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Un roman français
de Frédéric Beigbeder
Catégorie(s) : Littérature => Francophone
critiqué par Killeur.extreme, le 30 août 2009
(Genève, Inscrit le 17 février 2003, 29 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 19 avis)
Cote pondérée :  (1 706ème position).
Discussion(s) : 1 ( Voir »)
Visites : 4 292
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Un roman autobiographique, une autobiographie romancée?
Ma première rencontre (littéraire) avec Fréderic Beigbeder remonte à 2003 avec "Windows on the World" essai qui m'a convaincu, bien que je préfère la partie fiction quand il imagine l'effondrement des Twin towers de l'intérieur à la partie "Réflexions de l'auteur se posant mille questions sans y répondre", j'ai enchaîné ensuite avec "99 francs" dont l'humour et le style ont confirmé mon intérêt pour cet écrivain.
"Un roman français" débute par l'arrestation dudit Frédéric Beigbeder pour avoir sniffé de la coke (pas du Coke, pour l'instant c'est pas illégal) sur le capot d'une voiture (de luxe, évidemment) en pleine rue, pratiquement devant la police, comme flagrant délit, on fait pas mieux. Cette privation de liberté va lui permettre de reconstituer son passé qu'il avait totalement oublié, de la mort de son arrière grand-père dans les tranchées de 14-18 à la soirée fatale de janvier 2008, ses relations avec son père, sa mère et son frère le tout en passant des années 40 aux année 70...
Les gens qui reprochent à Beigbeder de trop parler de lui dans ses romans s'en donneront à coeur dans leurs critiques car dans "Un roman français" il ne parle que de lui sans même se cacher derrière un personnage fictif, en même temps c'est un roman (c'est écrit sur la couverture) autobiographique, ou une autobiographie romancée ou un mix des deux ou aucun des deux, à vous de voir, c'est un peu normal qu'il raconte sa vie.
Son style est toujours présent et son humour corrosif ("Laissez-moi sortir ou j'écris un livre") aussi par contre sa sincérité et l'émotion avec laquelle il raconte sa vie sont assez inédites.
Un bon livre, qui se lit rapidement et avec plaisir, si vous aimez l'auteur à lire absolument, si vous ne l'aimez pas louez-le et donnez-lui sa chance, qui sait votre opinion pourrait changer (ou pas).
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Un roman français |
Grasset & Fasquelle
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281 |
2246734118 |
2009-08-19 |
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| Les critiques éclairs (18)
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| Beigbeder m'énerve mais j'adore le lire! |
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Le titre de ma critique décrit exactement le sentiment que je ressens en fermant ce livre. Je ne puis en dire plus!
AntoineBXL (Bruxelles, Inscrit le 9 août 2008, 31 ans) - 14 juillet 2010 |
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| manque d'universalité |
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Les bribes de mémoire française au fil du 20e siècle ont quelque chose d’attachant, des souvenirs : La piste aux étoiles, René Gickel , les K7 Basf, les estivants au bord de la mer, un grand nombre de fibres sont retrouvées….et refont surface avec bonheur. Mais elles sont aussi vite recouvertes par le poids des cendres très inintéressantes de Pipole depuis longtemps sombrés dans les oubliettes.
L’absence de mémoire d’enfance de l’auteur… « a joke », un prétexte, ce n’est pas très crédible, la découverte offusquée des réalités de la prison écrite en majuscules pour faire vrai, tant soit peu surfaite. Le second personnage totalement inexistant. Une comédie confortable que se joue le narrateur mort d’ennui, un exercice de style qu’il jette en pâture au lecteur avide de scoop, beaucoup de mise en scène pour peu de vérité. Une occasion pour lui de ne pas perdre son temps bien sûr , quant à nous…. ? Quand un écri-vain ne touche pas à l’essentiel, comment pourrait-il émouvoir ?
Mal du siècle, la thématique des enfants de divorcés interpelle, … la dernière page est fort attendrissante. A certains tournants de chapitres on trouve quelques phrases qui vibrent comme des pépites d’or au soleil. Mais il faut la patience du pêcheur dans cet océan bio-centrique !
