La conjuration primitive de Maxime Chattam

La conjuration primitive de Maxime Chattam

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Ndeprez, le 7 mai 2013 (Inscrit le 22 décembre 2011, 43 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 14 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (767ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 7 346 

L'âme du mal...le retour

Mais comment fait Maxime Chattam pour nous livrer des polars de très bonne qualité à une cadence soutenue ?
Autant je n’apprécie pas trop l'auteur quand il lorgne sur la science fiction mais lorsqu'il se penche sur les intrigues policières je trouve qu'il excelle.
Cette fois ci nous suivons l’enquête du service de recherches de la Gendarmerie qui traque des assassins ayant comme caractéristique de signer leurs crimes avec ce symbole *e.
Comme souvent les scènes de crime sont à la limite du soutenable et on repousse sans cesse la frontière de l'horreur... âmes sensibles s'abstenir.
L'histoire correspond aux critères habituels , le rythme est soutenu, beaucoup d'action , du sang , personnages attachants etc...
Une surprise littéraire attend toutefois les fans de Chattam , l'auteur utilise en effet un artifice assez rare dans les romans policiers.
Le final est assez inattendu.
Incontournable pour ceux qui ont aimé Le requiem Des abysses ou Leviatemps

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Minotaure.

6 étoiles

Critique de Pierrot (Villeurbanne, Inscrit le 14 décembre 2011, 67 ans) - 14 août 2019

Grâce à ce nouveau romancier français, j’atteins le nombre de 133 auteurs différents.
-Et alors, me diriez-vous ?
En effet et alors, puisque certains d’entre vous, doivent dépasser facilement ce chiffre…
-Ok, je n’ai rien dit, c’est ok …
Donc, après je ne dirais pas que j’ai dévoré ce roman, puisque ici, un des personnages s’en charge voracement, ce qui amène les flics à penser aussi sec, qu’ils ont affaire à du cannibalisme, pratique connue, rabattue et j’ose même dire remâchée, notamment à travers certaines expéditions, qui ont pris faim. Ou par les grosses légumes d’une tribu d’arriérés qui manquent de pot ! Mais ce n’est pas là que notre auteur se démarque de ses autres confrères dans ce genre de roman à l’eau de rose… Non ! Là, ou il apporte son grain de sable en plus, à cette fosse septique, c’est dans la nécrophilie, là où notre bête nécrophile pète le feu. Un peu comme le rappelait d’ailleurs très clairement l’ancienne secrétaire du parti communiste français : Ici ce n’est pas du buffet qu’il faut avoir, mais du cœur au ventre … (En fait, je dis tout ça, parce que depuis peu, je dors sous les ponts, et je me vois donc obligé, de meubler un peu mon propos).
Donc ici à la différence de n’importe quel tigre, qui aime la chair fraiche*…D’autres, c’est certains, l’aiment chaudes* comme notamment notre bête… qui baigne dans son jus avec ses victimes. Mettant ainsi toutes les polices en ébullition.
Même si, j’ai appris que Lamorlaye a hébergé entre février et août 1944 un Lebensborn (en français : « Fontaines de vie ». L’ensemble là encore, m’a paru long et lourd. Il est vrai aussi, que ce genre de roman n’est pas ma tasse de thé…

Bisou, bisou, gentil Bisounours

9 étoiles

Critique de Incertitudes (, Inscrit le 4 décembre 2008, 35 ans) - 25 mars 2019

On compare Chattam à Stephen King. Je n'en sais rien mais c'est vrai que dans le Mal avec un grand M, il va assez loin.

Le roman est découpé en trois grandes parties. La première est centrée sur Alexis Timée, jeune enquêteur, qui tente de sortir de sa retraite dans les montagnes, un criminologue de génie. Afin que celui-ci l'aide à enquêter sur un mystérieux signe, *e, laissé sur le lieu du crime par le meurtrier. Encore faut-il qu'il l'accepte de quitter sa famille. Refuge contre le Mal auquel a été confronté durant toute sa carrière.

Ce qui n'est pas rassurant, c'est qu'il ne s'agit pas d'un acte isolé. Très vite, j'ai pensé à une secte car les meurtres vont se succéder et l'horreur monte crescendo.

La seconde partie se concentre sur Ludivine, la coéquipière d'Alexis, femme forte et déterminée. De l’Écosse à la Pologne jusqu'au Québec, ce sera une vraie chasse qu'elle va mener. Et ça ne s'arrête jamais. Il n'y a quasiment aucun temps mort.

