Et si tout était faux
Qu'on avait ce qu'il faut
Pour ĂȘtre heureux.
L'homme vit dans sa demeure
Il y vit, il y meurt
Il y fait des enfants.
Ailleurs c'est différent,
Mais lĂ , tout est paisible
Ni compteur ni fusible
Par tous les temps
Le malheur invisible
Long
La rive
Mais un matin tout arrive
Avec le goût de vivre
Les fanfares et les cuivres
Et si tout était beau
Sans que nul ne le dise
Nul ne le sache
Byzance ou Venise
La vérité se cache.
Long
La rive
Mais un matin tout arrive
Avec fanfare et cuivres
Avec fanfare...
Et si tout était rond
Comme le potiron
Le ventre d'une mĂšre
Sans coton sans éther
Mais les jours s'en iront
Comme tourne la terre
Long
La rive
Mais un matin tout arrive
Avec fanfare et cuivres
Avec fanfare...Long
La rive.
Qu'on avait ce qu'il faut
Pour ĂȘtre heureux.
L'homme vit dans sa demeure
Il y vit, il y meurt
Il y fait des enfants.
Ailleurs c'est différent,
Mais lĂ , tout est paisible
Ni compteur ni fusible
Par tous les temps
Le malheur invisible
Long
La rive
Mais un matin tout arrive
Avec le goût de vivre
Les fanfares et les cuivres
Et si tout était beau
Sans que nul ne le dise
Nul ne le sache
Byzance ou Venise
La vérité se cache.
Long
La rive
Mais un matin tout arrive
Avec fanfare et cuivres
Avec fanfare...
Et si tout était rond
Comme le potiron
Le ventre d'une mĂšre
Sans coton sans éther
Mais les jours s'en iront
Comme tourne la terre
Long
La rive
Mais un matin tout arrive
Avec fanfare et cuivres
Avec fanfare...Long
La rive.
je mourrai d'un cancer de la colonne vertébrale
.
BORIS VIAN
Ce poĂšme, je le connaissais par coeur quand j'avais 15 ans (drĂŽle d'adolescence? Peut-ĂȘtre.) J'adorais Vian, je l'aime encore. S'il avait Ă©tĂ© encore vivant, je serais allĂ©e le voir.
Ce poÚme, je ne l'avais plus lu, ni entendu, je n'y avais plus pensé, depuis mes 15 ans et là , dÚs la premiÚre ligne, je l'ai reconnu, et su.
Mais je ne lui ai jamais connu de musique.
"Je voudrais pas crever" avait été chanté par Regggiani, non ?
"Je voudrais pas crever" avait été chanté par Regggiani, non ?
P'tet ben, mais ce n'est pas ce poĂšme lĂ . Ils le disaient pas sur le site?
Long
La rive
Mais un matin tout arrive
Je connais, je connais ce refrain!
Manset? Hey Sibylline, donne le titre et le nom!
La rive
Mais un matin tout arrive
Je connais, je connais ce refrain!
Manset? Hey Sibylline, donne le titre et le nom!
De Jean Louis MURAT dans PARFUM D ACACIA AU JARDIN
Plus vu de femmes
On nâavait plus vu
Ces ports de tĂȘte Ă midi
Autant vu dâĂ©toiles
Au firmament
Jamais autant vu
De colombines en taxi
Jamais autant vu finalement
Plus vu de femmes
Au monde incertain
Faire autant fi des lois de lâhymen
De femmes dâun monde nouveau
Plus vu de femmes nous laisser
Autant seuls aux commandes de la tendresse
De femmes nous trouver si sots
Jamais autant vu
De colombines Ă minuit
Autant de chamades finalement
Jamais autant vu de ces princesses
Quâon baratine
Jamais autant vu finalement
âŠ
Abscons comme du MURAT abscons mais avec toujours ce don de la mĂ©lodie qui fait tout passer, mĂȘme la façon de chanter qui rend volontairement ( ?) difficile Ă saisir le texte. Et puis câest sur un DVD. On le voit chanter et jouer, et la choriste, Camille, nâest pas mal non plus !
Plus vu de femmes
On nâavait plus vu
Ces ports de tĂȘte Ă midi
Autant vu dâĂ©toiles
Au firmament
Jamais autant vu
De colombines en taxi
Jamais autant vu finalement
Plus vu de femmes
Au monde incertain
Faire autant fi des lois de lâhymen
De femmes dâun monde nouveau
Plus vu de femmes nous laisser
Autant seuls aux commandes de la tendresse
De femmes nous trouver si sots
Jamais autant vu
De colombines Ă minuit
Autant de chamades finalement
Jamais autant vu de ces princesses
Quâon baratine
Jamais autant vu finalement
âŠ
Abscons comme du MURAT abscons mais avec toujours ce don de la mĂ©lodie qui fait tout passer, mĂȘme la façon de chanter qui rend volontairement ( ?) difficile Ă saisir le texte. Et puis câest sur un DVD. On le voit chanter et jouer, et la choriste, Camille, nâest pas mal non plus !
