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 Accès direct à la fiche du livre "Ce que le jour doit à la nuit" »

Hann

15 octobre 2009 @ 20:44
Déborah Walter dans le Monde écrit ceci :

Karim Sarroub , psychanalyste et romancier, accuse Yasmina Khadra d’avoir, dans son dernier roman Ce que le jour doit à la nuit (2008), plagié le récit Les amants de Padovani de l’écrivain algérien Youcef Dris , sorti en 2004 seulement en Algérie. Il reproche à l’ancien officier de l’armée algérienne de s’être largement inspiré du livre de Youcef Dris tout en dénaturant l’histoire de ses deux amants qui ont réellement existé dans l’Algérie des années 30. Le psychanalyste a publié sa note sur son blog (Nouvel Obs) où il donne tous les détails, y compris des photos des deux amants, et qualifie par la même occasion le roman de Yasmina Khadra de sous littérature. Tout le monde en prend pour son grade. (D. W.)
Novi

15 octobre 2009 @ 21:24
Je comprends mal : plagier en littérature, c'est recopier...pas s'inspirer d'une histoire ?

Bon de toute façon, les auteurs se haissent entre eux,c"est bien connu...
Garance62

15 octobre 2009 @ 21:41

Bon de toute façon, les auteurs se haissent entre eux,c"est bien connu...

Ici, lance une absurdité (même pas un lieu commun) pour être certain que les poissons vont mordre à l'appât. Pourra ainsi déclencher une polémique, carburant de sa personnalité.
La provocation fait partie du schéma.
Novi

15 octobre 2009 @ 21:50
C'est historique et connu de la part des grands auteurs français d'autrefois, et je suis loin d'étre féru en littérature blanche.

A l'époque, ils s'écrivaient entre eux de longues correspondances qui valent aujourd'hui de l'or - de trés belles joutes d'ailleurs.

Argumentez et documentez vous au lieu de toujours attaquer la personne...
Novi

15 octobre 2009 @ 21:57
Proust et Mallarmé entre autres, et aussi ...

''''ROGER PEYREFITTE vs FRANÇOIS MAURIAC
AVRIL 1964
 
 
Au printemps 1964, une violente polémique éclata entre les écrivains Roger Peyrefitte et François Mauriac, puis s'étendit à leurs admirateurs respectifs.  Une des causes, relativement lointaine, en était un article de Mauriac paru en octobre 1963, lors de la mort de Jean Cocteau.  Après un sursaut prémonitoire, "Ah! l'envie me prend tout à coup d'être sec, net, de ne rien écrire qui ne soit vrais dussé-je choquer.",  Mauriac y avouait que Cocteau l'avait agacé, et s’étonnait " qu’il ait pu faire quelque chose''''

L'histoire de la littérature n'est faite que de cela...
Dirlandaise

15 octobre 2009 @ 21:59
Il vaudrait mieux en effet éviter les procès d'intention sinon plus personne n'osera s'exprimer sur le forum.

Novi, je ne crois pas que tous les auteurs se détestaient ou se détestent encore de nos jours. Certains oui mais pas tous, il ne faut pas généraliser.
Novi

15 octobre 2009 @ 22:10
Il vaudrait mieux en effet éviter les procès d'intention sinon plus personne n'osera s'exprimer sur le forum.

Novi, je ne crois pas que tous les auteurs se détestaient ou se détestent encore de nos jours. Certains oui mais pas tous, il ne faut pas généraliser.



Oui bien sûr, D'ailleurs j'ai eu Son Altesse Sérenissime De Villiers comme voisin, un type charmant et d'excellente conversation. Pourtant il est détesté, allez comprendre...

