Le Vicomte de Bragelonne de Alexandre Dumas

Le Vicomte de Bragelonne de Alexandre Dumas

Catégorie(s) : Littérature => Romans historiques

Critiqué par Jules, le 5 mai 2001 (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 9 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (854ème position).
Visites : 6 121  (depuis Novembre 2007)

La suite et fin des "Trois Mousquetaires"

Louis XIV est enfin au pouvoir, sans la tutelle de sa mère et du Cardinal de Mazarin qu'il n’aimait pas.
Quant à d'Artagnan, il est capitaine des mousquetaires et sert son roi avec la plus grande fidélité. Celui-ci a d'ailleurs une énorme estime pour lui, une totale confiance et même de la
reconnaissance. Etonnamment, le Roi supporte une certaine franchise de la part de son capitaine des mousquetaires, qui est en fait son garde du corps.
Alors qu'Aramis complote comme toujours, que Porthos a obtenu son titre de noblesse et a acquis de nouveaux châteaux, Athos élève son fils, Raoul, vicomte de Bragelonne. Celui-ci a une vingtaine d'années et est amoureux fou de Louise de La Vallière.
Cette dernière est envoyée à la cour pour faire partie de la maison de la Reine, tandis qu’Athos décide de se rendre à Paris avec son fils. Il est temps que celui-ci se lance dans la vie et aille aux armées. Il en profitera pour y rencontrer son ami d'Artagnan.
Raoul se considère comme fiancé à Louise de La Vallière. Mais tout sera bousculé par un jeune Roi qui n’entend pas ne pas obtenir ce qu’il veut.
Dans ces livres, nous connaîtrons Nicolas Fouquet, Intendant des Finances, La Fontaine, des détails de la vie antérieure d'Athos, le masque de fer. Nous retrouverons aussi d’anciennes connaissances dans des circonstances étranges, nous découvrirons la cour d'Angleterre après le renversement de Cromwell et la restauration de Charles II.
Nicolas Fouquet fait construire Vaux-le-Vicomte et renforce Belle-île-en-Mer pour la rendre imprenable. L’Espagne attise des complots en France contre le Roi.
Quant à d’Artagnan, il se verra contraint de conduire Athos à la Bastille mais en lui promettant qu’il l'en sortirait bien vite…
Ce dernier épisode de l’histoire des mousquetaires sera parcouru de bouleversements, de complots, de renversements de situations et de déchirements. Notre ami d'Artagnan aura toutes les occasions de prouver que pour lui l’amitié n'est pas un vain mot, mais que la charge de mousquetaire du Roi a ses obligations. Il lui faudra naviguer entre ces deux impératifs…
On ne peut pas ne pas lire ces livres quand on a aimé les précédents. Ils forment un tout et nous emmènent à connaître la vieillesse après la jeunesse et la force de l'âge. Le cycle éternel de la vie et la révolte n'y change rien !
Pour nos héros, la vie va vers sa fin, alors qu’un grand Roi étire ses ailes.
La langue d’Alexandre Dumas est un régal à l'oreille et la façon de parler de l’époque est pleine de finesse et d’allure.

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  La trilogie des mousquetaires

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La fin d'une épopée !

8 étoiles

Critique de Stitch (, Inscrit le 18 octobre 2013, 29 ans) - 28 septembre 2014

Final de l'épopée légendaire de nos chers mousquetaires ! Dernier opus rempli des ultimes coups de théâtre qui préparent doucement le lecteur à dire "au revoir" à ces géants parmi les hommes, géants qui l'ont entraîné au travers de 1001 aventures, plus excitantes les unes que les autres.

C'est la fin d'une histoire, la fin d'une vie, la fin d'une époque. Dumas repose sa plume pas encore tout à fait sèche des périls qu'ont vécus ses héros, et nous laisse ses plus beaux souvenirs, dans une trilogie écrite avec brio, et qui marquera tous les esprits de la littérature de cape et d'épées.

Seul problème (puisqu'il en faut un :-p) : l'attardement de l'auteur sur les amours de la cour, ce qui donne un côté "Les feux de l'amour" façon "Plus belle la vie" dont on se passerait bien, mais malgré tout indispensable pour la suite des événements telle que l'a imaginée Dumas.

Bonne lecture !

Le Vicomte de Bragelonne

10 étoiles

Critique de Exarkun1979 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 37 ans) - 31 mai 2011

À mon avis, c'est définitivement le meilleur de la trilogie des mousquetaires. La grande partie de l'histoire est comment Louis XIV, un jeune roi pleurnichard est devenu le grand roi dont on parle tant maintenant. Ce livre c'est aussi la la fin de nos 4 mousquetaires préférés. Il y a certaines scènes qui m'ont vraiment ému, j'en avais presque les larmes aux yeux. Dans ce livre, Aramis est le méchant et il complote contre le roi Louis XIV.

donc, en résumé, c'est le tome qui m'a le plus touché sur les trois. Alexandre Dumas a un immense talent de conteur et je n'ai jamais décroché malgré les 2000 pages. C'est un classique.

