Trois jours chez ma mère de François Weyergans

Trois jours chez ma mère de François Weyergans

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Pitibeni, le 1 novembre 2005 (Marseille, Inscrit le 25 décembre 2004, 41 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 5 étoiles (basée sur 27 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (32 145ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 7 643  (depuis Novembre 2007)

L’art de la mise en scène

Attendu en littérature depuis plusieurs années, François Weyergans publie coup sur coup "Salomé", premier de ses romans, écrit en 1969, et "Trois jours chez ma mère". Son dernier roman est le roman de l’impossible, l’histoire répétée et perpétuelle de l’écrivain en manque d’inspiration. Ce que tente ici Weyergans, c’est un « vidéo flash-back », un effet de spécularité, une mise en abyme. Il crée une multitude de personnages, à chaque fois identiques, mais tous pantins de son récit. Trois jours chez ma mère, c’est l’histoire d’un narrateur, François Weyergraf, absent de la scène littéraire depuis quelques années, qui se lance dans la rédaction de Trois jours chez ma mère, un roman sur lequel il épuise toute sa volonté, et que les circonstances vont pourtant délier. Le lecteur se perd peu à peu dans ce jeu de miroir, où Weyergans agit en véritable virtuose, plaçant François Weyerstein, sous la plume de Weyergraf, et François Graffenberg sous celle de Weyerstein… L’histoire se reproduit sans cesse, avec les variantes de noms et de situations nécessaires à la distance entre l’écrit et l’écrivain. L’entreprise est d’envergure, mais le travail abouti et, au final, l’auteur aura été bien inspiré !

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Ce n'est pas moi qui va faire remonter la cote

4 étoiles

Critique de Pacmann (Tamise, Inscrit le 2 février 2012, 53 ans) - 12 juillet 2014

Ce roman part dans tous les sens et même si le lecteur a conscience d’avoir en main un très bon exercice d’écriture, il se perd dans les considérations de l’auteur à un tel point qu’on a à plusieurs reprises envie de lâcher prise.

La comparaison que certains ont eu avec Houellebecq est à certains égards pertinente mais par contre Michel Weyergans n’est pas du tout accrocheur et laisse le lecteur se noyer dans un véritable salmigondis.

J’ai l’impression qu’à donner trop de profondeur ou de vouloir faire une œuvre trop personnelle, même si ce bouquin n’est pas spécialement prétentieux, on a, comme ici, de grande chance de s'égarer.

Mon premier Goncourt...

8 étoiles

Critique de Ndeprez (, Inscrit le 22 décembre 2011, 42 ans) - 14 octobre 2012

Alors que je déambulai dans les allées de la bibliotheque municipale qui me fournit de temps en temps en polar , j'ai vu ce livre en tête de gondole comme on dit avec son accroche bien rouge "Prix Goncourt".
Je me suis dit "et pourquoi pas aprés tout?" , je dois effectivement avouer que je n'ai jamais lu de Goncourt (et j'assume...).
J'avoue m'être pris au jeu des differents François sous la plume d'autres François, une sorte de récit en poupées russes.
Le livre est totalement accessible pour les néophytes dont je fais partie.Je ne comprend pas certaines critiques bien acerbes bien que je reconnaisse humblement que je ne suis pas le mieux placé pour donner mon avis sur la litterature classique.

Pourquoi tant de mauvaises critiques ??

9 étoiles

Critique de Dumel565 (, Inscrit le 3 mai 2009, 49 ans) - 12 septembre 2011

J'ai été agréablement surpris. Ayant lu les critiques avant d'entamer ce livre je craignais le pire. Au final, j'ai eu le plaisir de lire un excellent livre, par moments dans la lignée de Houellebecq (je ne parle pas de son horrible 'La carte et le territoire', mais plutôt de ses 'Particules...').
Je ne m'y suis pas ennuyé une seule seconde, magnifique style d'écriture.
Bravo, prix AMPLEMENT mérité.

Déçu par la critique!...