Plus sérieusement, j'avais suivi sur un forum un débat sur le sujet à propos de Proust en particulier. Sans nul doute ,ces gens n'avaient pas encore internet et des forums pour s'etriper littérairement, mais je pense que cela devait correspondre chez eux à une émulation créatrice, ces fléches qu'ils s"envoyaient et peut-étre même que la littérature en a profitée.
Dirlandaise

15 octobre 2009 @ 22:22
Quand on lit des biographies d'écrivains, très souvent on peut constater des amitiés littéraires très profondes et durables. Je pense à Matzneff qui admirait beaucoup Hergé entre autres mais il y en a tant... Les écrivains se nourrissent les uns les autres tout comme les cinéastes et les peintres. Ils s'échangent des idées, des points de vue et cela profite à leur art sans aucun doute, tu as raison sur ce point.

C'est une beau sujet que ces amitiés littéraires. Je vais porter attention à cela dans mes futures lectures et noter ce que je constaterai, ce sera très enrichissant tu ne crois pas ?
Novi

15 octobre 2009 @ 22:33
AH, je viens de retrouver aprés un léger trou de mémoire !

""Une histoire des haines d'écrivains"" de A Boquelet E Kern, paru chez Flammarion.

Qui dit haine ( le mot me semble fort à l'echelle d'aujourd'hui )pour les uns, dit aussi sans doute amitiés pour d'autres.
Dirlandaise

15 octobre 2009 @ 22:37
Le voilà :

http://www.amazon.fr/histoire-haines-d%C3%A9crivains-Boquel-Anne/dp/2081216531

J'aurais préféré "Une histoire des amitiés d'écrivains" mais il me semble assez intéressant ce livre pour qu'on s'y arrête.

Merci pour la suggestion.
Novi

15 octobre 2009 @ 22:38
""""""""""Les écrivains se nourrissent les uns les autres tout comme les cinéastes et les peintres. Ils s'échangent des idées, des points de vue et cela profite à leur art sans aucun doute, tu as raison sur ce point.
"""""""""""""

C'est un bon concept en effet, enfin cela devrait...

SI l'on considére ce qui se passe aujourd'hui, chaque auteur à son blog, trés peu en sortent pour echanger ( les éditeurs interdisent de se répandre sur le ouébe )et il ya relativement trés peu d'échange.

Dantec venait autrefois, redoutable bréteur, puis il s'est lassé des trolleurs etc...
Dirlandaise

15 octobre 2009 @ 22:49
Ah oui... Maurice Dantec. Lui et Falardeau ne s'appréciaient pas du tout... oh là là !
Dirlandaise

15 octobre 2009 @ 23:03
Je viens de réserver le livre de Boquel et Kern à ma biblio. Il a déjà été critiqué sur le site.

http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/19149

Je crois que ce sera une lecture très distrayante et j'en ai besoin ces temps-ci.
Novi

15 octobre 2009 @ 23:06
Je suis loin d'étre fan de Dantec, ni des livres, ni de ses théses, mais sur un forum : il était redoutable d'intelligence, une plume incroyable, un talent à l'état pur.

Je crois que l'on étaient pas mal à suivre ces joutes jusqu'à tard dans la nuit, ces phrases qui jaillissaient de posts en posts...les modérateurs faisaient pas le poids, les trolleurs non plus et nous on lisaient : fascinés.
Novi

15 octobre 2009 @ 23:09
Je viens de réserver le livre de Boquel et Kern à ma biblio. Il a déjà été critiqué sur le site.

http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/19149

Je crois que ce sera une lecture très distrayante et j'en ai besoin ces temps-ci.



"""" la différence est que les écrivains le font avec un talent et une verve qui font défaut au vulgaire péquin, soit """

Belle critique en plus, ça définit bien...plus drôle que vulgaire et méchant.

Avec Flaubert, du grand art...
Dirlandaise

15 octobre 2009 @ 23:21
Oui la critique de Numanuma est excellente !

J'aime bien ces joutes verbales moi aussi avec plein d'injures et de gros mots. Je ne sais pas pourquoi mais cela me met de bonne humeur. Pierre Falardeau était un expert en la matière.

Ah misère, je vais encore passer pour "je sais pas quoi ou je le sais trop bien" mais je m'en contrefous !

