Les chiens de Riga de Henning Mankell

Les chiens de Riga de Henning Mankell
( Hundarna i Riga)

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Tophiv, le 12 février 2004 (Reignier (Fr), Inscrit le 13 juillet 2001, 42 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 17 avis)
Cote pondérée : 8 étoiles (552ème position).
Visites : 5 976  (depuis Novembre 2007)

Un des premiers Wallander

Au début des années 1990, un canot pneumatique contenant les cadavres de deux trafiquants de drogue torturés s’échoue sur une plage de Scanie. Celui-ci semble provenir de Lettonie, l’un des pays baltes qui commence à espérer l’indépendance, juste après la chute du mur de Berlin. L’inspecteur Kurt Wallander est chargé de l’enquête qui l’emmènera jusqu’à Riga.

Ce livre, bien que tardivement paru en France (Les livres de la série n’ont pas été traduits selon l’ordre chronologique) , se situe juste après « meurtriers sans visages » dans la série sur l’inspecteur Wallander, donc avant « la cinquième femme » ou « les morts de la saint Jean ». La grande différence avec les autres livres de cette série réside dans le lieu de l’enquête puisque celle-ci ne se déroule pas en Suède mais en Lettonie, au moment de la chute du bloc soviétique. Ce roman prend d’ailleurs des airs très réussis de romans d’espionnage avec ses influences politiques, ses organisations secrètes, ses surveillances … Le contexte politique et historique est très crédible et apporte un éclairage très intéressant à l’intrigue qui comme toujours chez Mankell allie suspense et psychologie avec brio.

Et cette fois, Wallander n’a aucun pouvoir officiel et prend des risques.(et pour ceux qui connaissent Wallander, c’est dans ce livre qu’il rencontre Baïba, la lettone.)

Bref, comme à l’habitude, Mankell ne nous propose pas seulement un roman policier et son Wallander reste l’inspecteur le plus « humain » que je connaisse.

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Les éditions

  • Les chiens de Riga [Texte imprimé], roman Henning Mankell trad. du suédois par Anna Gibson
    de Mankell, Henning Gibson, Anna (Traducteur)
    Seuil / Seuil policiers (Paris).
    ISBN : 9782020312974 ; EUR 17,00 ; 19/03/2003 ; 267 p. ; Broché
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Déçu

5 étoiles

Critique de Ardeo (Flémalle, Inscrit le 29 juin 2012, 70 ans) - 11 novembre 2017

Désolé de jouer les rabat-joies dans cette multitude d’éloges étoilés mais franchement, ce Mankell m’a vraiment déçu. Après une mise en place alléchante et une première partie intéressante bien dans le style de ce commissaire bien connu, Wallander va se perdre dans cette « colonie » soviétique et là, il patauge et personnellement, je trouve que le roman patauge aussi jusqu’à devenir insupportable dans la longue finale lorsque le seul intérêt du roman (suspense ?) devient : « Est-ce celui-ci ou celui-là qui est le méchant ? ». Vraiment décevant !

Commissaire courageux et humain

9 étoiles

Critique de Saumar (Montréal, Inscrite le 15 août 2009, 84 ans) - 23 mai 2013

Un canot pneumatique à la dérive, contenant les corps de deux hommes morts qui avaient été torturés, s’échoue sur une plage de Scanie. Les cadavres sont originaires des pays de l’Est. Il est établi que le canot, du nom Byron, a été fabriqué en Yougoslave et utilisé en Soviétiques. L’inspecteur Wallander chargé de l’enquête, apprend que les cadavres sont Lettons, c’est alors que le Major Leipa de la brigade criminelle de Riga vient lui donner un coup de main. Entre les deux hommes naît une sorte d’affinité. À peine retourné à Lettonie, le major Leipa est assassiné. On requiert donc les services de l’inspecteur Wallander qui s’y rend sur-le-champ. Il se retrouve seul dans un pays en plein bouleversement, partagé entre les indépendantistes et les prosoviétiques, il se sent sans cesse surveillé. Pourquoi les policiers lui mentent-ils? Enfin, à qui fera-t-il confiance?