LE BLUES DE L'ETE
faudrait que j'écrive une chanson
le blues de l'été
mais comment l'écrire pour de bon
quand on a le blues à l'année
comment écrire la chanson légÚre
pour draguer sous les étoiles sages
si le ciel est un cimetiĂšre
d'oĂč tombent les derniers outrages
peut-ĂȘtre que finalement
pour entuber l'été
je vais juste faire semblant
semblant de m'y coller
comment tenir dans l'herbe blonde
un homme perdant sa raison
quand on sait que les chefs du monde
ont sniffé les lignes d'horizon
comment écrire la chanson tendre
si dans les lignes de la main
c'est pour aller se faire pendre
qu'on est ensemble en chemin
peut-ĂȘtre que finalement
pour entuber l'été
je vais pas faire de sentiment
je la chanterai jamais
comment rouler sur l'or des plages
sous le signe de la Vierge
si on se rue sur les rochers
sous le signe du Bélier
je sais bien qu'avec mon bagage
j'ai jamais été aussi jeune
mais faudrait que je déménage
pour faire une chanson top fun
peut-ĂȘtre que finalement
pour entuber l'été
je vais faire une chanson d'été
de quand j'étais pas née
faudrait que j'écrive une chanson
le blues de l'été
mais comment l'écrire pour de bon
quand on a le blues à l'année
comment écrire la chanson légÚre
pour draguer sous les étoiles sages
si le ciel est un cimetiĂšre
d'oĂč tombent les derniers outrages
peut-ĂȘtre que finalement
pour entuber l'été
je vais juste faire semblant
semblant de m'y coller
comment tenir dans l'herbe blonde
un homme perdant sa raison
quand on sait que les chefs du monde
ont sniffé les lignes d'horizon
comment écrire la chanson tendre
si dans les lignes de la main
c'est pour aller se faire pendre
qu'on est ensemble en chemin
peut-ĂȘtre que finalement
pour entuber l'été
je vais pas faire de sentiment
je la chanterai jamais
comment rouler sur l'or des plages
sous le signe de la Vierge
si on se rue sur les rochers
sous le signe du Bélier
je sais bien qu'avec mon bagage
j'ai jamais été aussi jeune
mais faudrait que je déménage
pour faire une chanson top fun
peut-ĂȘtre que finalement
pour entuber l'été
je vais faire une chanson d'été
de quand j'étais pas née
Long
La rive
Mais un matin tout arrive
Je connais, je connais ce refrain!
Manset? Hey Sibylline, donne le titre et le nom!
Excuse moi. Oui, Manset, "Si tout était faux.". Bravo
Les jours meilleurs
A courir du pacifique Ă lâInde, on voulait quoi ?
On voyait partout des sardines
AlignĂ©es dans lâhuile de moteurs
Fallait donc quâon couse Ă nos jeanâs
Des fils de couleurs.
On était nés sur des ruines
The times were changinâ
On pouvait planter des fleurs
On voulait juste des jours meilleurs,
Juste des jours meilleurs
Jâentends des mĂ©lodies grises
Et toutes ces voix qui disent
Ils viendront plus
Jâentends des fontaines de pleurs
Jâentends gĂ©mir les chĆurs
Des si jâavais su
Si jâavais pu
Si jâavais eu moins peur
Jâentends grossir les ventres
Et fumer les cigares
Ca fait la différence entre
Ancien adolescent et futur vieillard
Jâentends grossir les flingues
Et fumer les mémoires
Pendant quâune bande de dingues
Du fond dâleurs idĂ©es peuvent arrĂȘter lâhistoire
On voyait partout des sardines
AlignĂ©es dans lâhuile de moteur
Fallait donc quâon couse Ă nos jeanâs
Des fils de couleurs
On était nés sur des ruines
The times were changinâ
On pouvait planter des fleurs
On voulait juste des jours meilleurs
Juste des jours meilleurs
Jâen ai trouvĂ© qui sâamĂšnent
Ils sâenvolent, ils tâemmĂšnent
Et tu tâen vas
Tiré par trente six planeurs
Jâen ai trouvĂ© qui rĂŽdent
Au fond des nuits chaudes
Au fond dâun lit
Du tropique Ă lâĂ©quateur
Jâen ai trouvĂ© qui passent
En travers de moi
Un ouragan qui casse
Un grand pan dâhabitudes et puis qui sâen va
Jâai lâimpression dâvoir une cible
Emerger du brouillard
Dâavoir pensĂ© lâimpossible
Et dans un soupir du temps lâapercevoir
MĂȘme si jâvois encore des sardines
AlignĂ©es dans lâhuile de moteurs
Il mâreste un couplet dâImagine
Qui mâemmĂšne ailleurs
Juste des jours meilleurs
Maxime Le Forestier
A courir du pacifique Ă lâInde, on voulait quoi ?
