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6.2.1 NOUVEAUTES LIVRES
medium
Le jeu de l'ange de Carlos Ruiz Zafón

Titre original :  El juego del ángel

Catégorie(s) : Littérature => Européenne non-francophone

critiqué par Sorcius, le 22 août 2009 (Bruxelles, Inscrite le 16 novembre 2000, 42 ans)

La note: 9 etoiles
Moyenne des notes : 6 etoiles (basée sur 43 avis)
Cote pondérée : 6 etoiles (2 695ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 14 039 

Le nouveau Ruiz Zafon se sera fait attendre...

Mais ça en valait la peine...

Le Jeu de l'Ange possède la même magie et la même ambiance mystérieuse et nostalgique que l'Ombre du vent, tout en offrant une histoire différente.

Le livre et plus court, on rentre plus vite dedans, mais l'histoire est plus sombre, avec plus d'ingrédients fantastiques. Les nombreux personnages sont tous terriblement bien modelés, l'histoire bien déroulée, et tout cela nous plonge totalement dans le livre, à tel point qu'il est difficile de le reposer pour faire autre chose! Un livre gothique comme on les aime, sur les livres, pour les livres, au nom des livres.

On retrouve avec bonheur la famille Sempere, une génération plus tôt, une Barcelone des années 20, toujours aussi envoûtante, pleine de fantômes et d'âmes errantes, et la fabuleuse bibliothèque du Cimetière des Livres oubliés qui fait rêver plus que de raison les amoureux des livres que nous sommes.

Le héros, David Martin, écrit des livres fantastiques et populaires se déroulant dans la Barcelone de l'époque, et éprouve pour la jeune et jolie Cristina un amour impossible qui lui ronge le coeur.
Un éditeur parisien le presse d'écrire pour lui un livre unique et grandiose qui lui apportera la fortune.
David hésite longtemps, puis se dit qu'il n'a rien à perdre à accepter, bien au contraire.
Ce en quoi il se trompe lourdement...

La fin est douloureuse, magnifique, triste et apaisante à la fois. Une fin qui nous permet de vivre avec le livre longtemps après l'avoir refermé.

Ruiz Zafon a un don très précieux, celui d'emporter son lecteur dans un monde unique, qu'il crée à la force de sa plume, et de lui faire vivre les aventures des héros comme s'il y était.
Il a un don incroyable de conteur et le Jeu de l'Ange restera, comme l'Ombre du vent, un livre culte, c'est certain.

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Les éditions
small Le jeu de l'ange [Texte imprimé], roman Carlos Ruiz Zafón traduit de l'espagnol par François Maspero
de Ruiz Zafón, Carlos Maspero, François (Traducteur)
R. Laffont
ISBN : 9782221111697 ; EUR 22,00 ; 2009-08-20 ; 441 p. ; Broché
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Les critiques éclairs (42)

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Si l'on souhaite retrouver l'ambiance de l'Ombre du Vent 6 etoiles

Je conseille ce livre à ceux qui ont aimé l'Ombre du Vent et veulent absolument en retrouver l'ambiance. Mais sinon, j'ai trouvé longuet et beaucoup de pistes qui n'aboutissent à peu ou rien. Parfois, ces pistes m'ont plu et j'aurais voulu qu'elles se développent, parfois pas et elles n'amenaient presque rien à l'histoire.

L'ambiance est tout de même bien rendue et les personnages crédibles, ainsi que la ville. Mais l'histoire est plus sombre que celle de l'Ombre du Vent et David Martin n'a pas la candeur attachante de Daniel Sempere, ce qui peut aussi contribuer lorsqu'on suit un personnage principal plus torturé dans une histoire déjà difficile, à en faire une histoire moins attachante.

Enfin, pas un mauvais roman, mais après L'Ombre du Vent, un peu déçue.

Pléiades (, Inscrite le 29 janvier 2012, 27 ans) - 30 janvier 2012


Aucun sens 2 etoiles

J'ai jamais vu un livre aussi compliqué que ça ! trop d'énigmes, trop de surnaturel qui n'a aucun lien avec la réalité ! En fait qui est Corelli ? et quel est le rapport de cette histoire avec le père de Vidal et l'inspecteur Grandes ? quelle est l'explication de la mort de Diego Marlasca, alors qu'en fin de compte, il n'est pas mort ! quelle est la relation entre Salvador et Marlasca, comment Salvador fut enterré dans le chambre secrète qui se trouve dans la maison de la tour ! trop de questions qui n'ont aucune réponse, Zafon n'a donné aucune explication à tout ça ! En tout cas j'aimais bien ce livre jusqu'au moment où David va à la rencontre de Cristina au sanatorium, pour moi sa mort a tout gâché... Enfin, auparavant je trouvais quand même que le livre tournait en rond, rendez-vous avec Corelli, mal-être de David, rendez-vous avec Corelli... Mais je m'étais justement accroché à cet amour qui ne se consolidait jamais entièrement et semblait enfin sur le point d'être possible. Mais, on ne sait pas pourquoi, David a douté de la parole de Cristina (là j'ai été très déçu, puisque j'ai trouvé cela invraisemblable) ce qui a entraîné sa mort. J'ai failli arrêter le livre là. Mais j'ai tout de même poursuivi, me demandant comment Zafon allait pouvoir nous offrir une fin agréable et qui tienne la route. Et là ma déception a été énorme, puisque pour moi ce final n'a ni queue ni tête. De plus -mais ce ne sont là que des détails j'ai trouvé la relation entre David et Isabella malsaine(amour-amitié) et encore plus le final, comment retomber amoureux d'une femme que l'on a connu fillette... Pour terminer j'ai trouvé terriblement dommage, et nuisible pour le livre, que Zafon use et abuse de métaphores et de détails. Grande déception !

Sikness (, Inscrit le 3 octobre 2011, 30 ans) - 1 décembre 2011


Un livre dont on ne décroche pas 10 etoiles

Je suis étonnée de voir à quel point les opinions sont divergentes. J'ai conseillé ce livre à la plupart des gens que je connais qui aiment lire. Je trouve l'histoire accrochante et très bien racontée. L'auteur nous fait lentement déraper dans un monde qui devient de plus en plus compliqué et noir et j'ai aimé sa façon de nous y amener lentement mais sûrement. Je donne 5 étoiles parce que je ne pouvais plus décrocher de ma lecture. Aussi parce que je ne trouvais pas que les personnages étaient décrits de façon clichés. L'auteur en met juste assez pour qu'on comprennes leur état d'âme, mais pas trop pour qu'on décroche de la lecture.
Une histoire fascinante que j'aurais envie de relire.