Deashelle (Tervuren, Inscrite le 22 décembre 2009, 60 ans) - 29 mai 2010 |
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| échapper aux faux semblants |
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Si vous avez lu 2 ou 3 de ses anciens livres , dont certains étaient tout aussi inutiles que mal écrits, vous allez vous aperçevoir de la différence de ton entre "un roman français" et ses anciennes écritures. Comme il le dit lui-même, "je pense que je suis enfin un homme maintenant", ce livre est une affaire de métamorphose angélique d'un auteur passant de la niaiserie mondaine nauséabonde "que c'est vrai qu'on s'en fout de sa vie et ses soirées", a l'honnêteté mondaine où "il raconte de nouveau sa vie mais d'une façon plus introspective,sincère, romancée, et ça marche". Sa vie n'est pas plus intéressante que la nôtre, pourtant il arrive à la mettre en scène. On sent enfin qu'il se cache un véritable écrivain derrière cet homme médiatico-mondain, et qu'il n'est pas seulement doué à shooter des gins-vodka dans des bars à putes. Assez étonnant.
Adrien34 (, Inscrit le 18 janvier 2009, 20 ans) - 13 avril 2010 |
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| Introspection salutaire |
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Après un passage à vide qui aura duré l'espace de deux romans "L'égoïste romantique" et "Au secours pardon", où il est vrai Beigbeder tournait un peu en rond à force de ressasser ses souvenirs de soirées mondaines, revoilà ce touche à tout médiatique dans un son récit le plus personnel jusqu'ici. "Un roman français" est un vaste exercice d'introspection effectué entre les quatre murs d'une prison du VIIe arrondissement de Paris. Sans stylo, ni papier Beigbeder replonge en enfance.
Des pages splendides d'ailleurs sur la bourgeoisie, ses parents, leur divorce, plongé qu'il a été très tôt entre la "morosité maternelle" et "l'hédonisme paternel". Cela n'aide pas à choisir évidemment. De très belles pages aussi sur son frère.
Les scènes de garde à vue, irritantes où on retrouve un auteur geignard alternent avec des pages de souvenirs et de confessions beaucoup plus construites. Ces pages laissent en tout cas entrevoir de quoi pourrait être capable cet ex-jeune homme dérangé. à condition de ne pas retomber trop facilement dans la description de ses aventures dans les univers interlopes.
Nothingman (Marche-en- Famenne, Inscrit le 21 août 2002, 30 ans) - 4 février 2010 |
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| Le Narcissisme couronné |
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Avec le recul, ce livre est une grosse déception. Grand fan de 99 Frs et de l'amour dure trois ans, je me suis plongé dans cette lecture... Je n'y vois rien que du narcissisme et un manque évident d'inspiration. Romancer son enfance est un exercice éculé. De surcroît, rien de spécial, c'est une enfance bourgeoise comme il en existe des milliers.
Sur l'acharnement policier que dénonce Beigbeder: OK, mais faut pas se foutre de la gueule du monde, sniffer sur la place publique et répondre aux flics, tu t'attendais à quoi? Une p...? Lui croit que c'est parce qu'il est connu; narcissisme! Que dalle, certains mecs font 36h de garde à vue pour un graffiti!
Y a bien plus scandaleux, même s'il est vrai qu'il faut dénoncer cette pratique policière abusive et courante. Mais là, NARCISSISME! Beigbeder parle de LUI et encore de lui; mais généralise bordel, lance toi dans une diatribe anti garde à vue pertinente, argumentée et incisive.
Non Beigbeder parle de lui et que de sa vie, c'est l'égocentrisme parisiano néo-bobo dans toute sa splendeur. Le titre parle de lui même: "un roman français" non mais sérieux.... le prix Renaudot ça?!