Le héros, Kurt Wallander, commissaire de police à Ystad, habite la Scanie, province de Suède. Près de lui, il a son père, sa fille Linda, encore aux études et une sœur, mais toujours présent à L’esprit, un ami défunt Rydbert qui lui a montré son métier de policier.

l’histoire est écrite avant la révolution dans les pays baltes, donc rattachés à la Russie Soviétique. Ce qui aura des effets sur l’évolution dans l’enquête de Wallander. Il y a aussi l’histoire d’amour avec Baiba Leipa. En faisant ressortir le côté vulnérable de son héros, l’auteur a-t-il voulu plus de proximité, avec les lecteurs? Quelles conséquences apportera ce sentimentalisme dans la vie personnelle et dans l’enquête de Wallander?

Une enquête bien ficelée, captivante. La situation politique de la Lettonie et la critique sociale de Suède nous aident à comprendre le contexte de méfiance. Est-ce un polar ou un roman d’espionnage? Quoi qu’il en soit, l’auteur Henning Mankell est parvenu à capter notre intérêt pour l’énigme et notre sympathie pour Wallander. Ce dernier parviendra-t-il à clarifier les meurtres? C’est le premier roman policier que je lis de cet auteur, mais ce ne sera sûrement pas le dernier.

Wallander en voyage

9 étoiles

Critique de Koudoux (SART, Inscrite le 3 septembre 2009, 53 ans) - 14 août 2011

Wallender enquête en cachette hors de son pays.
Henning Mankell, nous décrit cette fois la Lettonie, sa société, sa politique, ses dérives...
Même si c'est un peu différent, on est tenu en haleine jusqu'au bout.
J'ai en fait écouté le roman via le CDMP3.
L'histoire se prête bien à ce type de support, le suspense ressort très bien.
Une expérience à tenter!

Les Chiens de Riga

8 étoiles

Critique de Exarkun1979 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 38 ans) - 1 août 2011

Dans ce roman, le petit inspecteur d'Ystad se rend à Riga en Lettonie et va aider les enquêteurs de ce pays. J'ai aimé le côté humain de Wallander dans ce livre. Il doit faire face à de grandes peurs qui le rendent plus humain que bien d'autres personnages de roman. De plus, on voit que Mankell avait bien saisi tout ce qui se brassait dans les pays de l'Europe de l'est.

Entre polar et espionnage...

7 étoiles

Critique de Amnezik (Noumea, Inscrit le 26 décembre 2006, 49 ans) - 1 août 2011

Une seconde enquête de Wallander qui flirte allégrement avec le roman d'espionnage dans un contexte historico-politique des plus instables.
Un rythme nettement plus soutenu que dans Meurtriers Sans Visage et un roman globalement plus accrocheur. L'on découvre un Wallander qui n'hésite pas à payer de sa personne pour une cause qu'il juge juste (sans forcément en comprendre tous les tenants et les aboutissants). Mais aussi un Wallander en proie au doute quant à son avenir dans la police au sein d'une société qu'il comprend de moins en moins...
J'ai maintenant hâte d'attaquer le troisième opus, La Lionne Blanche, qui, je l'espère sera au moins aussi bon que celui-ci.

A lire pour l'atmosphère

6 étoiles

Critique de Blacksad75 (, Inscrit le 19 février 2009, 39 ans) - 6 mars 2011

C'était mon premier Wallander.

J'ai trouvé l'intrigue intéressante, mais il est dommage que peu d'explications sur son dévoilement soient distillées au fil du récit.
De plus en plus de questions sont soulevées au fur et à mesure de l'histoire, mais dans le même temps les réponses tardent à arriver.

De plus, les personnages, dans l'ensemble, manquent un peu d'épaisseur à mon goût (à part Wallander lui-même). Alors qu'il y avait matière à en faire des personnages très forts, on en sait trop peu sur eux pour leur donner suffisamment de substance (pour ceux qui ont lu le livre : en particulier les deux commandants).