10 étoiles

Critique de Bamchri (, Inscrit le 2 juillet 2010, 7 ans) - 2 juillet 2010

Salut, il est fort décevant que 5 ans après que cet ouvrage fusse lu, la critique ne se soit toujours pas aperçu de la performance de style de l'auteur: le narrateur narré... la critique tourne en rapace autour de sa proie sans même approcher sa vocation première d'admettre l'évolution littéraire; pour ce siècle par exemple: Alain Robe-Grillet, Eugène Ionesco... François Weyergans (...)
Bonne moraline,
A.H.

Interposition

7 étoiles

Critique de Maylany (, Inscrite le 11 novembre 2007, 37 ans) - 10 juillet 2009

Etrange roman dont le titre n'annonce absolument pas la couleur des pages mais plutôt le thème de départ, le thème pré-établi par l'auteur mais non respecté.

Car, en fait de sa mère, l'auteur parle essentiellement du fait qu'il doit et va écrire un livre sur sa mère. Il narre également largement ses aventures amoureuses et/ou sexuelles ou plutôt, il parle des escapades sensorielles d'un auteur au nom très similaire au sien, qui écrit un livre sur un personnage qui lui-même est auteur de romans et rencontre de nombreuses femmes au cours de ses voyages et dont le nom s'approche de très près à celui de Weyergans … en somme, le roman d'un roman sur un roman.

Bref, étrange façon détournée pour l'auteur de parler de lui-même par interposition ou comme il le suggère, manœuvre pour ne pas parler de sa mère.

On s'y perd

3 étoiles

Critique de Soleada (, Inscrite le 21 janvier 2007, 29 ans) - 31 mai 2008

Un livre bleu, trois hirondelles, un prix Goncourt. Ne connaissant pas et voyant ce livre, je me suis dis que cela pouvait être original. J'imaginais ce livre, comme un retour aux sources, j'ai été bien déçue. Bien sûr, quelques souvenirs d'enfance sont présents, une mère, mais l'essentiel du livre décrit les multi-aventures sexuelles et amoureuses. Avec la double narration le tableau est trouble, on s'y perd( peut-être ne suis-je pas une bonne lectrice?)...
Déçue.

Décevant comme sait l'être un Goncourt

2 étoiles

Critique de Lyrzine (Paris, Inscrit le 15 janvier 2008, 37 ans) - 28 janvier 2008

Il est important de préciser que mon premièr contact avec le prix Goncourt fut le titanesque "Les Bienveillantes" (qualificatif à appliquer aussi bien à l'apparence de cette oeuvre qu'à son essence).
Sur cette belle lancée, j'ai lu ce livre (l'effet bandeau rouge fonctionne toujours...), et là. Quelle déception. Sur les premières pages, on se laisse porter par un je ne sais quoi proche de Woody Allen, un discours à la fois bavard et hésitant, et sans contexte très égocentrique.
Seulement, où Woody Allen sait exploiter le personnage du looser pour rebondir et exprimer son talent de dialoguiste et d'humoriste, François Weyergans se plante littéralement, c'est le cas de le dire.
La fraicheur du début s'estompe très vite, pour laisser place à un air de déjà vu (mais en moins bien), du personnage, on ne voit plus que son côté looser, que FW a même le talent de ne pas nous rendre sympathique! Le texte transpire d'une espèce de mégalomanie écoeurante et boursouflée.
Heureusement, l'oeuvre se lit assez rapidement, mais il faut s'accrocher pour le finir tout de même.
A éviter

Recherche dépressive de l'inspiration

7 étoiles

Critique de Veneziano (Paris, Inscrit le 4 mai 2005, 40 ans) - 1 novembre 2007

Les angoisses nauséeuses de Weyegraf m'ont passablement ennuyé, le roman dans le roman m'ayant déjà plus amusé.
La technique de construction, certes artificielle, est assez attrayante.

''J'ai vraiment aimé ça !''

9 étoiles

Critique de DomPerro (Québec, Inscrit le 4 juillet 2006, 38 ans) - 16 octobre 2007

Il est clair que Trois jours chez ma mère opère une division radicale entre les critiques libres. Ceci qui est plutôt bon signe, car il nous démontre combien il est difficile, voire impossible, pour un livre trop personnel de créer l’unanimité autour de lui.

Les très rares personnes qui ne considèrent pas l'ennui comme une menace passeront un bon moment avec ce livre de François Weyergans. À classer à côté d'Extinction de Thomas Bernhard, et sur la même tablette des Particules élémentaires de Houellebecq.

