Cinquante nuances de Grey de E. L. James

Cinquante nuances de Grey de E. L. James
(Fifty shades of Grey)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Légèreté69, le 22 octobre 2012 (Inscrite le 28 septembre 2012, 41 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 3 étoiles (basée sur 28 avis)
Cote pondérée : 3 étoiles (51 518ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 10 158 

Réservé à un public majeur et averti. Des hauts et des bas !

Que dire que vous n'ayez pas encore lu et vu ?

Le négatif ? Oui, bien sûr, le barnum américain dans toute sa splendeur...Comme on l'a connu pour Harry Potter et bien d'autres ; l'impression que la messe est dite avant l'office. La traduction n'offre sans doute pas toute la "nuance" qu'aurait peut être désiré l'auteure....

Le positif ? Ca se laisse lire, comme on inventa, en d'autres temps, le "easy listening"... Un bon moment sans grande prétention, on passe le temps autour d'une histoire de sexe, on rentre vite dans les personnages...

Après tout, il s'agit d'une "fan fiction"....Au fond, "it's a joke !" qui a bien fonctionné parce que les temps y étaient propices et que nous en avions envie...A qui la faute ? Nous.

Maintenant, les répétitions, le BDSM à la papa, le langage faussement cru pour être cru, ça déséquilibre grandement l'ensemble....mais arrêtons de démolir pour le plaisir, cela reste un bon moment de lecture !

Comme c'est une trilogie et que s'annonce un autre tome 3 d'une auteure française dont j'ai parlé ici, je me verrais bien organiser pour vous un match :

E.L. JAMES vs Angela BEHELLE

sur la base de leur série respective. La française tombera-t'elle dans les facilités de l'anglaise ? Celle qui a été distinguée par le Time dans "The 100 Most Influential People in the World" nous réserve-t'elle des surprises auxquelles nous ne nous attendions pas à l'issue du premier opus ? Angela Behelle va-t'elle s'épuiser au troisième tome de la série ?

Au-delà des chiffres ( 15 000 ventes dès le premier après midi en France pour E.L. James ) et je suppose beaucoup moins pour la française ( ! ), ce défi m'amuse beaucoup car nous avons là, reconnaissons-le, deux belles séries de qualité à venir, sans grande concurrence littéraire du genre pour les soirées au coin du feu en solo comme en duo ;)

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Nullité totale

3 étoiles

Critique de Bernard2 (DAX, Inscrit le 13 mai 2004, 71 ans) - 24 juin 2018

Je cherche encore l'intérêt d'un tel livre. Vide, totalement vide. Érotique ? Même pas. Du verbiage, mal écrit (ou peut-être mal traduit). Il ne se passe rien. Grey a des pulsions sadomasochistes. Comme il est richissime (il achète systématiquement une voiture de luxe à ses nouvelles conquêtes, c'est à dire souvent), il a tout ce qu'il veut, tout de suite. C'est tellement absurde et incohérent qu'on ne peut y croire une seule seconde.
Quant au secrétaire de Grey (il parle à la première personne, c'est lui le narrateur dans ce livre), il semble qu'à part « bordel », son juron favori que l'on retrouve à chaque page, il n'ait pas grand chose à dire.
Il fallait sans doute beaucoup de publicité pour faire de ce mauvais – très mauvais – livre un succès littéraire.

Je crois que j’aurais droit à une fessée

6 étoiles

Critique de Lilule (baalon, Inscrite le 24 février 2006, 48 ans) - 17 mai 2017

Je ne suis pas du style à lire des livres érotiques mais bon je voulais avoir un avis sur ce livre. Qui fait plutôt débat. Et bien je dirai que c’est divertissant. Je vous entends déjà hurler mais ce n'est pas une prise de tête. Je savais qu'en lisant ce livre, je ne vais pas me poser des questions sur la vie ou sur le monde. Si vous voulez ce style de livre je vous conseille le monde d'hier. Bien sûr je ne conseille pas ce livre pour des personnes non matures.

Ouf !!

1 étoiles

Critique de Herve2 (, Inscrit le 23 mars 2011, 51 ans) - 12 août 2015

Ouf !! Je suis arrivé au bout. 550 pages, ce n'est pas rien. Je mérite un diplôme, non ? Plus sérieusement, on touche là le fond de ce que doit être le genre littéraire, au sens très large du terme. Tout d'abord, quant au "style". On a vraiment l'impression que l'auteur apprend à écrire au fur et à mesure de la progression de l'histoire. J'ai rarement trouvé autant de répétitions, de maladresses, de pauvreté de vocabulaire dans un livre. Il faut reconnaître que cela devient tout de même plus fluide passé la 300 ème page, mais il faut quand même tenir jusque là. Ensuite, l'histoire en elle-même : mon dieu quelle platitude !! Dire que l'on n'y croit pas une seule seconde est bien le moins. C'en est tellement ridicule que cela en serait presque devenu attendrissant si "l'auteur" n'avait eu aucun succès.
Ensuite, le sexe : donc, on parle de cul, de dépucelage, de perversion, de sado-masochisme mais la demoiselle se barre dès la première grosse fessée. Bon, rassurez-vous, c'est tout à la fin. Avant cela, elle se fait déflorer et mettre à plusieurs reprises, en jouissant à chaque fois cela va sans dire. Le type est pervers, c'est acté, mais c'est un coup extraordinaire quand même. Faut pas exagérer !!!
Enfin, un truc que je n'avais encore vu nulle part (mais contrairement à Mallarmé, je n'ai pas lu tous les livres, j'ai donc des excuses) : des fois que vous hésiteriez à vous lancer dans les deux suites tant la séparation des deux amants vous paraît insupportable (ah ben oui, après la grosse fessée à coups de ceinture, elle se barre, Anastasia), vous trouverez à la fin du livre le pitch des deux volumes suivants. Ah ben ils se retrouvent alors ? Nan, je vous dis rien. D'ailleurs, malgré la tension et la curiosité qui naissent de la lecture de ces résumés, je m'abstiendrai finalement. Je vais tenter autre chose.
Livre fortement évitable donc. Mais ce n'est que mon avis.