Thorpedo (, Inscrit le 22 octobre 2009, 30 ans) - 30 janvier 2010 |
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| Sans intérêt |
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J'abandonne la lecture de ce livre à la soixante-dixième page. Je n'en peux plus. Je n'aime pas cet écrivain et son passé, sa famille et ses déboires ne m'intéressent pas. J'ai souri à quelques reprises lors de la narration de son arrestation mais il me gonfle avec l'histoire de sa famille. Son écriture n'est pas assez recherchée pour me retenir. Quelques réflexions justes au sujet de la famille mais ce n'est pas assez pour susciter quelques intérêts de ma part et m'inciter à poursuivre ma lecture. Donc j'arrête avant que le livre ne parte en vol plané et n'effectue un atterrissage vous savez où...
Dirlandaise (Québec, Inscrite le 28 août 2004, 55 ans) - 30 janvier 2010 |
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| Roman ? Autobiographie ? |
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« Les livres sont un moyen de parler à ceux auxquels on est incapable de parler ». Cette phrase écrite page 239 du livre résume à mon avis la raison pour laquelle Frédéric Beigbeder s’est lancé dans l’écriture de ce « roman ».
A ce propos, une question se pose une fois la dernière page du livre refermée : S’agit-il vraiment d’un roman ? Ne s’agit-il pas plutôt d’une autobiographie ? L’auteur donne sa version page 268 : « Ce qui est narré ici n’est pas forcément la réalité mais mon enfance telle que je l’ai perçue et reconstituée en tâtonnant. Cette enfance réinventée, ce passé recréé, c’est ma seule vérité désormais. Ce qui est écrit devenant vrai, ce roman raconte ma vie véritable, qui ne changera plus, et qu’à compter d’aujourd’hui je vais cesser d’oublier ».
Roman ? Autobiographie ? L’intérêt du texte réside, à mon avis, dans ce que l’auteur exprime vis-à-vis de son père, de sa mère et surtout de son frère aîné. Ces pensées exprimées, si personnelles, sont du vécu. On est loin du roman ! Quel talent de pouvoir exprimer « si facilement » des choses si personnelles, si sensibles sur des personnes si proches. L’histoire ne dit malheureusement pas ce que pense le frère Charles de ce qu’exprime Frédéric dans son livre ! Charles voit il les choses de la même manière que son frère Frédéric ? Charles et Frédéric, deux caractères opposés, totalement opposés. Et pourtant, l’auteur exprime page 202 : « Sans Charles, je ne sais plus qui je suis, je suis paumé, cet homme est mon ancre et il ne le sait pas, il croit que je me fiche de lui. Jusqu’à aujourd’hui il est mon principal repère ». Oui, l’auteur a bien raison quand il affirme « Les livres sont un moyen de parler à ceux auxquels on est incapable de parler ».
Très bon livre que je conseille sans hésiter ! Il mérite le Prix qu’il vient de recevoir cette semaine (Prix Renaudot 2009)
Plotin (, Inscrit le 24 janvier 2010, 56 ans) - 24 janvier 2010 |
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| Les confessions de Frédéric Beigbeder |
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Après avoir mis de côté le romancier Beigbeder, notamment pour lire certains auteurs aux noms présents dans ses livres, j'ai saisi l'autre jour dans la presse d'une gare avant de sauter dans un train que j'ai failli rater le dernier livre donc de l'écrivain français.
Sous cette bannière flatteuse et imposante du Prix Renaudot entourant le livre comme un ruban de soie rouge encercle un cadeau de Noël, à quoi pouvais-je m'attendre? A quelque chose d'utile? A un objet que l'on revendrait sur Ebay?
A quoi pouvais-je espérer?
A de l'excitation, comme celle qui fut la mienne quand je lisais en cachette - car jeune ado alors- les histoires de fesses, de dopes, de culs de "Nouvelles sous ecstasy"?
A l'émotion de découvrir l'amour fusionnel, passionnel et amer de "L'amour dure 3 ans"?
Au soulagement du plaisir ressenti en relisant "99F", après en avoir découvert au cinéma une adaptation décevante qui me délaisser songeur: Ai-je trop grandi au point de plus me régaler des élucubrations d'Octave? Kounen fait-il juste à nouveau fausse route?
