Pieronnelle

avatar 14/05/2020 @ 15:33:21
Oui Rabhi est une sorte de rousseauiste, tout ce qu'il précaunise est bon pour l'homme et la nature mais il ne remet rien en cause car je crois sincèrement qu'il ne sait pas le faire dans un engagement quelconque ; sans doute parce qu'il y perdrait son indépendance et la "pureté" de sa démarche. Demarche qui parait individualiste, qui partirait de l'homme uniquement et non pas d'un mouvement . C'est la solution de la prise de conscience et elle est essentielle mais "les petits pas" ont du mal à trouver un chemin compte tenu de ce qui l'entoure c'est à dire les rapaces qui sont toujours à l'affut d'exploiter un filon que ce soit le bio et tout le reste qui se veut de l'écologie...
Mais il fait du bien, il est vrai même si "naïf" car il donne une vision de l'homme possible et pas seulement destructeur. Il est à milie lieux de l'homme englué dans la société de consommation mais il est une fenêtre ouverte sur l'association homme/nature, bien loin de certains fanatiques écolos qui sont en train de démolir ce mouvement...
Moi je l'aime bien mais je devrais pas car SJB va le démolir :-)

Radetsky
avatar 14/05/2020 @ 17:21:48
Il faut laisser tout les végétaux que l'on coup ou arrache sur place, il sont la nourriture de la terre, jeter ses végétaux à poubelle ou les bruler, c'est comme prendre la nourriture dans l’assiéte d'un homme qui s’apprête à manger pour la jeter aux ordures !

Voilà des choses simples et efficaces ! L'herbe qu'on tond (ou fauche) et les feuilles d'automne, on ne le ramasse pas ! on laisse le tout pourrir sur place : la terre retourne à la terre. Et les trucs plus gros, on les broie et on les utilise une fois secs soit pour allumer le poêle, soit encore une fois en les répandant au sol (travaillé ou non)... Surtout pas de chimie et plus besoin de déchetterie !

Radetsky
avatar 14/05/2020 @ 17:39:21
@Martin
à Radetsky : Moi aussi je suis un peu intello et j'ai tendance à réclamer de solides analyses sur le consumérisme et sur le rapport de l'homme et de son milieu naturel. En ce sens je réclamerai un manifeste d'écologie intégrale réactionnaire, non pas une utopie comme le marxisme, mais qui ressemblerait au Rerum Novarum de Léon XIII : une alternative réaliste et sociale, pleine du bon sens de nos anciens, et qui appelle à un abandon du mode de vie occidental. Même si manifestement un tel retour en arrière nous appauvrirait.

Envoyer les sbires de Monsanto et les intouchables de l'amiante au goulag, je n'y vois rien de réactionnaire (plutôt de l'antiactionnaire). Et dire que nous serions plus pauvres...en quoi ? Plus de télé (quel bonheur !), de pub, d'obligation de faire 200 bornes par jour pour aller bosser. ? Je n'y vois qu'un enrichissement afin de se consacrer enfin à quelque chose de plus...sain. Manger peu et fendre mon bois, choisir le Vercors plutôt que Bali et marcher plutôt que rouler : rien de pauvre là-dedans.
Mais je reste aussi convaincu qu'une certaine dose de coups de pied au cul, tant envers les maîtres qu'envers les esclaves serait utile...

Pour le reste de ton commentaire, disons que j'en partage quelques points, notamment sur l'analyse qu'un Rabhi ferait des sciences, lesquelles ont, comme chacun sait, leur proportion d'inféodés aux intérêts industriels et les autres.

Pieronnelle

avatar 14/05/2020 @ 19:52:51
Il faut laisser tout les végétaux que l'on coup ou arrache sur place, il sont la nourriture de la terre, jeter ses végétaux à poubelle ou les bruler, c'est comme prendre la nourriture dans l’assiéte d'un homme qui s’apprête à manger pour la jeter aux ordures !

