumĂ© et soufflant bruyamment il sâemmitoufla et sâinstalla Ă son bureau.
Un peu plus tard ans la nuit il fut dĂ©rangĂ© par une plainte venant de lâextĂ©rieur.
Au dĂ©but il crut Ă un pleur de jeune enfant. La plainte se rĂ©pĂ©ta insistante, cris aigus longs et saccadĂ©s. Il reconnut lâappel de dĂ©tresse dâun chat errant.
AprĂšs un peu dâattente et comme lâinopportun se trouvait devant sa porte il se rĂ©solut Ă ouvrir au moins pour le chasser. Il eut Ă enlever mĂ©ticuleusement tout le fatras empilĂ© devant sa porte et regarda la bĂȘte.
MalgrĂ© sa fourrure touffue grise et blanche la bĂȘte grelottait de froid et avait Ă©tĂ© attirĂ©e par la lumiĂšre et chaleur sâĂ©chappant de la porte mal isolĂ©e.
Devant la dĂ©tresse de lâanimal il nâeut plus le cĆur de chasser lâĂȘtre poilu gĂ©missant pour un foyer pour la nuit. Il fit rentrer le vieux chat errant qui alla prestement se prosterner sur le sol devant le chauffage.
Il recommença son installation quotidienne pour se prĂ©munir du froid glacial de lâextĂ©rieur.
Quelquâun dâautre Ă©tait rentrĂ© avec la bĂȘte, un petit ĂȘtre quâil nâavait pas remarquĂ© mais lâobservait dâune cachette dans les recoins de la piĂšce.
Quelques jours plus tard, le chat Ă©tait sortit le lendemain avide de vie libre, il recommença ses dĂ©marches. Contactant les recours juridiques quâil pouvait pour faire effectuer les rĂ©parations.
Câest dehors sur la place quâil croisĂąt Ă nouveau la logeuse. Celle ci fut comme Ă son accoutumĂ©e peu intĂ©ressĂ©e par ses demandes, sâenorgueillissant de lui fournir un logement et de sa bonne volontĂ©. Devant son baratin mĂȘlant contre-vĂ©ritĂ©s et narcissisme il vit rouge et mit fin Ă la conversation, comptant sur ses dĂ©marches auprĂšs des autoritĂ©s du logement du royaume quâil avait effectuĂ©. Comme il rentrait chez lui, poussant la porte qui gĂ©mit sur des gonds en partie descellĂ©s et hors dâĂąge il remarquĂąt plusieurs personnes allant vers lui.
Il y avait le frĂšre, le fils et lâun des genres de Maria Ivanovna.
Ils Ă©taient venus le menacer pour quâil quitte le logement. Il savait pourtant que son contrat garantissait quâil ne pouvait ĂȘtre mis dehors sans raison. La discussion nâavait pas de sens pour lui et il ne rĂ©pondit rien devant les invectives. Ils finirent par partir aprĂšs une sĂ©rie de sous-entendus malveillants.
Il referma la porte avec Ă©nergie, suffoquant devant un tel comportement. Cela allait encore ĂȘtre une nuit froide, il se hĂąta presque avec frĂ©nĂ©sie malgrĂ© son malaise le faisant tituber dâeffectuer la couverture de la porte laissant passer lâair.
Le bruit de la goutte fit dĂ©border le vase, câĂ©tait devenu une pointe piquante. Il se recroquevilla sur lui-mĂȘme dans le coin le plus Ă©loignĂ© de la porte. Le tambourinement incessant et sa rage bouillonnait Ă lâintĂ©rieur, pourtant le froid le figeait sur place et empĂȘchait les larmes de sortir comme si elle avaient Ă©tĂ© des glaçons.
Dans sa colĂšre il avait oubliĂ© dâallumer le chauffage.
Quelquâun observait sachant se prĂ©munir du regard des hommes et femmes quand il le voulait.
CâĂ©tait un farfadet. Il Ă©tait descendu de sa demeure dans la montagne au pied dâune source dâarc en ciel. Celle ci Ă©tait gelĂ©e et comme il Ă©tait frileux il avait dĂ©cidĂ© dâaller habiter le village des humains pour la saison des neiges.