IsabellaSavoie (Montréal, Inscrite le 31 octobre 2011, 21 ans) - 1 novembre 2011


A quoi bon ? 3 etoiles

Je rejoins les lecteurs qui avouent leur déception. On rentre dans ce livre avec un certain intérêt; le début apparait plutôt de manière attachante mais au fil des pages, l'on se prend à douter de la sincérité de tout cela, et l'on finit par s'emmêler dans un fatras peu crédible.
J'avoue qu'arrivé vaille que vaille à la page 280, j'ai décidé d'arrêter les frais, si j'ose dire. Cette lecture n'apporte rien et sur le plan littéraire, malheureusement, il n'y a pas de quoi fouetter un chat.



Collophane (, Inscrit le 17 septembre 2011, 55 ans) - 17 septembre 2011


Une bonne lecture! 8 etoiles

J'avais énormément apprécié L'ombre du vent et j'étais donc plus qu'impatiente de lire ce deuxième ouvrage!

Je l'ai aimé... Presque (et oui, presque...) autant que le premier, mais j'ai été un peu déçue de retrouver la description de personnages déjà fort bien connus après la lecture de L'ombre du vent.

Si je trouve que les romances écrites par Carlos Ruiz Zafòn se ressemblent dans la façon de les ressentir, le reste de l'histoire est quant à lui bien différent. Quand j'écris que les romances se ressemblent dans la façon de les ressentir, je veux dire par là que les sentiments des "héros" semblent identiques et que les scènes amoureuses sont toujours remplies de corps pâles, de courbes séduisantes etc. (Ce sont des termes qui reviennent à mon esprit lorsque je pense aux deux histoires).

L'imagination de l'auteur est cependant bien florissante et c'est quelque chose qui s'apprécie tout au long du livre, on ne s'attend pas à la fin tout simplement parce qu'on n'a jamais lu pareille histoire auparavant. C'est pour moi le gros point positif de ce livre!

Je dirais donc en conclusion que ce livre vaut la peine d'être lu et que si on aime le style Ruiz Zafòn, on ne peut qu'aimer l'ambiance de l'histoire!

Bouboule15 (, Inscrite le 12 juillet 2011, 22 ans) - 12 juillet 2011


Baroque et gothique. 8 etoiles

Il y a indéniablement une “atmosphère” Zafon. Une atmosphère baroque et gothique qui a la saveur et la nébulosité de ces vieux films du temps du muet ou de films plus modernes lorsque le réalisateur veut évoquer un retour en arrière dans l’enfance du héros ; image un peu brouillée, nimbée de flou. He bien, c’est ça l’atmosphère Zafon. On a l’impression d’être toujours à cheval sur un rêve et une réalité impossible.
« Le jeu de l’ange », qui vient en terme d’écriture après « L’ombre du vent », est en fait chronologiquement antérieur. Et Carlos Ruiz Zafon parsème intelligemment des jalons qui permettent à ceux qui ont déjà lu « L’ombre du vent » - et comment ne pas lire « Le jeu de l’ange » quand on a été happé par cette atmosphère particulière que sait installer le romancier ? – de voir comme des clins d’yeux, des petits signes amicaux.
C’est ainsi que la famille Sempere est déjà là (on y voit le Daniel Sempere très jeune, petit garçon). Que « Le Cimetière des Livres Oubliés » l’est aussi, et … Barcelone, sans qui Carlos Ruiz Zafon ne serait certainement pas tout à fait Carlos Ruiz Zafon. Car « Le jeu de l’ange » a de nombreuses clés de lecture, c’est vrai … mais l’une d’elles, et pas la moindre, c’est l’affection qu’éprouve l’auteur pour cette ville, la fascination qu’elle exerce sur lui. Ce n’est pas un vain mot. Barcelone est un personnage à elle toute seule (on parle dans ce roman de la Barcelone des années 20 – 30). Et son vieux quartier principalement (El Ciutat Viella ?) aux ruelles biscornues et aux façades penchées (l’affection qui suinte de la plume de Zafon pour Barcelone m’a évoqué celle, très prégnante aussi de Pierre Magnan pour, notamment, la ville de Sisteron), se comporte réellement comme un personnage à part entière.
Des personnages, s’agissant de « gothique », on dira qu’ils ont des zones d’ombre et de flou marquées. L’action elle-même comporte comme des trous d’air, des trous dans « le continuum spatio-temporel ». C’est que Carlos Ruiz Zafon ne rechigne pas à la poésie non plus. Pas la poésie explicite. Celle qui se dégage, qui s’impose d’elle-même. On est souvent limite fantastique, parfois « le pied » marche dedans … Comme dans un rêve, vous savez, ce genre de rêve dans lequel on est conscient de rêver mais duquel on ne veut pas réveiller !
Et puis l’on parle de la lecture, des livres, de cette belle idée qu’est « Le Cimetière des Livres Oubliés », de la problématique d’écrire, et puis d’amour aussi, et de haines, et de mort … Un vaste roman qui peut se lire totalement déconnecté de « L’ombre du vent ».

Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 55 ans) - 26 juin 2011


Lieux, personnes… Une arme efficace 7 etoiles

David Martin, jeune écrivain orphelin, doit affronter les déboires de la vie (un amour impossible, la trahison de son meilleur ami…) mais aussi une peur grandissante qui l’envahit. Cette terreur qui prend possession de son destin, il la doit à un contrat signé avec un éditeur énigmatique qui lui réclame une œuvre unique. Commence alors un jeu d’investigation pour comprendre qui est cet homme avec qui le jeune barcelonais s’est engagé, cette même personne qui bouleverse sa vie par des coups mystérieux sans que David ne puisse avoir le moindre contrôle.

La vanité d’un écrivain n’a pas de limites ! C’est Carlos Ruiz Zafŏn qui le dit et il sait de quoi il parle. Il est malheureux avec une si bonne plume d’en faire trop de la sorte. Parce que si « Le jeu de l’ange » suivait un petit régime et perdait cent à cent-cinquante pages, il gagnerait en valeur. Les rebondissements dans l’enquête que réalise le protagoniste sont agréables un temps mais deviennent, en fin de compte, trop nombreux et lassants. Au point qu’on se demande si l’auteur espagnol n’a pas été payé au nombre de pages pour ce livre.
Mais Zafŏn est un maître des lieux et des personnages. Ce Cimetière des livres oubliés est un chef d’œuvre à lui tout seul ! Dès lors, on est en droit d’être déçu que cette création ne « vive » pas plus au travers du récit. De même, on reste sur notre faim vis-à-vis d’Andreas Corelli, le fantomatique éditeur : attiré par cet excellent personnage, on est poussé au voyeurisme et on attend donc une mise à nu total du personnage qui n’apparaît que trop timidement.