Bon je quitte. Contente d'avoir échangé avec toi Novi.
Hann

15 octobre 2009 @ 23:47
ça n'a pas l'air d'une affaire légère !
apparemment, yasmina khadra est un vrai plagiaire; et ce n'est pas la première fois !

autre chose : le psy s'était déjà embrouillé avec lui l'année dernière lors d'un débat où le psy l'avait titiller sur la liberté d'expression en algérie; yasmina khadra avait usé de la langue de bois et s'est plutot mis à parler de sa fortune et de son courage; ce qui a énervé le psy qui lui a demandé : "non mais vous vous entendez parler ?" avant de lui gueuler dessus;

ce karim sarroub, franchement, moi j'aime bien; j'adore ce genre d'individu qui sortent du lot, qui sont insaisissables, irrécupérable au sens politique, et qui savent descendre le racisme, l'antisémitisme; bref qui sont intélligent

la vidéo de leur débat sur dailymotion est hilarante quand on voit avec quelle précision le spy avait piégé yasmina khadra, à tel point que ce dernier s'est mis a raconter des trucs que je ne peux répéter tellement c'est incroyable

l'article de karim sarroub (c'est à la fin qu'il révèle le plagiat, malin...) est d'une justesse et d'une précision incroyable, avec les numéros de pages à chaque fois, et même des photos du livre plagié !

si j'étais lui, je me mettrais à lire nos écrivains célèbres, ceux qui vendent comme yasmina khadra

vive les psys !
chanalystes...
Débézed
(Je lis...)

16 octobre 2009 @ 01:33
A force de faire de la zoubia à la pelle on finit par manquer d'idées !
Haiter
(Je lis...)
16 octobre 2009 @ 16:08
Il me fait chier ce Karim Sarroub, je n'ai même pas fini de lire le bouquin (page 260) et voilà qu'il sort sa toxine. Sur le fond je suis d'accord qu'à partir de la page 70, on sent Khadra flemmard, son personnage est moins enthousiasmant. Je dirais même que le passage de Younes à Jonas ne tient pas du tout. Le reste ça se lit sans plus (ça manque de crédibilité). Sur la forme je ne me permets pas de juger. "Chez Julliard, ils disent qu’ils ne font que le corriger. Mais on sait qu’on lui réécrit ses livres", je ne sais pas d’où sort-il cette info ? On peut critiquer Khadra sur certains passages gnangnan, mais de là à remettre en question son aptitude à écrire des romans…

Je crois qu’il a assez prouvé par le passé ses qualités. Relire le quatuor algérien, ou Khadra est au summum de sa forme, pourfendant l’obscurantisme et la corruption. Son personnage Brahim Llob exprime parfaitement les convictions personnelles de l'auteur et/ou son embarras (sans doute sa carrière militaire qui le veut).

Maintenant concernant cette histoire de plagiat, c’est difficile de juger. Qu’il ait emprunté certains personnages du récit de Youcef Dris soit, mais certains passages du blog de Sarroub sont assez troublants (Je n’ai pas lu « Les amants de Padovano »).
Enfin, ceux qui sont coutumiers de l’Algérie française, savent bien que ce genre d’histoire est assez fréquent, ceux qui en témoignent un peu moins.
Hann

16 octobre 2009 @ 16:20
Le plagiat est apparemment bien là; le psy (lui-même romancier) termine son article ainsi :

Pourquoi toutes ces hésitations et ces revirements de situation qui donnent le vertige ? Je n’avais pas l’ombre d’une explication sur cette non-histoire d’amour sans queue ni tête, jusqu’au moment où j’ai lue l’histoire d’Emilie ailleurs, dans un autre livre. C’est finalement une histoire véridique d’un amour déchirant et impossible entre une pied-noir et un Algérien, une histoire qui a déjà été racontée, photos à l’appui, quatre ans auparavant (en 2004), par l’écrivain algérien Youcef Dris dans un livre de 142 pages : Les amants de Padovani, un excellent récit, bouleversant, magnifiquement dostoïevskien, sans dialogues superficiels ni niaiseries, un récit publié aux éditions Dalimen, et uniquement en Algérie.