Pas des degrés Farenheit

1 étoiles

Critique de Antihuman (Paris, Inscrit le 5 octobre 2011, 38 ans) - 11 février 2015

Plus que jamais on aura vu le public adorer une nullité dans tous les sens du terme - et surtout concernant ce porno à l'eau de rose vaguement "X" à destination de toute belle-mère aigrie (ou alors de sa fille plus jeune, qui peut-être est encore pire...)

Plus que jamais on aura constaté que l'empereur est nu et que le niveau décent est en fait situé à mille lieux sous les mers concernant une infinité qui ne connaît pas Nabokov, ni Barbara Cartland dont cette "oeuvre" est une sorte de pot-pourri. Au moins, dans "Angélique, marquise des anges" il y avait une histoire, les scénaristes essayaient de se distinguer parmi l'intrigue mollassonne alors qu'à coté, ce livre à l'air d'avoir été rédigé par une dame-pipi mesquine rêvant de péplums sanglants et sexuels et aussi de riches people déviants de leur route habituelle vers Disneyland, pour une fois. Car autrefois la plèbe n'osait pas se croire autant fourbe que son seigneur et maître, bien sûr que non, tandis qu'avec cette bible des égoûts parfumé avec un antique Chanel numéro 5; désormais elle ose se croire plus sournoise que lui !

Vous me direz, les gueux ont bien le droit de rêver, oui sans doute, mais alors pourquoi ne pas se révolter de ce que les mass-médias leur jettent à la gueule pour les nourrir ? Il y aurait pourtant matière à révolution nom d'une pipe, rarement on aura vu un bouquin de gare autant insipide et choquer le bourgeois par des fessées donnés par des milliardaires apoplectiques déja gâteux (camés à l'éther et sûrement aussi à la colle forte), avouons qu'il est tout de même malheureux que de nos jours d'aucuns pensent sérieusement que le meilleur gagne en général comme si on ne gratifiait que le meilleur comme une bonne et efficace tornade de la météo du soir à la télé. Toutefois et pour sa part, votre serviteur ne se servira pas de glaçon pour rafraîchir cette inculte morue lectrice qu'on sent de très loin...

D'ailleurs "50 nuances" est tellement et pathétiquement insignifiant que je n'ai même pas été jusqu'à la fin, croyant en un retournement spectaculaire de dernière minute: vous voyez, tout le monde espère en quelque chose dans la vie !

Pas tant de nuances que ça

4 étoiles

Critique de Lisa H (, Inscrite le 29 novembre 2014, 44 ans) - 29 novembre 2014

Des grosses ficelles et du cliché, vous êtes servis. Je m'attendais au moins à une qualité d'écriture intéressante, mais je n'ai pas su quoi en retirer. Le coup de la déesse intérieure, à la rigueur, apporte une espèce de répétition qui aurait pu relever l'ensemble, mais non, c'est poussif, c'est long, et je suis affreusement déçue des scènes de sexe.
L'auteure a tout misé sur ses personnages, quitte à dresser le décor à gros coups de crayons : d'un côté l’héroïne vierge et sexy qui n'en a pas conscience, et de l'autre le milliardaire parfait avec juste une petite névrose et une tendance au SM version papa gâteau. Pas de chance, les personnages n'ont rien dans le pantalon. Une fois que le "donné" est exploité (mademoiselle déniaisée, monsieur amoureux) le soufflé retombe, si tant est qu'il ait seulement levé.

L'écriture est répétitive, on nous offre du frisson de supermarché, calibré et prêt à l'usage. J'ai conscience qu'il n'est pas facile de faire des héros avec de vrais défauts, ça oblige à ne pas faire carton plein auprès du lecteur. Malheureusement, il semble que les scénarios consensuels soient de rigueur pour toucher le grand public.

La seule raison que je trouve d'honorer ce livre, c'est pour sa performance de vente.

Seigneur...

1 étoiles

Critique de Nance (, Inscrite le 4 octobre 2007, - ans) - 10 septembre 2014

« Ce soir, c’est le grand soir ! Après avoir attendu si longtemps suis-je enfin prête ? Ma déesse intérieure me foudroie du regard en tapant de son petit pied. Elle est prête depuis des années, et elle est prête à tout avec Christian Grey. Mais je ne comprends toujours pas ce qu’il me trouve... moi, Ana Steele, si banale - ça n’a aucun sens. »

Étudiante en littérature, Anastasia Steele interviewe Christian Grey, un jeune chef d’entreprise, séduisant et très discret sur sa vie privée. Que cache le beau ténébreux ? Ana tombe tout de suite sous son charme.

Mon doux, au vu du succès littéraire, je ne croyais pas que c’était aussi explicite, mais plus du genre Harlequin. Ça commence à être vraiment un malaise à lire quand les scènes de sexe commencent. Les deux personnages sont trop ridicules pour me faire fantasmer vaguement.

Est-ce que l’héroïne était obligée d’être vierge ? Ça rend le tout encore plus embarrassant et inaccessible. Est-ce qu’on est supposée s’identifier à elle ? Les remarques de Grey sur qu’il a pris la virginité d’Ana (qu’il est le premier a passé par là et que son corps est à lui) m’ont plus dégoûté que d’autres choses... Urk, urk et re-urk ! Enfin, le roman promeut au moins le sexe avec préservatif, ce qui est quand même rare en littérature érotique. Certains ont peut-être aimé la déesse intérieure d’Ana contre sa conscience, vu ça comme une touche d’humour, mais moi je trouve qu’on cautionne beaucoup de choses sous prétexte qu’ils ont une bonne chimie sexuelle.

C’est mal écrit, sans imagination, mais bon ça n’a pas la prétention d’être un monument littéraire, alors je ne crierais pas à l’arnaque, seulement ce n’est pas à quoi je m’attendais et mes attentes étaient pourtant très très basses. Je voulais savoir pourquoi c’était aussi populaire et lire du néant cérébral zéro concentration pour me détendre.

C’était gênant à lire et pourtant j’en ai lu des livres niaiseux. Ça aurait été mieux moins pornographique et avec deux personnages moins irritants, moins cruches.