On voyait partout des sardines
AlignĂ©es dans lâhuile de moteurs
Fallait donc quâon couse Ă nos jeanâs
Des fils de couleurs.
On était nés sur des ruines
The times were changinâ
On pouvait planter des fleurs
On voulait juste des jours meilleurs,
Juste des jours meilleurs
Jâentends des mĂ©lodies grises
Et toutes ces voix qui disent
Ils viendront plus
Jâentends des fontaines de pleurs
Jâentends gĂ©mir les chĆurs
Des si jâavais su
Si jâavais pu
Si jâavais eu moins peur
Jâentends grossir les ventres
Et fumer les cigares
Ca fait la différence entre
Ancien adolescent et futur vieillard
Jâentends grossir les flingues
Et fumer les mémoires
Pendant quâune bande de dingues
Du fond dâleurs idĂ©es peuvent arrĂȘter lâhistoire
On voyait partout des sardines
AlignĂ©es dans lâhuile de moteur
Fallait donc quâon couse Ă nos jeanâs
Des fils de couleurs
On était nés sur des ruines
The times were changinâ
On pouvait planter des fleurs
On voulait juste des jours meilleurs
Juste des jours meilleurs
Jâen ai trouvĂ© qui sâamĂšnent
Ils sâenvolent, ils tâemmĂšnent
Et tu tâen vas
Tiré par trente six planeurs
Jâen ai trouvĂ© qui rĂŽdent
Au fond des nuits chaudes
Au fond dâun lit
Du tropique Ă lâĂ©quateur
Jâen ai trouvĂ© qui passent
En travers de moi
Un ouragan qui casse
Un grand pan dâhabitudes et puis qui sâen va
Jâai lâimpression dâvoir une cible
Emerger du brouillard
Dâavoir pensĂ© lâimpossible
Et dans un soupir du temps lâapercevoir
MĂȘme si jâvois encore des sardines
AlignĂ©es dans lâhuile de moteurs
Il mâreste un couplet dâImagine
Qui mâemmĂšne ailleurs
Juste des jours meilleurs
Maxime Le Forestier
LA PLANETE ENDORMIE
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Elle me disait amour, et j'entendais la guerre
Elle parlait de la Seine, je pensais Ă mon pĂšre
On a croisé un groupe, l'un d'eux portait une croix
Et les larmes goutte Ă goutte lui entamaient les doigts, les doigts
Au détour d'une rue, y avait un champ de blé
Au milieu des épis, des bombes sont tombées
Venues du mĂȘme ciel qu'Ă Cuba ou Paris
De ces mĂȘmes soleils qui font naĂźtre la vie, la vie
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Le métro devenait un immense trottoir
Les formes des affiches s'affichaient avec gloire
Et moi pauvre taureau en quĂȘte de puissance
Je rentrais dans ma chambre pleurer dans mon silence, mon silence
Et le soir venu, la rumeur s'est grossie
Tous les cris retenus ont déchiré la nuit
Ils ont endimanché la grisaille des trottoirs
Aux couleurs de la vie, Ă la craie de l'espoir, de l'espoir
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Des hommes ont ressorti leurs mornes habits noirs
Qui ne seront jamais drapeaux et Ă peine mouchoirs
Ils ont hurlé bien fort : on a tué le mal
Puis se sont rendormis les yeux dans leur journal, leur journal
A l'ombre des figuiers, je les ai vus matin
Leurs habits noirs posés, ils se lavaient les mains
C'est drĂŽle comme est la vie, z'avaient tous le mĂȘme nom
Pilate quelque chose, je ne sais plus le prénom, le prénom
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Aux vestiaires du théùtre, j'ai raccroché ma peau
Je repris Ă la place mes rĂȘves en lambeaux
Et j'ai quitté la France, et l'Europe et l'Asie
Pour ĂȘtre citoyen de la Terre-patrie, patrie
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Elle me disait amour, et j'entendais la guerre
Elle parlait de la Seine, je pensais Ă mon pĂšre
On a croisé un groupe, l'un d'eux portait une croix
Et les larmes goutte Ă goutte lui entamaient les doigts, les doigts
Au détour d'une rue, y avait un champ de blé
Au milieu des épis, des bombes sont tombées
