Le siècle, Tome 1 : La chute des géants de Ken Follett

Le siècle, Tome 1 : La chute des géants de Ken Follett
( Fall of giants)

Catégorie(s) : Littérature => Romans historiques

Critiqué par Coutal, le 12 janvier 2011 (Inscrit le 11 juin 2007, 30 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 25 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (831ème position).
Visites : 16 043 

Un pavé digeste

La chute des Géants est le premier tome de la trilogie du Siècle lancée par Ken Follett. C'est un roman historique qui suit plusieurs personnages venant de milieux différents, de pays différents, à une même époque : le début du XX° siècle (entre 1911 et 1924). Il y a tout d'abord Ethel et Bill Williams, deux enfants de mineurs aux parcours différents (mais néanmoins parallèles), l'une engagée dans le militantisme féministe et l'autre dans la guerre des tranchées. Le comte Fitz et sa soeur Maud : le premier est un aristocrate britannique traditionaliste, et sa soeur une militante des droits des femmes éprise d'un allemand. Il y a aussi Walter, le bel allemand amoureux de Maud ; et Gus Dewar, un politicien américain patriote. Du côté de la Russie, on a Lev et Grigori Pechkov : l'un est un truand et l'autre un idéaliste. Là aussi, deux destins différents.
Maintenant que vous savez les personnages, pas besoin d'en dire plus, il faut lire l'histoire. Pour faire bref, Follett retrace au travers de ce roman l'Histoire du XX° siècle. Chaque personnage est associé à un mouvement en vigueur à l'époque, et participe à un évènement du siècle. On retrouve la même recette que dans les piliers de la terre : personnages nombreux, destinées croisées. Quelques différences néanmoins : ce roman est beaucoup moins manichéen que ne l'était les piliers. Les personnages sont plus creusés. Mais là aussi on peut se demander si ce système gentil/méchants qui lui a été reproché ne faisait pas en fait tout le charme des romans de Follett. L'histoire peut ici paraitre plus fade, l'intrigue plus difficile à trouver. Les personnages connaissent des drames, mais on reste dans le cadre du prévisible. De même, pour ceux qui ne le savent pas, l'épouse de Follett est députée travailliste; et ce roman penche clairement pour le camp travailliste en suivant les traces d'une famille de mineurs militants.
Malgré cela, la chute des géants se lit vite et agréablement malgré ses mille pages. La recette Follett marche toujours, rassurez vous. Vous avez ici un roman qui ne prend pas la tête, que l'on peut lire dans le train, sur la plage, sur le banc d'un pressing...

Connectez vous pour ajouter ce livre dans une liste ou dans votre biblio.

Les éditions

  • La chute des géants [Texte imprimé], roman Ken Follett traduit de l'anglais par Jean-Daniel Brèque, Odile Demange, Nathalie Gouyé-Guilbert... [et al.]
    de Follett, Ken
    R. Laffont
    ISBN : 9782221110829 ; EUR 23,90 ; 30/09/2010 ; 997 p. ; Broché
  • La chute des géants [Texte imprimé], roman Ken Follett traduit de l'anglais par Jean-Daniel Brèque, Odile Demange, Nathalie Gouyé-Guilbert... [et al.]
    de Follett, Ken
    le Livre de poche / Le Livre de poche
    ISBN : 9782253125952 ; EUR 11,20 ; 04/01/2012 ; 1056 p. ; Poche
»Enregistrez-vous pour ajouter une édition

Les livres liés

  Le siècle

Enregistrez-vous pour créer ou modifier une série

Une grande épopée mondiale

6 étoiles

Critique de Lolita (Bormes les mimosas, Inscrite le 11 décembre 2001, 31 ans) - 21 juin 2016

Où s'exerce tout le talent de Ken Follet, son récit vif et puissant.
On suit ainsi le destin de cinq familles qui s'entrecroisent aux prémices de la première guerre mondiale jusqu'à l'armistice en passant par la révolution russe et l'avènement du bolchevisme.

Le roman est scrupuleusement agencé sur une forme assez simple et classique, permettant de combiner Histoire avec un grand H et fiction. La carte de la politique internationale nous est dévoilée de façon claire et vulgarisée. Cette fresque historique nous permet alors de redécouvrir les rouages souvent méconnus de cette époque : l'entrée en guerre des USA, la seconde guerre mondiale que l'on sent poindre alors même que vient de se signer la paix, le régime bolchevique, les suffragettes...

Le mécanisme est bien rodé et efficace : une pléthore de personnages attachants aux amours contrariés par le contexte politique de l'époque sur fond d'histoire véridique aux détails précis.

D'aucuns reprocheraient des personnages stéréotypés, certains passages qui pourraient traîner un peu trop en longueur et une intrigue parfois prévisible au fil des pages. Il n'en reste pas moins que la sauce prend.

Le défaut majeur que j'attribuerai en revanche à cet ouvrage est l'absence quasi totale de la France et du français, pourtant partie prenante de ce conflit. Je regrette alors l'éclairage exclusivement britannique apporté à cet ouvrage.

J'entamerai toutefois sans hésiter la lecture du second tome, car outre une redécouverte enrichissante du XXème siècle, le contenu est de très grande qualité.

Bien équilibré

8 étoiles

Critique de Tetef (Tarare, Inscrit le 24 février 2013, 44 ans) - 8 mai 2015

Le lecteur trouvera de tout dans ce roman. Personnellement, c'est l'époque de la Première Guerre Mondiale qui m'a attiré vers ce pavé de 1000 pages. L'occasion d'apprendre sans effort une part de l'Histoire sans que cela soit scolaire. Bien sûr les petites histoires et les intrigues amoureuses prennent souvent le dessus sur la grande Histoire. On retrouve tout de même des descriptions du début du XXeme siècle et le style journalistique de Follett permet de refermer le livre moins ignorant.