J’ai l’impression d’avoir mordu à l’hameçon, mais ça ne me dérange pas de l’avoir lu (lu aussi le deuxième, mais pas la force de lire le dernier tome). C’est un roman qui fait beaucoup jaser et bientôt il va y avoir les adaptations (avec des scènes de sexes très diluées, on peut imaginer).

J’aime regarder les vidéos parodiques et les lectures du livre par des célébrités, ils ont souvent soit un ton hyper sérieux, soit comiquement sensuel (je vous suggère de voir la vidéo de Gilbert Gottfried qui me fait toujours sourire).

Sexe et verbiage...

1 étoiles

Critique de Gallege (, Inscrit le 17 avril 2014, - ans) - 17 avril 2014

Texte vide. Voyeurisme. Ennuyeux. Lourd.
Mieux vaut un film porno;-)

Un cadeau empoisonné

2 étoiles

Critique de Marvic (Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 62 ans) - 13 octobre 2013

Quand une amie m'offre ce livre, je me retrouve bien embarrassée car je n'avais pas du tout l'intention de le lire. Puis quand elle me demande régulièrement ce que j'en pense, je me suis sentie obligée de le lire. Pour partager cette lecture avec elle et puis aussi pour essayer de comprendre son succès phénoménal.
D'ailleurs, quand j'ai commencé à parler de ce livre dans mon entourage, c'est la première fois que je vois autant de femmes ayant lu une trilogie !
Que puis-je en dire qui n'a pas été dit...
Sexe et verbiage !
Une jeune femme peu sûre d'elle tombe amoureuse d'un beau milliardaire célibataire aux mœurs originales pour une jeune vierge.
Va-t-elle ou non, accepter le contrat Dominant/ Soumise?
Va-t-elle obéir à ses sens ou à son bon sens ?
Voilà la question existentielle de ce livre qui n'a d'intérêt que pour les scènes de sexe, que j'ai trouvé plutôt bien écrites, très cinématographiques.
Un ouvrage finalement original par son absence d'histoire et l'omniprésence de sexe et d'érotisme.

Pourquoi-pas?

6 étoiles

Critique de Free_s4 (Dans le Sud-Ouest, Inscrit le 18 février 2008, 46 ans) - 13 octobre 2013

Ce n'est pas le genre de littérature que j'affectionne, mais pourquoi-pas?
Le sujet, tout le monde le connait....
Le style, facile à lire....
C'est de la littérature vite lue, qui ne m'a pas déplu, sans plus.
Donc au final, pourquoi pas.

ou comment tomber dans le panneau

1 étoiles

Critique de Seb (, Inscrit le 24 août 2010, 44 ans) - 23 septembre 2013

Et oui comme tout a chacun, j'ai profité d'un creux littéraire pour me faire ma propre opinion sur ce livre dont on nous a tant rabâché les oreilles à grands coups de promo et de publicité. Et bien j'ai été déçu plus que de raison. Le rythme est poussif et répétitif, les scènes de sexe même pas au niveau d'un vrai roman érotique et le personnage féminin archi stéréotypé. La qualité de littérature et les recherches stylistiques sont aux abonnés absents bref.... à part peut-être la psychologie du fameux Grey, rien de bon ne survit. Il parait d'ailleurs que c'est le tome 2 qui raconte la psyché du héros mais tant pis, je ne m'affligerai pas une autre lecture du même acabit.

Cinquante jours plus tard...

1 étoiles

Critique de Gabri (, Inscrite le 28 juillet 2006, 34 ans) - 9 septembre 2013

J'en suis finalement venue à bout. J'étais dans une période creuse côté lecture, et j'en avais tellement entendu de bien autour de moi que j'ai pensé que ce serait une valeur sûre pour reconnecter facilement avec les joies la lecture. Erreur! Redondant, superficiel, répétitif... Il m'a fallu plus d'un mois pour venir à bout de ce livre qui m'a fait penser à un Twilight avec scènes érotiques et contexte de vampires et loups-garou en moins. Mes aventures avec Anna et Christian Grey s'arrêtent ici...

la belle et la bête

5 étoiles

Critique de Fanou03 (*, Inscrit le 13 mars 2011, 45 ans) - 30 juillet 2013

C’est vrai que le style est quelconque, que l’histoire est bourrée de clichés et de niaiseries, et que les scènes érotiques (pornographiques ?) sont plus proches du ridicule que de la finesse. Cependant, et je me fais un peu l’avocat du diable, rendons cependant justice à l’auteure: la narration, pour peu que l’on adhère au postulat de base, est plutôt habilement construite et tient en haleine. Les personnages secondaires sont traités rapidement mais fort honnêtement. Le style certes est banal, mais fluide et efficace. Et enfin, l’histoire, étonnamment, finie par tenir debout toute seule. La relation entre Christian Grey et Anastasia n’atteint certes pas des sommets d’analyse psychologique. Malgré tout, au-delà du folklore sadomasochiste vaguement croustillant qui en fait la marque de fabrique, le livre ne nous interroge-t-il pas quand-même sur les mécanismes régissant les rapports entre les hommes et les femmes et sur les jeux de la séduction et du pouvoir ?

Concentré de gentilles déviances

4 étoiles

Critique de Isad (Occitanie, Inscrite le 3 avril 2011, 61 ans) - 7 juillet 2013

Le livre est un recueil de situations qui mêlent des relations ambivalentes qui passent rapidement de l’émoi amoureux à la froideur calculée. Il est rempli d’incongruités et de clichés, rapide accéléré en quelques jours de l’évolution d’une passion, des pensées et des gestes associés. J’ai tourné les pages par curiosité car je voulais connaître la suite, essayant de trouver une rare consistance psychologique ou littéraire à ce roman ... de plage.