La dernière partie est justement intitulée "Eux". Ce n'est pas pour rien. Ce réseau de criminels, qui se sont développés entre eux, cherchent à créer une société où ils pourraient assouvir tous leurs fantasmes en totale impunité. Une vision sombre de l'humanité que Chattam assume. L'Histoire serait là pour nous le montrer et ça n'irait pas en s'arrangeant.

Sur cette philosophie, chacun aura son avis. Sur les dernières pages et l'assaut du village en particulier, là où on sera tous d'accord, c'est sur l'efficacité des scènes d'action rappelant les plus gros films d'action hollywoodiens. Je ne sais pas si ses sources d'inspiration seraient justement les séries ou les films américains mais les pauvres... Je n'aimerais pas être à leur place.

Déconseillé aux âmes sensibles quand on voit l'atrocité, la barbarie de certains meurtres. Viols, tortures, pédophilie, faites votre choix. Même les scènes de baise, enfin la scène de baise, est violente.

Cette petite Ludivine est attachante et son histoire ne fait que commencer.

la violence organisée

9 étoiles

Critique de Ellane92 (Boulogne-Billancourt, Inscrite le 26 avril 2012, 43 ans) - 23 juin 2015

Des crimes atroces ont lieu un peu partout en France. Le point commun de ces crimes n'est pas, comme on pourrait le croire, leur mode opératoire. Leur point commun, outre leur sauvagerie sadique, est qu'ils sont signés et revendiqués d'un "*e".

C'est Alexis Timée, à la tête d'une petite équipe spécialisée de la gendarmerie, qui doit enquêter sur ces morts. Les scènes de crime ne laissent que peu d'indices, ou alors inutilisables. Les tueurs en série sadiques et psychotiques sont censés être des individus marginaux et solitaires. Or, la fréquence et la localisation des meurtres montrent que la Bête et le Fantôme, comme on les surnomme, se coordonnent. Pour venir à bout de cette enquête au point mort, Alexis part chercher de l'aide auprès du meilleur criminologue de France, aujourd'hui au vert, qui tente d'oublier que, pour traquer le Mal, il faut en faire l'expérience soi-même.



Ca fait bien longtemps que j'aime les livres de Maxime Chattam, lectures à la fois prenantes et divertissantes, trash et bien écrites, même si certaines m'ont moins plu que d'autres.

En commençant "La conjuration primitive", j'ai eu l'impression de me retrouver au milieu d'un "bon Chattam", c'est-à-dire un livre à la facture "classique" pour cet auteur : un héros, des meurtres sanglants, avec des descriptions à couper l'appétit et le sommeil (un peu trop d'ailleurs), une piste minuscule, de l'action et du suspense. Oui mais, ça c'était avant, avant la fin de la première partie et son drame ! Et là, j'ai eu envie d'applaudir des deux mains. Parce que, dans La conjuration primitive, Maxime Chattam prend des risques, à plusieurs niveaux. Cette fin de première partie, déjà, mais aussi avec le final, qui aurait pu facilement tourner au ridicule ou au trop-plein, et qui est amené, mené et finalisé avec maestria ! Sans compter l'apparition très remarquée de Joshua Brolin, dont j'avais suivi les aventures dans "La trilogie du mal".

Bref, La conjuration primitive, malgré une surenchère dans la barbarie des meurtres commis, est un excellent thriller, et je suis ravie de savoir que, bien que cela fasse plus de dix ans que je "fréquente" les livres de Chattam, cet auteur arrive encore à me surprendre !

Chattam au meilleur de sa forme

8 étoiles

Critique de Renaud (Liège, Inscrit le 5 décembre 2005, 53 ans) - 24 février 2015

Ouvrir la « Conjuration primitive » c’est ouvrir une fenêtre sur le Mal à l’état pur... Roman haletant au rythme effréné, aux crimes atroces et aux rebondissements inattendus, on est ici dans du grand Chattam, digne de la « Trilogie du Mal » (vis à vis de laquelle on est souvent dans une forme d’hommage à la fois implicite, sous formes d’allusions, et explicite avec l’apparition surprise d’un personnage qui en est directement tiré).

J’ai dévoré ce roman et ne puis qu’en recommander la lecture aux amateurs du genre, avec, toutefois une réserve : les théories de l’auteur sur le Mal me semblent forts discutables et être le point faible du livre... Cette restriction mise à part, on en redemande !

retour aux sources

7 étoiles

Critique de Seb (, Inscrit le 24 août 2010, 42 ans) - 19 décembre 2014

Enfin un roman de Chattam comme il sait bien les écrire. Oubliés les essais SF, terminés les thrillers début de siècle et retour aux sources. Un thriller assez sanglant, très noir qui joue très bien sur rôle de page turner. Les personnages sont attachants, leurs psychologies travaillées et intrigues rondement ficelées. Comme certains d'entre vous j'ai été déçu par la fin avec ce village de dégénérés difficilement concevable et un siège tenu par deux éclopés au bout de vie...
Nonobstant cet épilogue, le roman se lit très bien et vous assurera bon nombre de frissons.