Voici ce qu’en dit un lecteur troublé, Abdallah :

« Ce roman de Yasmina Khadra (2008) me fait penser étrangement a du déjà vu ou lu. En effet, l’histoire ressemble étrangement à celle d’un autre roman LES AMANTS DE PADOVANI de l’auteur algérien Youcef Dris paru en mars 2004 et présenté au Salon du livre à Paris où je l’ai acheté. Le héros de Khadra débarque à Oran, celui de Dris à Alger. De modeste condition, ils sont tous deux scolarisés ; chose pas aisée en cette période coloniale pour des indigènes. Ils tombent amoureux tous deux d’une européenne, Emilie pour Khadra et Amélie pour Dris. Ils assistent tous deux au départ massif des français d’Algérie et tous deux vont se recueillir sur la tombe de leur dulcinée à Aix en Provence pour Khadra et à Saint-Raphaël pour Dris. Et les coïncidences sont légion dans les deux textes. Qui s’est "inspiré" de l’autre ? »

Dans le livre de Youcef Dris, le petit Arabe (Dahmane) reste toujours Arabe, jusqu’à la fin. Dans Ce que le jour doit à la nuit, le petit Younes fait comme l’auteur du livre : dès la page 70 il change d’identité et devient Jonas, un français qui vivra en Algérie parmi les Français, isolé des « siens. » Quant à Emilie, dans le récit de Youcef Dris (2004), elle s’appelle Amélie et, comme Emilie, mourra en France après avoir écrit une lettre à Jonas.

Comme le jeune Younes, Yasmina Khadra a été confié à l’armée algérienne par son père à l’âge de neuf ou dix ans. Comme le jeune Jonas, c’est une nouvelle famille que Yasmina Khadra avait retrouvée au sein de l’armée, une « famille » avec laquelle il vivra plusieurs décennies. Ce n’est pas le plus gênant mais on aurait aimé ne pas y penser, car il est impossible de ne pas faire le parallèle, durant la lecture, entre le personnage du roman principal confié à une famille de pied noir à l’âge de dix ans, et à la vraie vie de l’auteur.

Bernard Barrault, l’éditeur de Yasmina Khadra (Julliard), a-t-il lu « Les amants de Padovani » ? J’en doute. De même qu’il n’avait jamais lu, du moins avant sa publication, Frenchy, le roman que Yasmina Khadra avait publié aux éditions Fayard en 2004 sous le nom de Benjamin Cros. Un roman vendu à 460 (quatre cent soixante) exemplaires.

Un important éditeur parisien – si ce n’est le plus important – m’avait dit à propos de Yasmina Khadra : « Chez Julliard, ils disent qu’ils ne font que le corriger. Mais on sait qu’on lui réécrit ses livres. » Sur France Culture, en 2007, l’excellent Tewfik Hakem m’a recommandé dans un éclat de rire de lire au moins un roman de Yasmina Khadra. Eh bien, je n'aurais pas dû.



Ce que le jour doit à la nuit a obtenu le prix France Télévision et a été élu « Meilleur livre de l’année 2008 » par le magazine Lire.
Hann

16 octobre 2009 @ 16:24
Il n'est pas tendre. Je trouve son article dur, mais très juste, et drôle. Moi j'ai beaucoup ri.
Cette histoire de plagiat ça peut casser une carrière. Si Yasmina Khadra ne réagit pas, c'est qu'il a vraiment plagié.
Débézed
(Je lis...)

17 octobre 2009 @ 01:06
Il n'est pas tendre. Je trouve son article dur, mais très juste, et drôle. Moi j'ai beaucoup ri.
Cette histoire de plagiat ça peut casser une carrière. Si Yasmina Khadra ne réagit pas, c'est qu'il a vraiment plagié.



Des histoires de plagiat, il y en a toujours eu et je parirais bien que Khadra vendra encore plus de livres avec la pub induite ! Son éditeur fera le nécessaire pour pourrir la querelle.

J'ai lu "Les hirondelles de Kaboul" et "Les sirènes de Bagdad" que j'ai trouvé très moyens, surtout le second. J'ai même eu l'impression qu'il craignait une fatwa tant il a peur de se mouiller. Il devrait prendre exemple sur Sansal qui lui balance dur.

