Le gang de la clef à molette de Edward Abbey

Le gang de la clef à molette de Edward Abbey
( The monkey wrench gang)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Laurent63, le 29 mars 2007 (AMBERT, Inscrit le 15 avril 2005, 44 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 5 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (13 295ème position).
Visites : 3 265  (depuis Novembre 2007)

Sur le thème Ecologique

Quatrième de couverture :

Révoltés de voir le somptueux désert de l'Ouest défiguré par les grandes firmes industrielles, quatre insoumis décident d'entrer en lutte contre la "Machine". Un vétéran du Vietnam accro à la bière et aux armes à feu, un chirurgien incendiaire entre deux âges, sa superbe maîtresse et un mormon nostalgique et polygame commencent à détruire ponts, routes et voies ferrées qui balafrent le désert. Armés de simples clefs à molette - et de dynamite - nos héros écologistes vont devoir affronter les représentants de l'ordre et de la morale lancés à leur poursuite. Commence alors une longue traque dans le désert.
Dénonciation cinglante du monde industriel moderne, hommage appuyé à la nature sauvage et hymne à la désobéissance civile, ce livre subversif à la verve tragi-comique sans égale est le grand roman épique de l'Ouest américain.

Ce roman est superbe, il nous transporte dans l'Ouest americain et nous montre l'écologie radicale, où la violence est la solution aux problèmes. Grand classique des années soixante-dix ce livre apporte un regard neuf sur la société de Mondialisation dans laquelle on vit. Beaucoup d'humour, des personnages attachants, une histoire captivante, bref les clefs de la réussite, du best-sellers. Il est surprenant que ce livre n'est pas était adapté au cinéma... A lire absolument pour passer des moments inoubliables.

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Pas que de la dynamite!

7 étoiles

Critique de Ardeo (Flémalle, Inscrit le 29 juin 2012, 71 ans) - 25 février 2019

Un roman de E. Abbey plutôt sympathique. Son attrait principal est la vivacité du langage et la richesse des images suggérées. Les 4 compères sont bien typés. Nous sommes donc dans ce XXIe siècle où les problèmes écologiques deviennent de plus en plus cuisants. Et des personnes comme nos héros trouvent que la seule manière de réagir est le sabotage : l’écoterrorisme est en route ! Action, poursuites et descriptions font la grosse part du roman. La précision des préparatifs et des sabotages avec toutes sortes de noms techniques m’a un peu lassé.

Le mormon, le béret vert, le chirurgien et la baba-cool

7 étoiles

Critique de Heyrike (Eure, Inscrit le 19 septembre 2002, 51 ans) - 22 décembre 2013

Autour d'un bivouac organisé lors d'une descente du Colorado, quatre individus discutent tranquillement de choses et d'autres, jusqu'à ce qu'ils s'aperçoivent qu'ils partagent des idées communes sur l'avenir de ce magnifique territoire menacé par la prédation des industriels et des promoteurs qui ne souhaitent qu'une chose : tirer profit de la moindre parcelle de cette contrée sauvage en y développant une activité industrielle et touristique de grande ampleur. Ils décident d'entrer en résistance.

Doc Sarvis (le chirurgien) est celui qui finance toute l'opération, soutenu par sa compagne Bonnie (la baba-cool). Hayduke (le béret vert) et Seldom (le mormon) sont les bras armés de cette expédition punitive. Tous ensemble, ils mènent des attaques de nuit contre les engins de chantier qui laminent les paysages pour y tracer de nouvelles voies vers la cupidité.

Après quelques coups d'éclats fracassants, ils se retrouvent pourchassés par Mgr Love, évêque mormon, chef incontesté de la patrouille "recherches et secours" et impétrant au poste de gouverneur de l'état de l'Utah. Une poursuite infernale s'engage dès lors, nos quatre éco-révolutionnaires n'ont d'autres choix que de s'enfoncer dans les dédales chaotiques des canyons impénétrables irradiés par un soleil impitoyable.

Dans cette fable écolo-anarchiste, l'auteur dénonce une société hors sol, totalement déracinée du substrat nourricier qui féconde la vie sur cette terre. Raser, broyer et pulvériser les branches sur lesquels ils sont assis, sont les seuls mots d'ordre des spéculateurs de tout poil. La perspective de profits mirobolants est bien plus forte que la volonté de sauvegarder le patrimoine naturel.