Venues du mĂȘme ciel qu'Ă Cuba ou Paris
De ces mĂȘmes soleils qui font naĂźtre la vie, la vie
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Le métro devenait un immense trottoir
Les formes des affiches s'affichaient avec gloire
Et moi pauvre taureau en quĂȘte de puissance
Je rentrais dans ma chambre pleurer dans mon silence, mon silence
Et le soir venu, la rumeur s'est grossie
Tous les cris retenus ont déchiré la nuit
Ils ont endimanché la grisaille des trottoirs
Aux couleurs de la vie, Ă la craie de l'espoir, de l'espoir
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Des hommes ont ressorti leurs mornes habits noirs
Qui ne seront jamais drapeaux et Ă peine mouchoirs
Ils ont hurlé bien fort : on a tué le mal
Puis se sont rendormis les yeux dans leur journal, leur journal
A l'ombre des figuiers, je les ai vus matin
Leurs habits noirs posés, ils se lavaient les mains
C'est drĂŽle comme est la vie, z'avaient tous le mĂȘme nom
Pilate quelque chose, je ne sais plus le prénom, le prénom
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Aux vestiaires du théùtre, j'ai raccroché ma peau
Je repris Ă la place mes rĂȘves en lambeaux
Et j'ai quitté la France, et l'Europe et l'Asie
Pour ĂȘtre citoyen de la Terre-patrie, patrie
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
Qui réveille, qui réveille la planÚte endormie ?
LE PETIT GARCON
Ce soir mon petit garçon
Mon enfant, mon amour
Ce soir, il pleut sur la maison
Mon garçon, mon amour
Comme tu lui ressembles !
On reste tous les deux
On va bien jouer ensemble
On est lĂ tous les deux
Seuls
Ce soir elle ne rentre pas
Je n'sais plus, je n'sais pas
Elle Ă©crira demain peut-ĂȘtre
Nous aurons une lettre
Il pleut sur le jardin
Je vais faire du feu
Je n'ai pas de chagrin
On est lĂ tous les deux
Seuls
Attend, je sais des histoires
Il était une fois
Il pleut dans ma mémoire
Je crois, ne pleure pas
Attends, je sais des histoires
Mais il fait un peu froid, ce soir
Une histoire de gens qui s'aiment
Une histoire de gens qui s'aiment
Tu vas voir
Ne t'en va pas
Ne me laisse pas
Je ne sais plus faire du feu
Mon enfant, mon amour
Je ne peux plus grand-chose
Mon garçon, mon amour
Comme tu lui ressembles !
On est lĂ tous les deux
Perdus parmi les choses
Dans cette grande chambre
Seuls
On va jouer Ă la guerre
Et tu t'endormiras
Ce soir, elle ne sera pas lĂ
Je n'sais plus, je n'sais pas
Je n'aime pas l'hiver
Il n'y a plus de feu
Il n'y a plus rien Ă faire
Qu'Ă jouer tous les deux
Seuls
Attends, je sais des histoires
Il était une fois
Je n'ai plus de mémoire
Je crois, ne pleure pas
Attends, je sais des histoires
Mais il est un peu tard, ce soir
L'histoire des gens qui s'aimĂšrent
Et qui jouĂšrent Ă la guerre
Ecoute-moi
Elle n'est plus lĂ
Non... ne pleure pas... !
Ce soir mon petit garçon
Mon enfant, mon amour
Ce soir, il pleut sur la maison
Mon garçon, mon amour
Comme tu lui ressembles !
On reste tous les deux
On va bien jouer ensemble
On est lĂ tous les deux
Seuls
Ce soir elle ne rentre pas
Je n'sais plus, je n'sais pas
Elle Ă©crira demain peut-ĂȘtre
Nous aurons une lettre
Il pleut sur le jardin
Je vais faire du feu
Je n'ai pas de chagrin
On est lĂ tous les deux
Seuls
Attend, je sais des histoires
Il était une fois
Il pleut dans ma mémoire
Je crois, ne pleure pas
Attends, je sais des histoires
Mais il fait un peu froid, ce soir
Une histoire de gens qui s'aiment
Une histoire de gens qui s'aiment
Tu vas voir
Ne t'en va pas
Ne me laisse pas
Je ne sais plus faire du feu
Mon enfant, mon amour
Je ne peux plus grand-chose
Mon garçon, mon amour
Comme tu lui ressembles !