Au "whaou" murmurré lorsque j'ai goulument avalé les nombreux chapitres Windows on the world?
A un peu tout ça en fait.
Excité par la curiosité d'en découvrir un peu plus sur ce Docteur BCBG coincé & Mister séducteur arrogant.
Emu par les méandres familiaux du jeune Frédéric, peut-être car elle résonne en moi comme un douloureux écho ouvrant des portes jusque là closes.
Soulagé de me rendre compte au fur et à mesure de la lecture que ce livre n'est pas juste une autobiographie pompeuse et nauséabonde -les premières pages m'inquiétaient franchement- mais bien un vrai roman, une histoire d'une vie reconstituée, en tâtonnant parmi des souvenirs.
Attentif et captivé comme l'on est par un jeune enfant qui grandit, au fil des chapitres qui voit le petit garçon coupé du monde, devenir un ado drogué à la littérature avant l'adulte angoissé en prison adepte de la fête, de coke et d'alcool, et surtout de sa fille.
"Certes, ma vie n’est pas plus intéressante que la vôtre, mais elle ne l’est pas moins" et Beigbder fait "bonne route" en nous la racontant, car elle renverra le lecteur, à différents degrés d'importance, à sa propre existence.
Ce qui ne peut pas être mauvais, bien au contraire, et fait d'un "Roman Français" un bien bon livre.
Lescapricesdenicolas (, Inscrit le 2 décembre 2005, 27 ans) - 29 décembre 2009 |
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| Un Beigbeder nouveau est arrivé |
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Je sors de la lecture de ce roman partagée entre l’intérêt et l’agacement .
Intérêt pour la première partie où j’ai découvert un Beigbeder nouveau, recréant une société totalement étrangère à celle à laquelle il nous avait habitués, dont les propos, plus classiques, avaient des accents proustiens non seulement dans l’évocation de ses racines familiales mais dans sa réflexion sur les pouvoirs et les limites de l’écriture dans la recherche du temps perdu. Un roman-enquête dans le passé de sa famille, rédigé d’une écriture élégante, à l’image de la bonne société évoquée. Intérêt aussi pour les passages où, dans une prose acide et vengeresse, mais parfois aussi avec humour, il relate sa descente aux enfers et où il règle ses comptes avec la police et la justice .
Agacement quand j’ai retrouvé le « personnage » de Beigbeder, celui dont les autres romans, et les médias aussi avaient donné l’image.
Mais, après tout, UN ROMAN FRANÇAIS, s’il est un roman, est aussi une autobiographie …..il n’est donc pas étonnant d’y retrouver ce que l’on connaît déjà de son auteur……
Alma (, Inscrite le 22 novembre 2006, 64 ans) - 17 décembre 2009 |
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| Un roman français sans aucun doute |
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Aucun doute là dessus. C'est bien un roman français essouflé et vain que nous torche ce bon frédéric Beigbeder pour ses deux fois 22 ans.
Déjà prix Interallié pour " windows on the world " notre tête de lune se paye le Renaudot mais qui se paye de notre tête et quelle mafia préside à la désignation des prix littéraires?
C'est affligeant. Tout juste bien écrit. Agrémenté de quelques pointes d'humour un peu forcées, le roman relève un peu la tête vers la fin.
Frédéric, je t'aime bien! REPRENDS de l'ecstasy et ponds nous quelques nouvelles ou alors retombe amoureux pour trois ans ou alors arrête, je ne sais pas moi où tu en es de tes sevrages. Coke pas coke? Roman écrit pour supporter le sevrage? C'est possible puisqu'il semble que tu te tapes une ligne sur le capot d'une caisse de luxe au début du bouquin, qu'on t'expédie au trou pour une garde à vue de 48 heures et que ton roman se termine en famille où tu te shootes enfin aux vraies valeurs en sniffant le cou des femmes de ta vie.
Tu es enfin un homme dis-tu. C'est donc un roman initiatique?