Le premier homme dont une jeune étudiante de lettres effacée, plongée dans ses livres, tombe amoureuse est un jeune milliardaire torturé qui veut passer avec elle un contrat sexuel sado-masochiste avec clause de confidentialité.
IF-0313-4029

Un seul mot: NUL

1 étoiles

Critique de Querida (, Inscrite le 24 juin 2013, 66 ans) - 24 juin 2013

J'ai de la difficulté à imaginer qu'un auteur qui rabaisse tellement la femme au niveau de niaise stupide puisse être publié. Je ne comprends pas l'engouement pour ce livre. Ce qui me choque dans ce livre, ce ne sont pas les passages érotiques mais plutôt la stupidité de cette jeune fille. Sommes-nous vraiment en 2013? Peut-on vraiment parler d'émancipation et d'égalité des femmes quand on lit ce type de livres qui décrit une relation de soumission?
Et pour ce qui est du type littéraire? Répétitions, niveau de langage très faible. Prévisible. Vraiment, un livre à oublier et à jeter à la poubelle.

bla bla blaaaaaaaaaaaaa

2 étoiles

Critique de Prouprette (Lyon, Inscrite le 5 février 2006, 36 ans) - 14 mai 2013

Mon dieu quel ennui!!!! C'est nul, mais nul!

Une histoire débile d'une jeune pucelle qui tombe amoureuse d'un blaireau prétentieux et manipulateur...à la rigueur, on espère jusqu'au bout que ça s'arrange. Mais non!
On attend qu'une chose, c'est qu'elle lui foute un poing dans la tronche à ce c...!!!!^^

Et l'écriture...c'est tellement simpliste que j'ai réussi à le lire intégralement en anglais (et dieu sait si je suis nulle en anglais!lol)
Des "I blush" et "Fuck" à tire-larigot, aucune recherche ni de mise en forme bien poussée...

Quant au sexe... heureusement que je m'ennuie pas comme ça dans ma vie privée ;) j'ai fini par passer toutes les pages qui commençait par "I want to fuck up..." ou "I blush"

Je laisse très volontiers le clair et le sombre à des "lecteurs" qui n'aiment pas lire!

Ouh là là !!!

2 étoiles

Critique de MAGGUIL (, Inscrite le 22 février 2008, 41 ans) - 13 mars 2013

Ce roman a été totalement encensé par mon entourage. Pour le coup, j'étais enthousiaste et très curieuse à l'idée de partir dans une trilogie qui paraît-elle, était enivrante.
J'en ai déçu plus d'une et surtout moi.
Je n'ai pas compris cette fascination envers ce Christian Grey. Cette homme me déplaît au plus haut point. Beau, riche oui et alors ?
J'ai détesté lire son pseudo contrat où la femme pour moi est considérée comme un objet.
Et Anastasia est un personnage totalement irréaliste, surtout lors de sa première fois. Ce livre est pauvre en description à part les scènes de sexe, peut-être mais encore.
Pendant toute la lecture de ce roman, j'ai été impatiente que Anastasia dise enfin à ce Christian Grey d'aller se faire voir.
Des Harlequins j'en ai lu pas mal lors de mon adolescence puisque ma maison en regorgeait (ma mère était fan) et je peux dire que d'après ma mémoire c'était plus érotique que ça, plus sensuel et même mieux construit que 50 nuances de grey.
Et ses répétitions omniprésentes agacent. Non décidément je n'ai pas aimé. Je n'arrive pas à trouver un point positif sauf le fait qu'au moins ça se lise vite.
Les deux tomes prêtés sont là à attendre car il paraît que dans le deuxième on comprend tout. Ah bon parce qu'il y a quelque chose à comprendre ?
Ah oui, pourquoi ce Christian Grey est-il SM ?

Un livre comme je les aime

10 étoiles

Critique de Camenowk (, Inscrite le 1 septembre 2011, 31 ans) - 10 mars 2013

Je suis étonnée par autant de mauvaises critiques. J'ai tout simplement adoré cette trilogie. Certes ce n'est pas du Victor Hugo ou du Baudelaire mais ce n'est pas ce qu'on demande. Je trouve les personnages attachants, l'histoire bien écrite, bien tournée. On s'attache vite à ce couple et de loin je ne trouve pas les héros creux. J'ai lu les trois tomes et j'en demande encore. Une lecture légère, un peu plus osé que du Lévy ou que du Musso ( bien que je suis une fan ) et qui nous tient en haleine.

Je ne comprends pas le rapport entre Twilight et ce livre. Le fait que Grey soit méchant? C'est bien le seul rapport je pense

Une escroquerie littéraire

1 étoiles

Critique de Renaud (Liège, Inscrit le 5 décembre 2005, 54 ans) - 2 mars 2013

Suite au battage médiatique concernant ce livre, j'ai finalement cédé et l'ai acheté. Quelle déception ! Mal écrit, bourré de poncifs et d'un "érotisme" bas de gamme ce livre est une véritable escroquerie... Je me demande vraiment pourquoi on fait tant de cas pour cet ouvrage médiocre, pur phénomène commercial... Si c'est ça l'événement littéraire de l'année....

pour ceux qui n'aiment pas lire

1 étoiles

Critique de Jaimeoupas (Saint gratien, Inscrite le 4 octobre 2010, 49 ans) - 27 février 2013

Ce roman n'a rien à envier à la collection harlequin ou à un roman de gare...

C'est le genre de livre que l'on achète et que l'on jette après l'avoir lu en deux heures ..bref, il n'apporte rien.

L’écriture est plate, l'histoire prévisible et la psychologie des personnages fade, et même les scènes sado-maso peinent à convaincre.

On m'avait dit que le livre était sulfureux, c'est surtout un argument marketing.

Je n’achèterai pas le suivant..... mais bon, il en faut pour tous les goûts.

Pour ceux qui veulent le lire, je vous conseille d'attendre sa sortie en poche ça vous coûtera bien assez cher...

Affligeant!