Un bon Follett

8 étoiles

Critique de Monocle (tournai, Inscrit le 19 février 2010, 57 ans) - 2 avril 2015

Malgré l'armée de traducteurs, l'édition française comporte bien trop d'erreurs et de fautes pour un best seller de cet acabit.
Malgré la faiblesse du style (Follett ne sera sans doute jamais Nobel de littérature), je dois bien admettre que ce très long roman (presque 1000 pages) se lit d'une traite. L'auteur connait tous les trucs pour tenir le lecteur en haleine.
Plus de 20 ans après les Piliers de la terre, Ken Follett remet donc le couvert avec une trilogie qui est déjà un succès de librairie. (et c'est tant mieux)
Ici avec "Le siècle", c'est une fresque de la première guerre mondiale.
Le livre est bien construit et le texte a le mérite de respecter l'histoire réelle de ces tragiques évènements avec les points de vue des différents protagonistes.

Des facilités...

7 étoiles

Critique de Sonic87 (, Inscrite le 28 mai 2014, 33 ans) - 9 novembre 2014

Un roman agréable à lire, comme m'ont paru les autres de Ken Follett que j'ai eus en main. Si on n'aime pas les livres d'Histoire, celui-ci peut toujours aider à comprendre le passé, au quatre coins du monde, grâce aux familles de différentes origines que l'auteur a imaginées.
J'ai apprécié qu'il y ait au début du livre la liste des personnages, même s'il en manquait (certaines épouses), quand d'autres m'ont paru inutiles (par exemple le chien!)
Bien entendu, on devine que tel personnage rencontrera tel autre alors qu'a priori rien ne les destine à croiser leur chemin (Lev et les Vialov en particulier).
Par contre, je déplore plus les facilités concernant les innombrables naissances. En effet, les bébés sont quasiment tous des garçons. Comme on le sait bien, dans les familles haut placées, aristocrates, on voulait avoir un garçon afin de transmettre le nom et les titres. Eh bien là, bonne pioche, uniquement des garçons sont nés dans ces familles (3 pour Fitz, 2 pour Maud & Walter, etc.). Les 3 filles que j'ai dénombrées sont nées seulement lorsque le père est issu de milieu modeste (chez les 2 frères russes, Bernie).

Un bon roman

8 étoiles

Critique de Sundernono (Nice, Inscrit le 21 février 2011, 34 ans) - 25 août 2014

Pour ma part j’ai été satisfait de ce gros pavé de Ken Follett. Vu qu’il s’agit de mon premier roman de cet auteur, je n’ai donc pas de point de comparaison et ne peux donc être déçu. Je cherchais un roman agréable à lire avec en toile de fond la première guerre mondiale, mission accomplie.
Les personnages donnent du liant au récit et nous embarquent avec eux dans ce conflit majeur. On vivra à travers eux cette période trouble de notre histoire, on vibrera, on tremblera. Peut être que le point de vue de l’auteur est trop centré sur une vision anglo-saxonne de la première guerre mondiale mais cela ne m’a pas gêné. D’un autre côté les personnages centraux sont britanniques ou russes à l’exception de Gus Dewar qui est américain.
Bref un bon roman qui m’a bien occupé durant ces vacances placées sous le signe de la grisaille.

Décevant

5 étoiles

Critique de Otello (, Inscrit le 5 octobre 2013, 56 ans) - 22 août 2014

Sur un sujet aussi grave, une lourde tartine de bons sentiments, d'intrigues convenues, de personnages peu crédibles. Une évocation intéressante du "suspense" des préliminaires de la guerre : la guerre éclatera-t-elle ou pas ? Mais la partie proprement historique est légère, voire indécente. Un million trois cent mille poilus français morts dans les tranchées pendant la guerre de 14-18 complètement passés sous silence, même sans être trop patriotard, on peut s'en indigner. On se demande même pourquoi cet oubli, qui ne peut être que volontaire, d'autant que je me suis laissé dire qu'il en allait de même du tome II, que je ne lirai certainement pas.
Un roman historique sur un tel sujet, aussi truffé d'invraisemblances et d'inexactitudes (voir la description des combats du Chemin des dames), c'est difficilement pardonnable.

Toujours aussi virtuose même si...

8 étoiles

Critique de Warrel62 (, Inscrit le 30 mars 2013, 47 ans) - 5 avril 2014

L'approche - inédite chez Ken Follett - peut laisser perplexe de par son côté "recette de cuisine" : on répertorie bien consciencieusement tous les évènements importants du siècle, et là miracle, un des personnages de l'histoire y sera ! Quel coup de bol... Le côté "systématique" que certains n'hésitent pas à qualifier d' "opportuniste" peut, je le comprends, irriter.

Après le roman "cours de philo" (Le monde de Sophie), le roman "cours d'astrophysique" (La formule de Dieu), voici le roman "cours d'histoire" (du 20ème siècle). Je trouve personnellement le procédé pas inintéressant car une bonne piqûre de rappel ne fait pas de mal pour les uns, et constitue un bon rattrapage pour les autres (si toutefois ils l'acceptent, question de maturité). On comprend (et surtout retient) souvent mieux les théories avec les exemples, les faits avec des personnages en situation, la Grande Histoire avec une somme de petites.

