Chroniques de l'oiseau à ressort de Haruki Murakami

Chroniques de l'oiseau à ressort de Haruki Murakami
(Nejimaki-dori kuronikuru (ねじまき鳥クロニクル))

Catégorie(s) : Littérature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique , Littérature => Asiatique

Critiqué par FightingIntellectual, le 12 mars 2004 (Montréal, Inscrit le 12 mars 2004, 36 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 20 avis)
Cote pondérée : 8 étoiles (372ème position).
Discussion(s) : 3 (Voir »)
Visites : 11 838  (depuis Novembre 2007)

Étrange voyage

Je n'ai jamais cru à la perfection d'une oeuvre littéraire jusqu'à ce que je me bute à Haruki Murakami. Histoire étrange, fascinante si elle en est une, la vie de Toru Okada est balancée sens dessus dessous par la perte de son chat, des appels obscènes et la disparition soudaine de sa femme.

En essayant de la retrouver, il fera la rencontre de personnages intrigants, énigmatiques, qui l'aideront à retrouver sa précieuse Kumiko... ainsi que lui-même.

La structure narrative de ce roman est hyper-complexe, criblée de récits qui s'entrecroisent sans à première vue se suivre logiquement.

Se concentrant sur la problématique du double et celle de la quête identitaire, Murakami nous plonge dans une course autour du cerveau de Toru Okada....fascinant.

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Encore un roman dans le plus pur style murakamien.

8 étoiles

Critique de Pacmann (Tamise, Inscrit le 2 février 2012, 54 ans) - 3 août 2016

Tous les éléments habituels sont présents et plus que dans d'autres romans de l'auteur, j’ai eu l’impression que cette histoire aurait pu durer éternellement notamment parce que certains personnages du début de l’histoire disparaissent et sont remplacés par de nouvelles figures.

Ce livre contient une logique et une trame assez fluide, mais il pourrait tout de même rebuter par sa longueur.

Le mélange de rêves, d’évocations historiques et d’une réalité fantasmagorique et poétique sont les ingrédients habituels qu’on retrouve comme dans les autres ouvrages de l’auteur.

Hormis cette taille inappropriée, le lecteur pourrait aussi avoir l’impression qu’arrivé au deux-tiers, à certains égards, le récit s’enlise.

Sans conteste une pierre à l’édifice de l’œuvre remarquable de cet auteur, mais peut-être pas celle qui contient le moins de défauts.

Lassée vers la fin...

7 étoiles

Critique de Listelle (Bordeaux, Inscrite le 25 juillet 2010, 33 ans) - 18 août 2010

Je suis une grande fan de Murakami. Globalement, j'ai apprécié de me retrouver dans une monde Murakami sans tête ni queue, comme cela me plait d'habitude. Mais, cette fois-ci, j'ai été lassée aux 2/3 du roman. Et, je ne l'ai pas fini : chose extrêmement rare !
Finalement, je suis une point déçue de ce roman. J'en attendais peut-être un peu trop après avoir déjà prix beaucoup de plaisir à lire une grande partie de son oeuvre.

Onirisme et réel, compagnons d'un étrange voyage....

8 étoiles

Critique de Oxymore (Nantes, Inscrit le 25 mars 2005, 47 ans) - 23 mars 2010

Comme toujours chez Murakami, la lecture de l'un de ses romans implique une immersion totale, un abandon de soi entier et viscéral.
Oui la lecture d'un roman de Murakami est parfois lourde, quelques fois même fastidieuse mais elle est TOUJOURS empreinte d'une poésie sur fond d'onirisme qui nécessite notre entière attention. Ce travail d'abaissement vers l'auteur est beau et je suis toujours ressorti de ses lectures épuisé mais conquis et ravi au plus haut point.

