Carnets noirs de Stephen King

Carnets noirs de Stephen King
(Finders keepers)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Monde imaginaire, le 11 avril 2016 (Bourg La Reine, Inscrite le 6 octobre 2011, 46 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 6 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (10 034ème position).
Visites : 2 603 

Carnets Noirs est aussi captivant que Mr Mercedes sinon plus

J’avais adoré Mr Mercedes, c’est donc avec une grande impatience que j’attendais la suite. Et franchement, je n’ai pas été déçue une seule seconde. Les deux romans commencent tous les deux par une scène de crime mais ce que j’ai apprécié par-dessus tout c’est que Carnets Noirs traite dans sa première partie du pouvoir de la littérature (sujet déjà magnifiquement traité par King dans son admirable Misery).

De nouveau, on tombe sur un « fan numéro 1 », Morris Bellamy, psychopathe par excellence et qui présente des similitudes avec Annie Wilkes dans Misery.

J’avoue avoir eu un peu peur car Hodges, Holly et Jerome, les héros de Mr Mercedes, ne font leur apparition que tardivement dans Carnets Noirs, mais en même temps c’est logique car il faut que toutes les pièces du puzzle se mettent en place.

Nous faisons donc tout d’abord connaissance avec Morris le psychopathe et le méchant de service et de Pete Saubers, notre jeune et courageux héros, et l’antithèse exact de Bellamy. Leurs vies seront intimement liées par leur véritable passion des écrits d’un célèbre écrivain, John Rothstein.

La première partie du roman couvre une période d’environ quarante années, et s’ouvre sur le meurtre commis par Morris Bellamy sur la personne de John Rosthstein, le vol de plusieurs milliers de dollars et surtout de ses fameux « carnets noirs » qui sont la suite d’une trilogie écrite par Rosthstein mais jamais publiés et qui représentent aux yeux de Bellamy plus que la prunelle de ses yeux. Ses fameux carnets noirs seront découverts des années plus tard par le jeune Pete Saubers, alors que sa famille se trouve dans une sérieuse déroute après que son père ait été blessé lors de l’attaque de Mr Mercedes et que Morris Bellamy purge une lourde peine de prison.

Une fois que toutes les pièces du puzzle sont mises en place, le dernier tiers de Carnets Noirs bascule dans le pur thriller, et tout comme dans les dernières pages de Mr Mercedes, j’ai lu cette partie avec au moins 20 de tension en criant des « mais c’est pas VRAI ! , « des « oh NOOON ! », et des « putains ! » Bref, j’ai adoré !

Je ne vous dis pas dans quel état de fébrilité je suis quand on sait que le dernier roman de la Trilogie de Mr Mercedes, sort aux Etats Unis seulement en Juin 2016. Il s’intitule End of Watch et j’attends ce dernier roman de la trilogie qui nous promet un final GRANDIOSE !

PS : par contre je m’insurge contre les nouvelles traductrices du King ! Comment Albin Michel peut laisser sortir un tel ouvrage où toutes les négations sont manquantes !!! J’avoue que cela m’a vraiment énervée à de nombreuses reprises ! Tout comme certaines tournures de phrases qui laissent à désirer. Comme je regrette William Olivier Desmond qui était à mon sens celui qui a saisi toutes les subtilités du King …

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  Trilogie Bill Hodges

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Encore mieux que le premier

9 étoiles

Critique de Ayor (, Inscrit le 31 janvier 2005, 46 ans) - 5 août 2018

Ce deuxième tome de la trilogie mettant en scène Bill Hodges, Jerome et Holly est tout simplement passionnant à lire, ou plutôt devrais-je écrire à dévorer. Impossible de s’arrêter tant l’histoire est passionnante et très originale. Il fait incontestablement partie des meilleurs de l’auteur que j’ai eus l’occasion de lire.

En soit le style de King n’est pas de haute volée, mais ce qui le distingue c’est cette capacité à happer entièrement le lecteur dans son scénario et de proposer un suspense à la limite du soutenable. Certes les personnages formant le trio improbable apparu dans « Mr. Mercedes » ne se pointent que dans la seconde partie de l’œuvre, mais il n’en reste pas moins que la première partie dissèque à la perfection les profils des autres personnages, qui au passage se révèlent finalement être les principaux.