Khadra est tombé complètement dans le système commercial, il produit des livres, ce n'est plus vraiment un écrivain de conviction.
Micharlemagne
(Je lis...)

17 octobre 2009 @ 01:45
Les plagiaires ont finalement assez le mépris pour le lecteur... Ils s'imaginent que personne n'est jamais assez
Micharlemagne
(Je lis...)

17 octobre 2009 @ 01:48
J'ai dû pousser sur le mauvais bouton... Je disais : les plagiaires ont assez le mépris pour les lecteurs. Ils s'imaginent que personne ne va se dire "Tiens, ça me rappelle quelque chose..." C'est comme l'autre mère Tapedur qui pille Margaret Mitchell et qui vient te dire avec un sourire pepsodent : "Heu ! C'est une vague réminiscence..."
Je vous le dis, Madame, nous prennent pour des billes...
Hann

17 octobre 2009 @ 09:40
http://www.humanite.fr/2008-10-30_Cultures_Une-enfance-algerienne#forum25483
Novi

17 octobre 2009 @ 15:21
Au fait pour cette auguste assemblée littéraire : Khadra est défini comme un auteur de ? Polar,Thriller, Roman ?

Bon je sais, il figure en bonne place au rayon polar des Fnacs, mais sachant que de nos jours, on y range n'importe quoi dans ce rayon. ma question porte sur le fond ?
Dirlandaise

17 octobre 2009 @ 18:39
Salut Novi,

En regardant sur Wiki, je vois qu'il a écrit une série avec le commissaire Brahim Llob, ce qui pourrait le classer comme auteur de polars mais il a aussi écrit d'autres livres. Je n'ai rien lu de lui encore alors je ne peux en dire plus.

"Il acquiert sa renommée internationale avec les romans noirs du commissaire Brahim Llob : Morituri, Double Blanc et L'Automne des chimères. (Morituri est adapté au cinéma en 2007 par Okacha Touita). Llob est un incorruptible, dans un Alger dévoré par le fanatisme et les luttes de pouvoir. Son Algérie saigne à plaies ouvertes et cela révolte le commissaire. Llob n'hésite donc pas à prendre le risque de fouiner dans les hautes sphères de la société, ce qui lui vaut bien vite la sympathie du lecteur malgré sa vulgarité ou ses côtés parfois misogyne, voire homophobe. Cette série s'enrichira en 2004 d'un autre roman La Part du mort.
Khadra illustre également « le dialogue de sourds qui oppose l'Orient et l'Occident » avec les trois romans : Les Hirondelles de Kaboul, qui raconte l'histoire de deux couples Afghans sous le régime des Talibans ; L'Attentat, roman dans lequel un médecin arabe, Amine, intégré en Israël, recherche la vérité sur sa femme kamikaze ; Les Sirènes de Bagdad, relate le désarroi d'un jeune bédouin irakien poussé à bout par l'accumulation de bavures commises par les troupes américaines."

En tout cas, il me semble fort sympathique cet homme et je crois que je vais le lire bientôt... ah les promesses... les promesses... parfois tenues et parfois non mais dans ce cas-ci, ce sera probablement réalisé.

Et toi, tu l'as lu Novi ce Khadra ?
Dirlandaise

17 octobre 2009 @ 19:06
Une bonne entrevue à lire avec Khadra :

http://www.geocities.com/Polarnoir/khadra_interv.html

Il avoue avoir brulé une vingtaine de manuscrits de romans car c'était un rituel chez lui lorsque le roman était refusé par au moins trois éditeurs ! Étrange pratique...
Novi

17 octobre 2009 @ 19:37
""""Et toi, tu l'as lu Novi ce Khadra ?


Morituri....je ne sais s'il s'agit du premier, mais comme je l'ai découvert sur un rayon polar. Le buzz crée autour du pseudo feminin, puis l'aspect ex-militaire algérien était à l'époque : interpellant et étonnant.