1 étoiles

Critique de KAATH (Saint - Brieuc 22.000, Inscrite le 8 mai 2012, 84 ans) - 25 février 2013

En général je vais jusqu'au bout des livres dont j'ai librement entrepris la lecture . Cinquante nuances de Grey fait exception!
Dès les premières pages le procédé systématique du monologue intérieur , indigent de surcroît, a commencé de m'agacer. sans compter l'emploi récurrent d'onomatopées dignes de mauvaises BD pour enfants ou encore la prédilection pour les expressions triviales du style "bordel de merde" reprises jusqu'à plus soif!!!
Pire que l'écriture le "fond" de ce roman m'a paru sans le moindre intérêt...
Situations invraisemblables, la meilleure étant celle du dépucelage de l'héroïne qui grimpe aux rideaux alors qu'elle affirme n'avoir jamais"flirté", encore moins joué à "touche pipi"!!!
Eau de rose à volonté à faire pâlir de jalousie les pires romans de style Arlequin!
Quant aux scènes dites érotiques ... c'est du pseudo sado maso....
Bref, j'ai sauté des passages et abandonné avant la fin!

Oh oui Christian fais moi « mâle » !

8 étoiles

Critique de Monde imaginaire (Bourg La Reine, Inscrite le 6 octobre 2011, 48 ans) - 23 janvier 2013

Tout d’abord je dois vous avouer que j’ai décidé de lire Cinquante nuances car ma curiosité a été fortement piquée par tout le battage fait autour de ce livre. Je ne voulais pas rester dans l’ignorance et surtout je voulais pouvoir me faire ma propre opinion.
Voici donc ce que je pense :
Oui : c’est très addictif, une fois qu’on a commencé on a du mal à s’arrêter
Oui : c’est très répétitif, Ana passe son temps « à se mordre les lèvres » (elle devrait avoir la lèvre complètement déchiquetée à force …) et Christian « à pencher la tête sur son épaule » (il m’en aurait presque filé un torticolis …) et « c’est un maniaque du contrôle » sont des répétitions que vous allez croiser à l’infini dans ce livre.
Oui : ce n’est pas de la grande littérature et c’est très loin d’être un chef d’œuvre mais ne nous voilons pas la face – nous ne l’avons pas acheté pour ça !!! C’est comme si quelqu’un vous disait qu’il regarde des films porno pour la beauté du scénario !
Oui : ça ressemble beaucoup à Twilight mais c’est normal puisqu’il s’agit d’une fan-fiction si ce n’est que le sexe, qui faisait tant défaut dans Twilight (il a quand même fallu attendre le 4ème tome avant que Bella et Edward découvrent enfin le plaisir de la chair…), est ici au centre du livre, sans toutefois empêcher les sentiments.
Oui : la couverture et même les couvertures de cette trilogie sont absolument sublimes je les trouve aussi élégantes qu’intrigantes.
A la lecture de ce livre, je suis passée par beaucoup d’émotions différentes. Je ne sais pas pourquoi mais dès le début je voyais Christian Bale dans le rôle de Christian Grey, car tout comme lui, il est beau mais inquiétant. Tout comme dans le rôle de Batman ou dans American Psycho. Bon OK d’accord il est un peu « vieux » pour le rôle mais je trouve qu’il y aurait été parfait.
Le côté sombre de Christian a su titiller ma curiosité à de nombreuses reprises. J’avais beaucoup de mal à cerner le personnage car il est extrêmement complexe.
Bon par contre on est d’accord, il est carrément SUPER MACHO ce Christian – d’où le titre de la critique :-)
Et je l’avoue le contrat est tellement « énorme » : j’hésitais entre le rire et l’horreur… On se demande comment va réagir Ana, va-t-elle le signer ou pas …
J’ai également adoré les échanges de mail entre les 2 héros et je les ai trouvés particulièrement réussis.
Je suis une grande lectrice, je lis de tout, des romans classiques, des romans étrangers, des policiers, du fantastique, je lis pour le plaisir, pour me distraire et m’évader et Cinquante nuances m’a donné tout ça. C’est aussi pour cela que je vais acheter la suite parce que j’ai hâte de savoir où tout cela va nous conduire …

Bof...

3 étoiles

Critique de Gencive (, Inscrite le 26 décembre 2012, 41 ans) - 3 janvier 2013

Je n'aurais pas acheté ce livre ... Mais papa Noël me l'a porté.
C'est sûr que lire cela juste après la couleur des sentiments.... Il y a un abîme !

Mais, au delà de l'aspect érotisons pornographique que j'avoue avoir lu en diagonale car inintéressant pour moi, se pose la question de la limite de soi.

Jusqu’où peut-on aller par amour ? Peut-on s'oublier pour satisfaire son idéal ?
C'est le point positif que j'en ai retenu
Et de coup je suis assez tentée de lire la suite. Pourquoi Christian est-il devenu si sombre? Comment va-t-elle gérer cette rupture qu'elle ne souhaitait qu'à moitié?

Un livre qui se lit aisément , mais dont je ne retiendrai probablement rien.
En somme, ma curiosité m'entraîne à lire la suite mais cela s'arrête la.

Un livre mal écrit et prévisible

2 étoiles

Critique de Mary Boleyn (, Inscrite le 3 février 2012, 28 ans) - 31 décembre 2012

D'habitude, je mets d'assez bonnes notes aux romans, mais là...
Je m'attendais à quelque chose de plus... travaillé.
Les personnages m'ont déçue : ils sont très prévisibles, toujours le même caractère.
Elle est très peu sûre d'elle, se trouve nulle, moche...
Il est bien sûr très beau, très riche, très sombre...
On se croirait vraiment dans Twilight, mais en érotique.
Ce n'est pas très original.
Et l'intrigue de ce premier roman tourne en rond, entre les rdv de sexe et les pleurs de l'héroïne toujours en extase devant le trop beau, le trop riche Christian Grey.
Le style est à revoir. Je ne suis pas très à cheval sur cela, en général, mais il y a un vrai problème de répétitions dans ce livre. On retrouve 100 fois "je rougis", 100 fois "Oh mon Dieu" et 100 fois "bordel de merde".
Bref, c'est pas du grand art en ce qui concerne l’écriture, ce qui aurait pu être un peu rattrapé par les personnages, mais bon... La fin essaie de ressembler à Autant en Emporte le Vent, mais on se doute bien de comment ça va évoluer.
Espérons que les deux autres livres sont mieux écrits et moins prévisibles.

Pas de quoi fouetter une chatte.