Petit plaidoyer en faveur de cette lecture qui n'est pas sans rappeler l'art de la fugue:

Tout d'abord, tout lecteur qui achète un livre ne doit jamais considérer si celui-ci a remporté ou non un prix littéraire quelconque, car sa lecture en sera altérée.

Aussi, le lecteur peut ressentir autant d'effets désagréables provoqués par la répétition du plaisir solitaire dans une oeuvre où le sexe est évacué. Par exemple, certains passages de livre tel les Souffrances du jeune Werther, ou de la Recherche du temps perdu, peuvent être autant pénibles, sinon plus, à côté des quelques descriptions de masturbation du personnage principal. Mais cette dimension du sexe de ce livre ne doit pas porter ombrage à son propos que résume bien cet extrait suivant:

''Le vrai voyageur est impulsif. Il part pour partir. Il ne sait pas ce qu'il attend. Il ressemble au romancier qui, au fur et à mesure qu'il rédige, se méfie de ses propres plans. Le bon voyageur devient romancier, ce qui n'empêche pas les voyages d'être poétiques, mais quand même, les voyages relèvent de la prose. Pourquoi? Parce que seule la prose rend compte de la vie sexuelle, la poésie n'en est qu'un charmant écho.''

L'idée centrale de cette oeuvre tourne autour de la question de la création littéraire avec tout ce que ceci implique comme errance, comme perte d'énergie et d'orientation, de prises de notes à l'infini qui ne seront peut-être jamais prises en charge, un peu à la manière dont Roland Barthes parle des notes qui amènent l'élaboration du roman. Sans oublier le degré zéro de l'écriture. Et, oui, dans certaines psychanalyses, la relation de l'enfant à la mère peut être facilement soulevée, comme le serait aussi la question du roman familial, des origines d'un individu, comme dans Extinction de Bernhard.

Enfin, les dernières dix pages aboutissent (enfin diront les plus cyniques) à des délicates et sensibles images et réflexions sur la mère. Ceci dit, je peux admettre qu'il y ait quelques petites, mais petites, longueurs qui empêchent heureusement cette lecture d'être parfaite.

À lire comme une suite de moments éparpillés d'un homme éparpillé.

Creux et bavard

3 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 44 ans) - 10 août 2007

Je n'irai pas jusqu'à dire que c'est nullissime comme je l'ai lu ci et là sur les forums mais qu'est-ce que c'est bavard et nombriliste. Creux aussi...
Est-ce que ça méritait un Goncourt, je n'en sais rien et il y a longtemps que j'ai arrêté de croire en une quelconque qualité de ce prix, donc ça n'entre pas en ligne de compte, et puis j'ai attendu longtemps avant de lire, histoire que la médiatisation et les effets de mode soient retombés.
Me voilà déçue. Je m'attendais à quelque chose de plus original, de moins convenu. Weyergans écrit bien, certes, mais j'ai la désagréable impression qu'il ne s'est pas trop foulé sur ce coup (encore que... peut-être a-t-il réellement perdu l'habitude d'écrire une vraie nouveauté, je me le demande...).
J'ai trouvé ça nombriliste, ennuyeux par moments, sans grand intérêt lorsque l'auteur se perd dans de multiples digressions pseudo-intellectuelles qui n'intéressent que lui. L'aspect intime et la chaleur humaine disparaissent au profit des effets de manche, je n'aime pas ça.

L'acharné littéraire

5 étoiles

Critique de Kinbote (Jumet, Inscrit le 18 mars 2001, 59 ans) - 24 juillet 2007

François Weyergans fait l’objet d’un acharnement littéraire. Dont il est à la fois l’acteur et l’objet. De même qu’il joue au jeu des poupées russes des narrateurs. (X délègue à X1 la fonction de narrateur qui, lui-même, charge X2 du même boulot), il s’autoproclame écrivain (déjà par le titre d'un roman passé, « Je suis écrivain »). En multipliant les effets d’annonce, en lançant la rumeur de parutions prochaines, comme autant de béquilles à son impossibilité d’écrire, il a ensuite, vaille que vaille, à honorer son engagement.