Le fait de faire au début de longues plages indépendantes (80 pages sur le Pays de Galles, puis 80 en Russie puis autant aux USA) peut un peu désorienter le lecteur et amenuiser la passion. Mais il ne s'agit en fait qu'une introduction au triptyque, et le temps pour faire "se rapprocher les situations et les personnages" est forcément beaucoup plus long puisque le projet est hors-norme.

Il est vrai que début a été un peu long pour moi (un mois pour lire la première moitié), mais la cohérence progressive de l'oeuvre a fait que je l'ai terminée beaucoup plus vite, en accrochant de plus en plus.

A l'arrivée je ne suis pas déçu car Ken Follett est toujours aussi virtuose, mais le souffle historique qui m'avait happé dans les Piliers de la terre est clairement un peu moins présent.

Pour autant je crois qu'il faut considérer ce livre comme le premier chapitre d'un tout qui en compte 3, et pas en tant que tel (ce qui n'est pas facile avec les espacements de sorties).

Des ambitions excessives...

1 étoiles

Critique de Tanneguy (Paris, Inscrit le 21 septembre 2006, 78 ans) - 18 février 2014

Si vous souhaitez vous faire une idée de la situation à la veille du 1er conflit mondial, mieux vaut chercher autre chose. Ken Follett veut tout aborder, et surtout nous expliquer ce qu'il faut penser, l'aristocratie anglaise, l'indépendance de l'Irlande, le régime tsariste, la Prusse, les mères célibataires... Il nous dit où est le "Bien", où est le "Mal", c'est à dire les consignes de la Bien-Pensance.

Comme les personnages sont effectivement falots, et l'intrigue assez nulle, je me suis lassé et j'ai abandonné à la moitié : il ne manque pas de bons bouquins en ce moment...

Dommage

1 étoiles

Critique de Echo (Aquitaine, Inscrite le 25 avril 2013, 39 ans) - 29 septembre 2013

J'avais beaucoup aimé les Piliers de la terre et j'attendais beaucoup de cette nouvelle série. Las! Je n'ai pas pu dépasser la 200ème page! Déçue: déçue par des personnages falots, déçue par une intrigue "tirée par les cheveux" aux situations tellement invraisemblables que cela en devient grotesque (oh! la crédibilité d'une jeune gouvernante fille d'un ouvrier qui peut se permettre de s'adresser au roi d'Angleterre sans y avoir été invitée et qui lui suggère la réaction à adopter....). Mais, le plus décevant sans doute, c'est de voir à travers les lignes, le formatage d'un produit (je ne dirai même pas un roman) pour pouvoir "coller" au markéting: une dose de ci, une dose de ça et il y en aura pour tous les goûts et cela fera vendre. Désolée, je n'adhère pas et malgré mon envie de me glisser avec délices dans une des ces sagas qu'on lit pour le seul plaisir d'être embarqué, je suis descendue du bateau!

Facile et simpliste

5 étoiles

Critique de Lejak (Metz, Inscrit le 24 septembre 2007, 42 ans) - 30 avril 2013

Ken FOLLETT, auteur à succès ; Je comprends pourquoi :
ça se lit bien, peut-être même un peu trop ? ça ne veut pas forcément dire qu'il s'agît d'une lecture "facile" au sens négatif du terme ... regardez Stephen KING : ses livres se dévorent, ce sont pour la plupart des pavés (en général ses pavés sont souvent les meilleurs) et pourtant il y a du génie là-dedans !

Y a t-il du génie dans "La chute des géants" ? oui si l'on se met à la place de l'éditeur : prendre un grand évènement comme la guerre de 14-18 avec ses atrocités, et en faire la toile de fond d'une grandiloquente œuvre romanesque pleine de sentiments amoureux, forcément ça va marcher si c'est écrit par le best-seller Mr FOLLETT ...

Pour ma part, je me suis ennuyé ferme.
Si vous vous êtes un tant soit peu intéressé au 1er conflit mondial, le livre n'apporte pas grand chose, si ce n'est pour ma part sur la société russe du début de siècle.
Restent donc les petites histoires dans la grande. Alors là on tombe dans le roman à l'eau de rose, les feux de l'amour. ça plaira aux dames, à certaines en tous cas, mais les relations amoureuses compliquées que l'on devine grâce aux conflits entre nations m'ont barbé au plus au point.

Le plus dur reste à venir. J'ai trouvé facile de la part de l'auteur de remplir son roman de bons sentiments sur beaucoup de sujets de société via ses personnages. Je pense en particulier à la lutte contre la guerre, le combat des femmes anglaises pour le droit de vote, etc ...
Car en réalité, c'est avec le regard d'un homme du XXIème siècle que Ken FOLLETT apporte son point de vue sur des évènement d'il y a un siècle !
Bien sûr que l'égalité homme-femme est un juste combat, mais remettons-le dans le contexte de l'époque. Bien sûr que la guerre de 14-18 a été atroce et a fait des millions de morts inutiles, mais une fois encore, il est trop facile de juger hâtivement les politiques et dirigeants de l'époque hors contexte.
j'en veux pour preuve que 30 après on remettait le couvert alors que les contemporains l’appelait la "der des der", et que la SDN a lamentablement échoué dans ses missions pacificatrices ...

Bref, un peu trop facile à mon goût, un peu trop moralisateur, un peu trop sirupeux.
ça manque de zones d'ombres, de noirceur, de complexité, je n'irais pas jusqu'à dire de talent pour ne pas mépriser les fans du genre.
Perso, je passe mon tour.