Avec ce livre on apprend l'histoire de France

10 étoiles

Critique de Chene (Tours, Inscrit le 8 juillet 2009, 47 ans) - 28 octobre 2009

De la trilogie des trois romans magistraux de Dumas : les Trois mousquetaires, vingt ans après, et le Vicomte de Bragelonne, c'est ce dernier que j'ai préféré. Bien que ce roman soit un peu long (aussi long que les deux autres réunis) c'est à mon sens le plus intéressant. Le plus politique. On assiste aux intrigues amoureuses de la cour, avec la Princesse Henriette d'Angleterre, Mademoiselle de La Vallière... Dumas a-t-il recopié à cet effet, des passages des mémoires de Madame de Lafayette ? On assiste à la mort de Mazarin, à l'arrestation de Fouquet... On rencontre Cromwell, Charles II, La Fontaine, Molière... On discute avec Colbert et Louis XIV sur les affaires de l'Etat. On se passionne pour l'affaire du masque de fer, le coup d'Etat organisé par Aramis... L'ascension de l'absolutisme de Louis XIV. Fait étrange, dans ce roman, les trois Mousquetaires et d'Artagnan ne sont jamais réunis ensemble. Ils sont même en opposition politique. Aramis et Portos sont du côté de Fouquet et D'Artagnan et Athos du cotés de Louis XIV. Dans les dernières pages, les morts de Portos, d'Athos et de Bragelonne, mais surtout de d'Artagnan m'ont bouleversé. J'ai relu ces passages plusieurs fois tellement ils sont poignants et magnifiques. Je conseille ce livre à tous ceux qui aiment l'histoire et l'aventure.

C'est vrai.

9 étoiles

Critique de Sheena_hisashi (, Inscrite le 20 août 2004, 36 ans) - 20 août 2004

Il traine un peu en longueur et, parfois, on a envie de survoler certains chapitres mais on a peur de rater quelque chose d'important malgré tout. Louis XIV est au centre du roman vu que Bragelonne est complètement effacé. Il n'arrive pas à la cheville de D'artagnan et il traine très loin derrière son père. Ici, Aramis finit par dévoiler un léger pan de sa personnalité, lui, si rigide, si froid. Il se laisse enfin aller aux larmes, et pour une fois dans sa vie, il parvient à dire à quelqu'un qu'il l'aime avec une entière sincérité. "Si tu savais comme je t'ai aimé." Mais il n'aurait pas dû attendre si longtemps.

Il y a du vrai !

8 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 3 avril 2003

La critique de killeur extrême sur ce livre est loin d'être fausse. Il est vrai que ce livre est moins enlevé que les deux précédents, que l'action se traîne un peu. Et puis, il faut aussi avouer que ce roman ne nous offre plus des héros flamboyants de vitalité et de fougue et que l'amitié qui les liait en a pris un coup ! Ils sont bien souvent désabusés et cela ne donne évidemment pas la même gaîté à lire. Il n'empêche, si ce livre m'a plutôt déçu jeune, je trouve quand même qu'il doit être lu par les amateurs. C'est le cycle éternel de la vie, avec le jeune roi qui monte. Déjà dans "Vingt ans après" d'Artagnan regrettait Richelieu, son implacable ennemi, et prenait Mazarin pour un pleutre et un ladre, un peu comme l'homme ayant pris de la bouteille magnifie son service militaire et l'époque qu'il vivait... Les suites des trois mousquetaires sont un peu comme des "de mon temps..."

Bragelonne ou Louis XIV

9 étoiles

Critique de Killeur.extreme (Genève, Inscrit le 17 février 2003, 35 ans) - 2 avril 2003

"le vicomte de Bragelonne" devrait s'appeler "Louis XIV, premières années" car c'est bien de ça qu'on parle dans ce roman, deuxième suite chronologique des "Trois mousquetaire". Ce roman n'est pas inférieur au deux précédents, cependant, quelques points méritent la critique: le fait que le roman traine en longueur, on a plus l'impression d'avoir affaire à une documentation sur les premières années de règne de Louis XIV qui remplace le côté "aventure" des deux précédents romans, ce n'est pas tellement ça qui me gène, c'est plutôt la longueur de l'ensemble, trois tomes de 800 pages environ, alors que les trois mousquetaires et vingt ans après tenaient sur un seul tome

D'accord avec Neurone

9 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 10 juillet 2001

A l'intérieur de cette grande aventure, il est vrai que certains passages m'ont aussi déçu... Les amours du Vicomte sont loins d'avoir le côté "enlevé" de ceux qu'avaient d'Artagnan avec Constance Bonacieux, ou même avec Milady ! Il est un peu pleurnichard et languissant notre Raoul! Le romantisme est bien passé par là... La partie en Angleterre se traîne un peu aussi... Mais il n'en reste pas moins que la sauce prend quand on est dans le monde du grand Roi, de Fouquet, dans le complot, les états d'âmes d'Athos apostrophant Louis XIV et d'Artagnan oubliant sa position et la qualité de son interlocuteur pour défendre son ami. Qui a aimé les premiers aimera les derniers, mais un peu moins "irréductiblement". N'oublions pas non plus que les auteurs de cette époque publiaient leurs oeuvres d'abord en feuilletons dans la presse. Ils étaient payés à la ligne et avaient bien besoin d'argent. Donc... Balzac en est un exemple frappant !

Une digne fin de cycle

7 étoiles

Critique de Neurone (Liège, Inscrit le 1 juillet 2001, 47 ans) - 10 juillet 2001

Encore une fois, de l'avis de Jules, je dis bravo à Alexandre Dumas qui achève de bien belle manière le cycle des Mousquetaires.
Il aura ainsi fait tous les âges du cycle de la vie et parcouru celles de nos désormais quatre amis de bien belles et rebondissantes manières.
Il est vrai également qu'on ne peut se passer de celui-ci si on a aimé les autres, qu'il est tout aussi fascinant et superbement écrit. Mais je me suis surpris dans cet énorme ouvrage à me lasser de certaines lenteurs qui, si elles donnent au récit un ton qui sied à l'atmosphère bien l'époque, n'en restent pas moins lourdes et à mon avis pas toujours utiles.
Mais que cela ne vous décourage pas. Le cycle est à lire au complet sous peine de manquer quelque chose dans cette oeuvre magnifique et éternelle de Dumas père.

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