Dans ces "chroniques de l'oiseau à ressort" on sent très vite qu'un secret lourd et douloureux existe dans la vie de Kumiko. Murakami nous entraine encore, au travers de Toru Okada, à remonter le fil de la vérité par le biais de rêves étranges servis par des personnages qui oscillent eux-mêmes entre réel et fiction.
Pour ce faire, apparaissent ici et là ceux qu'on croient être des adjuvants mais qui se révèlent en fait comme des pièces maitresses de la construction d'un étrange puzzle.
Pour reconquérir Kumiko, partie sans raison un beau matin, Toru va faire d'un puits quelconque le centre d'un monde ramassé d'où surgira la vérité.
Conscient que la raison principale de ses déboires amoureux réside autour de l'étrange Noboru Wataya, frère de Kumiko, Toru va partir dans une quête bien étonnante, aidé de May Kasahara, Creta et Malta Kano et bien d'autres personnages à la frontière du monde réel.
Un bien beau songe en somme, comme toujours mais dont le fond pour un peu qu'on y réfléchisse est bien sombre.

une incursion dans le Japon moderne

8 étoiles

Critique de Mister bubbles (, Inscrit le 27 janvier 2010, 46 ans) - 27 janvier 2010

Il faut admettre que Murakami a une écriture plutôt expérimentale et que son seul souci de la réalité est de camper des personnages bien réels dans une histoire qui ne l'est pas. Pour moi, il s'agit d'une entreprise courageuse et qui semble avoir créé une certaine résonance dans le monde littéraire. Comme il le dit si bien lui-même, il n'y a pas de sens sous-jacent à ses histoires et cela ne peut que me réjouir. Par contre, j'ai eu certaines difficultés à lire ce livre et certains passages me sont apparus comme étant quelque peu lassants, mais je dirais qu'avec le recul, toute cette histoire m'apparait comme étant une belle supercherie à partir de laquelle on peut longuement s'attarder sur le sens de cette affaire. Pour notre propre plaisir. Les personnages sont drôles et attachants, le contexte de l'histoire est captivant et il y a ce petit côté exotique du Japon moderne qui donne une certaine psychologie aux événements. Après avoir lu Kafka sur le rivage je m'attendais à quelque chose de grandiose et je dois dire que je n'ai pas été du tout déçu. Les chapitres portant sur la guerre en Mandchourie m'ont captivé et tout ce que je peux dire c'est que j'attends la lecture du prochain Murakami avec beaucoup d'anticipation.

enchanteur

10 étoiles

Critique de Badzu (versailles, Inscrite le 6 novembre 2005, 44 ans) - 7 avril 2009

J'avais lu de cet auteur "les amants du Spoutnik" et "au sud de la frontière..." J'avais été conquise par l'écriture, mais j'étais restée un peu sur ma faim quant aux histoires, avec un petit goût d'inachevé. Aussi me disais-je qu'avec ce pavé de 847 pages, j'aurais du consistant. Du consistant j'en ai eu, mais dans un style magiquement aérien. On passe de l'autre côté du miroir, dans un univers parallèle. Toujours sur le fil du rasoir, on balance entre rêve et réalité. C'est une des rares fois où j'aurais voulu qu'un livre ne finisse jamais. Cet auteur est souvent cité pour recevoir le Nobel, et ce sera amplement mérité si un jour c'est le cas.

PS: je ne reviens pas sur l'histoire amplement développée dans les autres critiques

Une symphonie d'un glauque esthétisé

8 étoiles

Critique de Veneziano (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 41 ans) - 1 avril 2009

Je me suis laissé emporter dans ce tourbillon aussi grisâtre que mystérieux et, finalement, romantique, presque paradoxalement. Cette quête identitaire a pour cause une chute sociale multiforme qui devient quasi-fantastique, puisque semblent y intervenir des éléments para-normaux. Il y a un peu de Camus et de Bradbury, notamment avec l'histoire du puits qui m'a rappelé l'une de ses nouvelles, Celui qui attend, d'autant plus que le personnage principal et narrateur de l'histoire espère beaucoup de choses.
Je ne cache pas avoir souvent été déconcerté, voire lassé par la teinte passablement glauque de l'atmosphère générale, qui peut décourager. Mais ce roman vaut la peine, en raison de la mélancolie et du romantisme latent à l'intrigue.