Toujours Géant

10 étoiles

Critique de Denicres (bandol, Inscrit le 9 janvier 2007, 69 ans) - 19 avril 2013

j'avais délaissé cet auteur depuis quelques temps... Le retour fut un régal comme toujours, Agréable , il vous prend que dis je vous capture de lignes en lignes... jusqu'au suivant

Un très bon roman historique

9 étoiles

Critique de PA57 (, Inscrite le 25 octobre 2006, 34 ans) - 6 mars 2013

Avec "Les piliers de la terre", Ken Follett avait placé haut la barre, très haut même. Ce nouveau roman historique est un vrai défi après le succès des "piliers de la terre". Alors défi réussi? Je dirai oui et non.

Oui, parce que ce premier tome est passionnant à lire. Bien que ce roman soit très long, on est pris dans l'histoire des différents personnages. A aucun moment on ne s'ennuie. On arrive facilement à s'identifier aux personnages et on est impatient de connaître la suite.

Non, parce que la magie n'opère pas comme elle l'avait fait dans les "piliers de la terre". L'histoire est beaucoup plus prévisible. Peut-être aussi que l'époque à laquelle se déroule la narration joue un rôle. En effet, la période de la Première Guerre Mondiale m'est beaucoup plus connue que celle du Moyen Age. J'ai forcément été moins surprise.

En conclusion, il s'agit d'un très bon livre. J'ai néanmoins été un peu déçue, je m'attendais à mieux encore. Mais c'était le risque après "les piliers de la terre". Je lirai la suite avec intérêt.

très bon livre, mais.....

7 étoiles

Critique de Joanna80 (Amiens, Inscrite le 19 décembre 2011, 61 ans) - 16 octobre 2012

Un très bon livre, une bonne histoire bien ficelée, des personnages bien "creusés" mais après avoir lu ses "piliers de la terre" j'ai eu du mal. J'ai eu du mal à entrer dans l'histoire, dans les personnages, je le trouve un peu trop superficiel. Petit conseil, lisez d'abord celui-là et après, les piliers de la terre.

Une leçon d'histoire captivante

10 étoiles

Critique de Psychééé (, Inscrite le 16 avril 2012, 29 ans) - 18 septembre 2012

C’est le premier livre de Ken Follett que je lis et certainement pas le dernier. Cette saga permet d’explorer l’histoire avec un grand H des prémices du déclenchement de la première guerre mondiale jusqu’à son dénouement. D'un incident local et anodin en apparence -l'assassinat de l'archiduc François Ferdinand à Sarajevo- la guerre se transforme petit à petit en conflit mondial. Les grandes puissances s’affrontent, on suit le quotidien de personnages véhéments qui vivent aventures, passions, bravent interdits et dangers pour le meilleur et pour le pire.

On vit cette guerre d’un bout à l’autre et ce qui est enrichissant c’est qu'on la perçoit avec les points de vue des différents pays : l’Allemagne, la France, l'Angleterre, la Russie…Chacun a sa version des faits et pense que ce qu’il fait est juste et qu’il n’est pas responsable des millions de morts de la guerre. Les classes sociales se renversent et se confondent, les pauvres Gallois des classes travaillistes retournent la situation parce qu’ils veulent changer le monde et s’y attèlent, de même que les Bolcheviks en Russie. Au final, les plus pauvres ne sont pas les plus mal lotis et contrairement aux riches ne prennent pas les choses pour acquises. Les personnages sont très attachants, très touchants, à l’instar d’Ethel, Billy, Grigori, Gus… En somme, ce sont des personnages réels et imaginaires qui se côtoient dans des scènes réelles ou fictives, l'auteur se rapprochant toujours autant qu'il le peut de la réalité, comme il l'explique dans son livre.

On assiste ainsi aux grands évènements qui ont marqué cette époque : le combat pour le droit de vote des femmes en Angleterre, la révolution russe et la prise de pouvoir des Bolcheviks, la création de la Société des Nations via le traité de Versailles... L'auteur nous livre un incroyable travail d'historien mêlé à une saga romanesque captivante qui nous plonge au début du siècle dernier comme si on y était!

Foisonnant et riche !

8 étoiles

Critique de Ngc111 (, Inscrit le 9 mai 2008, 31 ans) - 21 juin 2012

Avec La Chute des Géants, Ken Follett incorpore le récit du destin de différentes personnes (de nationalités variées) au sein d'une époque bouillonnante sur le plan politique et moral. Une famille galloise, des frères russes, un officier allemand, un assistant du président américain et un comte gallois prennent part à cette fresque historique qui se déroule durant la première guerre mondiale.

Il faut avouer que le mélange historique/fictionnel fonctionne à merveille, et ce grâce à la minutie de l'auteur pour relater les faits. Les enjeux politiques, les complications de la diplomatie, la politique réaliste, tout cela est formidablement bien traité et c'est un régal d'en apprendre autant sur cette sombre période dans ce qui reste pourtant un roman. Les arguments présentés par les protagonistes pour défendre leur position sont passionnants et donnent lieu à quelques débats de qualité (et que l'on aimerait plus nombreux et plus longs), notamment concernant la part de responsabilité de l'Allemagne.
L'autre élément réussi est la diversité des thèmes abordés, puisque l'auteur ne s'est pas concentré uniquement sur la guerre et ses motifs/conséquences mais aussi sur tout un tas d'éléments périphériques, quoique relatifs à cet évènement capital. Cela va de la condition de la classe ouvrière, qui débouchera sur la montée du parti travailliste au Royaume Uni, au début du déclin des empires (allemands, russes et britanniques), à l'évolution des partis politiques (socialisme, bolchevisme), à la condition des femmes (travail, droit de vote et d'éligibilité), à la progression de la liberté (sexuelle aussi), au traitement des juifs... Les sujets ne manquent pas et sont tous considérés, avec plus ou moins de profondeur, afin de rendre l’œuvre de Ken Follett foisonnante et dense.