Câest lui qui avais exigĂ© du chat quâil aille pleurer devant les portes des habitants, espĂ©rant profiter dâune ouverture pour se faufiler dans les foyers. Son idĂ©e Ă©tait bonne et sa technique imparable si ce nâest que tout ses tentatives avaient dĂ©bouchĂ©s par des riverains excĂ©dĂ©s chassant le chat Ă grand cris voire coups de balais ou jet dâobjets. JusquâĂ la maison de Rasconilco il nâavais eu aucune ouverture pour se retrouver dans un abri. Lâune des conditions pour quâil puisse rester dans un lieu est la roublardise, ce genre de cĂ©rĂ©monial sont comme les lois pour les humains, les enfreindre câest aller Ă lâencontre de la tradition et sâexposer Ă des consĂ©quences. Câest pourquoi plutĂŽt que dâutiliser ses pouvoirs pour apparaĂźtre magiquement au lieu oĂč il voulait il usait de tels stratagĂšmes, stratagĂšmes qui lâamusait car telle est la nature de ces ĂȘtres.
GrĂące aux espaces entre les dimensions(principe Ă la base des portes Ă chaussettes) les petits-ĂȘtres du peuple fĂ©e sont capables de vivre en prĂ©sence des humains sans ĂȘtre remarquĂ©s, mĂȘme durant de longues pĂ©riodes. Ou presque, en certaines occasions les lutins ont pu-ĂȘtre remarquĂ©s, câest lâorigine dans lâantiquitĂ© de lâaegis ou gĂ©nie domestique qui fut ensuite reprit sous la forme des saint-patrons.
AprĂšs avoir fourragĂ© dans les coins et recoins de la cave amĂ©nagĂ©, inspectĂ© tiroirs et penderies, il avait remarquĂ© avec dĂ©goĂ»t la pauvretĂ© de lâhabitant quâil squattait. Il eu prĂ©fĂ©rĂ© une vaste maison luxueuse bien chauffĂ©e avec de nombreuses piĂšces oĂč se cacher et avec des chiens Ă faire tourner sur eux-mĂȘme en leur tirant la queue. Mais câest dans ce genre de maison qu avait Ă©tĂ© chassĂ© le chat le plus rapidement et rendant impossible son intrusion.
Ici il nâavait pour toute occupation que compter les gouttes depuis son arrivĂ©e:
31247.
Le lendemain Roddy avait mal au crĂąne Ă cause du froid dâavoir oubliĂ© dâallumer son chauffage.
Le farfadet sortit quand lâhomme ouvrit la porte pour sortir de chez lui, sa minuscule forme indiscernable passa entre les jambes quittant sa villĂ©giature dâhiver.
Quand Maria Noella Ivanovna se mit au lit le feu de la cheminĂ©e rougeoyait et inondait la chambre de vagues chaudes. Elle avait fait poser des dorures dâor sur les poignĂ©es des portes et elles brillaient comme des soleils couchants sous lâĂ©clairage des flammes.
Dans les poutres du plafond un ĂȘtre minuscule se tapissait, il Ă©tait nĂ© dans les hauteurs sauvage dâune source jaillissante. Sâil ne pouvait comme ses cousins les leprechauns fournir de lâor et des richesses aux humains il avait dâautres pouvoirs. Les pouvoirs de la source, des saisons et de la nature.
En cette pĂ©riode oĂč les toits Ă©taient couverts de manteaux de neige Ă©pais sa source Ă©loignĂ©e du village Ă©tait encore plus froide que les rues des humains oĂč pourtant un vent glacial sâengouffre en faisant chanceler lâenthousiasme des plus vaillants.
De sa hauteur il voyait la vieille usuriĂšre acariĂątre allongĂ©e dans ses vĂȘtements de nuit.
Il conjura directement de la source des montagnes, faisant jaillir une goutte dâeau glacĂ©e comme une minuscule stalactite de la taille dâune Ă©pĂ©e dans sa main.
Il lĂącha son pic minuscule en comptant: 1.
La glace sâĂ©crasa sur le front dâIvanovna sâĂ©largissant en une goutte froide.
Dans son endormissement naissant elle couvrit en sursaut son visage comme pour se protĂ©ger dâune menace invisible.
2, le farfadet savait viser une autre lance glacée frappa la chair du visage en contrebas.
3, une minuscule pique rougit le point de son impact.
La femme bougea dérangée par ce fait incompréhensible.
4,5,6,7,8,9,10,les lutins sont trĂšs rapides quand ils le veulent,100, 1000, 3214âŠ
La marùtre sans scrupule hurla alors que les impacts répétés lacÚrent son visage comme des aiguilles innombrables.
