Expo 58 de Jonathan Coe

Expo 58 de Jonathan Coe
(Expo 58)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Chrysostome, le 27 avril 2014 (Inscrit le 31 décembre 2012, 37 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 4 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (32 252ème position).
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Sympa mais pas son meilleur

L'idée de ce roman retraçant l'histoire de l'Expo 58 est venue à Jonathan Coe lorsqu'il a été interviewé par la radio belge sur les lieux de l’Atomium.

Coe nous raconte comment Thomas Foley, jeune fonctionnaire au Bureau central de l'Information, voit sa vie changer lorsqu'il est mandaté pour six mois à Bruxelles au pavillon anglais pour superviser la bonne tenue d'un pub censé incarner la culture de son pays. Comme à son habitude, Coe brasse les genres, et tout en nous relatant ce que pouvait être le quotidien de l'Expo 58, il le saupoudre d'une histoire sentimentale ainsi que d'une parodie de roman d'espionnage.

La mise en place est un peu longue, et à mon goût pas passionnante. Il faut atteindre le premier tiers du roman pour qu'une idylle naissante vienne mettre un peu de sel dans cette histoire. Et ce n'est qu'arrivé à la moitié du roman que l'intrigue, façon parodie de James Bond, décolle vraiment. C'est dans cette dernière veine que le roman prend toute sa saveur et qu'on retrouve enfin la principale qualité de Jonathan Coe : son humour désopilant ! Les trois espions de sa majesté auxquels Thomas est confronté sont des sortes de Dupond-Dupont, Wayne et Radford par leur manière de construire leurs dialogues à deux, et Wilkins par sa maladresse. Malheureusement l'intrigue retombe très vite, et l'histoire traîne à nouveau en longueur sur la fin.

Voilà un roman qui fait entrevoir ce que pouvait être l'Expo 58 pour ceux qui, comme moi, ne s'y étaient jamais plus intéressés que ça. Cependant, le souci qu'a Coe de nous retranscrire toute l'organisation fidèlement dans ses moindres détails rend parfois la lecture quelque peu fastidieuse. C'est dans sa partie romancée qu' Expo 58 devient le plus intéressant et on peut regretter que l'auteur n'ait pas réussi à trouver un meilleur équilibre entre sa toile de fond historique et l'histoire qu'il souhaitait mettre en place.

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Les éditions

  • Expo 58 [Texte imprimé], roman Jonathan Coe traduit de l'anglais par Josée Kamoun
    de Coe, Jonathan Kamoun, Josée (Traducteur)
    Gallimard / Du monde entier (Paris)
    ISBN : 9782070142798 ; EUR 22,00 ; 13/02/2014 ; 336 p. ; Broché
  • Expo 58 [Texte imprimé] Jonathan Coe traduit de l'anglais par Josée Kamoun
    de Coe, Jonathan Kamoun, Josée (Traducteur)
    Gallimard / Collection Folio
    ISBN : 9782070455102 ; EUR 8,00 ; 05/06/2015 ; 368 p. ; Broché
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Un jonathan Coe original

7 étoiles

Critique de Sundernono (Nice, Inscrit le 21 février 2011, 35 ans) - 3 novembre 2015

Voici un Jonathan Coe particulièrement original et qui tranche avec les précédentes productions de l’auteur des Midlands. En effet celui-ci s’essaye au roman d’espionnage sous fond de guerre froide.
Ayant pour cadre l’exposition universelle de 1958, le roman s’articule autour d’un personnage « monsieur tout le monde » : Thomas Foley, jeune employé du BCI (bureau de l’information britannique). Chargé de la gestion du pub anglais Le Britannia, construit pour l’occasion, Thomas découvre une nouvelle vie faite d’action, de découvertes, de glamour et de tentations.

Agréable à lire, bien desservi par une écriture efficace, Expo 58 est un roman distrayant mais qui ne me laissera pas un souvenir impérissable comme Bienvenue au club ou encore l’excellent Testament à l’anglaise. Cependant la lecture fût agréable, l’histoire intéressante et il faut souligner le risque pris par Jonathan Coe qui s’aventure dans un registre dans lequel on ne l’attend pas.

Un roman plaisant.

un roman emballant et bien ficelé

7 étoiles

Critique de OSCARWY (, Inscrit le 23 février 2013, 61 ans) - 2 mai 2015

Le vrai du faux . le faux du vrai!
Qui est qui ? et qui fait quoi ?
Thomas Foley ne le sait pas mais quand il croit le savoir , bien sûr il se trompe maladroitement, même ses liaisons torrides sur fond de guerre froide sombre dans l'absurde
Car il est manipulé du début à la fin
Tout l'art de cette histoire est fondé sur la falsification
Dans un décor qui semble lui même irréel et qui finit d'ailleurs par disparaître !
Une histoire bien écrite et divertissante avec un humour 'so british' qui n'est pas sans rappeler ce grand auteur que fut Graham Greene avec des romans comme
'Voyage avec ma tante' ou encore ' Notre espion à la Havane' qui sont des modèles du genre à lire et à relire !

Une histoire belge à (re)découvrir

6 étoiles

Critique de Papyrus (Montperreux, Inscrite le 13 octobre 2006, 57 ans) - 25 juin 2014

Au pied de l'Atomium, dans la périphérie de Bruxelles, l'exposition Universelle de 1958 va débuter. C'est la première depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Jonathan Coe fait revivre cet événement sur fond de guerre froide et d'espionnage entre l'est et l'ouest, de naissance de l'énergie nucléaire et de découverte spatiale... Thomas Foley désigné pour superviser "Le Britannia", un vrai faux pub construit dans la zone réservée à la Grande Bretagne va voir sa vie bouleversée par cette plongée au cœur des grandes transformations de l'après guerre. C'est tout son mode de vie, monotone et sans grand relief qui s'en trouve remis en cause. Jonathan Coe sait raconter des histoire de gens simples avec un humour qui lui est propre, nous entraînant dans une parodie de roman d'espionnage, assaisonnée d'un soupçon d'intrigue sentimentale.
Je partage l'avis de la critique principale: c'est une lecture plaisante mais avec quelques longueurs en début et en fin de récit. Jonathan Coe ne signe pas là son meilleur roman mais j'ai apprécié de comprendre enfin à quoi correspondait ce fameux Atomium dont j'avoue que la portée m'avait totalement échappé quand je l'ai visité, ainsi que la capacité de dérision de cet auteur.

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