Franchement... il n'y avait personne de plus inspiré cette année? Ca nous aurait épargné cette calamiteuse rédaction.
" vous sniffez une ligne de coke, les flics vous embarquent, racontez vos impressions..."
Reprends toi en main Frédéric, tout ça c'est de la masturbation.
Skyagain67 (, Inscrit le 21 novembre 2009, 44 ans) - 21 novembre 2009 |
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| Un très bon roman français |
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C'est la première fois que je lisais du Beigbeder et j'en suis agréablement surpris. Cependant je remarque que chez Grasset on adore en ce moment critiquer l'age adulte. Il suffit de passer Yann Moix à ce roman pour s'en convaincre.
Kyp (, Inscrit le 4 septembre 2009, 16 ans) - 11 octobre 2009 |
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| Un peu facile |
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Il arrive un âge où on n'a plus de temps à perdre. On ne veut plus voir que des gens formidables, et lire des livres formidables. Rien que pour ça, merci, Critiqueslibres. Quel temps précieux gagné grâce à vous tous. Mais ce n'est pas le sujet.
J'avais vraiment aimé "Dernier inventaire avant liquidation". J'ai souri à la 1ère moitié de "99 francs" et balancé le livre aux orties sans parvenir à finir la 2ème. J'ai trouvé honteux qu'un torchon comme "Au secours, pardon" soit publié. Et puis, on me prête celui-ci. Gratos, donc. Bon, ça ira bien pour une lecture dans le RER, que je me dis.
Or donc, Beigbeder. Et ce livre salué par la critique, y compris sur ce site. Je vais être franche : malgré ma défiance initiale pour le personnage, on finit par se laisser attendrir et il y a de vrais bons moments. Le gaillard arrive même à se rendre sympathique. Les geôles de la République font froid dans le dos, les arcanes judiciares sont glaçantes, les histoires de Proc' sont dans le feu de l'actualité et donnent un écho amusant aux pages du Monde. Tant pis si les passages sur papa, maman, le frérot, confinent à la niaiserie. C'est comme ça que ça marche, Bègue-BD, ses phrases qui font mouche, ses frasques qui font tache, sa tronche urbi et orbi, ça fait davantage vendre que la vie de M. Tout-le-monde.
Or donc, "un roman français". Morbleu ! Que l'on m'apporte séance tenante "Une vie française", de Jean-Paul Dubois. Parce que là, on ne joue plus dans la même cour. Et comme pourrait le dire les marionnettes des Zéric : autant comparer le laiton au platine !
Lutzie (Paris, Inscrite le 20 octobre 2008, 53 ans) - 10 octobre 2009 |
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| "Certes, ma vie n’est pas plus intéressante que la vôtre, mais elle ne l’est pas moins" |
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Si la vie de Beigbeder n’est pas plus intéressante que la nôtre, une chose est certaine, c’est qu’il sait mieux la raconter que beaucoup d’autres. On sent dans ce livre une vraie force dans l’écriture, une acuité dans la lumière qu’elle projette sur l’histoire de ce fils de bourgeois un peu paumé.
Curieux du Beigbeder des premiers romans et des premiers plateaux TV sur Paris Première, je me suis ensuite lassé du personnage narcissique et nombriliste de plus en plus présent dans l’espace médiatique. Je n’avais plus que dédain pour celui qui m’avait pourtant initié à pas mal de grands écrivains. C’est donc sans trop y croire, après avoir lu quelques critiques plutôt positives dans la presse, que je me suis lancé dans la lecture de son dernier livre.
Et là, au fur et à mesure que j’avançais dans la lecture, je découvrais un Beigbeder bien différent de la tête à claque qui avait eu raison de ma patience. Un homme mûr, regardant son passé sans complaisance et même, quelle surprise, d’une grande diligence envers ses proches. Un écrivain doué, capable de belles phrases bien qu’il lui arrive de se perdre parfois du côté du slogan publicitaire. Un passionné de littérature, qui pense que « l’écriture fonctionne comme un révélateur au sens photographique du terme » et qui sait transmettre sa passion. Certains passages sont à cet égard très touchants ; comme celui où il explique comment il s’est construit en opposition à son frère ou celui où il remercie les filles à qui il ne plaisait pas car, sans elles, jamais il n’aurait écrit.