12245, la peau martelĂ©e est en lambeau et le sang gicle dans la piĂšce donnant une autre teinte de coucher de soleil tandis quâimplacable lâĂȘtre malicieux vise juste Ă chaque coup la femme qui se dĂ©bat pourtant en hurlant.
22174, touchĂ©e partout par des milliers de piqĂ»res la femme nâest plus quâune plaie froide saignante et geignante sur le sol.
31247, la derniĂšre goutte sera de taille. Farfadet invoque la derniĂšre goutte composĂ©e de toute la neige tassĂ©e sur le toit, neige venue de lâeau de sa source. Celle ci traverse le plafond et fait sâĂ©crouler celui ci dans une derniĂšre vision dâhorreur pour Maria Ivanovna.
Lâair froid sâengouffra par lâouverture dans le toit, la cheminĂ©e fit mourir sa flamme et la piĂšce fut glacĂ©e comme lâavait Ă©tĂ© le cĆur de la logeuse.
LâĂȘtre du peuple fĂ©e Ă©tait satisfait, tout Ă©tait fait dans les rĂšgles qui convennaient Ă son monde:
Lâeffondrement masquait toute trace inexplicable pour les humains obtus et il estimait que sa dette pour une semaine de logement Ă©tait payĂ©e.
AprÚs le zombie, le farfadet. J'imagine bien la galerie qui va défiler. Ou plutÎt non, j'ai du mal à imaginer 18 autres bizarreries dans les 18 textes à venir ! Et tout ceci dans le cadre d'un congrÚs de monstres qui n'a rien à envier à certains congrÚs de certains partis qui se disent politiques ? (improbable)
Clairement la récente AG de mon club de ping était plus structuré et moins haut en couleurs que ce congrÚs que tu nous décris !
Clairement la récente AG de mon club de ping était plus structuré et moins haut en couleurs que ce congrÚs que tu nous décris !
Inspirée librement de mes déboires actuels de propriétaires peu scrupuleux et par un certain Crime et Chùtiment de Dostoïevski.
Rodolphe Rasconilco pour Rodion Raskolnikov et Aliona Ivanovna devient Marie Ivanovna.
J'ai voulu aussi reprendre en quelque sorte le conte du cordonnier aidĂ© par les lutins mais dans une version ou au lieu d'une fin heureuse(happy end) la conclusion serait plus tendancieuse. Au final le locataire abusĂ© n'est pas sĂ»r d'ĂȘtre avantagĂ© ou sauvĂ© par l'action du farfadet.
En fait j'ai 3/4 idĂ©es de "monstres" en avance en tĂȘte qui demandent un peu de travail pour ĂȘtre un peu moins mal Ă©crit que les parties 1 & 2.
Les amateurs éclairés peuvent voir cette série dans la veine des Contes de la Crypte.
L'histoire 3 est peut-ĂȘtre la moins mal Ă©crite pour l'instant mĂȘme si elle ne fait pas rĂ©fĂ©rence Ă une crĂ©ature existante ou particuliĂšre, j'essaie d'insĂ©rer des rĂ©fĂ©rences au rĂ©el( dans la 3Ăšme histoire l'incendie d'une mosquĂ©e en Bretagne) parmi toutes mes idĂ©es. Un indice important non sur oĂč va le rĂ©cit(parce que bien sĂ»r il y aura une rĂ©vĂ©lation finale) mais sur ma motivation est donnĂ© par l'Ă©vocation du "dĂ©fi Bradbury" ou "projet Bradbury".
En retard par rapport à ce que je prévoyais(d'un texte par semaine) je bute un peu sur la prochaine histoire, inspirée de histoire vraie d'une fille mariée à 14 ans dans une communauté religieuse sectaire. J'ai commencé à écrire 3 fois le début donc ça devrait finir par sortir, manque de temps aussi.
Si je n'arrive pas à ce que je veut je la garde pour plus tard et j'utiliserais une des autres idées que j'ai sous le coude.
Rodolphe Rasconilco pour Rodion Raskolnikov et Aliona Ivanovna devient Marie Ivanovna.
J'ai voulu aussi reprendre en quelque sorte le conte du cordonnier aidĂ© par les lutins mais dans une version ou au lieu d'une fin heureuse(happy end) la conclusion serait plus tendancieuse. Au final le locataire abusĂ© n'est pas sĂ»r d'ĂȘtre avantagĂ© ou sauvĂ© par l'action du farfadet.