On est lĂ tous les deux
Perdus parmi les choses
Dans cette grande chambre
Seuls
On va jouer Ă la guerre
Et tu t'endormiras
Ce soir, elle ne sera pas lĂ
Je n'sais plus, je n'sais pas
Je n'aime pas l'hiver
Il n'y a plus de feu
Il n'y a plus rien Ă faire
Qu'Ă jouer tous les deux
Seuls
Attends, je sais des histoires
Il était une fois
Je n'ai plus de mémoire
Je crois, ne pleure pas
Attends, je sais des histoires
Mais il est un peu tard, ce soir
L'histoire des gens qui s'aimĂšrent
Et qui jouĂšrent Ă la guerre
Ecoute-moi
Elle n'est plus lĂ
Non... ne pleure pas... !
BLACK AND WHITE
Une négresse
Qui buvait du lait
Ah ! se disait-elle,
Si je le pouvais
Tremper ma figure
Dans mon bol de lait
Je serais plus blanche
Que tous les anglais
Un britannique
Devant son chocolat
Ah ! se disait-il,
Et pourquoi ne pas
Tremper ma figure
Dans ce machin-lĂ
Je serais plus
Noir qu'un noir du Kenya
Une intellectuelle
Qui buvait du thé
Ah ! se disait-elle,
Si je le pouvais
Tremper ma figure
Dans ma tasse de thé
Je serais plus jaune
Que les filles du Yang-Tsé
Un américain
Qui buvait du sang
Ah ! se disait-il,
Si j'avais le temps
De tremper ma figure
Dans mon bol de sang
Je serais plus rouge
Qu'un Mohican
Une négresse
Qui buvait du lait
Ah ! se disait-elle,
Si je le pouvais
Tremper ma figure
Dans mon bol de lait
Je serais plus blanche
Que tous les anglais
Un britannique
Devant son chocolat
Ah ! se disait-il,
Et pourquoi ne pas
Tremper ma figure
Dans ce machin-lĂ
Je serais plus
Noir qu'un noir du Kenya
Une intellectuelle
Qui buvait du thé
Ah ! se disait-elle,
Si je le pouvais
Tremper ma figure
Dans ma tasse de thé
Je serais plus jaune
Que les filles du Yang-Tsé
Un américain
Qui buvait du sang
Ah ! se disait-il,
Si j'avais le temps
De tremper ma figure
Dans mon bol de sang
Je serais plus rouge
Qu'un Mohican
TETE EN LâAIR
Sur la terre des damnĂ©s, tĂȘte en l'air,
Ătranger aux vĂ©ritĂ©s premiĂšres Ă©noncĂ©es par des cons,
Jamais touché le fond de la misÚre
Et je pleure, et je crie et je ris au pied d'une fleur des champs,
ĂgarĂ©, insouciant dans l'Ăąme du printemps, coeur battant,
Coeur serré par la colÚre, par l'éphémÚre beauté de la vie.
Sur la terre, face aux dieux, tĂȘte en l'air,
Amoureux d'une émotion légÚre comme un soleil radieux
Dans le ciel de ma fenĂȘtre ouverte
Et je chante, et je lance un appel aux archanges de l'Amour.
Quelle chance un vautour, d'un coup d'aile d'un coup de bec
Me rend aveugle et sourd à la colÚre à la détresse de la vie.
Sur la terre, tĂȘte en l'air, amoureux,
Y'a des allumettes au fond de tes yeux,
Des pianos Ă queue dans la boĂźte aux lettres,
Des pots de yaourt dans la vinaigrette
Et des oubliettes au fond de la cour...
Comme un vol d'hirondelles échappé de la poubelle du ciel...
Jacques Higelin
Ce fuseau manque un peu de participants...
Sur la terre des damnĂ©s, tĂȘte en l'air,
Ătranger aux vĂ©ritĂ©s premiĂšres Ă©noncĂ©es par des cons,
Jamais touché le fond de la misÚre
Et je pleure, et je crie et je ris au pied d'une fleur des champs,
ĂgarĂ©, insouciant dans l'Ăąme du printemps, coeur battant,
Coeur serré par la colÚre, par l'éphémÚre beauté de la vie.
Sur la terre, face aux dieux, tĂȘte en l'air,
Amoureux d'une émotion légÚre comme un soleil radieux
Dans le ciel de ma fenĂȘtre ouverte
Et je chante, et je lance un appel aux archanges de l'Amour.
Quelle chance un vautour, d'un coup d'aile d'un coup de bec
Me rend aveugle et sourd à la colÚre à la détresse de la vie.
Sur la terre, tĂȘte en l'air, amoureux,
Y'a des allumettes au fond de tes yeux,
Des pianos Ă queue dans la boĂźte aux lettres,
Des pots de yaourt dans la vinaigrette
Et des oubliettes au fond de la cour...
Comme un vol d'hirondelles échappé de la poubelle du ciel...