Pourtant, Carlos Ruiz Zafŏn mérite d’être lu par tout amateur de romans qui arriverait à ne pas tenir compte de sa réputation surcotée.

Critikgaet (, Inscrit le 19 juin 2011, 23 ans) - 19 juin 2011


Légère déception 7 etoiles

Tout a été dit dans les critiques précédentes, je ne vais donc pas m'étendre sur ce "plaisir" de lecture.

Ce roman se lit très bien, l'intrigue est haletante, bien que parfois je me sois perdu en route (la faute à quelques invraisemblances), les personnages attachants (le vieux Sempere, Isabela, Barcelo) ou détestables (mais c'est voulu) et l'impression générale plutôt bonne.

Cependant, il me reste un petit goût d'inachevé, une légère déception une fois la lecture terminée.

La faute à quelques longueurs ? Une fin surprenante mais qui ne m'a pas convaincu ? Une impression parfois de tourner en rond ? Je ne sais pas... mais ce livre reste un bon souvenir...

Marsup (, Inscrit le 22 octobre 2009, 35 ans) - 14 juin 2011


l'inévitable déception 8 etoiles

En terminant le roman je me suis dit : "Qu'il doit être difficile pour un auteur de faire deux chefs-d'oeuvre consécutifs".
Après le magique et envoûtant "l'ombre du vent" je me suis plongé avec jubilation dans la lecture du "jeu de l'ange". Indiscutablement, le style lyrique de Zafon est toujours présent et le bonheur de lire ses phrases-morales reste un régal pour notre bonne conscience. Par contre j'ai trouvé trop de copier-coller provenant de "l'ombre du vent". Des similitudes entre les principaux protagonistes, l'histoire d'amour impossible, le confident du héros et le malheureux "cimetière des livres oubliés". Le mythe de Faust est certes revisité mais l'auteur parvient à conserver sa magie et son cynisme. Il tend par contre trop sur le polar lors des dernières pages où les cadavres s'accumulent par dizaines. De plus, beaucoup d'énigmes restent en suspens et ne trouvent pas d'explication malgré une fin plutôt réussie.
A lire donc mais très longtemps après "l'ombre du vent".

Seb (, Inscrit le 24 août 2010, 34 ans) - 22 mai 2011


Une comparaison inévitable 7 etoiles

En commençant ce roman, j'ai eu une certitude: je reconnaissais bien l'écriture de Carlos Ruiz Zafon ; et puis, arrivée au passage du « Cimetière des livres oubliés », j'ai quand même été vérifier que je ne l'avais pas déjà lu tellement l'impression de me retrouver en « histoire connue » était forte.

Trois années séparant la lecture de ces deux livres, je n'ai plus ensuite été gênée par les ressemblances entre les deux histoires.

J'ai regretté quelques passages confus, des invraisemblances non justifiées; par contre j'ai admiré le talent de l'auteur dans les passages sur la création d'une nouvelle religion; malgré un cynisme à faire froid dans le dos, je n'ai pu m'empêcher de reconnaître un certaine logique dans la vision du monde d'après Corelli,
« ...une religion, c'est avant tout un code moral qui s'exprime au travers de légendes, de mythes ou de tout autre genre de procédés littéraires, afin d'établir un système de croyances, de valeurs et de normes qui régissent une culture ou une société. 
 La foi est une réponse instinctive à des aspects de l'existence que nous ne pouvons expliquer autrement, que ce soit le vide moral que nous percevons dans l'univers, la certitude de a mort, le mystère des origines, le sens de notre propre vie ou son absence de sens. « 
Et ces phrases , malheureusement d'une grande actualité:
« Rien ne nous induit plus à avoir la foi que la peur, la certitude d'être menacés. Quand nous nous sentons des victimes, toutes nos actions et nos croyances deviennent légitimes, même les plus contestables. Ceux qui s'opposent à nous, ou qui, simplement, sont nos voisins, cessent d'être nos semblables et deviennent des ennemis. Nous ne sommes plus des agresseurs, nous sommes des défenseurs....La peur est le premier pas vers une foi passionnée. Le mal, la menace sont, sont toujours chez l'autre.
Il est toujours plus facile de haïr quelqu'un à qui l'on peut donner un visage en le rendant responsable de tout ce qui nous dérange."

« N'acceptez jamais de de décorations qui ne soient pas imprimées au dos d'un chèque. Elles ne bénéficient qu'à ceux qui les décernent. »

Et puis une dernière citation pour le plaisir...
« Le jour où on permettra au femmes d'apprendre à lire et à écrire, le monde deviendra ingouvernable. »

L'auteur nous montre encore une fois son très grand talent, et c'est probablement le fait de sa trop grande ressemblance avec « L'ombre du vent » qui procure une légère déception.

Marvic (Haute-Normandie, Inscrite le 23 novembre 2008, 53 ans) - 27 février 2011


livre maudit 10 etoiles

Où l'on retrouve la fameuse librairie Sempere, qui était au coeur de "L'ombre du vent". Mais on est cinquante ans en arrière, et le père de Daniel Sempere est encore un tout jeune homme, timide et peu désireux de s'attirer des ennuis. Il va bien changer par la suite, mais autant vous dire que ce ne sera pas lui le héros de l'histoire. Celui-ci est un jeune écrivain, d'abord grouillot dans une imprimerie, où il a été placé par le richissime Don Pedro Vidal, qui va l'aider à révéler ses talents de journaliste puis d'écrivain. Le livre, le travail d'écriture, la construction romanesque, où réel et imaginaire se rejoignent dans un fascinant jeu de miroirs, sont le véritable sujet du "Jeu de l'ange". Pour autant, il s'agit bel et bien d'un formidable roman d'aventures, et d'une enquête au suspense haletant, où le fantastique fait plus que montrer le bout de son nez. Carlos Ruiz Zafon a vraiment le chic pour marier les genres, tordre le coup au réalisme et nous prendre au piège de ses vieilles demeures barcelonaises, que l'on devine hantées par son âme d'enfant devenu en quelques années un des plus fameux représentants des lettres espagnoles.