A côté de cela il faut aussi remarquer que l'intégration des personnages de fiction se fait aisément, que l'on s'attache très vite à eux, voir même que nos sentiments peuvent évoluer progressivement vis à vis d'eux (on pense au comte Fitzerbergh). Leur progression est intéressante même si certains ont un parcours plus redondant que d'autres (Lev) et l'on ne s'ennuie jamais à suivre leurs pérégrinations.
Pourtant l'aspect "feuilleton" du livre pourra décevoir, avec des chapitres très courts et une narration qui fait penser à une série TV. Les sauts dans le temps sont parfois étonnamment importants avec des blancs de plusieurs mois voire années qui outrepassent des moments que l'on aurait aimé partager avec les personnages (l'emprisonnement de Billy par exemple). Enfin l'auteur a un petit peu abusé le lecteur avec un aspect graveleux assez prononcé. Les scènes de sexe sont nombreuses et parfois inutilement détaillées, non pas que cela soit désagréable mais il faut reconnaître que cela n'a aucune justification si ce n'est d'émoustiller le lecteur et de le retenir encore un peu plus. Encore une fois cela donne un côté "série TV" qui n'a pas forcément sa place dans une œuvre littéraire.

Malgré ces quelques reproches il ne faut pas oublier que La Chute des Géants reste un pavé passionnant, difficile à lâcher une fois que l'on en a entamé la lecture, avec des personnages attachants et intéressants, un contexte historique riche en évènements.

Une lecture qui se termine avec l'envie de vite découvrir la suite... zut ! Comme les séries TV !

très bonne surprise

10 étoiles

Critique de Yotoga (, Inscrite le 14 mai 2012, - ans) - 21 mai 2012

Personnellement, la littérature américaine ne m'a jamais vraiment motivée (à part Nancy Huston), alors quand j'ai reçu ce livre en cadeau, je me suis un peu forcée à le commencer.

Quelle surprise ! Je l'ai lu d'une traite (heureusement qu'on avait un weekend de 4 jours, je crois que j'aurais pris un congé sinon).

Comme les critiques précédentes, je me suis attachée aux caractères très travaillés, fidèles sur toute la ligne, je me suis laissée emporter par les différents pays et les mentalités adaptées.

J'apprécie que l'auteur ait fait des recherches intensives et que les rapports historiques soient fondés.

Le format du livre, un pavé, peut être ressenti comme un bémol, ou une petite longueur dans les dialogues de consuls dans la partie autrichienne avant le déclenchement de la première guerre, mais la note générale du livre est plus que positive.

J'attends avec impatience la suite...