LE DOSTOÏEVSKI JAPONAIS…

9 étoiles

Critique de Septularisen (Luxembourg, Inscrit le 7 août 2004, 51 ans) - 5 février 2008

Le livre ayant déjà maintes fois été très bien critiqué, je n’ai pas grand chose à ajouter sur tout ce qui a déjà été dit, je dirai pour ma part que dans ce livre comme dans tous les livres du grand écrivain japonais, ce sont les petits détails qui comptent, les petites histoires dans la grande, les personnages secondaires, qui comme toujours chez Haruki MURAKAMI sont d’une grande, d’une étonnante beauté, d’une profondeur psychologique sans pareil…

Ce livre m’a profondément interpelé, comme je pense qu’il peut, quelque part, ou sur certains points, interpeler tous ceux qui le liront. Ils pourront se retrouver dans l’histoire de ce livre, dans la vie de tous les jours du héros, dans sa banalité, sa simplicité…

Un livre à lire donc, peut-être son meilleur d’ailleurs, avec certainement "Kafka sur le rivage", et en attendant des «nouvelles livraisons» par celui qui est certainement le plus grand écrivain japonais actuel !

Comme je le dis souvent : Mesdames et Messieurs de l’Académie Suédoise, si vous lisez ces lignes… en voici un qui ferait un excellent Prix Nobel de Littérature… à bon entendeur…

Pas touché

5 étoiles

Critique de Asgard (Liège, Inscrit le 14 juillet 2005, 41 ans) - 23 mai 2007

Bon, je viens d’achever la lecture de ce roman et je dois avouer que je suis quelque peu déçu (je sais, je sais, honte à moi). Après une multitude d’aussi bonnes critiques, je m’attendais à être transporté d’émerveillement par ces chroniques. Hélas, le sentiment qui se dégage de cette lecture ressemble plutôt à : « ça y est ! c’est fini, c’était pas mal, mais je suis content de pouvoir passer à autre chose. »
Car si l’histoire m’a vraiment intéressé au début, mon intérêt a peu à peu diminué quand j’ai atteint la moitié du roman. L’écriture de Murakami est certes agréable, simple (un peu trop à mon goût) et le récit à tiroirs une bonne idée, mais je crois que c’est l’histoire en elle-même qui ne m’a pas suffisamment interpellée. Je n’ai pas vraiment accroché à ce côté surnaturel et surréaliste. Je trouve que Stephen King se débrouille cent fois mieux quand il aborde ce genre-là. Je ne suis pourtant pas un fan de S. King, mais j’ai lu quelques livres de lui qui m’ont littéralement envoûté par leurs univers, leurs psychologies, leurs étrangetés.
Par contre, j’admire le travail de David Lynch (« Mulholland drive » est pour moi le plus grand film de tous les temps) et je m’attendais à retrouver les mêmes sensations, ce qui n’a malheureusement pas été le cas ici. On retrouve par contre dans ce livre l’ambiance des films japonais qui démarrent normalement, puis dévient peu à peu vers l’étrange.
Enfin, je tenterai tout de même une nouvelle lecture de Murakami. Peut-être changerais-je alors d’avis ?

Ki Kii Kiii

9 étoiles

Critique de Jean Meurtrier (Tilff, Inscrit le 19 janvier 2005, 44 ans) - 14 novembre 2006