Et puis s’agissant d’une trilogie tournant autour du psychopathe Brady Hartsfield, le fil rouge continue et laisse présager, je l’espère, un final digne du maître du fantastique.

+1 concernant la traduction.

La réalisation d’un cauchemar

8 étoiles

Critique de Martell (, Inscrit le 27 février 2004, 65 ans) - 10 avril 2017

Dans la première partie je ne voyais pas bien le rapport avec Mr Mercedes, mais l'histoire du cambriolage chez un écrivain célèbre par trois bandits dont le chef est un maniaque de mauvais coups... et de littérature ouvre une porte qui sera terrifiante. L'écrivain sera tué, son argent qu'il cachait chez lui trouvé au grand plaisir des malfrats mais il y a surtout dans la soute aux trésors des carnets contenant plusieurs écrits et surtout deux romans inédits avec pour personnage principal Jimmy Gold, une sorte de James Bond dont Morris Bellamy, le tueur, est un fan qui était frustré de ne pas retrouver son héros.

Ces "carnets noirs" ont une valeur inestimable, mais il faudra des années avant de pouvoir vendre l'oeuvre en plusieurs manuscrits d'un écrivain aussi connu, mort assassiné, et où l'enquête reste ouverte. Bellamy doit donc bien cacher avec milles précautions son trésor sans pouvoir terminer sa lecture car il doit se mettre à l'abri rapidement. Il devra attendre trente ans avant de connaître la suite puisqu'il est condamné pour un autre crime. Sa cachette sera finalement découverte par le jeune et doué Pete Saubers lui aussi un admirateur de cet l'écrivain.

La grosse malle trouvée ensablée près d'un ruisseau tombe à point pour aider discrètement sa famille, car bien sûr, le jeune étudiant garde son secret. Mais, et c'est là que Hodges (le personnage principal de Mr Mercedes) entre scène, lorsque Bellamy sort de prison en quête de son butin s’enclenche alors une mécanique de l'horreur qui marche à petit pas, puis qui s'emballe ensuite. Ce sera le cauchemar pour la famille Saubers.

Je ne vais pas poursuivre plus loin, les critiques précédentes sont tellement supérieures à ce que je pourrais écrire de plus.
Mais vous devez savoir que j'ai adoré toute la dernière partie.

Excellent!

8 étoiles

Critique de Palmyre (, Inscrite le 15 avril 2004, 57 ans) - 22 octobre 2016

Que dire de plus que les deux critiques précédentes n'ont pas dit? J'attends aussi avec impatience le troisième tome, surtout après la lecture des dernières pages de celui-ci!
Je suis tout à fait d'accord avec Monde imaginaire au sujet de la traduction , c'est vraiment très ennuyeux!!

Jamais deux sans trois, ouf !