5 étoiles

Critique de Hervé28 (Chartres, Inscrit(e) le 4 septembre 2011, 51 ans) - 22 novembre 2012

Très intéressé par le battage médiatique autour de livre, et amateur d’ouvrages érotiques, je ne pouvais que me procurer ce soit-disant brûlot.
Et bien, pour tout dire, ce n’est pas si osé que cela comme lecture. Pendant près d’un tiers du roman, Anastasia, l’héroïne, se pâme comme une gamine devant la beauté de ce Mister Grey (Ah ! qu’il est beau ! se retrouve à chaque page), en se mordillant les lèvres (expression qui revient au moins 150 fois dans le livre, ce qui devient agaçant à la longue.
Bien sûr, quelques scènes hot pimentent cette aventure (j’avoue qu’Esparbec n’a pas de souci à se faire en ce domaine, il reste le champion de la littérature pour adultes) mais de là à en faire une œuvre érotique, osée, avant gardiste, il y a un pas que je ne franchirai pas.
On est loin de l’ouvrage SM, que les journalistes présentaient dans la presse, tout au plus un livre coquin, presque gentil qui se lit facilement comme une chronique où deux êtres cherchent leur équilibre sexuel autour d’un « contrat », qui est la clef de cette aventure.
Malgré ces réserves, je suis pourtant partant pour lire le second volume de cette trilogie.

Cinquante nuances de désespoir

1 étoiles

Critique de Bergere (, Inscrite le 19 novembre 2012, 28 ans) - 19 novembre 2012

Je précise, avant de poster ma critique, que j'ai lu les 3 tomes, en français. Il y a donc "spoiler".