Ce roman de F.W. pose la question : « Suffit-il de s’autoproclamer écrivain pour l’être ?, suffit-il de claironner « Je suis écrivain » pour le rester (car nul doute qu’il l’a été !) et, par conséquent, peut-on peut dire : « Ecrivain un jour, écrivain toujours»? Démarche d’artiste moderne qui se désigne artiste avant même d’avoir accompli une nouvelle œuvre. Ou dont l’œuvre réside dans ce geste d’auto désignation.

François Weyergans n’est qu’un des avatars de ce phénomène. Après avoir été récompensé du prix Goncourt, l’auteur de ce livre est-il rassuré sur son statut autoproclamé ou bien, lucide comme il l’est, sait-il que les prix sont des leurres et que tout acharnement n’est que l’ultime parade d’une mort annoncée, celle de l’écrivain qu’il veut coûte que coûte demeurer.

Ni cet excès d'honneur,ni cette indignité...

4 étoiles

Critique de Guermantes (Bruxelles, Inscrit le 18 mars 2005, 71 ans) - 2 avril 2007

Plus s'éloigne la date à laquelle fut attribué le prix Goncourt à "Trois jours chez ma mère" et plus se font rares les critiques à son sujet. C'est, me semble-t-il assez révélateur...
Si le prix en question n'avait pas focalisé l'attention sur ce livre, je crains fort que celui-ci n'eût guère défrayé la chronique.
De quoi s'agit-il au fait? D'un livre de qualité fort moyenne, guère original (la construction "en abime" n'est pas une nouveauté), nombriliste en diable mais cependant pas désagréable à lire, faisant entendre la même petite musique que les amateurs aiment retrouver dans la plupart des oeuvres de ce Woody Allen littéraire qu'est François W.
En fin de compte, une oeuvre promise à un rapide oubli parce que ne faisant vibrer aucune fibre profonde chez le lecteur.

De l'éloge de la digression...

8 étoiles

Critique de Albireo (Issy-les-Moulineaux, Inscrit le 14 janvier 2006, 40 ans) - 22 novembre 2006

Un écrivain en quête d'inspiration a toutes les peines à écrire le roman dont il a pourtant parlé à tout le monde autour de lui. Alors, il raconte sa vie réelle ou imaginée dans un déluge de souvenirs et de références, et tout y passe dans une digression infinie mais savoureuse : ses frasques d'ado, les innombrables maîtresses qu'il a eues à Paris, Grenoble ou Venise, les visites d'huissiers, les visites chez le médecin, mais surtout les trois jours passés chez sa mère. Weyergans à l'aide d'une écriture précise et rapide qui procède par association d'idées a su dans ce livre me faire rire lors des descriptions d'innombrables situations cocasses ou m'émouvoir notamment à l'évocation de sa mère.

tendre illuminé

8 étoiles

Critique de Missparker (Ixelles, Inscrite le 27 janvier 2006, 35 ans) - 8 mai 2006

Personnellement j'ai trouvé ce roman tout bonnement fantastique et il m'a fait passer un moment merveilleux, plein de rire et d'émotion. Les mots sont superbes, le texte parfait, l'histoire et les situations abracadabrantes à souhait (à la Weyergans, quoi!), l'idée du roman dans le roman dans le roman, génial!!

Ca vaut bien un Goncourt!!

Trois jours chez ma mère ou Tout sur moi

1 étoiles

Critique de Critique de la raison pure (Paris, Inscrite le 8 mai 2006, 35 ans) - 8 mai 2006

Un récit-gigogne qui n'est que la variation, dénuée d'originalité, d'invention, de style (et par conséquent d'intérêt), de l'image de l'écrivain François Weyergans. 6 ans pour écrire ce livre? Inutile de le savoir, on le lit entre les lignes: l'ouvrage est fastidieux, le procédé de mise en abyme simpliste et malhonnête (en effet quoi de plus facile -et peut être de plus fallacieux d'un point de vue littéraire- que d'arriver à écrire un livre en racontant l'histoire d'un type qui n'arrive pas à écrire un livre - et ainsi de suite-?), les digressions censées diriger le fil du récit sont sans importance (quel interêt de connaître les frasques sexuelles des multiples moi de l'écrivain?? Bukowski le fait autrement mieux, et avec plus de style.)
Le livre ne peut être utile, au même titre que "les miscellanées de Mr Schott", que pour les références culturelles que l'auteur énumère tout au long du livre.
Mais de méditations sur la procrastination, point. Si ce n'est que au "lu" du livre, il est de bon ton de ne pas remettre son travail au lendemain, ou bien, de ne jamais le commencer.