Puis je dois avouer avoir un peu décroché, ne faisant que parcourir ses livres suivants. Le syndrome Vargas sans doute.

En fait, je n'ai rien contre, peut-étre que ce n'est malgré tout pas ma tasse de thé.

C'est juste drôle eu égard à ma question, un auteur qui s'est servi du polar pour émarger plus largement.

Cela n'a guére à voir, mais connaissez vous Abdel Hafed Benotman - un polardeux qui émarge aussi plus large que l'étiquette tellement sa plume est superbe !
Dirlandaise

17 octobre 2009 @ 19:52
Je viens de réserver "Éboueur sur échafaud" de Benotman. Il me plaît bien cet écrivain. J'aime bien ce genre de personnage révolté et d'intellectuel délinquant.

Pas de critiques de lui encore sur le site. Il y en aura une bientôt.

http://www.rue89.com/cabinet-de-lecture/benotman-ecrivain-ex-taulard-et-sans-papiers-en-plein-kafka

http://bibliobs.nouvelobs.com/20080228/3571/lacharnement-contre-benotman

Je quitte. A+
Hann

25 octobre 2009 @ 14:50
POUR MOI, C'EST TRES CLAIR !

Pour les mordues de lectures et ceux qui veulent voir avoir un aperçu du plagiat (sans lire le livre de Youcef Dris ni l‘article de Karim Sarroub), voici un résumé du livre de Yasmina Khadra (2008), et un résumé du livre qu’il a plagié, Les amants de Padovani (2004) :

L’histoire se passe en Algérie coloniale (1936-1962) avec un saut d’après-guerre (2008) :

Présentation de l’éditeur de Ce que le jour doit à la nuit :
Oran retenait son souffle en ce printemps 1962. La guerre engageait ses dernières folies. Je cherchais Emilie. J avais peur pour elle. J avais besoin d elle. Je l aimais et je revenais le lui prouver. Je me sentais en mesure de braver les ouragans, les tonnerres, l ensemble des anathèmes et les misères du monde entier. » Yasmina Khadra nous offre ici un grand roman de l Algérie coloniale (entre 1936 et 1962) une Algérie torrentielle, passionnée et douloureuse et éclaire d un nouveau jour, dans une langue splendide et avec la générosité qu’on lui connaît, la dislocation atroce de deux communautés amoureuses d un même pays.


Le résumé du livre de Youcef Dris :

Présentation de l'éditeur:
Si les deux amants ne s'étaient pas trompés d'époque, leur idylle aurait été toute de lumière. Mais dans l'Algérie des années 30, lorsqu'on s'appelle Amélie et Dahmane, les histoires d'amour n'ont pas droit de cité. Et ce sont les pages d'une vraie tragédie qui composent ce roman qui n'en est pas un. La fille de Démontès mourra d'avoir « pêché » avec un indigène; le petit-fils de Fatma paiera d'une vie de malheur une passion qu'il n'a pas su esquiver. Il y a dans « Les amants de Padovani », outre le souffle d'un grand drame sentimental, l'évocation douloureuse d'une Algérie accablée par l'apartheid colonial.

A noter :

Dans le livre de Yasmina Khadra, les amoureux s’appellent Emilie et Jonas.
Dans le livre de Youcef Dris : Amélie et Dahmane
Les deux livres se passent dans les années 30.
Les deux arabes dans les deux livres tombent amoureux tous deux d’une européenne, Emilie pour Khadra, et Amélie pour Dris.
Le héros de Khadra débarque à Oran, celui de Dris à Alger.
De modeste condition, ils sont tous deux scolarisés ;
Dans les deux livres, l’arabe est empêché de vivre son amour avec la jeune Amélie/Emilie.
Dans les deux livres, ils assistent au départ des Français d’Algérie.
Dans les deux livres, la fin se passe dans le sud de la France, à Aix dans le livre de Khadra (ou l'auteur a vécu), à Saint Raphael dans le livre de Youcef Dris (qui a respecté la vraie histoire, car le psy parle d'une histoire véridique dans le roman de Youcef Dris)
Dans les deux livres, Amélie et Emilie accouchent.
Dans les deux livres, Amélie et Emilie meurent, mais pas le bébé.
Dans les deux livres, Amélie et Emilie écrivent une lettre à Dahmane et à Jonas.