Voilà des choses simples et efficaces ! L'herbe qu'on tond (ou fauche) et les feuilles d'automne, on ne le ramasse pas ! on laisse le tout pourrir sur place : la terre retourne à la terre. Et les trucs plus gros, on les broie et on les utilise une fois secs soit pour allumer le poêle, soit encore une fois en les répandant au sol (travaillé ou non)... Surtout pas de chimie et plus besoin de déchetterie !

C'est ce que j'ai fait pendant plus de 30 ans dans ma maison...en plus c'est tellement plus pratique ! j'ai désherbé à la main refusant tout liquide toxique (j'ai dû me battre :-) mais...il faut être vaillant, ne pas avoir été opéré du dos, ne pas avoir de rhumatismes et pouvoir utiliser ses mains normalement...Comment faire quand on vieillit ?
Maintenant je lave à la main les feuilles de mon citronnier...les bougainvilliers m'attaquent alors que je les aime , et je n'ai plus que la ressource de planter en jardinières car la terre est bien basse…
Sur LCP hier il y eu une émission intéressante entre un représentant des agriculteurs et un maire qui prônait de nouvelles méthodes sans pesticides ; les agriculteurs sont bien coincés et ont, il faut le reconnaître, peu de marge de manœuvre dans le système actuel ; je crois vraiment qu'ils aimeraient travailler autrement...

Martin1

avatar 15/05/2020 @ 08:52:52
à Rad : tu as bien raison. On n'est pas d'accord sur le sens du mot réaction mais ça ne fait rien. Il s'agit bien d'une pauvreté dont tu parles. Car la pauvreté est la seule vraie richesse : tu es un disciple de François d'Assise.
Mais en pratique, pour celui qui n'a jamais appris à se passer des biens de consommation courants, le passage de l'un à l'autre pourra être ardu. Et c'est un euphémisme : il pourra même être fatal. Ma génération a oublié comment cuisiner, jardiner, marcher, contempler.
Il faudra alors réapprendre à apprendre...

Pieronnelle

avatar 15/05/2020 @ 12:29:40
à Rad : tu as bien raison. On n'est pas d'accord sur le sens du mot réaction mais ça ne fait rien. Il s'agit bien d'une pauvreté dont tu parles. Car la pauvreté est la seule vraie richesse : tu es un disciple de François d'Assise.
Mais en pratique, pour celui qui n'a jamais appris à se passer des biens de consommation courants, le passage de l'un à l'autre pourra être ardu. Et c'est un euphémisme : il pourra même être fatal. Ma génération a oublié comment cuisiner, jardiner, marcher, contempler.
Il faudra alors réapprendre à apprendre...

Oui mais ma génération sait aussi que vivre pauvrement est dur...ne rien avoir dans une societé non consumériste n'est pas traumatisant, on peut en souffrir directement néanmoins et beaucoup parfois, même si on se rend mieux compte de la valeur des choses. Je crois que ceux qui n'ont jamais été pauvres ne peuvent pas comprendre. Ça m'attriste car on ne va pas vivre comme des quakers, même si personnellement ça ne me dérangerait pas, mais pour moi ce serait une régression car le tort est de penser que l'on doit vivre comme dans le passé . Si on veut être crédible dans un nouveau mode de vie il faut inventer , en se servant de l'expérience du passé oui, mais en ne l'imitant pas...
On peut, individuellement si on en a les moyens, et c'est bien ce qui est paradoxal, vivre d'une façon beaucoup plus saine, raisonnable, en accord avec la nature et surtout en la respectant ; mais les autres ? Ceux qui n'ont jamais pu l'approcher cette façon ? Je crains les réactions d'égoïsmes, les replis dans une sorte d'instinct de conservation, avec tout autour un monde sans moyens, aigri , n'ayant connu effectivement que la vie dans une société basée sur les biens. Je dois être une extra-terreste pour penser qu'une "belle vie" doit être pour la communauté de tous les hommes...
Je suis assez déprimée car je crains vraiment le jour d'après pire que celui d'avant notre copain Corona...

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