Saint Jean-Baptiste 17/12/2019 @ 18:06:13

Sur l’écriture inclusive, je confesse l’utiliser quelques fois, Du genre : « Chèr•e•s tou•te•s ».

Je trouve que c’est du sexisme de vouloir absolument définir une personne par son sexe.
Pourquoi doit-on d’abord savoir si c’est un homme ou une femme, un médecin ou une médecine, un cafetier ou une cafetière, un peintre ou une peinturluresse ?
Pourquoi doit on absolument savoir le sexe d’une personne avant de savoir ses qualités, son savoir faire, son professionnalisme… ? En quoi est-il important de savoir si on s’adresse à des chèrs auditeurs ou des chères auditrices, ou aux deux ? C’est du sexisme !

Minoritaire

avatar 17/12/2019 @ 18:19:31
C’est du sexisme !
C'est surtout du n'importe quoi. Mais tu m'as habitué à bien pire.
Où lis-tu que je définis une personne par son sexe ? Même pas par son genre, ce qui est l'objet de cette polémique sur l'inclusion.
Et en l'occurence, c'est moi qui m'adresse, et en général à un public choisi. Comme je dirais : "Mesdames, Messieurs"
C'est donc du sexisme ? Je crois qu'on touche le fond.

Radetsky
avatar 17/12/2019 @ 19:50:55
La semaine dernière, je me rends chez Brico-truc, acheter deux douilles et des vis... Sur la porte d'entrée (en verre), cette affiche rédigée par la direction (le magasin est en complet réaménagement) :
" suite au remodelling (sic) de notre magasin...etc. etc.

J'ai donc arraché ce libelle immonde et l'ai,porté à l'accueil, en priant les dames (charmantes) présentes de le flanquer à la figure de leurs patrons, avec l'assurance de mon meilleur mépris, vu que, tenant à ma langue, je ne supportais pas qu'on me prenne pour un con, en faisant semblant d'imaginer que ce globish stupide allait m'inciter à revenir...
Faites-en autant partout où ces stupidités se manifestent. Peut-être en auront-ils assez de se faire engueuler par des vieilles peaux.

Saule

avatar 17/12/2019 @ 20:03:44
Là Radetsky, c'est une différence entre la France et la Belgique : en Belgique on a l'habitude d'introduire des mots anglais car ça ménage les susceptibilités des wallons et des flamands. Les publicitaires du coup en abusent. Et donc ça ne choque personne de voir du franglais (ça évite
aussi de devoir écrire dans les deux langues).

Il y a un politique flamand qui veut débloquer des gros budgets à Bruxelles avec l'ambition que tout les Bruxellois soient trilingue ; super initiative, si on apprend aux enfants tôt ils peuvent sans trop de difficultés y arriver.

Pour remodelling, tu aurais pu aussi barrer et mettre en français "remodelage" (ou remodélisation ? )... c'est vrai que ces gens n'avaient pas les idées très claire en faisant leur pancarte :-)

Myrco

avatar 17/12/2019 @ 20:32:13
Radetsky avait utilisé le bon mot "réaménagement" tout simplement;-)
Que ne suivons nous pas l'exemple de nos amis canadiens français qui font de la résistance alors qu'ils sont dans un pays à majorité anglophone! c'est le monde à l'envers! Tellement soumis que nous ne sommes même plus capables de défendre notre identité!

Radetsky
avatar 17/12/2019 @ 20:38:53
@Saule
... (ça évite aussi de devoir écrire dans les deux langues).

Saule, comment font les Suisses ? Ils n'ont pas peur d'écrire dans plusieurs langues si c'est nécessaire (ils en ont quatre : allemand, français, italien et romanche). Pareil dans les provinces bilingues en Italie (Aoste, Bolzano), et les Irlandais, Ecossais, Gallois et autres Celtes affichent leurs panneaux en gaélique et en anglais!

Radetsky
avatar 17/12/2019 @ 20:41:54
et les Irlandais, Ecossais, Gallois et autres Celtes affichent leurs panneaux en gaélique et en anglais!

Exemples :
http://chemineur.fr/download/file.php?id=14386
http://chemineur.fr/download/file.php?id=14387

Saule

avatar 17/12/2019 @ 20:58:28
Oui les panneaux bilingues ça peut être gag: beaucoup d'étranger qui arrivent sur l'autoroute suivent la direction "Mons - Bergen" sans se rendre compte que c'est Mons (en français) traduit par Bergen (en flamand).

Finalement on aurait du garder le latin, comme on le fait en botanique, plutôt que d'introduire l'anglais partout...

Minoritaire

avatar 17/12/2019 @ 21:14:49
et les Irlandais, Ecossais, Gallois et autres Celtes affichent leurs panneaux en gaélique et en anglais!
Par contre, les Basques ignorent superbement Madrid.

