Cyanure de Camilla Läckberg

Cyanure de Camilla Läckberg
(Snöstorm och mandeldoft)

Catégorie(s) : Littérature => Européenne non-francophone , Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Amnezik, le 5 décembre 2011 (Noumea, Inscrit le 26 décembre 2006, 52 ans)
La note : 6 étoiles
Moyenne des notes : 5 étoiles (basée sur 14 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (37 633ème position).
Visites : 6 993 

Classique mais efficace

Quatrième de couv' :

Quelques jours avant Noël, Martin Molin, le collègue de Patrik Hedström, accompagne sa petite amie Lisette à une réunion de famille sur une île au large de Fjällbacka. Mais au cours du premier repas, le grand-père, un richissime magnat de l’industrie, leur annonce une terrible nouvelle avant de s’effondrer, terrassé. Dans son verre, Martin décèle une odeur faible mais distincte d’amande amère. Une odeur de meurtre. Une tempête de neige fait rage, l’île est isolée du monde et Martin décide de mener l’enquête. Commence alors un patient interrogatoire que va soudain troubler un nouveau coup de théâtre…

Ma critique :

C'est le premier roman de Camilla Läckberg que je lis et j'avoue avoir été plutôt séduit par son style. Certes le roman n'est pas d'une grande originalité (j'aurai même tendance à dire que c'est une intrigue classique du polar depuis Agatha Christie) mais cette enquête à huis clos est rondement menée par l'auteur qui parvient à nous tenir en haleine tout au long de son récit jusqu'à son surprenant final. Le cadre familial est prétexte à de sérieuses empoignades au fur et à mesure que les secrets de chacun refont surface, chaque "petit" secret ainsi révélé pouvant constituer un mobile pour un meurtre...
Le personnage de Martin Molle est attachant dans le sens où c'est un jeune flic qui a bien du mal à se dépatouiller au milieu de ce sac de noeuds ; on doute même parfois de sa capacité à résoudre cette énigme. Dommage que les autres personnages ne soient pas plus travaillés, à défaut de les rendre attachants ça les aurait sans doute un peu plus humanisés...
Un polar qui ne restera certainement pas dans les annales du genre mais tout n'est pas non plus à jeter, un peu plus de profondeur aurait été un plus non négligeable mais au final ça se lit vite et bien...

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Le temps d'un week-end

7 étoiles

Critique de Incertitudes (, Inscrit le 4 décembre 2008, 36 ans) - 15 février 2018

Un roman policier que je n'ai pas lu d'une traite mais presque. Fortement inspiré des Dix petits nègres d'Agatha Christie. Ce n'est pas Erica ou Patrick Hedström à l'honneur mais leur collègue. Le timide Martin Molin qui va passer un week-end avec sa dulcinée chez sa belle-famille.

Au moment de l'apéritif, le patriarche, après avoir taillé un costard à tout le monde, meurt empoisonné. Qui est l'assassin ? A qui va aller son héritage ? Quand vont-ils s'enfuir de cette résidence maudite alors qu'une tempête de neige et du tonnerre, rendant tout moyen de transport impossible, les bloquent sur cette île ?

Martin, à la manière du détective moustachu Hercule Poirot, va interroger patiemment tous les membres de cette famille qui avaient tous une bonne raison pour être le coupable. Car des secrets, ils en ont à cacher et rien de tel qu'un meurtre dans une demeure coupée du monde pour que les langues se délient.

Ce que Poirot n'aurait jamais fait, c'est se coucher par terre à la recherche d'indices quelconques; Ce que Martin fera en dépit des empreintes. Du reste, livré à lui-même, il n'est pas très efficace et son couple va s'en ressentir.

Une courte parenthèse mais Martin n'ayant pas les épaules pour assumer d'être le héros d'une enquête entière, il me tarde de retrouver Erica et Patrick et toute la brigade de Fjällbacka.