Jfp (Yerres (Essonne), Inscrit le 21 juin 2009, 63 ans) - 27 février 2011


Trop de blabla... 6 etoiles

Un peu déçue bien que je ne puisse pas dire que j'ai passé un mauvais moment. Je termine avec l'impression que Zafon écrit pour remplir des pages et que le livre n'aurait pas perdu de saveur s'il avait été plus court.
"L'ombre du vent" est pour ma part un livre culte comme on n'en écrit souvent qu'un dans une vie.

Paquerette01 (Chambly, Inscrite le 11 juillet 2008, 40 ans) - 17 février 2011


Un bon roman, mais pas à la hauteur de l'Ombre du vent 7 etoiles

J'avais vraiment tout, tout aimé dans l'Ombre du vent. Les personnages, l'atmosphère, l'histoire, l'enquête du narrateur... Daniel Sempere, Julian Carax et Pénélope sont des personnages tellement vivants que j'en étais arrivée à rêver d'eux la nuit.
Je n'en pouvais vraiment plus d'attendre le prochain Carlos Ruiz Zafon.
Il est vrai que je l'ai dévoré en deux jours à peine, car le romancier espagnol possède décidément cette plume magique qui nous fait tourner les pages encore, et encore, et encore.
J'ai cependant trouvé que l'histoire avait moins de saveur, que David Martin est un personnage beaucoup moins attachant que Daniel Sempere.
L'atmosphère sombre, limite oppressante que l'auteur a instauré tout au long de son récit m'a parfois mise vraiment mal à l'aise.
Vous me direz que dans son précédent roman il n'était pas non plus question de pâquerettes et de sucre d'orge, mais certains des protagonistes comme Fermin par exemple, adoucissaient l'ensemble et nous arrachaient même quelques sourires.

Le jeu de l'ange est un bon roman, mais il laisse trop de questions en suspens. Le pourquoi de ce livre que David doit écrire n'est jamais clairement abordé, et la scène où il découvre les pantins dans la cave de la maison qu'occupait "le patron" m'a vraiment laissée perplexe.
Ceci dit il était vraiment difficile voire impossible de faire mieux que le chef d'oeuvre que l'écrivain nous avait offert avec l'Ombre du vent.
J'achèterai sûrement le prochain livre avec un peu moins d'enthousiasme...

Miettedelune (, Inscrite le 24 janvier 2009, 22 ans) - 22 novembre 2010


Hein quoi ? 4 etoiles

Le livre débute bien, il nous rappelle le style de l'Ombre du Vent, nous sentons l'intrigue commencer. 200 pages plus tard, nous ne savons toujours pas où l'auteur veut nous amener mais nous gardons toujours espoir de voir la lumière au bout du tunnel.

Puis soudainement tout le monde meurt, mais nous ne comprenons pas vraiment pourquoi, malgré l'existence de certains liens et nous attendons avec impatience l'explication logique de ce carnage.

Et là, nous abandonnons le style de l'auteur pour entrer dans un roman policier américain, avec un héros qui nous fait penser à James Bond et nous fait vivre des aventures épiques et totalement rocambolesques.

Finalement la fin arrive et les explications tant attendues ne viennent pas. Le livre fini avec tant de questions qui restent sans réponse et une bonne dose de frustration.

Marilyn554 (Montréal, Inscrite le 17 août 2010, 23 ans) - 17 août 2010


comment je m'appelle déjà? 5 etoiles

Je suis passée par tellement de sentiments pendant la lecture de ce livre que je sais même plus où j'en suis ni ce que j'en pense!

J'ai adoré l'ombre du vent, comme tout le monde, donc je me lance dans ce bouquin avec délectation. Le début commence bien, j'adhère! Puis vient ce "patron" et leurs discours me sont d'un ennui...pfiou! Je vois pas où il veut en venir. Il le fait, il le fait pas, il commence, il abandonne...

Puis je recommence à aimer et m'intéresser quand les meurtres commencent à s'enchainer et que je pense voir arriver un sens à tout cette énigme.

Et en fait non, j'ai pas de réponse, ça s'embrouille, ça devient trop "policier" à mon goût (non pas que j'aime pas, mais je ne m'y attendais pas venant de Carlos Ruiz Zafon!)

Enfin bref, j'en retire une opinion plus qu'instable, donc je mettrais juste la moyenne!

Prouprette (Bourg en bresse, Inscrite le 5 février 2006, 27 ans) - 8 août 2010


Prenant, mais... 6 etoiles

N'ayant pas lu le premier livre de Carlos Ruiz Zafon ( L'ombre du vent), je n'ai pas été déçu par le jeu de l'ange.
Drôle de titre tout de même pour un récit où tout est noir (les personnages, les lieux de Barcelone, l'absence d'espoir, l'amour impossible ...)
je ne suis pas sûr d'avoir compris ce que l'auteur a voulu exprimer comme message (Pourquoi monsieur Corelli a-t-il demandé à Martin d'écrire ce livre? Dans quel but? Quel est le message concernant la fin de l'histoire?)
Malgré les nombreuses interrogations qu'apportent ce livre, c'est un bon livre avec un style agréable. Se lit avec plaisir.

Thierry13 (, Inscrit le 3 août 2010, 40 ans) - 5 août 2010


Déception 4 etoiles

Comme beaucoup j'attendais le Jeu de l'Ange avec beaucoup d'impatience et moi aussi, je dois avouer avoir été déçue.
Pourtant l'intrigue commençait plutôt bien... Cependant et malheureusement, elle tourne vite en rond : on ne connait pas les motivations du personnage principal, ni ses choix, on ne comprend pas ce qui motive et anime les différents personnages, on ne comprend pas l'intérêt du surnaturel...
D'ailleurs, le surnaturel est trop souvent la solution trop facile, une ficelle qui permet d'expliquer et légitimer les choix du personnage.

Par ailleurs, il y a à mon sens trop de similitudes avec l'Ombre du Vent et même si retrouver Sempere & Fils et le Cimetière des livres oubliés a été un vrai plaisir, j'ai trouvé cela un peu facile. D'autant qu'on ne retrouve ni la magie ni l'atmosphère et l'univers de l'Ombre du Vent.
En somme, même si la force narrative de Carlos Ruiz Zafon ne peut pas être remise en cause, la trame de l'histoire est loin d'être à la hauteur... Peut-être avais-je trop d'attente...