Avant d’entamer cette critique, je vais commencer par quelque chose d’assez élémentaire qui me permettra de la faire sans paraître contradictoire. Je vais répondre à la question : pourquoi l’avoir lu ? D’abord, par bravade, avec des amis, pour pouvoir ensuite s’en moquer joyeusement. Et pour les deux tomes suivants ? Je voulais tous les éléments en main, pour le plaisir, précisément, de produire ensuite cette critique. Que je tenterais de ne rendre acerbe que dans les limites du raisonnable. Et comment ai-je pu tout lire ? Parce que je suis une lectrice très éclectique, que je m’amusais, parfois, et que j’ai beaucoup lu en faisant autre chose – comme prendre en note mon cours d’histoire, voire de philo, ce qui donne une idée assez claire du niveau de concentration requis – sur pdf.
Maintenant que la situation est mise au clair, je peux commencer réellement ma critique de cette trilogie romanesque, présentée par les médias et par la couverture elle-même comme la nouvelle aventure romantique de l’année, l’histoire d’amour superbe, à lire absolument – surtout si vous êtes une femme, plus ou moins seule, et que votre âme de romantique pleure. Remettons les choses à leur place : ce n’est pas une fiction, c’est une fanfiction. Oui, les protagonistes de cette belle histoire sont censés être, au départ, Edward et Bella, et l’histoire a d’abord été écrite comme fanfiction : à quel point elle a modifié le texte en vue d’une publication papier, je ne sais pas. Mais j’aimerais parler tout de suite, tant que j’y pense, de l’ironie de la situation qui fait que des passionnées écrivent aujourd’hui des fanfictions sur Fifty Shades of Grey. Je vous rassure, je ne suis pas allée voir… ce serait trop me demander.
Une fanfiction, donc. Je suis une lectrice assez aguerrie de fanfiction : pas dans le fandom de Twilight, certes, mais tout de même. J’en connais donc bien le style, les défauts – et les qualités – ainsi que les gros clichés. J’ai eu la joie – ou la tristesse – de les retrouver, de façon terriblement peu discrète, dans ces bouquins. Mais avant de m’appesantir là-dessus, je tiens à rappeler que ce roman est un roman érotique : oui, le bouquin dont la couverture est partout dans les librairies est en fait un bouquin de SM – pas seulement, même un peu moins que prévu, mais tout de même. Je n’ai rien contre une liberté de la lecture érotique, non, mais je pense qu’une lecture pareille – et pas uniquement pour le sexe – est de nature à traumatiser une collégienne et à ne pas franchement l’aider dans l’idée qu’elle se fait de la sexualité. Mais bon.
Donc, revenons. D’abord, la grossièreté fanfictionesque du trait. Deux personnages se voient : dès le premier chapitre, pas de doute, ils vont finir au lit, et, d’ailleurs, ce type n’est pas clair. Quant à elle, elle est cruche et semble dépourvue de profondeur morale, mais cela n’est pas forcément de l’ordre de la fanfiction. Donc, rencontre fortuite très organisée, personnages caricaturaux. La fin aussi est celle d’une fanfiction, mais d’une mauvaise. Car c’est bien le problème. Certains fanfictions, quoique pourvues du problème fantasmagorique inhérent à toute fanfiction, vous emportent et vous plaisent comme un vrai livre : pas celle-ci. Ce qui est triste. Reste le sexe, me dira-t-on. Il est sans intérêt. Vraiment : après l’amusement des deux ou trois premières fois, je me suis tout simplement ennuyée. Or, me semble-t-il, l’idée est bien de nous montrer des relations époustouflantes – et franchement surréalistes. Sans grand intérêt, trop outré, trop grandiloquent. Le SM est précisément du SM de fantasme. Mais là où ces scènes de sexe sont celles d’une mauvaise fanfiction, c’est que lorsque que notre niaise d’héroïne se fait déniaiser – dans des circonstances dont il est à se demander qui voudrait encore d’un homme pareil – la voilà qui se pâme près de deux fois, transportée dans le firmament du plaisir. Oui, deux orgasmes. J’en appelle aux femmes du monde, pour que nous riions ensemble de la crédibilité douteuse de ce moment : les hommes peuvent venir rire aussi, je vous assure. D’ailleurs, l’attraction irrésistible qui caractérise Christian Grey n’a aucun sens. Un moment merveilleux du premier tome nous fait part de l’érotisme grandiose qu’il y a à trouver le héros en chaussettes – et non pas nu avec ses chaussettes, non, simplement dépourvu de chaussures. J’ai été, d’ailleurs, ravie, de retrouver ce motif au troisième tome, sous la forme des pieds nus.
Une histoire qui a donc les travers des fanfictions qui se laissent porter par l’exagération et le fantasme, sans en avoir vraiment les avantages. Sans doute parce que ce qui fait la fanfiction, c’est bien qu’elle s’attache à des personnages déjà connus, et qu’on ne peut écrire de même sur de parfaits inconnus : même si la supercherie du changement de nom peut être mise à jour, il n’en reste pas moins que Christian Grey et Anastasia Steele ne nous sont rien. Je vous rassure, ils ne deviennent rien non plus.
Prenons-les, ces personnages principaux. Anastasia, à peine plus de la vingtaine, est à la toute fin de son cursus universitaire. Son absence de profondeur est censée être palliée par son goût pour la littérature, et sa sensibilité. On n’y croit pas une seconde, je suis navrée : cette jeune personne est très naïve, trop même, n’a jamais vraiment aimé. Bref, elle attend sur un plateau d’argent qu’un homme étrange et lui-même sensible vienne cueillir son cœur. Voilà donc Christian : changeant, mystérieux, beau, sublime, magnifique, sexe-sur-pattes, et poursuivit par un terrible passé – qui permettra d’expliquer rétrospectivement son amour pour les fouets associés aux belles brunes. J’imagine que son passé doit nous le rendre plus agréable, du moins éveiller une empathie : eh bien non. Les détails, qui horrifient notre jeune première, n’ont pas manqué de me laisser assez froide… mal présentés, sans doute ? Son mystère ne tient pas deux minutes, sa richesse excessive ne fait qu’exagérer l’ensemble – et rendre possible tous les fantasmes et rêves d’une femme, pour l’auteur. D’ailleurs, il joue du piano, c’est forcément un homme sensible.
Quant aux personnages secondaires, ils sont dans un cliché assez précis qui nous présente une famille adoptive parfaite de son côté à lui, trop parfaite, et des « ex » aussi bizarres que leur statut de soumise complète nous le laissait espérer, à l’exception d’une « Mrs Robinson » démoniaque et terrible (et E.L. James se fait alors « l’apologiste sénile des infanticides ruraux », comme le dit si bien Desproges… ceci dit, rendons à Duras ce qui est à Marguerite, elle vaut mille fois mieux que ça). De son côté à elle, une mère qui enchaine les hommes mais semble en aimer encore un, celui qu’elle considère comme son père, qui ne l’est pas, et qui, pour sa part, à presque réussi à s’attirer ma sympathie. Une meilleure amie autoritaire et pleine de prétendants, quelques jeunes hommes dont elle semble ne pas voir que, comme le dirait si délicatement Christian « he wants into her panties ». Chacun a son rôle, et l’on sera heureux de voir à la fin que chacun se trouve casé avec quelqu’un qui lui correspond bien, dans un cercle très restreint, et tout à fait caractéristique d’une fanfiction là aussi.
La psychologie est réduite au minimum, et quant à l’ambiance générale de l’ouvrage… elle passe de ce qui est censé être un mystère dans le premier tome, à une insupportable niaiserie dans le second, pour finir en beauté sur une soi-disant crise qui revient à une niaiserie totale. Voilà. Quant à la structure diégétique, elle avance de rien à pas grand-chose dans un grand flou. Je ne vois honnêtement pas l’intérêt des 100 dernières pages du dernier, même dans la logique de l’ensemble, la pseudo-intrigue qui sauve presque le deux se répète de façon assez étrange et suspecte dans le dernier, où d’ailleurs tout se mélange de façon très confuse sans guère attirer l’attention. J’ai presque voulu savoir ce qui se passerait au final 200 pages avant la fin (de 1100 pages en tout, rappelons-le), mais une fois le presque moment de tension retombé… Enfin. J’ajouterai que tous les détails médicaux, banquiers et juridiques semblent assez approximatifs, parfois de façon très visible et peu crédible.
Le fond, donc, n’est pas intéressant. Et je me permets de pousser un cri de douleur de grande amatrice de littéraire, à voir Thomas Hardy apparaître à de nombreuses reprises dans le premier tome. King Lear aussi apparaît brutalement, mais à un moment qui m’a moins fait saigner. Je vous en prie, ne pensez jamais que les comparaisons qu’elle dresse entre elle-même et Tess of the d’Urbervilles sont crédibles. Tess est un personnage intéressant et puissant dans un bon roman. J’aimerais aussi réhabiliter quelques morceaux de musiques sublimes dont il serait triste de ne les connaître que par-là : je pense à du Nina Simone, notamment, I put a spell on you est une grande chanson. Voilà, mon cœur a pleuré.
Quant au style, oh, parlons-en. C’est du parler. Pas de l’oralité, certains grands styles sont oraux, je pense à Céline, voire à Hemingway, parfois. Mais il n’y a rien de grand dans ce parler, qui est le même des personnages au narrateur. Seulement une platitude assez grande, qui n’aide pas à apprécier Anastasia Steele, qui nous parle à la première personne. Un roman à la première personne est plus délicat à écrire, tout y semble très vite très outré. Eh bien, je confirme… Ça n’aide guère à sa crédibilité en tant que personne douée de raison. Un style plat, ponctué de remarques censées nous exprimer ses pensées les plus intimes. Le tout en italique : quel beau style direct fondu dans le paysage comme le serait une montagne dans une plaine ! Et pour nous dire quoi ? « Oh God », « Fuck », toutes formes d’exclamations de satisfaction sexuelle ou de désir. Plus tard, nous découvrirons le fantastique « Oh my Fifty » poussé sur un ton mélancolique, car, comme chacun sait, « mon Cinquante » est un surnom tout à fait normal pour décrire quelqu’un. J’ai lu les 3 livres en anglais, comme on le devine : je n’ose imaginer la traduction… Ce style est une source de joie, parfois, malgré tout. Comment ? Notamment grâces aux deux petites voix d’Anastasia, son « subconscient » et sa « déesse intérieure » (inner goddess en anglais) laquelle tend à faire des choses très ridicules, comme faire du cheerleading, enlever ses lunettes pour se réveiller et observer la situation, ou encore faire des bonds. Autrement dit, entre sa raison et son âme de nymphomane, son cœur balance. Je vous laisse deviner la sublime réunion des deux, qu’on ne nous décrit pourtant pas, dans l’amour parfait, final, et légèrement SM de la fin : peut-être dansent-elles ensemble ? Le ridicule ne tue pourtant pas…
Je pourrais continuer longtemps à détailler les ridicules, les manques, les vides de cette histoire. Mais il me reste une chose : que tirer de cette lecture ? A mon avis, peu de positif. Le romantisme est discutable, et j’espère que le monde considère qu’il y a de plus belles histoires que cela. La vision de la sexualité est pour le moins erronée, et franchement propre à créer encore des bêtises. Chacun ses fantasmes, je n’ai rien à dire là-dessus, mais celui qui écrit porte à faire croire que ce qu’il dit est possible, voire positif. Navrée, je ne peux pas. Tout porte à croire, dans ce roman, que les choses peuvent tomber d’un coup, comme ça, vous arriver. Tout amène à penser que l’amour vaut en partie transformation – il y a concession dans les deux sens, certes, mais enfin il est des choses que, je pense, on n’accepte pas. Que le déséquilibre du couple existe, oui. Que cela soit considéré comme un idéal d’amour… non. Tout le monde, finalement, est trop bon, dans ce livre – sauf un homme, dont la méchanceté n’a d’égal que l’amour inconditionnel, vrai, sans réalité, de nos deux tourtereaux. Une morale douteuse, dans un livre sans épaisseur et qui laisse à entendre que si un homme vous envoie au firmament il est bon, dans le fond, forcément. Après tout, un stalker, violent, qui cherche à tout contrôler de vous, tout le temps, dont le passé n’est pas clair, qui a trop d’argent, trop de problèmes, c’est forcément l’homme parfait… non ?
Qu’est-ce que je conclus, personnellement ? Que c’est un mauvais roman. Une mauvaise trilogie, si vous préférez. Qu’une fanfiction très moyenne, cela va bien parce qu’on ne la paye pas, mais à près de 15 euros le tome, c’est non. Que le pseudo-message suggéré (aucun livre n’est innocent) est pour le moins négatif. Que le fait que cela soit un best-seller est bien triste, mais que j’ai encore de l’espoir… Nous autres français ne sommes-nous pas censés représenter le bon goût et la délicatesse ? Le livre part d’un moins bon pied ici qu’aux Etats-Unis, et c’est déjà ça. Cette lecture m’a presque attristée, par moments, rendue maussade, d’ennui et de regret de ce temps passé où les adolescentes se cachaient pour lire du Rousseau. Mais si vous le souhaitez, lisez-le. Avec distance, pour rire. Pas tout, peut-être, ce serait trop. Ou peut-être si vous vous ennuyez trop vraiment. Si c’est la seule chose à faire, parce que ça n’est pas compliqué. Si vous aimez la littérature et seulement elle, n’essayez pas du tout. Si vous ne lisez presque pas, je vous supplie, ne croyez pas que cela, c’est de la littérature ; d’ailleurs, évitez ce livre-là comme la peste. Je pense qu’il nécessite un vaccin, pour ne pas s’imprégner de sa toxicité mais pouvoir s’en amuser. Pour 1100 pages, choisissez plutôt du Tolstoï.