Jacques Higelin
Ce fuseau manque un peu de participants...
LA BALLADE A PROPOS DE LA QUESTION " DE QUOI VIT L'HOMME ?"
extrait de "L'opéra de quat'sous" K.WEIL- B.BRECHT 1928
Vous, Messieurs, qui nous apprenez comment on vit en honnĂȘte homme
Et comment on peut éviter péchés et délits
Vous devriez d'abord nous procurer de quoi bouffer
Ensuite vous pourrez faire des discours avec ça, ça prend.
Vous qui aimez vos panses et notre honnĂȘtetĂ©
Ecoutez ça une fois pour toute:
Vous pouvez tourner ça dans tous les sens,
En premier vient la bouffe, ensuite vient la morale.
Il faut d'abord qu'il soit possible aux pauvres gens aussi
De se tailler un morceau dans la grosse miche de oain.
Car de quoi vit l'homme ?
Car de quoi vit l'homme ?
A torturer,dépouiller, déchirer, égorger, dévorer l'homme.
L'homme ne se maintient en vie qu'en étant capable
D'oublier qu'il est lui aussi un homme.
Vous, Messieurs, ne vous faites pas d'illusions :
L'homme ne vit que de mauvaises actions !
extrait de "L'opéra de quat'sous" K.WEIL- B.BRECHT 1928
Vous, Messieurs, qui nous apprenez comment on vit en honnĂȘte homme
Et comment on peut éviter péchés et délits
Vous devriez d'abord nous procurer de quoi bouffer
Ensuite vous pourrez faire des discours avec ça, ça prend.
Vous qui aimez vos panses et notre honnĂȘtetĂ©
Ecoutez ça une fois pour toute:
Vous pouvez tourner ça dans tous les sens,
En premier vient la bouffe, ensuite vient la morale.
Il faut d'abord qu'il soit possible aux pauvres gens aussi
De se tailler un morceau dans la grosse miche de oain.
Car de quoi vit l'homme ?
Car de quoi vit l'homme ?
A torturer,dépouiller, déchirer, égorger, dévorer l'homme.
L'homme ne se maintient en vie qu'en étant capable
D'oublier qu'il est lui aussi un homme.
Vous, Messieurs, ne vous faites pas d'illusions :
L'homme ne vit que de mauvaises actions !
"L'homme ne se maintient en vie qu'en étant capableRien que ça, ça vaut bien un forum...
D'oublier qu'il est lui aussi un homme."
Vous, Messieurs, ne vous faites pas d'illusions :
L'homme ne vit que de mauvaises actions !
L'AMANDIER
J'avais l'plus bel amandier
Du quartier
Et, pour la bouche gourmande
Des filles du monde entier
J'faisais pousser des amandes
Le beau, le joli métier !
Un écureuil en jupon
Dans un bond
Vint me dire : "Je suis gourmande
Et mes lĂšvres sentent bon
Et, si tu m'donnes une amande
J'te donne un baiser fripon !"
"Grimpe aussi haut que tu veux
Que tu peux
Et tu croques, et tu picores
Puis tu grignotes, et puis tu
Redescends plus vite encore
Me donner le baiser dĂ» !"
Quand la belle eut tout rongé
Tout mangé
"Je te paierai, me dit-elle
A pleine bouche quand les
Nigauds seront pourvus d'ailes
Et que tu sauras voler !"
"Monte m'embrasser si tu veux
Si tu peux
Mais dis-toi que si tu tombes
J'n'aurais pas la larme Ă l'Ćil
Dis-toi que si tu succombes
Je n'porterai pas le deuil !"
Les avait bien entendu
Toutes mordues
Toutes grignotées mes amandes
Ma récolte était perdue
Mais sa jolie bouche gourmande
En baisers m'a tout rendu !
Et la fĂȘte dura tant
Qu'le beau temps
Mais vint l'automne et la foudre
Et la pluie et les autans
Ont changé mon arbre en poudre
Et mon amour en mĂȘme temps !
J'avais l'plus bel amandier
Du quartier
Et, pour la bouche gourmande
Des filles du monde entier
J'faisais pousser des amandes
Le beau, le joli métier !
Un écureuil en jupon
Dans un bond
Vint me dire : "Je suis gourmande
Et mes lĂšvres sentent bon
Et, si tu m'donnes une amande
J'te donne un baiser fripon !"
"Grimpe aussi haut que tu veux
Que tu peux
Et tu croques, et tu picores
Puis tu grignotes, et puis tu
Redescends plus vite encore
Me donner le baiser dĂ» !"
Quand la belle eut tout rongé
Tout mangé
"Je te paierai, me dit-elle
A pleine bouche quand les
Nigauds seront pourvus d'ailes
Et que tu sauras voler !"