Dommage.

Dahv (, Inscrite le 15 juillet 2009, 29 ans) - 28 juillet 2010


3,5 étoiles ! 7 etoiles

Le Jeu de l'Ange est un livre écrit par Zafon. Même si il n'est pas au niveau de l'Ombre du vent, il reste d'un bon niveau. En effet, l'intrigue est solide, prenante et le style est honorable. La fin est par contre grand-guignolesque et invraisemblable.

Js75 (, Inscrit le 14 septembre 2009, 28 ans) - 21 juillet 2010


déception 5 etoiles

J'avais adoré le précédent "l'ombre du vent" innovant, dépaysant, captivant, mais là je n'ai retrouvé que des similitudes, j'avais l'impression de relire le même livre mais en beaucoup moins surprenant... comme si l'auteur à court d'imagination nous ressortait les mêmes effets... Mais il ne s'agissait pas d'une suite..... J'attendrai les critiques pour lire son prochain livre....

Velmoz (, Inscrite le 28 octobre 2006, 45 ans) - 19 juillet 2010


Quand les anges s'amusent via des livres 4 etoiles

Retour dans l'univers gothique de Zafón. L'atmosphère pesante du Barcelone des premières décennies du XXème siècle, le Cimetière des Livres Oubliés, la librairie Sempere & Fils... sauf qu'ici d'autres personnages accaparent le devant de la scène.

David Martín est un écrivain qu'un mystérieux éditeur français contacte pour écrire un livre puissant, au pouvoir de changer les gens et inspiré par les religions et le mysticisme. Il a un an pour s'acquitter de cette tâche ambitieuse. Pourquoi lui ? Pourquoi un tel livre ? Y a-t-il un lien avec la maison dans laquelle il vient d'emménager ? Je n'en dirai pas plus, ce serait gâcher la lecture d'un bouquin dont l'intrigue, comme dans "L'Ombre du Vent", se découvre au fil des pages jusqu'à la surprise finale.

L'ambiance, les personnages, l'histoire sombre et violente, tout est bien agencé sauf que : je me suis ennuyé. Long par moment, avec des pages inutiles au style roman de gare bâclé, trop linéaire, moins de rebondissements et de sous-intrigues que dans "L'Ombre du vent" -avec lequel on ne peut s'empêcher de faire des comparaisons et à côté duquel "Le Jeu de l'Ange" fait bien pâle figure- ma déception fut de taille. Franchement bof.

Oburoni (Huddersfield, Inscrit le 14 septembre 2008, 28 ans) - 10 juin 2010


Légèrement en dessous, mais tout de même du haut vol 8 etoiles

Un récit sombre, fantastique, haletant, accrocheur ; une enquête folle et infinissable ; des personnages marquants, maléfiques, tourmentés ; …
Zafon nous régale. Sans doute un peu moins que grâce à son ombre du vent (maintenant, on s’y attendait), mais toujours avec brio.
Et puis les allusions à son premier roman justement, dans ce Barcelone des années 20, sont de véritable pépites (surtout ce qui a trait à la librairie et l’immense bibliothèque).
Vivement un troisième, Senor Zafon !

Manumanu55 (Bruxelles, Inscrit le 17 février 2005, 32 ans) - 8 juin 2010


curieux mais envoûtant 7 etoiles

Il se trouve que j'ai lu "le jeu de l'ange" avant "l'ombre du vent" et j'avoue avoir été transportée par ce mélange de roman réaliste à la Dickens (l'enfance) et d'univers fantastique où tout se dérègle et plonge dans la folie. Ce livre me semble plus axé sur les tourments de la condition d'écrivain et paradoxalement moins sur le "livre" lui même comme dans "l'ombre du vent". Dans ce dernier Le livre (l'ombre du vent) est vraiment le héros et la simplicité et la profondeur des personnages beaucoup plus attachantes. En lisant ces deux livres dans cette ordre on se rend compte de la beauté de "l'ombre du vent" et du coup "le jeu de l'ange" a un côté artificiel , trop démonstratif et même trop à la mode. pourtant l'idée de placer l'intrigue du"jeu de l'ange" avant est intéressante ainsi que les recherches des indices , mais l'écrivain en a trop fait à mon avis et a du coup fait planer une "ombre" sur ces deux romans . Dommage!

Pieronnelle (un petit hameau, Inscrite le 7 mai 2010, 64 ans) - 14 mai 2010


La chute de l'ange... 5 etoiles

Malgré des avis "préventifs", j'avais déjà "Le jeu de l'Ange" en ma possession et donc, je l'ai lu...

Dire que je me suis ennuyée serait faux mais je rejoins l'avis de certains de mes petites camarades de récréation littéraire: Zafon avait beau avoir les ingrédients de qualité, il a, cette fois, raté sa recette.

Le personnage principal n'est effectivement ni attachant, ni fascinant, ni intéressant à proprement parler. Il se met dans des situations périlleuses et prévisibles, il joue à merveille le poète maudit cynique (et on ne comprend pas comment des personnages respectables arrivent à dénicher grandeur d'âme et probité dans son caractère tant il est dressé à la louche), il a une culture générale fabuleuse et un vocabulaire parfait (alors qu'il a quitté l'école jeune sans savoir lire et écrire), il vit des chagrins d'amour romanesques et un brin grand guignol.

Hormis quelques réflexions sur la littérature qui peuvent stimuler les nôtres, les discours assez péremptoires du bouquin finissent souvent à plat.

Le recours au fantastique, moi, à la base, ça ne me dérange pas... sauf quand on sent qu'il survient pour éviter à l'auteur de se sentir à l'étroit dans les limites du réaliste.

Bref, je trouve que Zafon a un souffle narratif impossible à nier mais, pour le fond, cette fois, c'est mitigé. Pourquoi n'avoir pas tenté l'audace plutôt que ce besoin de rester collé à son premier succès? C'était d'autant plus risqué...

De plus, on sent ici trop le souci "cinématographique" du scénario, l'envie, peut-être, d'être adapté au cinéma?? (La scène de bagarre dans le téléphérique! Quel cliché ! Pitié!! Pas du James Bond, noooon!)

J'avais sans doute (beaucoup) trop d'attentes quant à ce livre...