Un évènement ? Par le tirage, sans doute !

1 étoiles

Critique de Lectoractor (PARIS, Inscrit le 30 octobre 2012, 52 ans) - 30 octobre 2012

Mon épouse me l'a passé et alors, non, non, ça ne le fait pas du tout ! Elle lisait les Angela Behelle dont il était question ici et je dois dire que c'est elle qui a passé une bonne soirée ! Je l'ai compris après à plusieurs égards.

Navrant ! Comment peut-on se prendre au jeu d'un texte mal écrit et dont il suffit de lire des mots vulgaires pour se sentir dans le coup. Même si en effet on peut comprendre l'effet "bombe " de l'industrie américaine de promotion et de distribution, n'allez pas me faire croire que des milliers de femmes françaises vont découvrir l'érotisme ou la pornographie avec ce livre !

Soyez curieuses et curieux, par pitié ! Je consulte souvent les critiques de ce site mais là, cela a été plus fort que moi, j'ai réagi car c'est une littérature que je ne connaissais pas ni en anglais ni en français...ben franchement, on va chercher bien loin et bien cher des idées simplistes et désespérantes !

La daube de la décennie

1 étoiles

Critique de Chameau (, Inscrit le 10 novembre 2010, 41 ans) - 30 octobre 2012

Vous voulez lire le énième best-seller à la bêtise abyssale et à la pauvreté littéraire incommensurable ? Ce livre est fait pour vous. L'argument principal de ceux qui se l'arrachent ? C'est facile à lire. C'est le cas en effet si une histoire convenue avec un nombre incroyable de poncifs, enfilés comme des perles d'inculture, ne vous dérange pas plus que le gros rouge qui tache quand il y a tant de grands crus. Si je devais trouver une formule pour le décrire, je dirais que c'est un roman à l'eau de rose mâtiné de porno SM soft. Nul doute qu'il pimentera à souhait les lectures de toutes les passionnées de la collection Harlequin.

Vous me direz maintenant: "mais pourquoi dans ce cas avoir lu ce livre ?" Ma réponse est simple: parce qu'à force de nullité, beaucoup de passages (découverts en librairie) sont absolument hilarants ! Les scènes de sexe (fruits de fantasmes bien inoffensifs qui pourraient, à la limite, encore faire rougir certaines vieilles filles) et les dialogues qui vont avec, particulièrement ridicules, sont littéralement à pisser de rire... Reste qu'on ne peut s'empêcher de penser par la suite qu'on vit une bien triste époque, celle qui voit un ouvrage merdique jusqu'au dernier degré se vendre comme des petits pains...

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  Tout est relatif ! 35 Frunny 14 avril 2013 @ 18:17

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