Weyergaffe ?

6 étoiles

Critique de Bolcho (Bruxelles, Inscrit le 20 octobre 2001, 69 ans) - 7 mai 2006

Un peu l’impression d’être d’accord avec tous ceux qui, ici, on déjà parlé de ce livre, en bien ou en mal. C’est vrai qu’on a trop l’impression d’être dans le journal intime. Mais. L’auteur parle de lui-même ? Et alors ? Le moyen de faire autrement ? Au moins ne le dissimule-t-il pas trop… De toute façon, la question de savoir dans quelle mesure l’auteur EST le (les) narrateur(s) est futile. Weyergans s’en amuse lorsqu’il évoque l’idée de faire un roman sur le destin d’une simple pierre et qu’il imagine déjà les futurs lecteurs qui lui cligneront de l’œil en disant : « La pierre, c’est vous bien sûr ».
J’ai bien aimé les deux premiers tiers du livre puis je me suis détaché peu à peu. Toutes ces aventures sexuelles avec des non-personnages, c’est lassant, infantile. Même pas du cul qui enfièvrerait le lecteur, mais une litanie de succès féminins improbables. Du touche-pipi pour quinquagénaire inquiet. Et puis, au fil des pages, on se rend compte que le côté snob du personnage prend définitivement le dessus. Il est poseur jusque dans ses goûts alimentaires, nous signalant au passage chez quel boucher de renom il va acheter sa bidoche.
Maintenant, ce n’est pas parce qu’un personnage est agaçant que le roman est moins bon, n’est-ce pas.
Pour terminer sur une note plus positive, cette petite note amère qui nous concerne tous : « Pourquoi faut-il que la vie s’arrête juste avant notre enterrement, une des rares occasions de succès qui nous soit garantie ? ».


Marquant et remarqué

9 étoiles

Critique de _marc (, Inscrit le 17 avril 2006, 55 ans) - 17 avril 2006

Il faut sans doute avoir au moins la quarantaine pour apprécier les ambiances et les regards vécus dans des lieux mémorables comme Venise ...

Dans ce genre de livre on s'y retrouve toujours à un moment donné et pour cela, vous y penserez encore lontemps après sa lecture ...



Plus qu'ennuyeux.................

1 étoiles

Critique de Guy61 (, Inscrit le 15 mars 2005, 57 ans) - 11 avril 2006

J'aime beaucoup lire et c'est très rare que je ne finisse pas un livre commencé. Et là, je me suis dit, je vais me faire un Goncourt (j'évite les prix en général sauf celui de France Inter). Et bien là paf!!! En plein dans le mille!!!! Ennuyeux à mourir, totalement inintéressant, nombriliste, enfin zéro quoi (hormis que c'est vrai, c'est plutôt bien écrit. Il est resté des années sans écrire lui? Et bien qu'il continue!!!!!

Est-ce vraiment ça un Goncourt?

