Magicite
avatar 09/01/2019 @ 20:32:40
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Je pensait écrire une sorte de conte fantastique et fantasque pour la période de Noël. J'avais commencé ça un peu avant, voici le premier chapitre , les autres suivront si je me perds pas trop dans les saisons de l'histoire :)
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Dans les saisons cachées

Charlie avait gagné un billet doré, Alice suivit le froufrou d’un derrière de lapin, Niels fut changé par un lutin, Bastien utilisa un grimoire magique, Harry embarqua à bord d’un train magique. Pour Atu ce fut différent.

Une arrivée inattendue
I.
Le petit garçon a un teint pâle olivâtre, cuivré comme le butoir métallique usé d’une porte. Terne sans éclat son visage arbore des cheveux irrémédiablement en épis désordonnés. Quoiqu’il fut fait par peignes et gels, ou en une occasion mémorable pour ses camarades d’école au saindoux, ceux-ci restaient ostensiblement un défi aux lois physiques dans leur formes et arrangements. Ils semblaient évoquer des courbes fractales de formules mathématiques impossibles à imaginer. En guise de cheveux c’est proche de la parure d’un porc-épic bien que plus disgracieux et dont les parties dressées disparates permettaient de manière improbable des mèches tombantes en barre sur une moitié de son front. À cause de ces particularités les gens ne le regardaient pas longtemps en face, préférant l’oublier comme on se détourne vite d’un tableau peint par un daltonien atteint de la maladie de Parkinson sous peine d’être pris de nausée.
Hors ce jour là le bus dans lequel il monta n’était pas le bon. Le chauffeur l’aurait peut être remarqué s’endormir à l’arrière s’il avait fait attention à lui. Toujours est-il qu’il se gara ce soir là au terminus et réveilla l’enfant sèchement afin qu’il descende et puisse fermer à clé le véhicule jusqu’au trajet le lendemain. Le petit garçon descendit groggy, regardant la lueur grise du crépuscule tombant sur une banlieue déserte et inconnue. Le sol était froid et ses pieds aussi, il tapa trois fois ses talons pour tenter de chasser l’engourdissement à l’extrémité de ses membres. Puis fit gigoter ses mains en tendant ses avant-bras pour la même raison.

Une voix de girouette rouillée se fit entendre dans le couvert de l’ombre des murs.
_« Tiens nous avons un danseur en représentation Monsieur Kruche.»
Où la voix d’un des personnages masqués dans le noir avait le grinçant de la girouette non graissée celle de l’autre répondant sans doute au nom de Mr. Kruche a la sonorité d’un vent s’engouffrant de force sous le tissu par bourrasques épaisses et languides et exprima ceci:
_« C’est un enfant! Je le reconnaît à cause de sa taille. Que fait-il ici alors que c’est bientôt minuit qui va sonner ? les lumières sont rares et le froid un vilain compagnon pour un petit d’homme seul dans la nuit de la rue.».
_«Enfant, danseur, il peut être les deux à la fois Mr. Kruche! Il à l’air perdu aussi; enfant danseur et perdu!» chevrota la voix de ferraille haché du premier interlocuteur.
Atu intrigué, apeuré, frissonnant de froid et échauffé par les paroles moqueuses d’ inconnus invisibles dans la rue s’avance sur le trottoir en faisant claquer les souliers sous ses pas et rétorque:
_« Je danse pas je suis congelé et je cherche le bus pour la ville.» Ce faisant il s’approche du poteau où une affiche indique des horaires de la ligne de bus est fixée.
Sautillant pour essayer de bien voir les inscriptions situées à hauteur d’adulte, plus haut que sa tête, il essaya de lire. Vainement.
Un large et trapu énergumène sort du couvert de l’ombre d’un mur, son comparse le rejoignit tantôt.
_ «Il n’y en a pas. Oh pauvre petit tu ne sait pas ce que tu risque ici nous sommes proches de la zone périphérique -une pause- où traversent d’étranges êtres. » asséna la voix de basse en planant comme une note prolongée dans l’air.
L’autre devança son compagnon et trotta autour du petit garçon en un cercle évoquant ainsi un petit chien devant une joyeuse découverte. Grand et maigre contrastant ainsi que par la voix avec Mr. Kruche.
_  « La vile, la vile… il faut t’emmener à l’épure! C’est le parlement qui débute ce soir. On va engraisser comme des poulets, les héros seront sauvés, tout ce que vous aimez. Mais avant Monsieur Kruche va te donner de quoi te réchauffer, de quoi traverser la soirée.» dit l’autre en chuintant ses derniers mots à l’oreille du garçonnet.
_ « Vraiment Monsieur Hoche, le prendre avec nous! En êtes vous certain? »
L’autre répondant au nom de Mr. Hoche opina du chef, étrange pantomime ondulante entièrement son corps dégingandé comme un serpent prit de hoquet. Puis appuyant son regard sur Mr. Kruche tendit la main vers le petit humain.
Le petit garçon ne se sentait pas un ‘pauvre petit’ et toisa les visages des deux grands bravement.
Le petit gros couvert de plus de couches de vêtements qu’il n’est possible de le dire se résigna et sortit de l’espace entre des épaisseurs une bouteille en verre de taille moyenne. Il la tendit à l’enfant perdu.
Comme Atu hésitait, et on peut le comprendre, le grassouillet déboucha la flasque d’un pouce alerte et montra l’exemple en buvant une gorgée suavement.
_« Prends une rasade, ça éloigne le froid puisque Mr. Hoche veut que tu viennes avec nous on va pas te laisser geler à un arrêt de bus isolé!  ».
Bien que circonspect l’enfant finit par s’abreuver à la bouteille. En effet cela le réchauffa, lui brûla la gorge même tandis que sa figure devenait cramoisie et qu’il se retint de toutes ses forces pour ne pas tousser quand la liqueur pénétra son corps. Le mélange avait un goût d’herbes broyées qui agitait l’intérieur avant de faire frémir les membres comme une soudaine averse tiède soudaine sur la peau.
Mr Hoche toujours agité comme une cloche de porte en train de tintinnabuler passa dans le dos du garçonnet pour lui lancer une claque dans le dos et dans presque le même mouvement se positionna face à lui et baissant sa tête à sa hauteur s’écria:
«Il des nôtres!»