Camilla louche vers Agatha ?

4 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 64 ans) - 17 septembre 2016

Je fais connaissance avec Camilla Läckberg via ce « Cyanure ». Je crois comprendre n’être pas tombé sur la meilleure cuvée de la dame Läckberg …
Agatha Christie nous a déjà fait tout ça. Il y a longtemps. Là, nous ne sommes plus dans l’ambiance thé et scones. D’abord nous sommes en Suède et un paquet d’années après les années Christie. Mais je ne vois pas bien pour autant ce qu’apporterait de novateur, de différent, Camilla Läckerberg avec ce très court ouvrage qu’est « Cyanure ».
Martin Molin, jeune policier suédois, dès les premières pages, sait qu’il a fait une erreur en acceptant d’accompagner Lisette, sa petite amie actuelle qu’il ne considère pas davantage qu’une … petite amie, à une réunion de famille chez le grand-père richissime dans une île suédoise au cœur de l’hiver, avec tout l’aspect officialisation qu’une telle démarche suggère.
Là, déjà, tout est dit : Martin n’aime pas vraiment Lisette, ils vont se trouver isolés sur une île et … et il va se passer quelque chose. Et là on se tourne vers le titre ; « Cyanure ». Cyanure donc pour le grand-père richissime indigne, qui n’a que des ennemis, ou peu s’en faut.
Du Agatha Christie relooké début XXIème siècle. Evidemment, à peine arrivé, Martin (qui se demande bien lors du dîner inaugural ce qu’il est venu faire là), va devoir reprendre du service puisque exit le grand-père qui ne digère pas bien le cyanure !
Après ? Après ce ne sont qu’histoires nauséabondes d’une famille riche qui ne s’aime pas mais où la présence d’argent, de beaucoup d’argent, excite beaucoup rancoeurs et appétits.
Le roman consistera essentiellement à tenter de deviner qui, qui a bien pu faire ça. Ca et autre chose. Un « Whodunit » quoi. Juste ça …

Pas pour moi

1 étoiles

Critique de Plume84 (Vecoux, Inscrite le 26 août 2011, 36 ans) - 3 juillet 2015

Un style qui ne m'a pas du tout séduite.

Les personnages sont sans personnalité (c'est un comble).
On a l'impression que la situation ne les émeut pas du tout tant les descriptions sont minimalistes, les sentiments absents.
Pourtant l'idée est bonne, même si elle sent un peu le réchauffé (un clin d’œil aux dix petits nègres d'Agatha Christie ? (même si ma lecture est ancienne et que je doute de la ressemblance de l'histoire).
Il n'y a pas d'amours entre les amants, pas de complicité entre les personnages, pas de vraie haine non plus.
C'est plat, comme les Pays-Bas mais sans vent, comme l'océan mais sans vague...

Cerise sur le gâteau : On devine la fin bien avant la dernière page, dommage.

Je passe mon tour.

Un dîner presque parfait

8 étoiles

Critique de Lilule (baalon, Inscrite le 24 février 2006, 47 ans) - 21 novembre 2014

Lisette invite son nouveau petit ami Martin à une réunion de famille sur une île Valö. Après le premier meurtre l'empoisonnent du grand-père. Martin mène l'enquête. Par chance il est inspecteur. Mais après les auditions de la famille, Martin nage dans le brouillard. Je suis d'accord qu'il y a des similitudes avec l'ambiance d'Agatha Christie. Et je trouve que c'est un beau compliment. Je me suis régalée comme un petit chocolat que l'on croque pour la première fois et que l'on découvre.

Trop court

7 étoiles

Critique de Haas Nigen (France, Inscrit le 11 août 2013, 28 ans) - 20 novembre 2014

Cyanure est le premier roman de Läckberg que j'ai lu.
Pour le nombre d'étoiles j'hésite car j'ai adoré dans ce polar familial à huis-clos l'ambiance et les personnages qui sont typiquement suédois.
Mais j'hésite car le gros défaut de ce livre est qu'il est vraiment trop court, quelques pages de plus auraient pu donner encore plus de profondeur aux personnages.
En fait je trouve que c'est dommage que l'auteur ait bâclé ce roman qui aurait pu être vraiment très réussi.