Leçon d'histoire

10 étoiles

Critique de Marlène (Tours, Inscrite le 15 mars 2011, 40 ans) - 17 mai 2011

J'ai adoré ce livre et bouh, je me dis qu'il me faut attendre l'année prochaine pour savoir la suite. En tant que lectrice de livre d'histoire, cela ne m'a pas gênée mais je sais que certains n'ont pas apprécié cette leçon d'histoire, j'ai été étonnée de combien Follett est rentré dans les détails, plusieurs de ses personnages sont dans la politique, avant dans Les Piliers de la Terre comme pour Un Monde Sans Fin, ses personnages subissaient plutôt l'histoire (un personnage avait un secret mais au final sans vraiment grande conséquence pour les personnages de l'histoire) là les personnages font l'histoire, Ethel, Maud, Walter, Fitz, Gus comme Grigori y participe activement, ce que ne faisait pas Carys ou Tom. Donc Follett devait bien expliquer le pourquoi du comment, j'ai trouvé ça très intéressant (et puis c'est facile de se référer à ce qui se passe autour de nous de nos jours).
J'ai aimé comment à travers Gus nous voyons comment le président américain voulait (une sorte) d'ONU, qu'il ne verra pas étant mort en 1924, comment chaque pays prêchera pour sa paroisse, les points de vue différents, les cultures différentes etc. J'ai trouvé ça intéressant que Wilson soit raciste (comme sa seconde épouse) il se voulait le faiseur de paix mais de l'autre voyait comme inférieures les peuplades noires. Un homme en somme avec ses paradoxes.
J'ai aimé les traits d'esprits de Clemenceau, j'aurais aimé voir plus Foch, j'ai trouvé que les batailles finales ont été passées un peu par dessus la jambe.
J'ai aimé suivre les Suffragettes, et j'ai été mortifiée de voir combien la France, encore, a été en retard sur ses voisins !
Mon personnage favori était Walter, ses analyses étaient très pertinentes et intelligentes. Sa romance avec Maud était touchante, Maud qui parle d’égalité des sexes, uh, mais qui part en Allemagne suivre son époux ?
J'ai trouvé que le charme de Lev opérait même à travers les pages, mais a trop tiré sur la corde... Lev, dans la pègre (ça lui va bien) je le vois bien tomber sous les balles d'un adversaire, il ne fera pas de vieux os.
Grigori, ah la la nous le laissons quand il réalise que Lénine ne veut pas la paix ni que son peuple prospère, mais tout pour sa pomme. Je suppose que nous allons le retrouver et qu'il ne sera plus tout Bolchéviste. Que va devenir Katarine, leurs deux enfants ? Lui ne le sait pas, mais il y aura Staline, la misère, la famine, des millions de morts, les goulags... J'ai peur pour eux, et pour lui, rebelle. Les idéaux étaient beaux mais les tyrans comme Lénine ou Staline n'en ont rien à faire du peuple, ils veulent seulement avoir tout le pouvoir et vivre entourés de richesse.
J'ai souri quand un tel utilisait une Renault, n'y avait-il pas un des fils Renault qui fut un Collabo ?
Ethel, je ne suis pas Anglaise, mais c'était toujours intéressant de voir tout ce processus pour le Labour Party.
Les Allemands aidant Lénine, l'histoire est remplie d'ironie.
J'ai peur pour les enfants de Maud et Walter, entre une mère Anglaise et un père Allemand, un grand-père nazi et un grand cousin partisan du National Socialisme, lequel de Eric ou Heike va rentrer dans le nazisme ? Ce qui m'a fait sourire (jaune) c'est Maud la féministe qui suit docilement son mari en Allemagne, et pourquoi pas un coin perdu en Angleterre ?
En parlant de féminisme, Ken Follett aime les femmes à personnalité, mais pourquoi autant de fils ? Si je n'oublie personne, dix fils pour 3 filles ! Trois fils pour Fitz, pour Walter & Maud, deux pour Billy etc, tsss tsss
Un point que j'ai trouvé dommage, mais où est passé un personnage français ? Billy, Walter, Fitz se battent en France, Maud vient en France etc, avant la déclaration de guerre tout le monde est suspendu à la décision française, la France tout de même a été occupée, le traité de paix a été signé en France et pas un seul point de vue français, pourquoi ?
J'ai trouvé Ethel et Maud parfois irréalistes, Londres n'a pas été occupée, détruite, l'Angleterre n'a pas été réduite en cendre, cela se voit. Elles n'ont pas connu la terreur de voir des Allemands arriver chez eux, dans leurs maisons. Dommage que Follett a jugé qu'il pouvait se passer d'un soldat français, j'ai lu une fois un soldat français ayant participé à la Bataille de Verdun, il disait que les soldats français voulaient 'mettre ces Allemands dehors', Follett a oublié la haine, le sentiment revanchard entretenu par les Français après la Guerre Franco-Prussienne de 1870-1871, qui s'est soucié de nous, de nos aïeuls qui ont eu des millions à payer aux Allemands vainqueurs ? Personne. Maud l'a un peu ressenti à l'opéra, mais après 4 ans d'une guerre terrible la France voulait faire payer les Allemands, peut-être que cela a été excessif mais comment Maud comme Walter pouvaient-ils croire que le gouvernement français (et les Français) allaient gentiment donner une tape sur l'épaule et dire 'c'est oublié' et laisser les Allemands prospérer et continuer de vivre comme si de rien n'était ?
Je trouve ça irréaliste, ce n'est pas la Première Guerre Mondiale mais ma grand-mère, qui a grandi en territoire occupé lors de la Seconde Guerre Mondiale me parle encore des Boches (elle ne dit pas si souvent Allemand quand elle me parle des nazis que son père devait loger chez lui, et de celui qui dormait dans son lit) et dans sa voix il y a encore du ressentiment. C'est humain. Là Maud, Walter, n'ont rien compris, mais Follett aurait pu le dire par quelqu'un d'autre.
M'enfin, l'histoire est remplie d'ironie et elle a sa revanche : les Allemands auront Hitler, les Italiens Mussolini, les Espagnols Franco, les Russes auront Staline, les Français auront Pétain et les Anglais Churchill ;) Bon heureusement que Churchill fut là comme de Gaulle. Que de tyrans qui ont vécus en même temps !
Le deuxième temps risque d'être passionnant, j'ai hâte de me voir expliquée la Seconde Guerre Mondiale par Ken Follett (bien que j'ai pas mal lu et cherché pour me documenter avant qu'il n'explique la Première, et je ferai de même pour la Deuxième) hâte de voir si Lloyd va découvrir qui est son vrai père, quelles seront ses relations avec Boy, qui de Heike ou d'Eric se ralliera au National Socialisme, si Vladimir va savoir qui est son frère père, si Grigori va survivre, si Millie tombera amoureuse d'un des fils de Fitz, et un de Walter & Maud ? Daisy va-t-elle croiser quelqu'un ?
Quelques trucs m'ont gênée mais bon, dans l'ensemble j'ai aimé apprendre plein de choses et j'ai hâte de lire la suite, le destin de Fitz & Co, de leurs enfants. Ken Follett a du boulot sur la planche ! Le livre devrait être énorme...

Très belle entrée en matière

9 étoiles

Critique de POOKIES (MONTPELLIER, Inscrit le 16 août 2006, 40 ans) - 23 avril 2011

Enfin une nouvelle grande épopée de Ken Follet... Je me suis régalé tout au long de ces 1000 pages. Ca m'a permis de réviser la 1ère guerre mondiale et me suis aperçu que j'avais vraiment des lacunes sur ce sujet. Mis à part le côté historique, la vie de tous les protagonistes est vraiment passionnante et j'ai hâte de passer au 2ième tome.
Allez Ken, au boulot et que le 2ième soit aussi addictif que le 1er!