En revanche, on est immergé dans l'atmosphère bien particulière des pays baltes sous dépendance soviétique. Même si j'aurais aimé un peu plus de développements sur le contexte politique (pour mieux comprendre), c'est ce qui fait la singularité du roman, et la raison pour laquelle il faut le lire : on n'a pas l'impression d'avoir lu un bouquin de plus, quelconque parmi tant d'autres.

Sacré Wallander

8 étoiles

Critique de Mallollo (Galera, Andalousie, Inscrite le 16 janvier 2006, 35 ans) - 2 octobre 2010

Kurt Wallander, c'est un petit flic, dans une petite ville provinciale de Suède. Le genre de ville où un cambriolage est déjà une grosse affaire. Alors, c'était déjà pas de bol que dans l'épisode nº1 ("Meurtriers sans visages"), un couple de petits vieux soient torturés et assassinés sauvagement dans son district, il fallait qu'on retrouve cette fois sur la côte d'Ystad un canot pneumatique à la dérive, avec les corps de deux hommes en costard. Il fallait aussi que ces hommes soient lettons, et qu'un collègue de la police lettonne (le Major Leipa) vienne prêter main forte à Wallander. Ah oui, sans oublier un petit détail : il fallait que ce Major se fasse descendre dès son retour sur le sol letton, que Wallander soit appelé à la rescousse par la police de Riga pour démêler tout ça. Et bien sûr, il fallait que ça se passe dans la Lettonie de la transition, en 1991, quand les états baltes se tâtaient encore sur leur avenir, donnant ainsi à l’enquête un arrière-goût d’espionnage.

Allons bon, tout ça alors que Rydberg n’est plus là (saleté de cancer !) pour tenir la main de Wallander et lui ouvrir les yeux, lui mettre le doigt sur le détail qui change tout. Rydberg est un des personnages les plus présents du roman, en filigrane, tout en absence. Baiba Leipa, la femme du Major, qui va entrainer Wallander « du côté obscur de la force » est l’autre grand personnage de cet épisode. Sans elle, Wallander se serait-il impliqué (compromis) autant dans les affaires d’un pays dont il ne connaissait guère plus que le nom quelques semaines avant ? Il faut dire que Wallander a un cœur d’artichaut… depuis son divorce, il a tendance à tomber amoureux comme un ado pré-pubère.

Je dois dire que ce début d’histoire avec Baiba (marchera ? marchera pas ?), je l’ai trouvée un peu « too much »… et en même temps, c’est ce qui justifie le comportement de Wallander, ce qui fait de lui le personnage qu’il devient petit à petit au fil des romans (je n’ai lu que les 2 premiers mais d’après les critiques, Baiba devient un personnage récurrent dans sa vie). Donc, soit, j’accepte humblement de passer par là s’il le faut. Et je ne regrette pas du tout le reste de la lecture : l’histoire est très prenante, pleine de suspense, de vilains méchants pas beaux et de pauvres gentils révolutionnaires, sans parler de la dimension politique.

Bref, si « Meurtriers sans visages » était bon, « Les chiens de Riga » est très bon. Et le personnage de Wallander prend de l’amplitude, de la profondeur et de l’humanité, je lirai avec grand plaisir les suivants !
Je garde 4 étoiles, mais ajoutez un quart d'étoile par rapport au premier volume... je me laisse de la marge pour les suivants...

Ca change

8 étoiles

Critique de Patsy80 (, Inscrite le 20 août 2009, 42 ans) - 21 août 2009

Ce n'est pas tant l'intrigue que j'ai aimé dans ce polar mais plutôt l'atmosphère : ce brouillard, cette pauvreté, ces conditions de vie si difficiles à l'est. un monde si loin du nôtre par sa culture et si proche géographiquement ! Le problème, c'est qu'au milieu de tout ça, Wallander est un homme qui m'apparaît trop intuitif et cérébral pour cadrer avec ce décor dans lequel il est parachuté. L'accroche n'en est que plus forte.