Un polar miniature sans envergure

4 étoiles

Critique de Ori (Kraainem, Inscrit le 27 décembre 2004, 84 ans) - 21 juin 2013

Ayant apprécié ses nombreux autres romans, j’attendais de Camilla Lackberg, une analyse plus subtile, une intrigue plus complexe que ce qu’elle nous propose dans son ‘Cyanure’.

En quelque 150 pages à peine, ce polar bâclé nous plonge dans un huis-clos à la manière d’Agatha Christie. Une immense demeure abritant une dizaine de membres d’une même famille, une mort violente frappant deux d’entre eux, l’enfermement de tous, à cause d’un violent blizzard, mais aussi dans ce groupe, la présence fortuite d’un policier en visite chez sa fiancée, tel est le contexte de ce polar sans relief.

Mettant à profit un gros temps condamnant à la claustration les protagonistes du drame, le héros-inspecteur les interrogera tout à loisir, récoltant pièces à conviction et confidences diverses. L’explication du double drame, il la trouvera au bout de trois jours, tandis que la tempête s’apaise et que le brise-glaces dégage enfin les issues de la grande maison !

Un ouvrage qui nous aura occupés sans trop nous passionner !

Lamentable

1 étoiles

Critique de Marvic (Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 62 ans) - 15 octobre 2012

C'est donc Martin Molin, le héros de ce court roman. Alors que dans l'Enfant Allemand, il est sur le point d'être papa (livre paru la même année), dans cette aventure, il accompagne sa petite amie dans un week-end sur une île isolée, en plein hiver...
Le décor est planté. L'ambiance aussi, toute la famille étant réunie autour de l'ancêtre milliardaire acariâtre, et tous ayant au moins une bonne raison de vouloir sa mort.
Entre Agatha Christie et Georges Simenon, Madame Lackberg nous fait un roman "à la manière de..." mais sans jamais atteindre le niveau de ses illustres prédécesseurs.
Habituée de ses romans et sa manière très personnelle de les construire, je trouve très décevant ce huis-clos prévisible.
L'auteure se rattrape sur le dénouement, encore une fois, très loin de ses autres productions.
Une énorme déception et une impression d'irrespect de l'auteur pour ses lecteurs.

Petit huis-clos classique

6 étoiles

Critique de Isad (Occitanie, Inscrite le 3 avril 2011, 60 ans) - 18 mars 2012

Martin accompagne se petite amie du moment, Lisette à une réunion familiale dans une petite île, peu avant Noël. Il se demande pourquoi il l’accompagne car il n’est pas sûr de l’aimer. Là, Ruben, le patriarche qui a construit une immense fortune à partir de rien, critique les membres de sa famille qui vivent à ses crochets et dit les avoir tous déshérité. Puis il meurt après avoir bu un verre d’eau. Martin détecte l’odeur caractéristique du cyanure. Il aurait aimé que son collègue chevronné Patrik Hedström soit là mais il fait face vaillamment car la tempête fait rage au dehors : les communications téléphoniques sont coupées et on ne peut sortir en bateau.. Le cadavre est préservé au congélateur et il commence ses interrogatoires. Les failles de chacun se révèlent ainsi : les deux fils de Ruben qui dirigent le holding ne s’entendent pas, leurs femmes sont dissemblables, leurs enfants conservent difficilement l’argent. Puis Matte est retrouvé mort, une balle dans la poitrine, le téléphone portable de son cousin dans sa chambre. Le révolver appartenait à Ruben mais n’est pas retrouvé. L’atmosphère s’appesantit et d’autres secrets sont dévoilés. Alors que le temps redevient clément, et que tout le monde va embarquer, Martin a une intuition et revient dans la chambre de Matte où il trouve le révolver et une lettre qui dénoue l’affaire.