Bien qu’une énergie comme une brume le parcourut l’enfant ne ressentait effectivement plus la morsure du froid.
« Allons maintenant si nous voulons arriver au souper de la Reine Poilue et à l’heure, la soif n’est pas tout et peut dessécher vite corps et âme si nous oublions de nous empiffrer, l’effet de l’eau des fées ne va pplus tarder.»
Au ricanement qui suivit la voix de crécelle rouillée le nommé Mr. Kruche haussa les épaules réprobateur:
_ « Vraiment vous voulez prendre des risques ce soir Hoche! La Reine à moustache il ne risque rien mais sa cour! Pensez vous parfois.»
L’autre manœuvra gentiment Atu par les épaules pour le mettre en route s’éloignant des faiblardes lumières artificielles, marmonnant des choses au sujet de nourritures exquises et de tables de banquets immenses.
Ils marchèrent chacun d’un côté de l’enfant, le ceignant comme une garde rapprochée de ministre en visite d’ouvriers en grève. Ici en périphérie les lumières étaient moins fréquentes et les zones d’ombres aussi nombreuses que celles baignées par les lampes municipales. Tandis qu’ils bifurquèrent de la route principale par laquelle le bus fut venu, ils passent par des zones où l’herbe dispute le sol au bitume et des rues flanquées de maisons basses et silencieuses. Atu n’eut rapidement plus aucun repère. Comme il était déjà perdu dans une banlieue inconnue déserte par une nuit gibbeuse formant une trinité curieuse avec des individus louches cela semblait une amélioration de sa situation initiale en se faisant mettre dehors du bus sans égards. Bien qu’il se demandât quand même où sa première nuit seul allait le mener.

Magicite
avatar 17/01/2019 @ 23:32:27
Beaucoup d'hésitation sur les prochains chapitres que je voulait revoir complétement pour avoir un récit plus fluide et plus court mieux adapté à un écran. Je n'ai pas réussit à avoir la structure narrative que je voulait et manque un peu d'inspiration. En espérant que vous soyez indulgent :) L'idée de parution épisodique me laisse quand même le temps d'organiser mieux ce que je veut mettre dans l'histoire.. qui sera forcément décousu et j'essaie de trouver une méthode d'écriture intuitive mais ce n'est pas un interrupteur et les méthodes qui marchent ne le font pas à tout les coups.
Trêves de billevesée donc voici le Chapitre 1.2 (le I.3 est prêt il ne manque qu'une petite relecture et paraîtra très prochainement.

Magicite
avatar 17/01/2019 @ 23:35:06
Le verglas sur le bitume luit brièvement comme une constellation dans le pinceau des phares d’une voiture anonyme avant de disparaître dans le trou noir mué en tâches d’ombres des recoins de la nuit.
Sous le surplomb d’une route le talus d’herbes givrées à teintes de pierres et de pailles.
Un cerceau de lune ceint de nuages projette une faible lumière, grave au mercure l’horizon et dessine les reliefs au fusain.