Première incursion pour moi dans le monde littéraire du pays du soleil levant et j’ai l’impression d’avoir fait mouche ! Je retrouve un peu l’ambiance des films d’auteur japonais, tout en nuance, avec des dialogues aux phrases polies et mesurées, des longs silences et beaucoup d’émotion contenue.
L’écriture est fluide, simple sans faire « cheap », très agréable à lire, ce qui est un préférable pour une telle brique. Le ton est neutre et polyvalent. Il traite indifféremment du quotidien (parfois avec humour), de sexe et d’horreur.
Murakami gâte le lecteur. Il pense aux distraits et n’hésite pas à être redondant en nous rappelant de temps en temps, via Toru Okada, le narrateur (sauf dans le cas de quelques chapitres dans la dernière partie), les éléments en relation avec l’action présente. De même, l’auteur nous évite des frustrations dues à la placidité du personnage principal. Lors de ses réflexions, ce dernier synthétise parfaitement les questions que se pose le lecteur.
L’histoire verse progressivement dans le surréalisme, mais la réalité reste néanmoins la norme. L’introspection du héros débouche petit à petit sur un monde parallèle, via lequel il pense résoudre ses problèmes. L’intuition est d’ailleurs un des principaux moteurs de ce roman. Au début, ce que je pensais être de la facilité agaçait un peu mon esprit logique. Mais ce récit doit être diablement corrupteur car au final, inconsciemment, je m’en suis bien accommodé.
L’action est entrecoupée de petits récits dont je n’arrive pas toujours à comprendre le rôle, bien que je les sente indispensables. Même pris individuellement, ils sont captivants et bouleversants, surtout ceux qui ont lieu en Mandchourie ou en Mongolie.
Voici trois jours que je suis passé à un autre roman et l’oiseau à ressort continue pourtant à me travailler. J’avais bien remarqué l’évolution de Toru Okada au fil du roman, son endurcissement progressif. J’avais également compris le rôle symbolique de certains personnages comme les sœurs Kano. Cependant, c’est seulement en relisant l’excellente critique de Cuné et surtout l’analyse révélatrice de FightingIntellectual que ce roman m’est apparu comme une quête identitaire. C’est grâce à leur éclairage que j’en viens à ajouter une neuvième demi-étoile à mon évaluation (je ne donne jamais 5/5).

Mouais...

4 étoiles

Critique de Hlidskialf (Paris, Inscrit le 20 juin 2005, 31 ans) - 30 juin 2005

Déception est le mot que j'emploierai. Au risque de me faire cribler de remarques, de critiques, j'exprime mon désarroi. Les quelques 200 premières pages du livre m'ont beaucoup amusées. Une histoire assez étrange, sans action à proprement dire, qui ne commence pas réellement, "en suspension" si l'on veut, entrecroisée de récits parfois très forts (je pense à celui du lieutenant Mamiya, et de la scène terrible avec les mongols).
Mais voilà, à partir de la deuxième partie je n'ai plus suivi. Je m'attendais à quelque chose de nouveau qui pourrait renouveler l'action... Finalement : rien ne change. Le style devient vite lassant (il est certes assez rigolo au début, mais bon un style aussi simple que celui-ci m'exaspère au bout d'un moment), l'histoire ne bouge pas vraiment et semble se mordre la queue, bref... je m'ennuie!
Alors je suis bloqué à la page 300 et quelques, je n'arrive plus à avancer, je n'en ai plus envie! C'est quelque chose qui m'est arrivé rarement dans ma très courte expérience de lecteur, mais c'est un fait. Etant donné que je considère la lecture comme un plaisir, je vais le mettre de côté, peut-être le reprendrai-je un jour...

Voilà, si certains ont des remarques à faire (je pense à FI), je serais très heureux de les lire. Après tout, je n'exclus pas le fait que le problème vienne de moi.

PS : Pour ce qui est de la note, elle importe peu.

différent?... certes...

4 étoiles

Critique de Chocho (Bonneville, Inscrit le 29 mars 2004, 40 ans) - 4 juin 2005

Au risque de me faire lyncher en règle au milieu de tous ces éloges, je vais tout de même apporter quelques critiques à ce livre que j'ai moyennement aimé. Après tout c'est ça la démocratie!

Un protagoniste à qui il arrive des aventures sans queue ni tête et à qui le destin sourit alors qu'il est plutôt mollasson passe encore, après tout c'est de l'imaginaire.