Voici le commentaire d’un lecteur que cite le psy, un commentaire bien antérieur à l’article du psy (le psy donne le lien vers le site web) :

Voici ce qu’en dit un lecteur troublé, Abdallah, au mois de sep. 2008 :

« Ce roman de Yasmina Khadra (2008) me fait penser étrangement a du déjà vu ou lu. En effet, l’histoire ressemble étrangement à celle d’un autre roman LES AMANTS DE PADOVANI de l’auteur algérien Youcef Dris paru en mars 2004 et présenté au Salon du livre à Paris où je l’ai acheté. Le héros de Khadra débarque à Oran, celui de Dris à Alger. De modeste condition, ils sont tous deux scolarisés ; chose pas aisée en cette période coloniale pour des indigènes. Ils tombent amoureux tous deux d’une européenne, Emilie pour Khadra et Amélie pour Dris. Ils assistent tous deux au départ massif des français d’Algérie et tous deux vont se recueillir sur la tombe de leur dulcinée à Aix en Provence pour Khadra et à Saint-Raphaël pour Dris. Et les coïncidences sont légion dans les deux textes. Qui s’est "inspiré" de l’autre ? »

Et voici les clés que donne le psy, avant de descendre le livre de Khadra en parlant de « sous littérature », d’un mauvais plagiat :

Dans le livre de Youcef Dris, le petit arabe (Dahmane) reste toujours arabe, jusqu’à la fin. Quoi de plus normal, l'histoire est vraie. Dans Ce que le jour doit à la nuit, le petit Younes fait comme l’auteur du livre : dès la page 70 il change d’identité et devient Jonas, un français qui vivra en Algérie parmi les Français, isolé des « siens », très poli, non violent, en plus un vrai beau gosse avec des yeux bleus. Un garçon à croquer. Tout un fantasme qu'on va s'abstenir de rappeler tellement il est gros. Quant à Emilie, c'est la même : dans le récit de Youcef Dris (2004), elle s’appelle Amélie et, comme l'autre, accouchera, puis mourra en France après avoir écrit une lettre à Jonas.

Yasmina Khadra a été confié à l’armée algérienne par son père à l’âge de neuf ou dix ans, comme le jeune Younes. Comme le jeune Jonas, c’est une nouvelle famille que Yasmina Khadra avait retrouvée au sein de l’armée, une « famille » avec laquelle il vivra plusieurs décennies. Ce n’est pas le plus gênant mais on aurait aimé ne pas y penser, car il est impossible de ne pas faire le parallèle, durant la lecture, entre le personnage du roman principal confié à une famille de pied noir à l’âge de dix ans, avec la vraie vie de l’auteur.
Depuis septembre dernier, j’avais dans ma bibliothèque deux romans qui contiennent la même histoire et je ne le savais pas. Yasmina Khadra est doté d’un culot phénoménal. A ma connaissance, il est le seul romancier, dans l’histoire de la littérature française, à avoir réclamé aussi stupidement un prix littéraire pour un livre qui n’est rien d’autre qu’un plagiat caractérisé.

Pire que le plagiat, le pillage. Son dernier roman est une pâle copie d’un récit paru en 2004, une histoire véridique d’un amour impossible entre une pied-noir et un algérien, une histoire qui a déjà été racontée, photos à l’appui, quatre ans auparavant (en 2004), par l’écrivain algérien Youcef Dris dans un livre de 142 pages : Les amants de Padovani, un excellent récit, bouleversant, sans dialogues superficiels ni niaiseries, un récit publié aux éditions Dalimen, et uniquement en Algérie.