Dans les jours sombres d’un empire en décomposition

9 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 61 ans) - 16 juillet 2008

Riga ? … Lettonie ! Bravo ! Bon, la Lettonie n’est pas à proprement parler la patrie du commissaire Wallander, suèdois de la ville de Ystad comme chacun sait, mais la Lettonie est juste en face des côtes, ou peu s’en faut.
Toujours est-il que suite à l’échouage sur la côte suédoise d’un canot pneumatique contenant deux cadavres torturés, l’enquête va amener Wallander à collaborer avec un homologue letton venu lui apporter un support technique. Et … cet homologue letton va connaître une triste et rapide fin à peine rentré au pays, à Riga évidemment, alors que Wallander croyait l’enquête bouclée. Du coup c’est lui qui vient jouer le support technique à Riga … d’où les chiens, d’où de superbes pages sur le quotidien d’un pays en voie de déliquescence (au moment où Mankell écrivait ce polar, 1991, la situation était loin d’être décantée et pourtant il fait preuve de belles presciences).
C’est carrément étouffant par moments, désespérant comme lorsqu’on est dépendant, prisonnier, d’un pays totalitaire.
Il y a de très belles pages sur l’ordinaire letton de cette époque. Mankell est très fort. Se documenter est une chose, le restituer avec l’apparence de la vie, c’est autre chose. Il y a du John Le Carré dans ceci en moins didactique, plus ludique.
Et puis il reste la profonde humanité de Mankell transfusée chez Wallander. Un héros à hauteur du peuple, un homme avec ses faiblesses et ses doutes. Un Montalbano sicilien, un Robicheaux de Louisiane sont ses cousins.

« Il regarda défiler le paysage. Des champs désolés, où la neige déposait des taches irrégulières. De temps à autre une maison grise, des clôtures nues, un cochon fouillant dans un tas de fumier … Une grisaille infinie, qui lui rappela sa récente excursion à Malmö avec son père. La Scanie était peut-être laide en hiver ; maos ici, la laideur était un vide repoussant, qui dépassait de loin tout ce qu’il aurait pu imaginer.
Le chagrin – tel fut le sentiment qui lui vint en contemplant ce paysage. Comme si l’histoire douloureuse du pays avait trempé son pinceau dans un immense pot de peinture grise. »

Je me suis presque rigalé

7 étoiles

Critique de El grillo (val d'oise, Inscrit le 4 mai 2008, 43 ans) - 10 juillet 2008

Désolé pour le jeu de mots douteux...
Mon premier Mankell. On y trouve tous les ingrédients d'un bon polar : un double meurtre prétexte à une énigme plus alambiquée qu'il n'y parait, un enquêteur charismatique mais pas super héros, un contexte socio politique bien décrit (encore que j'aurais aimé plus de détails sur la Lettonie sur ce point).
Wallander force son courage, pas forcément fameux, et brave la hiérarchie pour résoudre son enquête, guidé en cela par sa conscience et son affectif. Le personnage de Wallander en devient attachant, on suit les interrogations (en italique dans le bouquin) de l'enquêteur, qui n'a pas qu'un raisonnement cartésien mais basé aussi et surtout ici par son affect, au delà de la raison parfois. On suit également ses peurs ce qui immerge un peu plus le lecteur. Dans quelle mouise on peut se mettre, non mais franchement...
Niveau réserve, le milieu du récit m'a semblé un peu creux.
Un bon moment de lecture. A bientôt Wallander !

Mon premier Wallander...