Qu'il rencontre des personnages énigmatiques sans aucun lien entre eux et sans apporter quoi que ce soit à l'histoire admettons, c'est le droit de l'auteur.

Que le roman soit un pavé de 740 pages ça ne m'a jamais fait peur, on ne m'a pas mis un couteau sous la gorge pour aller au bout.

Mais que l'histoire se termine en queue de poisson, qu'on ne sache rien au final de tous ces étranges personnages, qu'on n'aie pas le fin mot sur qui est qui, qui a fait quoi et pourquoi, ça laisse un grand sentiment de frustration. J'ai bien essayé de faire travailler mon imagination mais je dois admettre que je n'ai rien compris.

J'ai mis 2 étoiles parce que le style de l'auteur est très plaisant et souvent drôle.

Un tableau de Dalì...

8 étoiles

Critique de Sottovoce (Bruxelles, Inscrite le 19 février 2004, 64 ans) - 14 mars 2005

Ce roman, intrigant et visionnaire, est en même temps immergé dans la tradition nipponne et imprégné des multiples contradictions de la modernité japonaise.
Je l'ai trouvé un peu long, mais la curiosité et l'intrigue m'ont poussée à aller au bout du cheminement du protagoniste (que j'avais envie de secouer parfois, il n'est pas très rebelle), en l'accompagnant dans ces mondes parallèles fascinants, surréalistes, oniriques.

Un oiseau qui donne des ailes.

8 étoiles

Critique de Septembresans (, Inscrite le 12 mars 2005, 45 ans) - 12 mars 2005

J'ai adoré ce bouquin, comme tous ceux de Murakami. A noter qu'on en trouve le début dans son recueil de nouvelles "L'Elephant s'évapore", ce qui rend encore plus bizarre le truc, puisque ce texte a deux entrées, dont une donne sur une impasse, et, l'autre, ici, sur un boulevard.
A noter, pour ceux que cela intéresse, l'existence d'un groupe de discussion consacré à Haruki Murakami: http://fr.groups.yahoo.com/group/lelephantevapore/

Quête identitaire, oui, c'est bien ça !

9 étoiles

Critique de Cuné (, Inscrite le 16 février 2004, 51 ans) - 12 mars 2005

Titre original Nejimaki-dori kuronikuru
Parue originellement en 1994 en 3 volumes
2001 pour la traduction française

Commencer à lire ces chroniques de l'oiseau à ressort, c'est entrer dans un univers tout à fait unique !
Toru Okada est un jeune homme aux dehors banals, chômeur au foyer, il s'occupe petitement durant la journée, en attendant le retour du travail de sa femme, Kumiko. Ils habitent une petite maison louée par son oncle, dans une banlieue tranquille de Tokyo.
Un jour, alors qu'il se fait cuire des pâtes, le téléphonne sonne, et une voix féminine lui demande 10 mn de son temps afin de mieux se comprendre....
A partir de là, petit à petit, toute la vie de Toru va basculer, comme dans un univers parallèle, sans jamais lâcher totalement prise avec la vraisemblance, tout en s'éloignant concentriquement....
C'est littéralement envoûtant. Ca foisonne de mille histoires tissées les une dans les autres, dans des registres très différents.
L'écriture de Murakami est magistrale, capable de nous horrifier complètement pour nous désarçonner juste après, ou nous faire ressentir toute la langueur de certaines journées au soleil...
Jeu de piste à travers les dimensions, on se délecte de chaque mot, chaque phrase, chaque histoire, y plongeant avec tant de volupté qu'il est franchement difficile de démêler le sens final, d'expliquer tous les points un à un.
L'oiseau à ressort c'est vraiment ce genre de livres à qui une seule lecture ne suffit pas, et à la limite il faut le lire à plusieurs pour confronter ses opinions étape par étape.
J'ai beaucoup aimé aussi les expressions récurrentes, délicieusement surannées "en voilà bien une autre !" pour marquer la surprise et "elle est bien bonne !" la stupéfaction.
Aussi de tomber sur les paroles de Simon & Garfunkel au détour d'une page, sans oublier certains passages à la portée philosophique.
Quand on lit l'oiseau à ressort, c'est la personnalité de Toru qui donne le ton, à son instar on prend les évènements avec le plus de placidité possible, on les inclut dans la normalité. Mais bien obligé de cogiter, après, pour relier le tout !...