Bluewitch (Bruxelles, Inscrite le 20 février 2001, 32 ans) - 25 avril 2010


quel dommage 1 etoiles

On le commence, sans s'attacher au personnage principal trop énigmatique et pas suffisamment développé.
On continue en pensant que l'on va bien finir par comprendre où l'auteur veut nous emmener et là encore on se perd dans des petites intrigues sans aboutissement.
On le termine pour "savoir la fin" et espérer un sursaut d'orgueil de l'auteur, et on trouve au lieu de ça une fin morbide sans réelle explication sur toutes les pistes ouvertes.

A moins d'appréhender ce livre à un tout autre degré de lecture, qui semble être loin des considérations de l'auteur, il laisse une impression d'inachèvement.

Tout comme le livre que l'acteur principal tente d'écrire (un auteur qui écrit au sujet d'un auteur, original... J. Irving a lui le mérite de le faire avec brio!), il semble ici que Zafon, en manque d'inspiration, se soit contenté d'écrire pour l'argent...

Chico (, Inscrit le 30 janvier 2010, 27 ans) - 30 janvier 2010


Un livre fade 4 etoiles

Où Carlos Ruiz Zafon veut-il nous emmener? Je ne le sais toujours pas. Ce livre est bon dans le sens où il se laisse lire facilement, une fois commencé on veut savoir la fin, mais trop d'histoires, trop d'incohérences. Les personnages surtout. Isabella veut devenir écrivain,selon Sempere elle est le prodige du siècle mais elle passe plus de temps à faire le ménage, et déclare un beau jour qu'elle arrête d'écrire. Le Cimetière des livres oubliés tient sur une page, David le découvre puis n'y pense plus: réaction normale quand on découvre un lieu magique.
Ce livre est truffé de petites phrases, d'intrigues intéressantes, de début de sentiments, il y a plein de situations à exploiter mais c'est plus un roman policier fantastique qu'un chef-d'œuvre littéraire.

Le tiennou (, Inscrit le 9 décembre 2009, 21 ans) - 28 janvier 2010


Quel livre ! 9 etoiles

Cette histoire est parfaite ! Elle finit sur un note triste mais tellement belle.
J'avais adoré l'Ombre du vent et j'attendais un deuxième ouvrage que voici.
Nous replongeons dans un Barcelone que seul Carlos Luis Zaffon sait décrire et nous découvrons des personnages mystérieux qui ont le mérite d'être tous différents et peint à la manière Zaffon.
J'ai parcouru quelques critiques et non je ne me suis pas retrouvé dans l'ombre du vent en lisant le jeu de l'ange il peut y avoir quelques images qui reviennent en mémoire du fait des lieux (Barcelone) et des livres qui sont omniprésents. Mais ce livre est unique et je le conseille à tous ceux qui veulent lire un bon roman.

Benito20 (, Inscrit le 26 janvier 2010, 32 ans) - 26 janvier 2010


Faust frappe encore 7 etoiles

On va finir par croire que Carlos Ruiz Zafon a signé un pacte avec Faust, tant ses deux premiers romans sont extraordinaires. Tout comme avec « L'ombre du vent », impossible une fois encore de lâcher « Le jeu de l'ange », qui se dévore très vite. Certes, on retrouve Barcelone et certains des personnages qui ont fait la force de son premier essai. Pour ma part, cela n'a pas gêné ma lecture. Quelle imagination une fois de plus! Un petit bémol cependant: après avoir fait brillamment monter la sauce durant les deux premiers tiers du roman, j'ai trouvé que le dernier tiers retombait un peu comme un soufflé, la fin m'a semblé confuse et menée un brin trop rapidement Et l'épilogue, des plus étranges, m'a un peu laissé sur ma faim. Reste cependant un fort bon moment de lecture,

Nothingman (Marche-en- Famenne, Inscrit le 21 août 2002, 32 ans) - 11 janvier 2010


Une perle à rajouter à votre collier... 10 etoiles

"Si tu découvres une seule perle, ne la change surtout pas contre tout un coffre de billes "

Et, bien celle-ci je la garde et la range précieusement dans ma bibliothèque, bien évidemment à côté de l'ombre du vent.
J'ai dévoré ce livre en une journée, et même s'il n'est pas à la hauteur du précédent, il m'a plu de retrouver l'ambiance de Barcelone et le cimetière des livres oubliés. Mr Zafon sait nous embarquer dans un suspense étourdissant avec un récit truffé de rebondissements. Ces livres sont des hymnes à la lecture.

J'espère qu'il continuera longtemps à semer le vent pour en récolter le frisson !

Fleur783 (, Inscrite le 8 décembre 2005, 59 ans) - 5 janvier 2010


Pffffffffffff 5 etoiles

Comme beaucoup d'autres sur cette page, j'ai adoré "L'ombre du vent". Dans ce deuxième opus, Zafon démontre une nouvelle fois qu'il possède une imagination sans limite. Je formule cependant deux reproches à cette histoire:

- quand on lit ce livre, on a trop souvent l'impression que l'auteur, en l'écrivant, s'est fixé pour objectif d'atteindre coûte que coûte le chiffre de 600 pages. Cela tire en longueur et cela casse le rythme de la narration;

- dans la conclusion du livre, l'auteur n'a pas cherché à exploiter à fond les énigmes qu'il a mis tant de pages à tisser tout au long du roman.

Belle déception! Trop d'attentes? Peut-être...

AntoineBXL (Bruxelles, Inscrit le 9 août 2008, 32 ans) - 4 janvier 2010


Un peu déçu 7 etoiles

J'ai lu "L'ombre du vent" deux fois, avec la même délectation à chaque fois, mais je ne crois pas que je lirai deux fois ce roman.
Je suis un peu déçu par le contenu de l'histoire, je l'ai beaucoup moins aimé que le premier roman. Certes je ne devrais peut-être pas comparer les deux livres, mais après avoir lu un chef-d'oeuvre, je m'attendais à lire un livre d'aussi bonne qualité.
L'auteur est toujours bon, dans son style, mélangeant plusieurs histoires dans un seul récit. Mais ce dernier est très sombre, et trop amer à mon goût. Il manque un soupçon d'humour, un peu de fantaisie qui avait fait le charme du premier roman.
J'attendrai d'avoir l'occasion de lire un autre roman de cet auteur, mais je reste sur ma faim, pour l'instant. Je l'ai peut-être trop idéalisé, avec son premier livre, pour pouvoir porter une critique juste.
A ceux qui hésitent à lire ce roman, je leur conseillent de le lire pour se faire leur propre opinion, mais pour ceux qui veulent découvrir cet auteur lisez d'abord "l'ombre du vent".