1 étoiles

Critique de Tyty2410 (paris, Inscrite le 1 août 2005, 31 ans) - 14 février 2006

A 19 ans , alors que j'étais un jour dans une librairie je vois Trois jours chez ma mère prix Goncourt 2005 ....Tiens je vais voir ce qu'est véritablement un Goncourt bien que j'entendais dans un petit coin de ma tête ma mère qui a arrêté d'acheter les Goncourt parce que selon elle, elle se faisait toujours avoir .
Au fil des pages, certes bien écrites, je me perds , je ne comprends pas ...je ne comprends pas comment peut-on passer d'une chose à une autre comme ça sans raison et qui en plus ne font pas avancer le livre .Il n'y a pas de trame , ce ne sont que des choses sans importance ,et inintéressantes au possible ..
Le jeu des poupées russes (comme je l'appelle) est assez énervant .Je ne sais pas qui parle , j'ai l'impression de lire plusieurs fois la même chose avec juste les noms qui changent. J'ai l'impression ...Certes c'est une idée assez originale mais trop exploitée ....on ne sait pas où on va mais on y va ! A la moitié du livre je voulais m'arrêter j'ai continué plus par défi que par curiosité .
Et puis les prouesses sexuelles de l'auteur (weyergraf , gaffenberg ou weyerstein je n'en sais rien ) je ne sais pas ce que ça peut apporter à ce roman, peut-être est-ce utile pour lui donner de la substance parce que c'est vrai que sans ce genre de vocabulaire il aurait été encore plus pâle qu'il ne l'est déjà. Mais est-on obligé d'en arriver là, de lire ça quand on achète un roman aujourd'hui? Qui plus est un Goncourt?
Ma première réflexion : si c'est ça le Goncourt, la littérature francaise va mal aujourd'hui
2nde réflexion : Francois Weyergrans est malade d'avoir écrit un livre comme ça , mais ceux quyi le sont encore plus que lui, ce sont ceux qui ont trouvé ce roman digne d'un prix.
3ème réflexion en lisant les dernières pages (qui m'ont bien fait rire puisque les fameux trois jours chez ma mère se situent a la fin du roman sur trois pages ) il était temps !

joie et déception

2 étoiles

Critique de JOIDéMO (, Inscrit le 12 février 2006, 53 ans) - 12 février 2006

une joie m'envahit Weyergans obtient le graal de l'édition, contre l'affreux jojo de service Hou! pan! sur le bec! Un clic sur la fnac et hop! deux jours après la gourmandise avec son bandeau rouge Goncourt 2005 était sous mes yeux, n'étant pas un chien pavlovien je ne bave pas, enfin faut voir...
Nom de nom imaginez ma colère en lisant ce bazar de scribouille, c'est bien écrit, mais d'un vide en écho assourdissant, on s'ennuie comme sur une île déserte voyez plutôt : un queutard sautant autant qu'il le peut, une femme, la femme délaissée (celle du roman) la procrastination est à tous les étages! plus qu'une déception c'est pathétique!
Un livre soit, mais un GONCOURT!!! On s'est foutu de ma gueule genre lHallyday et pour tout dire je n'aime pas ça!

Discrédite son auteur ... et le Goncourt

1 étoiles

Critique de Mimi75 (, Inscrit le 6 janvier 2006, 49 ans) - 6 janvier 2006

Au fil des pages je m'ennuie . Pire je perds mon temps tout comme l'auteur perd le sien à essayer de faire croire qu'il a du talent. Pas la moindre réflexion intéressante à l'horizon , une succession de non évenements dans une vie ennuyeuse à mourir. Un style lourdingue , des pages parsemées de citations qui font penser à une dissertation de terminale ratée.
Au moins ce "prix" aura t'il le mérite d'arréter définitivement la production médiocre d'un écrivain raté .

bof

4 étoiles

Critique de Elfe (, Inscrite le 15 septembre 2004, 62 ans) - 5 janvier 2006

Grosse déception pour ce cru 2006 du Goncourt. après l’excellent Laurent Gaude le pâle Weyergans fait triste figure, ce récit qualifié à raison de « nombrilique » n’est qu’une longue suite de réflexions sur soi de l’auteur, ses angoisses, ses aventures « sexe » sans intérêt et ses masturbations tant physiologiques que psychologique m’ont profondément ennuyée. J’ai malgré tout été attendrie sur les quinze dernières pages par l’affection et la tendresse que porte « ce grand garçon » de 60 ans à sa mère, loin de ses errances et de ses médiocres coucheries d’écrivain en panne d’inspiration, on y découvre un fils aimant et sensible quel dommage que ce ton n’arrive qu’au terme de ce roman somme toute très ennuyeux

Subtile diversion

6 étoiles

Critique de Voni (Moselle, Inscrite le 1 septembre 2005, 58 ans) - 23 novembre 2005