Un siècle juste de l'autre côté de la rue

9 étoiles

Critique de Hamilcar (PARIS, Inscrit le 1 septembre 2010, 62 ans) - 14 avril 2011

Je viens de terminer « Le Siècle – la Chute des Géants » de Ken Follett et, franchement, je m’avoue complètement sous le charme de ce long roman qui, malgré son millier de pages, s’est déroulé presque trop rapidement.
Je viens d’abandonner les personnages du roman par contrainte, car le deuxième tome n’est toujours pas paru. Dommage ! J’ai complètement adhéré à cette histoire du siècle où les procédés mercantiles combinés de politique aléatoire finissent par déclencher la « Grande », cette guerre dans laquelle des millions de morts finissent par s’effacer dans l’écrit au profit de quelques uns, peintures justement posées par l’auteur dans ce roman fleuve.
Ken Follett nous transporte de personnages en personnages, comme s’ils étaient des étapes obligatoires pour comprendre l’espace qui les divise et les lie à la fois. Etre mineur gallois ou militante féministe à cette époque pourrait diviser autant que le révolutionnaire russe du noble anglais de cette même période ; sauf que tous se rejoignent un moment donné par l’auteur pour faire de ce qui aurait pu être une saga traditionnelle un évènement planétaire où les uns et les autres seront chahutés par la guerre et les révolutions.
Monde complexe, mais personnages tellement humains qu’il suffit de les replacer dans ce siècle pour s’en faire des intimes.
C’est à mon sens un véritable tour de force de la part de Follet de récidiver dans le roman historique avec cette même fougue que pour les « Piliers de la Terre », avec cette même approche élitiste qui fait d’un bon roman toute sa préparation. Les personnages sont d’une peinture réaliste, les évènements sont étudiés avant d’être livrés dans l’écriture. Tout Follett est présent dans ce roman, car même l’intrigue de ses productions selon moi mineures, pavées d’espions et de complots politiques, surgissent quand c’est nécessaire.
Alors c’est vrai… il faut sa part de naïveté pour accepter Churchill dans le salon fictif d’un acteur inventé, tout comme cette crédulité de voir un des personnages imaginaires aux côtés de Lénine. Mais l’histoire fonctionne ainsi. Ces « étapes humaines » servent le lecteur. Quand elles se posent, il comprend alors que le roman n’est pas seulement celui des femmes et des hommes que Follett nous sert, mais avant tout celui de ce siècle dont la mécanique bouleverse encore nos consciences.
S’il fallait une définition de ce siècle, elle serait multiple, tant les femmes et les hommes qui le composent l’ont créé et l’ont subi. Follett l’a compris. Pour ne pas être confus, il trace des lignes entre les chapitres pour dissocier ce qui est de l’un et qui n’est pas forcément de l’autre. Et il nous promène entre Royaume-Uni, Allemagne, Russie et Etats Unis d’Amérique avant de convenir qu’en fait, l’un et l’autre ne peuvent que se rejoindre. Ils sont du siècle. Et quand on lit ce livre, on finit par voir ce siècle là juste de l’autre côté de notre propre rue.

Bof bof...

5 étoiles

Critique de Marsup (, Inscrit le 22 octobre 2009, 41 ans) - 1 mars 2011

Un ouvrage qui se lit bien, mais quand même un peu long.
Ce qui m'a vraiment intéressé, ce sont les personnages très bien dessinés, attachants ou répulsifs, bien plus que la toile de fond historique qui me semble trop romancée et à peine esquissée (la narration des événements clés de la 1ère guerre mondiale sont trop répétitifs et paradoxalement soporifiques ! )
Je suis donc assez déçu et ne lirai pas le tome 2.

Belle découverte

10 étoiles

Critique de Christophe30 (Bruxelles, Inscrit le 25 janvier 2009, 41 ans) - 24 février 2011

J'ai été très étonné par le nombre de personnages, les milieux sociaux qui s'entrecroisent, les évènements qui se succèdent, la tragédie de la première guerre mondiale, la révolution russe...
La précision dans le décor m'a emporté facilement dans cette fresque, la psychologie des personnages très claire, l'ambiance du livre... Je redécouvre notre histoire et aime ce type de roman dans lequel je n'avais jusqu'à présent pas trop osé m'aventurer de peur de m'ennuyer. Et tout ce que je peux dire de l'auteur Ken Follet, c'est qu'il m'a fait changer d'avis sur ce genre d'écriture. Il me fait penser à Zola, germinal et compagnie qui forment "les Rougon-Macquart". Un vrai boulot sérieux sans triche et honnête avec les lecteurs. L'impression que les personnages fictifs auraient vraiment pu exister à cette époque est réussie. Je suis bluffé et curieux de voir la suite.

Des plus intéressants !

8 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 30 janvier 2011

Ah, oui ce livre est une solide brique ! Et aux pages aussi fines que celles d’un Pléiade si pas plus.

Il convient d’avouer que la trame de l’histoire est particulièrement bien menée et que les personnages sont tellement intéressants qu’il est quasiment impensable de les abandonner en cours de route.
Et cela même s’il est parfois facile de deviner dans quelles directions ils vont aller. Un seul d’entre eux va mal évoluer et c’est l’Anglais Fitz qui n’arrivera pas à anticiper l’évolution de l’ensemble de la société sous la pression des événements.

A mes yeux, le principal intérêt du livre reste cependant des points historiques.