En fait j'ai 3/4 idĂ©es de "monstres" en avance en tĂȘte qui demandent un peu de travail pour ĂȘtre un peu moins mal Ă©crit que les parties 1 & 2.
Les amateurs éclairés peuvent voir cette série dans la veine des Contes de la Crypte.
L'histoire 3 est peut-ĂȘtre la moins mal Ă©crite pour l'instant mĂȘme si elle ne fait pas rĂ©fĂ©rence Ă une crĂ©ature existante ou particuliĂšre, j'essaie d'insĂ©rer des rĂ©fĂ©rences au rĂ©el( dans la 3Ăšme histoire l'incendie d'une mosquĂ©e en Bretagne) parmi toutes mes idĂ©es. Un indice important non sur oĂč va le rĂ©cit(parce que bien sĂ»r il y aura une rĂ©vĂ©lation finale) mais sur ma motivation est donnĂ© par l'Ă©vocation du "dĂ©fi Bradbury" ou "projet Bradbury".
En retard par rapport à ce que je prévoyais(d'un texte par semaine) je bute un peu sur la prochaine histoire, inspirée de histoire vraie d'une fille mariée à 14 ans dans une communauté religieuse sectaire. J'ai commencé à écrire 3 fois le début donc ça devrait finir par sortir, manque de temps aussi.
Si je n'arrive pas à ce que je veut je la garde pour plus tard et j'utiliserais une des autres idées que j'ai sous le coude.
Il y a de l'ambition et je salue cette ambition.
L'idĂ©e de base est sympathique, mais me laisse pour le moment un lĂ©ger tic. Je crains que, parti comme cela est, les pages de la chronique ne prennent trop de temps Ă s'Ă©grainer et qu'on ne nage trop longtemps dans l'interrogation. A trop se demander ce qui se passe, on se lasse, et l'ensemble pourrait devenir frustrant. Ou alors il lui faudrait assumer son statut de recueil dĂ©guisĂ© comme le Conte des contes de Basile (mais pour cela il faudrait faire des histoires closes sur elles-mĂȘmes, ce qui n'est pas le cas, puisque nous avons plutĂŽt une sĂ©ries de portraits). Autre optique, qui semble ĂȘtre celle choisie, c'est d'en revenir au filon central en dĂ©posant quelques indices, quelques miettes en chemin pour faire avancer ce filon.
Je n'ai pas lu tout Bradbury, mais la mention de son nom me laisse quelques hypothĂšses en tĂȘte sur la nature de ce projet. Comme tout bon lecteur patient, je garderai ces idĂ©es pour moi et attendrai de voir comment le rĂ©cit va se dĂ©velopper.
Ce que j'aime aussi, quoique l'idĂ©e ne soit pas neuve (mais une idĂ©e a-t-elle besoin d'ĂȘtre neuve pour ĂȘtre plaisante ?), c'est d'insĂ©rer ces crĂ©atures de folklore dans notre monde contemporain. DĂ©marche, lĂ©gĂšrement parodique, qui me fait penser Ă celle de Gudule dans La MĂ©nopause des fĂ©es, en moins pornographique certes (Ă voir ...).
Point positif, l'Ă©criture s'est amĂ©liorĂ©e entre le premier Ă©pisode et le deuxiĂšme. La concordance des temps souffre moins (encore un peu tout de mĂȘme). Quelques erreurs de dĂ©sinences verbales tout de mĂȘme.
Par contre, je trouve, comme dans le premier Ă©pisode, que cela manque un peu de ponctuation. Certaines phrases sont un peu asphyxiante. Quelques virgules marqueraient mieux le rythme, feraient ressortir les traits saillants en les accentuant et rendraient mĂȘme quelques phrases plus comprĂ©hensibles. Ce n'Ă©tait pas dans le deuxiĂšme mais dans le premier Ă©pisode qu'une phrase m'avait semblĂ© opaque, puis soudainement plus comprĂ©hensible en y ajoutant deux virgules. Je ne me souviens plus exactement de laquelle il s'agissait, ma mĂ©moire me souffle juste qu'il y avait "tel" dans cette phrase.
En tout cas, j'attends d'en lire la suite.