Martin1

avatar 18/12/2019 @ 13:19:24
C’est du sexisme !
C'est surtout du n'importe quoi. Mais tu m'as habitué à bien pire.
Où lis-tu que je définis une personne par son sexe ? Même pas par son genre, ce qui est l'objet de cette polémique sur l'inclusion.
Et en l'occurence, c'est moi qui m'adresse, et en général à un public choisi. Comme je dirais : "Mesdames, Messieurs"
C'est donc du sexisme ? Je crois qu'on touche le fond.



a Minoritaire et SJB : en effet, ce n'est pas du sexisme.
Je rappelle - parce que curieusement on ne le dit pas explicitement mais c'est la première chose qui vient à l'esprit - que ce sont les féministes qui ont cru que l'écriture inclusive serait une façon heureuse de célébrer l'égalité des hommes et des femmes. L'écriture inclusive a donc une origine idéologique.

Pour ceux qui, comme moi, sont largement insensibles à la cause féministe, et ne voient pas de misogynie intrinsèque à la société traditionnelle, cette histoire d'écriture inclusive est juste une belle mascarade visant à culpabiliser un public ciblé qui serait celui des "machos".
Mais cette histoire est ridicule.
En distinguant grammaticalement le féminin des genres masculin et neutre, on différenciait le féminin, on lui donnait une place d'honneur, en mémoire d'un certain héritage du roman courtois qui présente l'homme comme protecteur de la femme : on dit "gentilhomme", l'homme preux qui défend la "demoiselle".
Dans ce modèle il y a complémentarité sociale des deux sexes, complémentarité dont les féministes ne veulent pas entendre parler. Ils (les féministes) pensent que trop sacraliser la place féminine est une sorte de moyen détourné pour l'humilier, la rendre dépendante, ou la figer dans un rôle passif.
Ils se font avocats d'un groupe social supposément opprimé. Ils observent et analysent des cas réels (des cas d'oppression des femmes par des hommes), mais ils ne regardent pas LE réel - à savoir le fait qu'hommes et femmes sont fondamentalement différents et que les modèles sociaux traditionnels n'ont fait que s'adapter spontanément à ces différences.
Aujourd'hui, ils s'efforcent de transformer la société pour gommer au maximum ces différences, pour redistribuer les cartes. J'estime que cette redistribution des cartes, même si elle fera des heureuses et des malheureuses, aura pour principal résultat de porter l'individualisme - et donc le capitalisme - à son apogée.
C'est seulement à cette lumière, je crois, que peut naître un certain dégoût pour ces écritures inclusives, qui ne sont que symptômes.

Saint Jean-Baptiste 19/12/2019 @ 14:38:34
... plutôt que d'introduire l'anglais partout...
...l’anglais partout ce n’est pas si mal, c’est en tout cas très pratique. Ce serait la fin de la malédiction de la tour de Babel.
Je ne sais plus qui proposait de donner la preuve qu’on connaissait l’anglais avant d’apprendre une autre langue.

Saint Jean-Baptiste 19/12/2019 @ 14:47:50

(...)
Mais cette histoire est ridicule.
un certain dégoût pour ces écritures inclusives, .
Je partage ton dégoût pour l'écriture inclusive, Martin ; comme si le français n'était déjà pas assez compliqué comme ça. Et cette histoire est ridicule, en effet.

Saint Jean-Baptiste 19/12/2019 @ 14:52:15
C’est du sexisme !
C'est surtout du n'importe quoi. Mais tu m'as habitué à bien pire.
(...)
C'est donc du sexisme ? Je crois qu'on touche le fond.


a Minoritaire et SJB : en effet, ce n'est pas du sexisme.
Ah bon ! ce n’est pas du sexisme ! je ne le dirai plus alors… Merci, Martin, d’avoir si diligemment éclairer ma lanterne.
;-))

Saint Jean-Baptiste 19/12/2019 @ 15:00:47
Oui les panneaux bilingues ça peut être gag: beaucoup d'étranger qui arrivent sur l'autoroute suivent la direction "Mons - Bergen" sans se rendre compte que c'est Mons (en français) traduit par Bergen (en flamand).
Les Flamands ignorent superbement le français sur leur « heilige land » (leur terre sacrée). Du reste un diktat, pardon un décret, l’interdit (décret dit Peters) et donc, je crois que les panneaux bilingues n'existent qu'en Wallonie (mais il y a longtemps que je n'ai plus été chez les Flamands).



Débézed

avatar 20/12/2019 @ 12:54:52
... plutôt que d'introduire l'anglais partout...

...l’anglais partout ce n’est pas si mal, c’est en tout cas très pratique. Ce serait la fin de la malédiction de la tour de Babel.
Je ne sais plus qui proposait de donner la preuve qu’on connaissait l’anglais avant d’apprendre une autre langue.


Sauf que de très nombreuses expressions ne vivent que le temps de leur mode !

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