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Un portrait tout en tendresse
Pnine, émigré russe, enseigne dans une université américaine. Il est gauche et étourdi. Son anglais est médiocre et il ne comprend pas l’humour américain ; lorsqu’il déclare «dans deux-trois ans on me prendra aussi pour un Américain», l’audience éclate de rire. Il multiplie les maladresses. En revanche, il est capable de disserter sur les subtilités de la littérature russe, par exemple le temps spirituel et le temps physique dans « Anna Karenina ».
Ah, l’ironie tendre de Nabokov pour son personnage ! Désuet et en même temps fasciné par la modernité, Pnine est irrésistible. En contrepoint, les passages évoquant les souvenirs d’enfance et d’adolescence, intenses et fulgurants, donnent de l’épaisseur au personnage.
En toile de fond, deux communautés : les universitaires du campus et les émigrés russes. Le regard de l’auteur devient satirique. Les rivalités des professeurs ou la nostalgie des expatriés sont tournés en dérision.
Certes, ce roman n’a pas l’envergure de «Lolita» ; mais j’ai pris un grand plaisir à le lire.
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| Les éditions |
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Volume |
Editeur/Collection |
Pages |
ISBN/ASIN |
Parution |
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Pnine |
Gallimard
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2070708047 |
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go
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