L’ensemble est gentillet mais pas follement passionnant.

IF-0312-3854

un suspense et une description sociale réussis

9 étoiles

Critique de CHALOT (, Inscrit le 5 novembre 2009, 72 ans) - 26 février 2012

Une famille "méritante"

Le jeune policier, Martin Molin accepte d'accompagner sa petite amie à une réunion familiale qui se tient sur une petite île suédoise.
Le grand père, richissime industriel annonce à toute sa famille qu'il a refait son testament et qu'aucun de ses deux enfants, ni petits fils et petite fille n'héritera de sa grande fortune.
Tous sont atterrés, quant à l'annonceur de cette nouvelle, il s'effondre, terrassé, sous l'effet d'un poison !
Qui a versé le cyanure? Chacun des convives présents peut très bien être l'assassin.
Aucun n'a été encensé par le magnat décédé et pour cause: chacun d'entre eux, mu par l'appât du gain et dénoncé comme incapable et dilapidateur des fonds déjà confiés , peut être soupçonné.
Quelle famille !
Les réflexions de l'un des petits fils, Bernard montrent l'étendue de son affection filiale et mettent à nu sa personnalité :
"De temps en temps, cela l'étonnait, que quelqu'un d'aussi brillant et déterminé que lui puisse être né de parents aussi minables. Cela en disait long sur la théorie de l'inné et l'acquis."
Au cours de l'enquête policière menée sur cette île isolée, quelque peu bloquée par la glace, les secrets de famille sont dévoilés.
L'intérêt de ce livre, c'est de nous proposer un réel suspense et un tableau vivant de la "haute" société des affaires où la haine, la rancoeur et la jalousie sont les moteurs des protagonistes.
Les coups de théâtre ne manquent pas .
Je ne connaissais pas cette auteure suédoise... C'est une découverte agréable pour quelqu'un comme moi qui n'est pas un habitué des polars.

Jean-François Chalot

Un huis clos bâclé

3 étoiles

Critique de Luluganmo (, Inscrite le 26 septembre 2010, 38 ans) - 31 janvier 2012

Que dire d'autre? Au début, l'ambiance du livre m'a fait penser à celle des romans d'Agatha Christie. Mais ça s'est vite dégradé; les personnages caricaturaux ne sont pas du tout attachants, l'intrigue est maigre, la lecture trop rapide. La fin est bien trop prévisible!
Bref, "Cyanure" est une énorme déception.

Décevant

2 étoiles

Critique de Gjb (, Inscrit le 17 janvier 2012, 22 ans) - 17 janvier 2012

la page couverture et l'écrivaine étant très attrayants, j'ai malheureusement peu apprécié ma lecture. Reprenant le thème et le ''setting'' d'Agatha Christie, ce livre m'a déçu. Les personnages caricaturaux et tout s'emboite trop bien trop vite .

pas mal mais trop court ! ;-(

8 étoiles

Critique de Ademano (, Inscrite le 25 mai 2009, 42 ans) - 11 janvier 2012

Je suis une adepte de Camilla LACKBERG et j'ai trouvé ce dernier livre très et même trop rapide à lire...
Mais il est tout de même pas mal et j'ai été surprise à la fin, donc je dis : à lire!

Décevant

4 étoiles

Critique de DE GOUGE (Nantes, Inscrite le 30 septembre 2011, 64 ans) - 23 décembre 2011

Des personnages caricaturaux ! un huis clos gentillet et une grosse erreur de construction de l'ouvrage : on connait les pensées de chaque personnage, alors, l'intrigue devient mince .....et la fin évidente !
Seul, ce flic perdu, doutant de lui même a une existence réelle.

Pour moi, c'est un loupé, qui se laisse lire, sans plus

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