Beigbeder me semble être sur la bonne voie, celle de sa maturité. La provocation est toujours bien présente (« laissez-moi sortir ou j’écris un livre » lance-t-il à son gardien, excédé), mais mieux maîtrisée. Il dit et répète que l’écriture de ce livre l’aurait transformé, si il est vraiment devenu l’auteur de ses lignes, c’est ce qu’on pouvait lui souhaiter de mieux.
Bibliotherapie (, Inscrit le 30 juillet 2009, 30 ans) - 3 octobre 2009 |
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| une excellente surprise. |
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C'est avec "Vacances dans le coma" que j'ai découvert Beigbeder... et cela ne m'avait pas convaincu du tout. J'ai ensuite lu "Dernier inventaire avant liquidation" qui m'a beaucoup plu, et m'a donc donné envie de découvrir le fameux "Roman français"... qui m'a séduit.
Contrairement à son habitude, Frédéric Beigbeder n'utilise pas de personnages fictifs pour s'épancher: il s'agit là d'une authentique autobiographie qui se lit avec davantage de plaisir que celles d'Annie Ernaux (je parle pour moi).
La franchise avec laquelle Beigbeder traite son passé et ses propres sentiments est particulièrement touchante. La scène où il explique à un flic pourquoi il emploie régulièrement des stupéfiants est, elle aussi, troublante et sincère (c'est sans doute celle qui m'a le plus intéressé).
On reprochera toutefois le côté légèrement superficiel de cet ouvrage: la psychologie des personnages aurait pu être davantage poussée lors de certains passages.
Bilan: je recommande ce livre, qui est très troublant, mais qui aurait pu être bouleversant s'il avait été davantage approfondi. Je rends toutefois hommage à Beigbeder qui voulait "nous faire rire et pleurer". Pari tenu!
Bastien N. (, Inscrit le 28 septembre 2009, 19 ans) - 28 septembre 2009 |
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| dans le même profil que les autres ! |
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C'est effectivement un livre qui est dans la même lignée de son esprit éditorial, un roman amusant, fort agréable à lire, un récit qui pourrait même faire croire qu'on est dans un contexte réel alors que ce n'est qu'un roman...
LaJoliette13 (, Inscrite le 28 juin 2009, 31 ans) - 18 septembre 2009 |
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| toujours du bon, du très bon Begbeider! |
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Ecrire une critique sur un bouquin de Begbeider, j'en rêvais! Ah non! pas pour le descendre mais bien pour l'encenser! Ce roman français se lit en très peu de temps, d'abord pour connaître le temps de la garde à vue (la discussion avec le commissaire ou l'inspecteur vaut le détour, on se rend compte que c'est un roman et non un reportage) ensuite pour savoir s'il est vraiment jaloux de son frangin et enfin, bah pour mieux le connaître même si tout est dans ses anciens...
Pour moi, ce bouquin est comme d'habitude, très bien écrit et ses pages respirent l'humour et l'amour. Il ne vaut pas "l'amour dure 3 ans" (son meilleur bouquin, je lui ai attribué le titre de Shakespeare français avec cette merveille!) car il ne se cache pas, c'est du cash et Neuilly en prend pour son grade! Etrange cette façon de dénoncer le côté obscur des villes bourgeoises et d'avoir pris autant de plaisir à y vivre (même s'il dit des fois le contraire).
Tout est très détaillé, la visite des allemands dans la maison familiale me fait penser à l'intro du dernier Tarantino, la vie dissolue de son père: succulente! J'ai appris qu'Octave était le prénom du domestique, trop bon!!