Sur plus de 400 pages, Yasmina Khadra a, dès la fin de la première centaine, repris à son compte tout le récit de Youcef Dris pour en faire un médiocre roman de gare, une histoire à l’eau de rose, digne des pires romans d’amour, une histoire sans queue ni tête qui a dû faire pouffer de rire l’auteur des « amants de Padovani. »


L'article du psy :

http://karimsarroub.blogs.nouvelobs.com/archive/2009/10/12/ce-que-yasmina-khadra-doit-a-youcef-dris-ou-l-histoire-d-un1.html

La video de leur débat (il y a un an, le psy n'a apparemment pas encore lu ni le livre de Khadra ni celui de Dris)
Ecoutez la langue de bois de Khadra et son hallucinante mégalomanie (50000 personnes ont vu la vidéo) :

http://www.dailymotion.com/video/x9063t_yasmina-khadra-humilie-par-le-psych_news
Novi

25 octobre 2009 @ 15:34
Mouai...il est de plus de en plus mal, Khadra sur ce coup là !
Belkacem
25 octobre 2009 @ 21:47
Peut etre que le critique n'a pas été tendre avec Khadra mais je peux certifier pour avoir lu les deux livres, qu'il y a là un parfum de plagia. Qui s'est"inspiré" de l'autre? Je suis persuadé que l'auteur à succès a du lire Youcef Dris avant d'écrire son livre, car je vois mal Dris hypnotiser Khadra et lui soutirer du cerveau une histoire à laquelle ce dernier "aurait pensé depuis 20 ans" comme il l'a dit lors d'un entretien dans le journal Quotidien d'Oran, dès lors que la polémique sur cette histoire de plagia faisait le tour d'Alger. Ou bien Youcef Dris est le véritable auteur de l'histoire, ou bien c'est un gourou, ou un médium capable de lire dans les pensées des gens. Je suis persuadé quant à moi que si Youcef Dris avait publié son livre en France, Khadra ne se serait pas aventuré à le plagier.
Novi

25 octobre 2009 @ 22:21
C'est quand même terrifiant une pareille histoire, même si 'il y a de nombreux précédents dans l'histoire littéraire récente.

Attristant plutôt d'ailleurs. Je n'étais point fan de Khadra, mais là c'est terriblement triste.
Hann

25 octobre 2009 @ 23:54
J'ai entendu une fois le psychanalyste à la radio je ne sais plus qu'elle émission, c'est un type extrêmement intelligent et avec un humour qui se ressent comme dans ce qu'il a écrit; je me souviens comment il a défendu les écrivains algériens et la jeunesse algérienne, j'étais scotchée parce qu'il était convaincant; je me souviens surtout de la journaliste qui a présenté son livre; elle était très intimidé; elle avait le souffle coupé et tout le monde a ri pôur la mettre à l'aise; je crois que karim sarroub n'a qu'une chose en tete, la liberté d'expression dans son pays; je n'ai jamais entendu quelqu'un défendre aussi bien l'algérie et les algériens comme il a fait ce jour la; j'étais moi meme émue; sa bagarre avec khadra restera dans les anales concernant khadra, car si c'était pas filmé jamais j'aurais cru que c'était khadra vu les betises qu'il a dites en parlant de sa fortune et de sa célebrité, genre et moi j'emmerde tout le monde, aujourd'ui je fais ce que je veux, je suis plus connu que l'algérie, etc.
LaRebelle
(Je lis...)

26 octobre 2009 @ 04:31
http://www.liberation.fr/week-end/0101108136-mon-regard-en-biais
CptNemo
(Je lis...)

26 octobre 2009 @ 13:14
l'occasion pour moi de vous ressortir un magnifique roman qui aborde le sujet du plagiat littéraire. Mais pas que

http://critiqueslibres.com/i.php/vcrit/3672
Belkacem
26 octobre 2009 @ 15:41
Jusque là j'avais des doutes concernant cette histoire de plagiat, mais sitôt que j'ai vu d'autres photos qui semblent avoir inspiré l'hitoire LES AMANTS DE PADOVANI, publié sans doute par l'auteur lui même, je reste convaincu que Khadra s'est bien "inspiré" de Dris. Ces photos sont visibles à cette adresse: http://www.aufeminin.com/album/illustrationslesamantsdepadovani

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