Du grand Chattam

9 étoiles

Critique de Ayor (, Inscrit le 31 janvier 2005, 47 ans) - 21 juin 2014

Aborder un sujet tel que celui du tueur en série n'est pas sans risque tant il demeure en vogue depuis quelques années déjà.
C'est donc dans la manière dont l'écrivain traite son sujet et apporte des éléments réellement originaux qui lui donne tout son sens, et donc son intérêt.
Force est de reconnaître que Maxime Chattam nous propose une histoire franchement réussie, originale, et avec d'excellents rebondissements dont certains sont particulièrement inattendus.
A noter également que les scènes d'action recèlent une tension extrême et sont écrites avec un incontestable brio.

La section de recherche de la gendarmerie a fort à faire alors qu'une série inédite de meurtres a lieu dans plusieurs pays d'Europe (dont la France), et que ces horreurs perpétrées dans le même temps sont toutes signées d'un étrange symbole : *e.

Famille

8 étoiles

Critique de Marlène (Tours, Inscrite le 15 mars 2011, 42 ans) - 6 avril 2014

Je n'ai pas lu ce livre moi-même, mais je l'ai écouté en cd audio. comme pour N'éteins pas la Lumière de Bernard Minier, un détail m'a fait penser à un roman de Karine Giebel, donc bon je me suis dis: on me l'a déjà fait ! C'était un bon livre mais je ne l'ai pas adoré, finalement, chose qui n'arrive pas tout le temps, c'est la fin qui m'a le plus plu. Je ne m'attendais pas à ça et j'ai voulu savoir la suite.
J'ai bien aimé Alexis comme Ludivine, Richard (sa théorie, oui why not mais bon, moi j'y crois pas). Mais j'ai trouvé que M.Chattam en faisait trop et a forcé le trait sur l'horreur, oui, les tueurs en série sont parfaits très cruels mais ça faisait too much à mon goût. Et j'aurais préféré qu'il se concentre sur un tueur en série, il s'éparpille en en suivant plusieurs
Bon livre mais je regrette l'ancien M.Chattam... Et il a dédié à sa femme ce livre, moi je sais pas, me faire dédicacer un tel livre, je ne sais pas comment je réagirais hi hi

Pas mal...

6 étoiles

Critique de Marsup (, Inscrit le 22 octobre 2009, 43 ans) - 4 décembre 2013

Bien écrit, bien détaillé (j'adore ce sens du réalisme et ce sadisme littéraire) et pourtant il me manque quelque chose.
Peut-être que cette théorie est trop farfelue et invraisemblable pour y adhérer ? ou bien parce que Chattam verse dans la redite ? Il est vrai que ce livre ressemble à un copié / collé de ses précédents...

Toujours pas à la hauteur de La Trilogie du Mal ou du superbe La Promesse des Ténèbres...

LUI, ELLE, EUX

9 étoiles

Critique de Free_s4 (Dans le Sud-Ouest, Inscrit le 18 février 2008, 45 ans) - 23 août 2013

Je retrouve enfin le Chattam que j'aime, celui de ses premiers romans.
Bien glauque et sanglant (beurk).
Les voyages dans ses précédents romans (Autre-Monde et Léviatemps) étaient sympa, mais moins à mon goût (excellent tout de même).
Je recommande ce roman gendarme et gendarmette à la poursuite de nazis sanguinaires.
Vite lu, on ne voit pas le temps passer.
Coeurs sensible s'abstenir.

Du bon Chattam

8 étoiles

Critique de Lalie2548 (, Inscrite le 7 avril 2010, 34 ans) - 1 août 2013

Ce livre de Maxime Chattam m'a beaucoup plu car j'ai retrouvé un peu de l'atmosphère de la trilogie du mal.

Comme à son habitude, l'auteur nous balade tout au long du récit et jusqu'au bout, j'ai été bernée. Tout ce que j'aime dans un bon thriller. Cependant, je tiens à préciser que certaines scènes sont assez glauques, donc âmes sensibles attention même si ce n'est pas la majeure partie du récit je vous rassure. C'est ce que j'aime aussi dans ce livre c'est qu'il n'est pas lourd au niveau descriptions et il n'y a pas de scènes un peu plus dures, juste pour les avoir. Elles sont utilisées à bon escient.