Toujours cette tension quand la religion est le fond de la phrase, toujours cette jubilation à écrire sur le désir, toujours cette rancœur ne pas être né beau, toujours cette auto flagellation lorsqu'il se décrit (pourtant à présent, beaucoup de femmes le trouvent très beau, sans doute le sait il l'animal...)
En résumé, j'ai adoré mais j'attends le prochain vrai roman! il est capable de nous réécrire un Roméo et Juliette rock n'roll gaucho le bougre!!
Jimstinger (, Inscrit le 17 septembre 2009, 37 ans) - 17 septembre 2009 |
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| Du pur Beigbeder, pas un choc (cf Express) mais bon quand même |
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Visiblement, on parle beaucoup du dernier Beigbeder : un 'choc' (l'Express), son 'meilleur livre', etc etc Bon peut-être cela est du à la polémique (ou au coup de pub, il est capable d'avoir manigancé tout ça cet ex-pubard retors ...) liée au livre. En effet, Beigbeder utilise en trame de fond sa garde à vue suite à son arrestation en 2008 en flagrant délit de préparation de ligne de coke avec sa carte Gold sur le capot d'une Chrysler garée devant une boîte. Apparemment, le proc s'est fait un (malin ?) plaisir de le garder un chouia plus longtemps au placard. Du coup, il a écrit une page incendiaire sur le dit proc, cette page ayant été ensuite édulcorée (quoique pas sympa quand même pour JC Marin) par l'auteur et son éditeur.
Sinon le livre ? Pas le meilleur (Windows on the world pour moi) ni un choc mais un bon livre. Du Beigbeder habituel dirais-je, égotiste en diable, provoc' facile (un peu moins que d'hab quand même), tête-à-claques assumée, bourge-qui-pleure-la-bouche-pleine-et-le-revendique, branleur flamboyant, touche-à-tout avec panache. Ca se lit bien, on prend plaisir à l'évocation de sa famille, à la comparaison avec le frangin (marrant les pages sur le-dit frangin gamin, notamment sur ses baises frénétiques d'ado notamment quant on le voit aujourd'hui (Sarko/MEDEF forever) - enfin, ceci dit, il a quand même encore une belle gueule l'enfoiré ...).Comme toujours avec Beg', on oscille entre l'agacement (la dénonciation des geôles de la République ... c'est pas Soljénitsyne quand même hein ...) et l'identification (bon ouais c'est pas le goulag mais 48h de garde-à-vue dans un trou puant à cause de loi hygiéniste à la gland, je comprends).
NQuint (Charbonnieres les Bains, Inscrit le 8 septembre 2009, 38 ans) - 8 septembre 2009 |
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| Pauv' petit gars riche |
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Une garde à vue donne l'idée à cet auteur à succès d'établir une autobiographie, où alternent les descriptions de sa vie, dont il a mal à se souvenir avec précision, et de cette expérience auprès d'officiers de police judiciaire.
Le divorce de ses parents, son opposition à son frère modèle, l'absence de souvenirs de l'enfance, les Pyrénées-Atlantiques, Neuilly-sur-Seine sont autant d'éléments constructeurs de son existence et de sa personnalité.
Comme souvent, et pour une fois de manière pleinement justifiée, il se regarde beaucoup écrire, comme on peut s'écouter parler, avec l'humour corrosif faussement méchant qui lui est familier. On apprend des choses sur lui, il confesse des regrets. L'écriture est facile, l'auteur joue de son aisance, ce qui n'est pas en soi un tort, mais l'ensemble donne tout de même une impression de vernis, de superficiel. Je rassure tout le monde en confiant que je n'attendais en rien le genre de confidences qui me répugnent, mais cette autobiographie reste en surface, du fait du peu d'analyse qui est faite : il donne une couleur de lui-même, qu'on connaît, ou pressent, déjà plus ou moins.
Si ce livre reste intéressant, il en demeure à un stade intermédiaire entre l'informatif et le divertissant.
Veneziano (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 32 ans) - 5 septembre 2009 |
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Clin d’œil… |
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Lutzie |
23 octobre 2009 @ 13:48 |
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