La tendance actuelle de bon nombre de critiqueurs (professionnels) est d’affirmer le nombrilisme facile de la littérature française du moment. Cette catégorisation tout aussi facile, me paraît bien plus pernicieuse que constructive.
Ainsi, Weyergans, belge en l’occurrence, me semble s’être emparé de cette obsession catégorielle et loin de vraiment se l’approprier en joue subtilement dans son livre. Une sorte de pied de nez à la gent critiqueuse.
Dans son livre, bien que sa mère soit présente du début à la fin, l’auteur tourne autour du sujet jusqu’à s’en détourner. La construction du livre mène délibérément sur des pistes détournées par une succession d’associations d’idées qui pourraient paraître d’une chronologie décousue, anarchique et pourtant on ne s’y perd pas (selon moi). Il crée une sorte de double qui crée lui-même son double qui crée… Il se dégagera cependant, à la fin du livre, une profonde tendresse pour sa mère, résolument pudique qui ramènera au sujet supposé par le titre.
Pour avoir lu et vu plusieurs interviews de l’auteur, il est certain que le personnage principal de ce roman pourrait effectivement être son double endossant cette même désinvolture et ce caractère quelque peu décalé qu’il offre aux médias. Mais je n’ai pas pris ces ressemblances au premier degré et me suis détachée de toute manifestation de suffisance nombriliste. J’y verrais plutôt une forme d’autodérision assez pudique et à l’humour tranchant.
S’il est une partie où vraiment je n’ai pas accroché, c’est justement celle où il est question du roman “Trois jours chez ma mère” aux deux tiers du livre et qui explique le titre.
Chaque Goncourt est sujet à polémique alors il est important, sans doute, de souligner que Pitibeni a rédigé sa critique bien avant le sacro-saint couronnement donc en dehors de toute surabondance médiatique dans les deux sens.
Néanmoins, j’avoue en conclusion que je ne classerai quand pas ce livre dans mes favoris, somme toute bien changeants, mais je lui reconnais une vive originalité, une audace bien subtile dans un style cadencé et mordant.

trois jours chez ma mère

2 étoiles

Critique de Bernadette (, Inscrite le 13 novembre 2005, 69 ans) - 14 novembre 2005

très déçue par ce livre qui à mon avis ne mérite pas le Goncourt. Ce sont les divagations d'un intellectuel qui ne sait pas quoi raconter, avec quelques références littéraires , histoire de nous montrer qu'il a de la culture, à la limite de l'escroquerie vis à vis de ses lecteurs

Goncourt… Ah bon!

4 étoiles

Critique de Lincoln (, Inscrit le 23 septembre 2005, 59 ans) - 11 novembre 2005

Bien sûr il y a “le verbe” maîtrisé, des tableaux à la description ciselée, des ambiances abouties… mais il y a le reste. Même si la fin donne une petite vie au livre, j’avoue m’y être bien ennuyé.
Ce n’est pas tant le thème maintes fois abordé qui m’a posé problème, celui de l’écrivain en panne d’écriture. C’est plutôt la manière de traiter le sujet, l’écrivain qui s’écoute penser, se regarde écrire (ou ne pas écrire), lui et lui seul. Il en ressort un sentiment d’égocentrisme, de désintéressement de savoir si, un jour, ce livre sera lu par quelqu’un d’autre que l’auteur.
Et cette vie relatée, souvent avec monotonie, où les conquêtes féminines relèvent plus du “tableau de chasse” que du sentiment, où l’on passe de l’obsession de la masturbation aux ébats adultérins qui s’enchaînent. Et puis cette image, presque suffisante que l’écrivain semble avoir de lui, si bien résumée dans les extraits… “Dans le train, il colla sa tête contre la vitre […] Ce visage si près du sien lui inspirait une profonde sympathie”, ou encore “Personne ne mesure la chance qu’il a d’être ce qu’il est”. Et que penser de ces aptitudes qui m’ont laissé très envieux… “Nous avons fait l’amour cinq ou six fois par jour pendant une semaine”.
Mais Weyergans dit lui-même qu’il ne s’agit pas d’un roman autobiographique, alors, alors… détendons-nous!
J’en suis à me demander ce qui a prévalu dans l’attribution du Goncourt : la qualité d’un roman ou la volonté de rabattre l’arrogance de Houellebecq?

yesss

10 étoiles

Critique de Patyvore (, Inscrite le 29 octobre 2005, 53 ans) - 3 novembre 2005

ça y est il a le goncourt!

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  Sujets Messages Utilisateur Dernier message
  c\'est nullissime non ? 20 Mimi75 12 mai 2006 @ 18:11

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