L'idĂ©e de base est sympathique, mais me laisse pour le moment un lĂ©ger tic. Je crains que, parti comme cela est, les pages de la chronique ne prennent trop de temps Ă s'Ă©grainer et qu'on ne nage trop longtemps dans l'interrogation. A trop se demander ce qui se passe, on se lasse, et l'ensemble pourrait devenir frustrant. Ou alors il lui faudrait assumer son statut de recueil dĂ©guisĂ© comme le Conte des contes de Basile (mais pour cela il faudrait faire des histoires closes sur elles-mĂȘmes, ce qui n'est pas le cas, puisque nous avons plutĂŽt une sĂ©ries de portraits). Autre optique, qui semble ĂȘtre celle choisie, c'est d'en revenir au filon central en dĂ©posant quelques indices, quelques miettes en chemin pour faire avancer ce filon.
Je n'ai pas lu tout Bradbury, mais la mention de son nom me laisse quelques hypothĂšses en tĂȘte sur la nature de ce projet. Comme tout bon lecteur patient, je garderai ces idĂ©es pour moi et attendrai de voir comment le rĂ©cit va se dĂ©velopper.
Ce que j'aime aussi, quoique l'idĂ©e ne soit pas neuve (mais une idĂ©e a-t-elle besoin d'ĂȘtre neuve pour ĂȘtre plaisante ?), c'est d'insĂ©rer ces crĂ©atures de folklore dans notre monde contemporain. DĂ©marche, lĂ©gĂšrement parodique, qui me fait penser Ă celle de Gudule dans La MĂ©nopause des fĂ©es, en moins pornographique certes (Ă voir ...).
Point positif, l'Ă©criture s'est amĂ©liorĂ©e entre le premier Ă©pisode et le deuxiĂšme. La concordance des temps souffre moins (encore un peu tout de mĂȘme). Quelques erreurs de dĂ©sinences verbales tout de mĂȘme.
Par contre, je trouve, comme dans le premier Ă©pisode, que cela manque un peu de ponctuation. Certaines phrases sont un peu asphyxiante. Quelques virgules marqueraient mieux le rythme, feraient ressortir les traits saillants en les accentuant et rendraient mĂȘme quelques phrases plus comprĂ©hensibles. Ce n'Ă©tait pas dans le deuxiĂšme mais dans le premier Ă©pisode qu'une phrase m'avait semblĂ© opaque, puis soudainement plus comprĂ©hensible en y ajoutant deux virgules. Je ne me souviens plus exactement de laquelle il s'agissait, ma mĂ©moire me souffle juste qu'il y avait "tel" dans cette phrase.
En tout cas, j'attends d'en lire la suite.
Ăpilogue:
AprĂšs ĂȘtre tombĂ© sur un mĂ©diateur de justice qu'elle a manipulĂ© en niant les faits ma logeuse, ou plutĂŽt sa fille Ă qui elle a donnĂ© le logement pour payer moins d'impĂŽts car elle possĂ©de beaucoup d'appartements, Ă du me proposer des solutions de relogements quand l'appart Ă Ă©tĂ© classĂ© insalubre. Une fois relogĂ© elle a du aussi me verser 3x le montant de mon nouveau loyer.
Tout est bien qui finit pas...Mon nouveau propriĂ©taire me menace et me harcĂ©le, avec violation de domicile, logement classĂ© indĂ©cent qu'il ne veut pas rĂ©parer et je conteste sa rĂ©siliation de bail pour empĂȘxher mon explosion. 2026 donc! Je n'ai toujours pas relu Crime et chĂątiment de DostoĂŻevski.
AprĂšs ĂȘtre tombĂ© sur un mĂ©diateur de justice qu'elle a manipulĂ© en niant les faits ma logeuse, ou plutĂŽt sa fille Ă qui elle a donnĂ© le logement pour payer moins d'impĂŽts car elle possĂ©de beaucoup d'appartements, Ă du me proposer des solutions de relogements quand l'appart Ă Ă©tĂ© classĂ© insalubre. Une fois relogĂ© elle a du aussi me verser 3x le montant de mon nouveau loyer.
Tout est bien qui finit pas...Mon nouveau propriĂ©taire me menace et me harcĂ©le, avec violation de domicile, logement classĂ© indĂ©cent qu'il ne veut pas rĂ©parer et je conteste sa rĂ©siliation de bail pour empĂȘxher mon explosion. 2026 donc! Je n'ai toujours pas relu Crime et chĂątiment de DostoĂŻevski.
Vous devez ĂȘtre connectĂ© pour poster des messages : S'identifier ou Devenir membre