9 étoiles

Critique de Shelton (Chalon-sur-Saône, Inscrit le 15 février 2005, 61 ans) - 6 mai 2008

Il y a des choses que l’on ne peut pas s’expliquer de façon rationnelle : pourquoi n’avais-je jamais ouvert un roman policier de Henning Mankell alors que je suis un grand amateur de polars, que la littérature nordique ne me pose aucun problème particulier et que cet auteur est très bien traduit et disponible en format de poche accessible à tous. Rien de particulier ne peut donner d’explication plausible si ce n’est que les sorties sont trop nombreuses, que l’on ne peut pas tout lire, que l’on privilégie certaines séries que l’on connaît depuis longtemps ne serait-ce que pour savoir comment évoluent les personnages auxquels on s’est attaché…
En attendant, il aura fallu que Critiques Libres se lance dans un prix décerné par les lecteurs, qu’il existe une catégorie polars, que Henning Mankell se retrouve dans la sélection pour que je franchisse le pas et me décide à lire des enquêtes de ce Kurt Wallander. Comme je ne pouvais pas en lire un seul – je voulais pouvoir juger le ton de la série – j’ai regardé ce que nous avions à la maison. Parmi la grande bibliothèque, j’ai récupéré Les chiens de Riga qui nous avait été offert pour l’achat d’autres ouvrages et que personne n’avait encore ouvert…
L’histoire est plutôt bien construite : un chalutier reconverti dans le trafic croise, une nuit, un canot gonflable avec deux cadavres comme passagers. Le frêle esquif, un temps tracté, va échouer sur une des plages de Scanie, la région suédoise de Wallander, du côté de la ville d’Ystad…
D’où viennent ces cadavres, comment ont-ils terminé sur ce gonflable, qu’est-ce qui a bien pu provoquer la mort de ces deux hommes bien habillés et en veste ? Les questions sont nombreuses et prendront même un aspect de mystère impossible à résoudre quand on découvrira que nous avons là deux Lettons…
Mais dès que l’enquête devient internationale les acteurs se multiplient et le lecteur se demande à quelle sauce il sera mangé quelques cent pages plus tard… C’est là qu’il faut que je commence à me taire car c’est un roman policier ce qui implique de ma part quelques réserves pour protéger le suspense…
Mais, chance extraordinaire, les romans de Henning Mankell ne sont pas uniquement des polars : ce sont, avant tout des romans ! Donc nous allons vivre en compagnie de pauvre Wallander. Je dis pauvre car cet homme ne respire pas la joie totale, c’est le moins que l’on puisse dire. J’ai beaucoup aimé la façon de parler de la Scanie, de la Suède (pourtant l’auteur, suédois, ne vit qu’une infime partie de sa vie dans son pays d’origine, résidant en Afrique, dans le Mozambique). J’ai aussi adoré la nature des liens de Wallander avec les autres que ce soient ses collègues de travail, sa fille, ses amis (il n’en a pas tant que cela), les policiers étrangers à son commissariat qu’il sera amené à côtoyer dans cette enquête…
La partie la plus forte psychologiquement parlant consiste dans la description des rapports avec cette femme lettone Baiba Leipa… mais je ne vous en dirai pas plus…
Enfin, comment ne pas parler du panorama rapide mais précis de l’état des pays baltes au moment de la chute du mur de Berlin ? Ayant beaucoup voyagé pour mon travail dans les pays dits de l’Est durant cette période, je dois vous avouer que ce que nous dit Mankell est très proche de ce que j’ai pu constater, entendre, voir…
Bref, je dirai que j’ai été surpris par la qualité de ce roman policier, par l’écriture de Mankell, par la qualité de la traduction d’Anna Gibson et je suis content d’être « obligé » de devoir en lire un second dès aujourd’hui…

Mankell le visionnaire

9 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 43 ans) - 19 mars 2006

L'histoire a été résumée et un point a été fait sur l'ordre chronologique non respecté lors des parutions française, inutile donc d'y revenir.