On m’avait toujours dit que c’était la déclaration de mobilisation par la Russie qui avait provoqué la guerre de14/18. Celle-ci était obligée de la faire assez vite vu la lenteur à laquelle elle était soumise pour rassembler ses troupes. L’Autriche n’avait pas besoin de l’Allemagne pour se venger de la Serbie. Mais celle-ci était protégée par la Russie. Dès lors l’Allemagne ne voyait pas la possibilité de l’abandonner. Ceci allait alors entraîner la cascade des dominos. La France, alliée à la Russie, se voit également entraînée dans l’aventure et, aussi en vertu d’une alliance, l’Angleterre aussi. Cela c’est l’histoire telle qu’on nous l’a expliquée. Si elle est juste, il y a ici des éléments nouveaux qui nous sont donnés et je ne suis pas là pour les dévoiler.

Il en ira de même en ce qui concerne les éléments qui entraîneront les Etats-Unis dans le conflit malgré sa volonté de ne pas le faire. L’affaire du torpillage du Lusitania me direz-vous.

A nouveau c’est ce qui nous a été appris. Nous découvrirons cependant ici qu’il y avait des raisons bien plus graves !

Et ce livre nous en apprendra d’autres !

La dernière page nous cite un tel nombre d’historiens ayant participé à ce livre, il ne nous est pas possible de mettre ces points en doute.

Nous apprendrons aussi beaucoup sur le point sociologique. Un seul exemple : si nous connaissons la différence entre les classes sociales à cette époque nous n’en imaginions pas toutes les conséquences ! Que ce soit pour l’Angleterre comme pour la Russie un commandement de troupes ne dépendait pas des capacités mais bien de la position sociale. Qui en payera les pots cassés ?... La troupe !

Malgré les 997 pages de ce livre je n’en dirai pas plus.

Une seule chose cependant qui dévoile, tout au moins pour moi, un grand mensonge qui va aller jusqu’à provoquer la guerre mondiale suivante : le traité de Versailles ira jusqu’à forcer l’Allemagne à admettre qu’elle aurait été la seule à provoquer la guerre 14 ! Il en découlera l’écrasement complet de ce peuple qui ne pouvait que vouloir s’en venger.

Un livre intéressant et agréable à lire !

Cours d'histoire vivant

8 étoiles

Critique de Pascale Ew. (, Inscrite le 8 septembre 2006, 50 ans) - 17 janvier 2011

Billy Williams a 13 ans en ce jour de juin 1911 où il descend pour la première fois dans la mine d’Aberowen en Galles du sud. Il est courageux comme son père syndicaliste et intelligent. Sa sœur Ethel ne l’est pas moins. A 18 ans, elle travaille comme intendante chez le comte Fitzherbert à qui appartiennent notamment les mines d’Aberowen. Elle tombe amoureuse du comte et se retrouve enceinte. Elle est contrainte par son père à quitter son village et rejoint Londres, où elle s’implique dans la politique en faveur du droit de vote des femmes. Elle y retrouve Maud, la sœur de Fitz, également impliquée dans ce combat politique.
En Russie, les frères orphelins Grigori et Lev Pechkov ont des caractères opposés : l’aîné est sage et protège son cadet, tandis que celui-ci se fourre constamment dans le pétrin suite à de mauvaises combines. Il aime le danger et les femmes. Survient Katerina; Grigori en tombe immédiatement amoureux, mais elle succombe au charme de Lev et tombe enceinte. L’aîné se prépare à émigrer pour les Etats-Unis, ce pour quoi il a épargné pendant des années. Hélas, c’est Lev qui prendra sa place car il est poursuivi par la police. Lev promet d’envoyer le prix du voyage à son frère dès qu’il le pourra.
Walter von Ulrich est attaché militaire à l’ambassade d’Allemagne à Londres. Il tombe amoureux de Maud Fitzherbert, contre l'avis de leurs familles respectives.
Gus Dewar travaille comme conseiller à la Maison Blanche pour Wilson.
Tous ces personnages se croisent et se rencontrent, jusqu’à la tragédie qu’est la première guerre mondiale. (« Dans tous les pays, les adversaires de la guerre avaient perdu la partie : les Autrichiens avaient attaqué la Serbie alors qu’ils auraient encore pu s’en abstenir ; les Russes avaient préféré la mobilisation à la négociation ; les Allemands avaient refusé de participer à une conférence internationale qui aurait pu régler la crise ; les Français s’étaient vu offrir une chance de rester neutres et ils l’avaient laissée passer ; et voilà que les Anglais allaient intervenir alors qu’ils auraient pu conserver un rôle d’observateurs. »)
Ken Follett décrit bien les mécanismes qui ont abouti à la guerre et remet les pays belligérants à leur juste place, c’est-à-dire qu’aucun d’entre eux n’est ni tout à fait noir ni tout à fait blanc. Il nous plonge ensuite dans la révolution russe et nous enseigne l’histoire vue de l’intérieur, à travers les yeux de ses acteurs. Cependant, ce roman présente beaucoup de longueurs. Ken Follett nous a habitué à des romans à suspense et je trouve que celui-ci n’en est pas vraiment un.

Aaaaaaaaaah !

10 étoiles

Critique de The Nim (, Inscrit le 26 juin 2010, 42 ans) - 16 janvier 2011

Vraiment j'ai adoré ! Je ne sais pas comment l'exprimer mais j'ai vraiment eu l'impression de voyager d'un continent à un autre et d'être un invité privilégié...
Je l'ai acheté sans vraiment remarquer qu'il s'agissait du 1er Tome d'une série, ce qui m'a fait réaliser que je dois attendre encore plus d'une année avant de replonger dans ce monde..

Forums: Le siècle, Tome 1 : La chute des géants

Il n'y a pas encore de discussion autour de "Le siècle, Tome 1 : La chute des géants".