En ce qui concerne l'écriture, elle est toujours aussi agréable à lire. Elle est fluide et on tourne les pages sans s'en rendre compte et pour cela aussi est un gage de qualité car ça veut dire que je ne m'ennuie pas.

En résumé, c'est un excellent thriller comme tous ceux de Maxime Chattam que j'ai eu l'occasion de découvrir. Je le conseille aux amateurs de suspense et d'enquêtes sans temps mort.

Un petit "âme du mal"

7 étoiles

Critique de Gardigor (callian, Inscrit le 27 avril 2011, 41 ans) - 1 juillet 2013

On retrouve facilement l'environnement "âme du mal" qui nous avait transporté littéralement grâce à Joshua Brolin.
Dès les premiers chapitres on est tout de suite dans l'histoire, dans ces personnages, dans le mal...
Chattam a cette faculté à nous accrocher dès les premiers mots.
J'ai trouvé la 2ème partie un peu moins soignée, un peu décousue même si l'intrigue reste bien ficelée. Pour moi ce thriller n'arrive pas à la cheville de la trilogie du mal mais le style "Chattam" est agréable, et on en redemande toujours.
La première partie est assez violente.
Je ne parle pas de ma déception Brolin que j'avais hâte de retrouver...

Un excellent thriller:

10 étoiles

Critique de NathM (L'ISLE ADAM, Inscrite le 8 mai 2013, 48 ans) - 8 mai 2013

Approchez mesdames et messieurs !! Approchez et lisez !

Car sous vos yeux ébahis, vous allez, en compagnie du grand illusionniste Maxime Chattam, partir en quête… En quête acharnée, obsessionnelle… En quête folle et sanglante… En quête de l’origine du mal !

Oui monsieur, oui madame ! Cette quête commença il y’a plus de dix ans par « La trilogie du mal ». Grand 8 infernal qui nous amena pas à pas, page après page, à ce déferlement de violence qu’est « La conjuration primitive » .Car attention monsieur, surtout vous mademoiselle…ce livre, pour toute âme un tant soit peu sensible est à proscrire ! Une galerie des horreurs qui va vous faire frémir face aux pires déviances des pires sociopathes que vous puissiez imaginer. Les ? Oui, vous avez bien entendu messieurs dames, car ce n’est pas un psychopathe, pas deux psychopathes mais toute une colonie que Chattam Le Magnifique vous propose aujourd’hui pour le prix d’un seul ! Du serial killer à profusion, à un prix imbattable, vous ne regretterez pas votre achat ! Madame, Monsieur, j’ai le même à la maison.

En cadeau, nous ajoutons à cela des gendarmes charismatiques et sexys. Oui c’est possible madame.

Un profiler en pré retraite qui rempile, et promotion exceptionnelle : un voyage à travers la France, la Pologne, l’Ecosse et le Canada ! Oui monsieur, pour 22,50 euros seulement !

Alors…êtes-vous prêts à ce condensé dingue et sanglant ? Ce traité sur la propension de l’homme à une violence atavique ? Êtes-vous prêts pour LA quête ?

Approchez mesdames et messieurs, et vous aussi au fond ! Il y’en aura pour tout le monde, ne bousculez pas !

Remarquable

10 étoiles

Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 36 ans) - 8 mai 2013

Probablement un des meilleurs thrillers de Chattam, en tout cas, son meilleur depuis "La Promesse Des Ténèbres". Un livre comme toujours passionnant, rempli de suspense, bien glauque parfois, on se demande où l'auteur veut en venir (ça démarre fort, direct, là où "Léviatemps" mettait du temps à se lancer) avec ce *e, ce symbole étrange retrouvé sur plusieurs scènes de crimes variées, les 'oeuvres' de tueurs différents, dans des lieux différents, modus operandi différent, mais même symbole. Un casse-tête pour la police (plutôt, gendarmerie) !
J'ai été rassuré, en le prenant en main, de constater le nombre de pages, 450, alors que sur le Net, certains sites marchands indiquaient 300 pages, ce qui, franchement, est peu quand on y pense. En revanche, dommage qu'Albin Michel, maintenant, ait réduit (légèrement) la hauteur de leurs livres. Mis à côté des autres romans de Chattam, "La Conjuration Primitive" fait un peu petit...
Idem pour le dernier Grangé, et un des derniers King ("Nuit Noire..."), d'ailleurs.

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