Enquête en Lettonie ou comment Henning Mankell est un grand visionnaire. Au moment où il écrit cette histoire, ce sont les prémisses de la révolution dans les pays baltes, or il voit clairement comment la situation risque d'évoluer et le contexte qu'il pose dans cette enquête de Wallander est assez conforme à la réalité. Avec peut-être une tendance à trop condenser certains aspects, on se croirait dans un film d'espionnage mais bon, c'est normal, il faut tenir le lecteur en haleine et puis c'est l'enquête policière qui veut cela.
J'ai un peu regretté qu'une histoire d'amour vienne prendre place au milieu de tout cela, mais elle est un prétexte à fragiliser Wallander et on sait à quel point Mankell a rendu son héros proche des gens par son côté humain et vulnérable justement. Et puis aussi l'importance que Baiba aura dans la vie de Wallander par la suite.
Comme pour "La lionne blanche", j'ai particulièrement apprécié le contexte politique et social richement détaillé par Mankell. Ce n'est pas une simple enquête sur un meurtre, c'est le portrait d'un peuple et d'une société. C'est pour cette raison que je place Mankell au-dessus de la mêlée dans mes goûts personnels de polars et que j'ai du mal à trouver un auteur qui lui corresponde en qualité et en diversité. Je suis d'ailleurs preneuse de suggestions!

super

9 étoiles

Critique de Elfe (, Inscrite le 15 septembre 2004, 61 ans) - 2 décembre 2005

Un Wallander d'autant plus vulnérable qu'il est tombé amoureux. Une atmosphère glauque et prenante. Un suspens violent, dépaysant, à l'efficacité garantie. Un très bon polar efficace et prenant où notre cher commissaire donne la mesure de son courage et de sa détermination je m’attache de plus en plus à kurt et à son auteur dont je vois poindre la personnalité vivement le prochain. Note 4.5 /5

Enquête dans le brouillard.

8 étoiles

Critique de Léonce_laplanche (Périgueux, Inscrit le 22 octobre 2004, 81 ans) - 6 septembre 2005

Ce livre a été écrit en 1991, alors que la Lettonie est encore sous l’étroite surveillance de Moscou. Le désir d’indépendance manifesté par les pays baltes devient à cette époque de plus en plus manifeste. Nul n’est prophète, mais Mankell a bien senti l’air du temps, ainsi que l’odeur des jours à venir.
Je ne reprends pas l’histoire qui a été déjà très bien présentée.
On a entre les mains un polar qui n’est pas très éloigné d’un roman d’espionnage en fait.
Wallender enquête à Riga où il est très difficile de distinguer amis et ennemis : tout le monde se méfie de tout le monde ! C’est contagieux, et la ville est contaminée….

Pour l’essentiel, j’ai trouvé ce roman excellent : histoire bien menée, atmosphère très bien rendue, et une écriture qui vous pousse à tourner les pages.
Par contre l’extrême fin me paraît quelque peu misérable ! Sans en parler, bien sûr, le scénario devient rocambolesque et la chute est médiocre : amis et ennemis, ou coupables et non-coupables étant parfaitement interchangeables, le lecteur est contraint d’accepter ce qu’on lui propose.
Un très bon livre donc, mais pas du début à la fin !

Polar à lire absolument

9 étoiles

Critique de Laurent63 (AMBERT, Inscrit le 15 avril 2005, 43 ans) - 8 mai 2005

Le deuxième opus des aventures de Kurt Wallander ( le premier étant Meurtriers sans visages) nous entraîne dans les pays baltes, avec une intrigue excellente et un côté humain que l'on trouve rarement dans les polars. L'auteur aime beaucoup ce style qui mélange des enquêtes difficiles et des policiers qui se posent des questions sur leur avenir et leur travail. Un chef d'oeuvre digne des Ed McBain où de Deon Meyer.

Je ne vais pas m'arrêter là...

9 étoiles

Critique de Catpat (Nieppe, Inscrite le 10 juin 2002, 52 ans) - 24 mars 2004

C'est le premier roman de Mankell que j'ai lu et certainement pas le dernier. Il m'a tenue en haleine de bout en bout et je me réjouis de savoir que je vais pouvoir retrouver l'inspecteur Wallander dans d'autres romans de la même trempe.

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