Laurent63 (AMBERT, Inscrit le 15 avril 2005, 37 ans) - 22 décembre 2009


L'auteur confirme 8 etoiles

C'est vrai « le jeu de l'ange » n'est effectivement pas la suite de « l'ombre du vent », mais certains détails subsistent. On a souvent tendance à vouloir que l'auteur après un premier livre poursuive sur sa lancée et ne nous déçoive pas. Pourtant l'écriture est toujours aussi belle, les rappels de « l'ombre du vent » sont sympathiques, mais cette nouvelle intrigue vaut à elle seule les félicitations du jury.
Je trouve pour ma part que ce livre est passionnant, tant par l'histoire que par le style, et que l'auteur nous tient en haleine du début à la fin.
Bien sur, il faut accepter rapidement l'idée que la trame se joue dans le fantastique, et aussi digérer la noirceur diabolique, voire écœurante à force de répétition, surtout dans la deuxième moitié de l'ouvrage. Mais bon je suis âme à me satisfaire du marché conclu, pour peu que l'écriture soit belle, et elle l'est! L'intrigue aurait pu connaître à mon sens une pointe de gaité et d'humour supplémentaire. Barcelone y est encore une fois décrite admirablement. Zafon est-il un être torturé de l'intérieur? Très bonne lecture un peu en dessous de « l'ombre du vent » cependant.

Rock30 (Nimes, Inscrit le 6 juillet 2008, 48 ans) - 22 décembre 2009


Grande déception... 5 etoiles

Quand on aime le premier livre d'un auteur comme j'avais aimé "L'Ombre du Vent", on attend son second avec un mélange d'impatience et d'appréhension. Malheureusement, "Le Jeu de l'Ange" est une déception. Zafon utilise les mêmes ficelles que dans son précédent roman : un jeune écrivain marche sur les traces d'un auteur maudit et oublié, l'amour impossible, la même Barcelone et il va même jusqu'à reprendre le Cimetière des Livres Oubliés qui tombe comme un cheveu dans la soupe. Si c'était réussi passe encore, mais ce livre tire en longueur, les personnages ne sont pas attachants (Isabella mise à part) : en un mot c'est pareil mais en moins bien.
Je l'aurais sans doute mieux apprécié en n'ayant pas lu "L'Ombre du Vent" auparavant, mais si vous avez également été charmé par ce livre, ne vous arrêtez pas à celui-ci.

Arnaud (Andenne, Inscrit le 29 novembre 2004, 31 ans) - 8 décembre 2009


A ce jeu, le lecteur est perdant …. 6 etoiles

Il me semble que deux passages du chapitre 2 permettent de définir ce qu’est LE JEU DE L’ANGE et l’écriture qu’y adopte Zafon . Dans le premier , Martin présente ce à quoi il passe ses nuits , à écrire « un feuilleton byzantin et mélodramatique que mon imagination caressait depuis longtemps et qui, sous le titre Les mystères de Barcelone, mélangeait sans vergogne Alexandre Dumas et Bram Stoker en passant par Eugène Sue et Paul Féval » . Deux pages plus loin, Basileo Moragas, se moquant de son talent lui dit « Vous avez plus de savoir-faire que de bon goût, Martin . La pathologie dont vous êtes affligé porte un nom, et ce nom est le grand-guignol, qui est au drame ce que la syphilis est aux organes virils . On l’attrape peut-être de façon agréable, mais ensuite tout va de mal en pis » . Propos prophétiques de la part du sous-directeur du journal puisque LE JEU DE L’ANGE, récit censé être écrit par Martin plus tard , me paraît présenter toutes les caractéristiques énoncées dans les deux extraits cités .

Réactualisant le mythe de Faust, Zafon reprend les ingrédients de la recette à succès de L’OMBRE DU VENT , il y rajoute une forte pincée de fantastique, de gothique, de gore et nous sert un plat qui s’il ne manque pas de piquant , est bien pesant . Je me suis laissée embarquer sans déplaisir dans la première moitié du récit et plus j’ai avancé dans la lecture , plus le roman m’a semblé indigeste et décevant . Si Zafan possède une grande aisance d’écriture, il use trop souvent de son talent pour tirer à la ligne , notamment dans les descriptions qui finissent pas toutes se ressembler tant la dose de glauque est lourde . Le style ampoulé qu’il adopte rappelle , certes, celui des feuilletons à la mode à la fin du 19e siècle, mais le lecteur moderne n’y est plus guère habitué .

Autant la lecture de L’OMBRE DU VENT m’avait semblé jubilatoire (cf ma critique) car pimentée par une bonne dose d’humour et basée sur une intrigue à rebondissements bien ficelée qui satisfaisait la curiosité du lecteur , autant celle du JEU DE L’ANGE m’a laissée sur ma faim .

Alma (, Inscrite le 22 novembre 2006, 66 ans) - 6 novembre 2009


Du potentiel 7 etoiles

Arf difficile de faire mieux que l'ombre du vent. J'ai certainement moins aimé le jeu de l'ange mais tout n'est pas mauvais: la description de l'enfance de David Martin est émouvante, et surtout l'épilogue avec une fin à laquelle je ne m'attendais pas!!! dommage, trop peu de parties intéressantes.

Sosa263 (, Inscrit le 21 février 2009, 32 ans) - 20 octobre 2009


Une déception 6 etoiles

Ma critique éclair sera vite terminée vu que je suis vraiment très proche de l'avis de Saint-Germain-des-Prés.

Globalement je me dis que Zafon a vraiment une imagination incroyable. Mais, en même temps, je me dis qu'il en abuse et aussi qu'à quelques occasions ses trouvailles me semblent par trop tirées par les cheveux.

Il se sert, beaucoup trop à mon goût, du surnaturel, de l'extraordinaire. Ce livre m'a parfois semblé interminable ! Sans soucis il aurait pu se passer d'un beau paquet de pages.

La fin m'a particulièrement semblé tirée par les cheveux.

A part le vieux Tempere, et surtout Isabella, je n'ai accroché à aucun personnage de ce livre.

Non ! Vraiment rien à voir avec "A l'Ombre du Vent".

Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 67 ans) - 15 octobre 2009


Troublant 9 etoiles

Difficile d'oublier "l'ombre du vent" tant le contexte nous replonge très vite dans cette Barcelone mystérieuse, magique et troublante. Pourtant au fil des pages, l'auteur nous entraîne dans un tout autre univers. Noir, mystérieux voire dérangeant. La violence, l'amour, la haine, la foi, la vengeance mais aussi l'espoir, le désir et toujours cette quête d'un bonheur inaccessible. Les protagonistes sont différents et l'histoire aussi forcément. Pourtant l'auteur réussit l'exploit de nous ramener à Sempere et sa librairie, au cimetière des livres oubliés et arrive par une écriture magistrale à faire s'imbriquer des vies et leurs histoires. C'est dur et beau à la fois. Les descriptions de Barcelone sont magnifiques, les personnages incroyables et la magie opère de nouveau. "L'ombre du vent" alors n'est plus très loin pour notre plus grand bonheur.

Golfo66 (Perpignan, Inscrit le 19 août 2009, 47 ans) - 8 octobre 2009


Enfer et damnation :-( 7 etoiles

Je le crierai encore longtemps : enfer et damnation, Zafon se fourvoie ! Il avait peut-être placé la barre trop haut avec « L’ombre du vent », mais tout de même, chuter si bas…

Les redites par rapport à son livre précédent ne m’ont pas dérangée. Que le contexte soit similaire, que certains lieux reviennent, je n’ai pas trouvé cela même dommage. Ce n’est pas ce que je lui reproche.

Par contre, on dirait que sa puissance créatrice s’est tarie. Il exploite le filon du surnaturel de la manière la plus facile qui soit, sans même terminer son livre par une explication digne de ce nom des phénomènes bizarres dont il nous a pourtant abreuvés jusqu’à plus soif. Et pourquoi tout ce sang ? C’était totalement inutile. Même les objets ou les lumières rouges sont affublés de qualificatifs en référence aux fameux globules. Non mais franchement ! J’imagine que le but était de rendre l’atmospère tendue mais il existe des moyens plus subtils, il me semble… Et je ne parle pas des incohérences…

Tout n’est pas à jeter, bien sûr. Lorsque David mentionne son enfance, par exemple, nous avons droit à de belles pages de Zafon. L’amitié de David avec le vieux libraire est également un bijou aux multiples reflets. Certains passages sont très bons, mais trop rares. On a l’impression d’une histoire tirée en longueur mais on peut se poser la question : fallait-il nécessairement dépasser les 500 pages ? A quel prix ? Ne dit-on pas que le mieux nuit au bien ?...

Saint-Germain-des-Prés (Liernu, Inscrite le 1 avril 2001, 44 ans) - 5 octobre 2009


Encore plus de fantastique... 8 etoiles

"Le Jeu de l'Ange" est certes un bon livre mais il est plus fantastique et plus sombre que le premier. En effet l'histoire est moins prenante mais beaucoup plus dure . On retrouve avec plaisir certains personnages et lieux de "L'Ombre du Vent". Néanmoins il ne l'égale pas (l'humour de Firmin qui égayait le premier roman manque cruellement) même si Zafon a gardé tout son talent de narrateur.
Une seule recommandation: relire le premier après la lecture du second pour découvrir des parallèles intéressants entre les auteurs maudits (David Martìn et Julian Carax) des deux romans, et puis surtout pour le plaisir d'une belle histoire.
Un livre à lire.

Rouchka1344 (, Inscrite le 31 août 2009, 21 ans) - 22 septembre 2009


PAS DEUX FOIS.. TROP ATTENDU.. 5 etoiles

Décidément le deux passe vraiment après le un... Je n’ai pas accroché.. Je n’ai pas pu me décrocher de l’ombre du vent. Dans ma tête je me référais trop à l’ombre du vent.
Déçue. Pourtant il a essayé je ne le lirai plus
Je garde l’ombre du vent sous mon oreiller. Je le relirai
Bonne lecture à tous et toutes

Pauline3340 (BORDEAUX, Inscrite le 2 août 2008, 43 ans) - 17 septembre 2009


Polar fantastique glauque 7 etoiles

Le thème et le cadre sont le même que dans l'ombre du vent ; malgré ça, ce roman arrive à bien tenir en haleine, même si le plaisir est quelque peu affadi. Le fantastique dans le monde de l'édition, le quartier médiéval de Barcelone, un lien familial avec le roman précédent pourrait avoir de quoi faire soupirer. Or, le style entraînant, une intrigue bien menée, malgré un goût prononcé pour le glauque auquel le vieux Barcelone se prète bien, il est vrai, rendent l'ensemble attractif et peut être rapidement lu, malgré l'épaisseur du volume. La fin m'a, toutefois, quelque peu laissé sur ma faim : le dernier tiers s'avère aussi violent qu'invraisemble ; aussi ai-je eu du mal à le digérer. Que de morts, de sang déversé, de traumatismes dans ces coups de théâtre dramatiques à répétition, qui en font presque perdre le fil et font espérer un peu de lumière dans ces bas fonds.

L'ensemble demeure intéressant, l'intrigue est forte et bien tenue, malgré le soufre et la forte odeur de sang qui en émane. Il faut avoir le coeur bien acroché.

Veneziano (Paris 16e (ex-village d'Auteuil), Inscrit le 4 mai 2005, 34 ans) - 16 septembre 2009


Tragédie 2 etoiles

Quand on a aimé comme moi L'Ombre du vent, on se doute qu'il est difficile de doubler la mise.
Le jeu de l'ange est une immense déception. On ne retrouve en rien la magie du précédent roman. Rien n'est convaincant, ni l'histoire, ni les personnages, ni les lieux si magnifiques dans L'Ombre du vent (mais que vient faire ce cimetière des livres oubliés? Ecrit en rouge en 4ème de couverture, il n'a aucun poids, aucun intérêt dans l'histoire si ce n'est faire vendre un livre en faisant croire qu'il est aussi génial que le précédent)
Une tragédie...

Bragon (, Inscrit le 11 novembre 2005, 53 ans) - 7 septembre 2009


MAGNIFIQUE 10 etoiles

Enfin... Après tant d'attente Zafon est retraduit en Français.

672 pages lues en 3 jours, quoi de plus explicite pour dire que ce livre est tout simplement un Bijou. A Lire au plus vite si ce n'est déjà fait!!

A mettre dans toute les bonnes bibliothèques, à coté de "l'ombre du vent" bien sûr.

Pixelle (, Inscrite le 22 mai 2008, 21 ans) - 31 août 2009


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  Fort attendu, indeed! 19 Saint-Germain-des-Prés 27 février 2011 @ 12:12

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