Un bon roman qui conspue une société moderne énergivore, soumise à loi aveugle du consumérisme sans limite et sans finalité. Tout le monde en prend pour son grade, les autorités, les industriels, les professionnels du tourisme et mêmes les Amérindiens. A l'image du personnage de Hayduke, buveur de bière révolutionnaire, prêt à en découdre avec tous les fossoyeurs de ces paysages magnifiques (même si bien souvent il a le trouillomètre à zéro), l'auteur nous fait part de son amour pour ce pays, de sa colère et de sa tristesse de voir tout cela menacé de disparition. Il le dit avec une fougue sans faille, tout en introduisant une note d'humour décalée et déjantée. Un vif et tonitruant plaidoyer en faveur de la préservation des espaces naturels qui sont les garants de la diversité biologique dont nous sommes totalement et irrémédiablement dépendants, n'en déplaisent aux illusionnistes du grand capital.

Indignez-vous !

10 étoiles

Critique de Lejak (Metz, Inscrit le 24 septembre 2007, 44 ans) - 11 février 2012

4 américains, 3 hommes et 1 femme, se rencontrent à l'occasion d'une descente sur le fleuve Colorado. Rapidement, le club des 4 découvre leur indignation commune à l'égard de ceux qui salissent et dénaturent l'Ouest sauvage, avec leurs centrales électriques, leurs mines de charbon, leurs puits de forage et surtout leurs barrages. Celui de Glenn Canyon surtout, qui attisent leur haine tel le vent du désert sur les braises d'un feu de camp.

Nos 4 amis vont décider d'entrer en rébellion, et de saboter les installations qu'ils détestent tant. Cela commence par des engins de chantier, d'où le gang de la clef à molette, principal outil de leurs méfaits.
Mais tout aussi rapidement que la bande s'est formée, détruire des bulldozers ne leur suffit plus : il leur faut un objectif à la hauteur de leur colère : le barrage du lac Powell !

Mais tout cela ne s’avérera pas aussi simple qu'ils l'imaginaient, car leurs actes coûtent très chers aux riches propriétaires des chantiers ainsi attaqués. Un ennemi surtout, va leur barrer la route : l'évêque Mgr Love (ça ne s'invente pas !) de l'Eglise des Mormons. Il défend ses amis investisseurs qui soutiendront sa campagne, car il veut devenir sénateur. Il est en effet à la tête d'une sorte de milice assermentée pour maintenir l'ordre dans la région. Une chasse à l'homme va dés lors s'organiser.

J'ai adoré ce bouquin pour son insolence et son impertinence. Beaucoup en prennent pour leur grade ! Les Mormons, les Indiens, les touristes, les rangers des parcs nationaux, et bien sûr les puissants de ce monde ayant pour seule valeur le profit.
Les personnages, hauts en couleur animent l'intrigue avec brio :
- un mormon polygame (3 épouses),
- un médecin qui découpe des panneaux publicitaires pour occuper ses loisirs,
- sa compagne, une baba-cool fumant des joints dans une bulle en plastique,
- et le plus truculent d'entre eux, George dit Rodolphe le Rouge, ancien béret vert au Vietnam, tête brûlée buvant bière sur bière à longueur de journée.

Voilà la fine équipe de notre histoire qui prend place dans un des paysages les plus grandioses de notre planète, le pays des Canyons et du Colorado.

Une merveille d'humour acidulé, de sabotages et de poursuites dans le désert !
A lire absolument.

Déçue

4 étoiles

Critique de Ludmilla (Chaville, Inscrite le 21 octobre 2007, 63 ans) - 5 juillet 2009

J’avais lu plusieurs bonnes critiques sur ce livre (pas seulement celle de CL). « vendu à des millions d’exemplaires depuis sa parution dans les années 70 » d’après l’éditeur...
Je n’y ai cru à aucun moment, aucune des situations, aucun des personnages ne m’a paru « vrai ».
Après quelques jours, ce qui m'en reste c'est le souvenir de nombreuses poursuites automobiles sur des pistes plus ou moins défoncées...
Le seul point (un peu) positif, c’est la vision « écologiste », certes originale aux Etats-Unis en 1975, vision « écologiste » partielle toutefois : faire sauter des ponts, détruire des engins de chantier, oui, mais seulement pour protéger les paysages, aucune remise en cause du mode de vie américain.

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