8 étoiles

Critique de Montecristo (, Inscrit le 31 août 2016, 65 ans) - 4 septembre 2016

"Misery" m'avait subjugué presque jusqu'à son terme mais j'en avais moins aimé le final, un peu trop délirant à mon goût. J'ai toujours préféré King quand il s'astreint à rester dans un registre strictement réaliste. Des nouvelles comme "Un élève doué" ou "Rita Haiworth..." (tirées de l'excellent recueil "Différentes saisons"), plus encore peut-être, le pur joyau que représente à mes yeux "Dolorès Claiborne", me font plus d'effet sur le long terme par exemple que "Simetierre", même si je reconnais le savoir-faire et l'efficacité du sorcier King dans ce registre de l'horreur-fantastique que je classe dans ma catégorie "grand-guignol". Avec "Carnets noirs", King donne vie au fils spirituel d'Annie Wilkes, et il fait mouche, comme d'hab.
Ce bon "vieux" King, décontracté mais tiré à quatre épingles (par la chirurgie ?) sur ses photos de jaquette, la peau (re?)tendue sur sa charpente réparée, ses petites lunettes-loupes en écran devant son regard d'éternel ado surdoué et généreux, le vieux King recommence à cracher ses chefs d'oeuvre au rythme fou de plus d'un pavé par an, depuis cinq ans. Dans ce genre strictement réaliste que je préfère, il nous sert le deuxième volet d'un triptyque commencé magistralement avec "Mr Mercedes", qui m'avait fait grosse impression et bien froid dans le dos. Revoilà le vieux Bill Hodges, sa presque belle soeur Holly, son ami positif le jeune noir Jérôme. Les revoilà mais ils ne sont plus au coeur extrême de ce nouveau très bon suspense. Acteurs déterminants désormais bien connus de nous (nous les vieux lecteurs de King), ils s'effacent pour laisser leur sorcier créateur s'appliquer sur Pete Saubers, bon génie d'une famille émérite qui peine tant à ne pas sombrer, Pete l'incarnation du bien et de l'amour positif de la littérature.
Le bien n'existe que par opposition au mal, et le sorcier réussit aussi le portrait de Bellamy, contraire presque exact de Pete : malchanceux comme lui mais asservi par la rage qu'il laisse prendre le dessus, réfugié dans son obsession à prendre le plaisir solitaire du lecteur, indifférent au réel, incapable de compassion voire de simple humanité...
King réussit ses portraits et nous fait entrer en empathie même avec ses loups, il nous accroche aux péripéties qu'il tisse inéluctablement pour ses personnages, jusqu'au happy-end, qu'on pourrait presque sentir comme une déception rien que parce qu'il signe la fin de l'histoire.
Heureusement il reste une troisième fenêtre pour entrer jusqu'à pas d'heure dans le monde intérieur de King, et il va bientôt en ouvrir les volets, il paraît. Vivement !...

"Cette connerie c'est des conneries" Jimmy Gold

7 étoiles

Critique de Darkvador (Falck, Inscrit le 1 février 2012, 51 ans) - 14 avril 2016

2e tome de la trilogie.
Jusqu’où irait un fan de la saga Harry Potter pour découvrir un 8e tome caché par J.K Rowling?
Voila le thème de ce livre sauf que là il s'agit d'un adolescent déjanté fan d'un héros Jimmy Gold inventé par le romancier John Rothstein. En 1978 Morris Bellamy va mettre la main sur deux inédits jamais publiés, tuer John Rothstein, enterrer les inédits et finir en prison il va prendre 40 ans pour une autre affaire sans qu'il aie eu le temps de les lire.
2010 un autre adolescent va les trouver et les garder pour lui.
Bellamy sort de prison et voudrait récupérer ses biens. Dit comme ça c'est simple mais avec le King rien ne l'est. Bellamy, bien sûr, est un cinglé plus réussi que celui du 1er tome.
Ce roman est avant tout un hommage à la littérature. L'auteur se sert de cette histoire pour nous montrer tout son amour à la littérature. Plein de références à d'autres oeuvres , plein de clins d'oeil à d'anciens romans de lui-même. Misery, bien sûr aussi taré qu'Annie Wilkes. Un ado qui fait penser à celui de "Christine" ou dans la nouvelle " un élève doué".
Malheureusement cette suite donne l'impression d’être là pour installer encore plus les personnages pour une 3e partie qui risque d’être d'un tout autre niveau.
Les personnages sont particulièrement réussis on a toujours autant d'empathie pour eux. Les nouveaux la famille Saubers et les anciens. Bill , Jérôme et Holly qu'on retrouve avec plaisir même s'ils apparaissent très tard dans l'histoire.
Malgré tout "Carnets Noirs"reste une lecture agréable grâce à un prologue très fort, à la tournure très sombre que prend le roman à la fin.
Parlons-en de la fin je crois que cette 2e partie prendra plus d'ampleur une fois le 3 sorti car comme une bande annonce la fin nous livre que le tueur à la Mercedes cinglé n'est pas mort, qu'il est plein de haine et qu'il se retrouve avec des pouvoirs à la shining.
Comme bouger les objets et obliger les gens à lui obéir.
Attention bonnes gens accrochez-vous le final va être à la hauteur de ce que sait faire le mieux Stephen King!! J'ai nommé "L'horreur et le surnaturel"
La famille Saubers et nos 3 héros n'en sortiront pas tous indemnes.

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