"Monte m'embrasser si tu veux
Si tu peux
Mais dis-toi que si tu tombes
J'n'aurais pas la larme Ă l'Ćil
Dis-toi que si tu succombes
Je n'porterai pas le deuil !"
Les avait bien entendu
Toutes mordues
Toutes grignotées mes amandes
Ma récolte était perdue
Mais sa jolie bouche gourmande
En baisers m'a tout rendu !
Et la fĂȘte dura tant
Qu'le beau temps
Mais vint l'automne et la foudre
Et la pluie et les autans
Ont changé mon arbre en poudre
Et mon amour en mĂȘme temps !
JEUNES FEMMES ET VIEUX MESSIEURS
Toi qui as un pied dans la tombe
Fais gaffe oĂč tu poses la main
Si elle glisse si tu tombes
Sur une peau d'vache c'est pas malin
Jeunes femmes et vieux messieurs
Si elles n'ont pas d'amour quelle importance
Jeunes femmes et vieux messieurs
De l'amour ils en ont pour deux
Si t'as plus un cheveu sur la tĂȘte
Qu'est-ce que t'as besoin de te frapper
Tu r'prendras du poil de la bĂȘte
Quand tu iras la décoiffer
Jeunes femmes et vieux messieurs
S'ils n'ont plus d'cheveux quelle importance
Jeunes femmes et vieux messieurs
Des cheveux elles en ont pour deux
Toi qui descends la rue Pigalle
à ton régime fais attention
Quand tu vas remonter aux Halles
Le fil de la soupe Ă l'oignon
Jeunes femmes et vieux messieurs
S'ils sont au régime, quelle importance
Jeunes femmes et vieux messieurs
D'l'appétit elles en ont pour deux
Mais avant d'froisser ses dentelles
En la couchant sur le divan
Faudra pour ĂȘtre bien avec elle
La coucher sur ton testament
Jeunes femmes et vieux messieurs
Si elles sont fauchées quelle importance
Jeunes femmes et vieux messieurs
Du pognon ils en ont pour deux
Quand elle te dira qu'elle t'aime
Fais bien attention Ă ton coeur
Si elle habite au quatriĂšme
Et qu'il y a une panne d'ascenseur
Jeunes femmes et vieux messieurs
à cet ùge ça n'a plus d'importance
Jeunes femmes et vieux messieurs
Ils peuvent attendre un jour ou deux
Toi qui as un pied dans la tombe
Fais gaffe oĂč tu poses la main
Si elle glisse si tu tombes
Sur une peau d'vache c'est pas malin
Jeunes femmes et vieux messieurs
Si elles n'ont pas d'amour quelle importance
Jeunes femmes et vieux messieurs
De l'amour ils en ont pour deux
Si t'as plus un cheveu sur la tĂȘte
Qu'est-ce que t'as besoin de te frapper
Tu r'prendras du poil de la bĂȘte
Quand tu iras la décoiffer
Jeunes femmes et vieux messieurs
S'ils n'ont plus d'cheveux quelle importance
Jeunes femmes et vieux messieurs
Des cheveux elles en ont pour deux
Toi qui descends la rue Pigalle
à ton régime fais attention
Quand tu vas remonter aux Halles
Le fil de la soupe Ă l'oignon
Jeunes femmes et vieux messieurs
S'ils sont au régime, quelle importance
Jeunes femmes et vieux messieurs
D'l'appétit elles en ont pour deux
Mais avant d'froisser ses dentelles
En la couchant sur le divan
Faudra pour ĂȘtre bien avec elle
La coucher sur ton testament
Jeunes femmes et vieux messieurs
Si elles sont fauchées quelle importance
Jeunes femmes et vieux messieurs
Du pognon ils en ont pour deux
Quand elle te dira qu'elle t'aime
Fais bien attention Ă ton coeur
Si elle habite au quatriĂšme
Et qu'il y a une panne d'ascenseur
Jeunes femmes et vieux messieurs
à cet ùge ça n'a plus d'importance
Jeunes femmes et vieux messieurs
Ils peuvent attendre un jour ou deux
Petite séance de rattrapage.
Renaud, désolé peux pas le saquer!
Le Blues de l'été? C'est quoi_qui?
La planĂšte endormie? idem
Le petit garçon, effectivement superbe chanson. Tout colle texte musique et voix. On l'entend rien qu'à lire.
Black and white? C'est quoi_qui?
TĂȘte en l'air d'HIGELIN, c'est pas mon Ă©poque favorite d'HIGELIN, mais comme y'a pas grand chose Ă jeter ...!