Magique

10 étoiles

Critique de L'étoile du soir (Nancy, Inscrite le 4 janvier 2005, 36 ans) - 28 janvier 2005

C'est mon tout premier voyage dans la littérature japonaise et j'en suis encore toute bouleversée.

C'est bizarre car je n'ai pas tout compris au livre mais quand je l'ai fermé, j'ai tout de suite su qu'il resterait gravé dans mon coeur.

Je n'ai qu'une envie, c'est retourner dans le monde fascinant de H. Murakami.

Fluide...

9 étoiles

Critique de Spleenofrock (, Inscrit le 27 janvier 2005, 39 ans) - 27 janvier 2005

Je suis venu en tant que visiteur pendant longtemps sur ce site, mais c'est la lecture de ce livre qui m'incite à m'inscrire pour y déposer ma critique éclair.
Le mot tient entièrement dans le titre: fluide. Murakami, se lit petit à petit ou se dévore, dans le métro ou tranquillement chez soi, en 1 jour ou 1 mois, avec la même facilité. On peut en arrêter la lecture et la reprndre sans casse et avec autant de plaisir quelques jours plus tard.
Le héros nous ressemble, (ou en tant cas, me ressemble), dans nos cassures, nous donne l'idée réconfortante que tout ce qui nous blesse n'a peut être pas tant d'importance et que l'essentiel de nos vies reste à découvrir.
Essentiel si vous êtes un peu perdus.

chef d'oeuvre

10 étoiles

Critique de Julius (, Inscrit le 24 novembre 2004, 45 ans) - 4 janvier 2005

quel livre ! un de ceux qui nous imprègnent en profondeur pour ne plus jamais nous quitter ... en plus j'ai loin d'avoir tout compris, peut être qu'avec le temps et l'expérience d'une vie, je serais plus éclairé ...
A la sortie d'une expo récemment, j'en vois une pile sur une table, 2 ou 3 éloges plus tard du style ce bouquin est terrible !, une personne que je ne connaissais pas le prend et me dit qu'elle me fait confiance, ca fait du bien de sentir qu'elle le regrettera pas !

Chroniques de l'oiseau à ressort

10 étoiles

Critique de Ciao (Nantes, Inscrite le 18 décembre 2004, 65 ans) - 18 décembre 2004

Ce livre m'a fasciné, il m'a fait rêver au sens propre et figuré du terme, un mois après l'avoir terminé, je me pose encore des questions,
Facile à lire , difficile à comprendre, un livre qui ne s'oublie pas,
ciao

L'Oiseau à ressort aurait-il oublié de te remonter ?

10 étoiles

Critique de Manu55 (João Pessoa, Inscrit le 21 janvier 2004, 46 ans) - 13 mars 2004

J’aime beaucoup l’œuvre de Murakami, et, si vous me demandiez de choisir un titre parmi ceux que j’ai déjà lus, j’aurais du mal à me décider. Mais les chroniques seraient sans aucun doute dans la sélection finale.
Murakami nous livre une nouvelle quête dont il a seul le secret, en se permettant toutes les libertés, sans jamais en abuser.

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  Sujets Messages Utilisateur Dernier message
  Murakami : un voyage onirique au coeur d'un univers enchanté... 0 Saphaly 18 septembre 2012 @ 19:09
  Chochoooooooooo 22 FightingIntellectual 31 mai 2006 @ 15:57
  Ca valait la peine... 9 Saule 29 janvier 2005 @ 18:11

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