De quoi vit l'homme? Brrh! Bertolt Brecht ça me refroidit un peu dans le domaine chanson. Brecht et Vian, je les mettrai un peu dans le mĂȘme panier! C'est de la chanson par hasard. Je ne crois vraiment qu'ils soient pour ça. Et puis ça plombe un peu.
L'amandier? C'est quoi_qui? Ca fait penser Ă BRASSENS mais je ne connais pas.
Jeunes femmes et vieux messieurs? C'est quoi_qui?
Renaud, désolé peux pas le saquer!
Le Blues de l'été? C'est quoi_qui?
La planĂšte endormie? idem
Le petit garçon, effectivement superbe chanson. Tout colle texte musique et voix. On l'entend rien qu'à lire.
Black and white? C'est quoi_qui?
TĂȘte en l'air d'HIGELIN, c'est pas mon Ă©poque favorite d'HIGELIN, mais comme y'a pas grand chose Ă jeter ...!
De quoi vit l'homme? Brrh! Bertolt Brecht ça me refroidit un peu dans le domaine chanson. Brecht et Vian, je les mettrai un peu dans le mĂȘme panier! C'est de la chanson par hasard. Je ne crois vraiment qu'ils soient pour ça. Et puis ça plombe un peu.
L'amandier? C'est quoi_qui? Ca fait penser Ă BRASSENS mais je ne connais pas.
Jeunes femmes et vieux messieurs? C'est quoi_qui?
Entrez dans le rĂȘve de GĂ©rard MANSET
Dans LumiĂšres
Ramenez le drap sur vos yeux et
Entrez dans le rĂȘve
Reprendre la vie des autres oĂč on lâa laissĂ©e
Quand le jour sâachĂšve
Voir les couleurs, voir les formes
Enfin marcher pendant que les autres dorment
Voir les couleurs, voir les formes
Les villes sont des villes bordées de nuit
Et peuplĂ©es dâanimaux marchant sans bruit
Toujours dans votre dos la peur vous suit
Ramenez le drap sur vos yeux
Entrez dans le rĂȘve
Allumez lâĂ©cran merveilleux
Quand le jour sâachĂšve
Retrouver lâamour blessĂ©
Au fond du tiroir oĂč on lâavait laissĂ©
Retrouver lâamour blessĂ©
Découper le monde à coups de rasoir
Pour voir au coeur du fruit le noyau noir
La vie nâest pas la vie ni ce quâon nous fait croire
La vie nâest pas la vie
âŠ
Toujours beaucoup de poĂ©sie chez lâermite de la chanson. Beaucoup de poĂ©sie tendance nostalgie, tendance bluesy. LumiĂšres oĂč figure cette chanson est un des plus aboutis de MANSET. A noter une interprĂ©tation originale dâEntrez dans le rĂȘve de MURAT dans le Collector « Route MANSET ».
Dans LumiĂšres
Ramenez le drap sur vos yeux et
Entrez dans le rĂȘve
Reprendre la vie des autres oĂč on lâa laissĂ©e
Quand le jour sâachĂšve
Voir les couleurs, voir les formes
Enfin marcher pendant que les autres dorment
Voir les couleurs, voir les formes
Les villes sont des villes bordées de nuit
Et peuplĂ©es dâanimaux marchant sans bruit
Toujours dans votre dos la peur vous suit
Ramenez le drap sur vos yeux
Entrez dans le rĂȘve
Allumez lâĂ©cran merveilleux
Quand le jour sâachĂšve
Retrouver lâamour blessĂ©
Au fond du tiroir oĂč on lâavait laissĂ©
Retrouver lâamour blessĂ©
Découper le monde à coups de rasoir
Pour voir au coeur du fruit le noyau noir
La vie nâest pas la vie ni ce quâon nous fait croire
La vie nâest pas la vie
âŠ
Toujours beaucoup de poĂ©sie chez lâermite de la chanson. Beaucoup de poĂ©sie tendance nostalgie, tendance bluesy. LumiĂšres oĂč figure cette chanson est un des plus aboutis de MANSET. A noter une interprĂ©tation originale dâEntrez dans le rĂȘve de MURAT dans le Collector « Route MANSET ».
Petite séance de rattrapage.
Le Blues de l'été ? C'est quoi, qui?
La planĂšte endormie ? idem
Black and white ? C'est quoi, qui?
L'amandier? C'est quoi, qui ? Ca fait penser Ă BRASSENS mais je ne connais pas.
Jeunes femmes et vieux messieurs ? C'est quoi, qui ?
Le blues de l'été : c'est moi...
La planĂšte endormie : Yves Simon
Black and white : Gainsbourg
L'amandier : Brassens, bien vu !
Jeunes femmes... : Gainsbourg
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