Des pas silencieux froissent la soie craquante du froid glacial. Le bruissement de la nuit est une syllabe muette traînante, la bise écume spasmodique comme des morsures.
Cela fait déjà un moment que l’engourdissement à fait place à la vigueur chaude de la liqueur. Mr Kruche à ouvert un pan de son manteau long et entouré le petit humain. Celui-ci s’y cramponne autant pour ne pas trébucher sur la route de terre irrégulière que pour se réchauffer dans le giron du grand bonhomme.
Tandis que le petit garçon lutte contre l’endormissement debout appuyé sur son gros compagnon ils arrivent au lieu de leur destination.
Mr. Hoche pirouetta sur le champ ouvert devant eux comme un danseur et claqua des mains au dessus de sa tête en faisant signe au petit garçon.Celui ci secoua la nuit dans son torse et ses pieds et bondit en claquant des mains, délogeant comme d’invisibles flocons collés sous les paupières.
Le gros bonhomme courtaud les rejoint en les observant gravement.
_« Le Parlement vous fera tondre et nous serons exclus...arrêtez vos stupidités.» il souffle à Mr Hoche en appuyant le dernier mot.
_ «  Ils n’aiment pas ça. Haha cela va à l’encontre de leur nature, rester près du bruit et de l’agitation. C’était plus qu’une tradition au début, cela servait contre les ...»
L’autre lui planque la main sur la bouche!
_« ...Ne dites pas ce nom ici.» postillonna-il à l’intention de son grand ami.
Atu écoutait le dialogue sans rien comprendre, les deux hommes se regardent avec une exaspération réciproque que la pénombre ne masque pas complètement.
Le silence se fait dense comme une élastique tendue à son maximum…
Un bruissement comme un transformateur électrique en surchauffe se répand en onde. Sur le sol des points lumineux bleutés, argentés, jaunes apparaissent. Scintillements éblouissants dans le contraste.
Et tandis que des formes mouvantes secouent les herbes rases comme une marmite bouillonnante Atu éclate de rire en discernant de quoi il s’agit. Il imite alors ses deux accompagnateurs qui sont déjà accroupis par terre et chemine lentement à quatre-pattes...vers le chemin en points de lumières.
Des souris, mulots, rats, campanules...et autres variétés de rongeurs cheminait par paquets, groupes variés et familles entières. Cette marée souristique donnait vaguement l’impression d’une couverture aux bosses mouvantes, mouvantes et convergentes.

En bord de cette espèce de prairie s’opère une chorégraphie aux multiples protagonistes. Soit des luciole découvertes, des allumettes utilisées comme des torches, chacun d’eux se positionnent en deux lignes venant de deux bords du champ pour se rejoindre en deux parallèles et illuminer une route vers le creux d’un talus.
Les bestioles à fourrures bondissaient en nombres impossibles à déterminer, surgissant soudain trottant à vif train. Ils passaient entre et sur les trois personnes venus de la ville à cette zone de périphérie. Certains même s’égaraient dans les vêtements, poches, manches ou jambes de pantalons avant de rebrousser chemin ou sortir inopinément pour tracer de plus belles. Comme leurs trajectoires imprévisibles ainsi que leur nombre rendait toute esquive impossible personne n’essayait de s’éviter. Cela était même plutôt agréable, la chaleur de la peau et de la fourrure se mêlant et chassant le froid extérieur. Recouvert d’un horde de jeunes souris Hoche n’eut que le temps d’ouvrir la bouche après avoir dégagé celle de Mr. Kruche pour qu’une touffe de poils s’y engouffre avant de se jeter à terre. La horde le suivit en une plaque de museaux moustachus et petits bras s’élevant et disparaissant sous la foule tel un navire soulevé par les creux des vagues d’une tempête. Malgré ce tumulte et cette pagaille il y avait un semblant d’organisation ainsi il n’arriva rien de plus grave que des poils ébouriffés et des roulades non prévues; on poussait même des escargots attardés vers le bord pour pas risquer de casser leur coquille.
Le sol semblait comme un trou, une immense gueule ronde et ourlée de paille. Les participants s’y jetaient sans qu’on entende ni ne voie plus de signe d’eux.

Magicite
avatar 24/01/2019 @ 21:31:48
ça prends forme dans ma tête, j'ai une ébauche de plan ...et ça m'entraîne à plus de travail et de longueur. En espérant que ce soit pas trop mauvais ni long et ennuyeux. C'était pas voulu mais je n'ai pas eut à corriger certaines phrases et mes calamiteuses erreurs...vous verrez 'pouzquoi'. Dans les prochains chapitres on va en apprendre plus sur les sieurs Hoche, Kruche et Atu. Des surprises si je ne suis pas trop malhabile à évoquer le merveilleux et les mondes secondaires des mythes et contes. Je me documente et lit sur le sujet pour m'aider un peu à faire rentrer dans les 'clous' de ce genre littéraire ce texte plus foutraque qu'avec de vrais qualités.
1§3

Chacun s’y précipita. La glissade par un tunnel lisse et usé se termina par un atterrissage dans la paille. Une grosse meute de paille reçoit des rongeurs et les trois grandes personnes. Tandis que la cavalcade continue pour des nuées de ratons Mr. Kruche roule hors du foin en effectuant une cabriole agile sa tête à l’envers en une cabriole où se fesses se positionnèrent à nouveau en dessous de son chef. Mr. Hoche se relève moins gracieusement en s’appuyant contre la paroi. Une souris grimpe se jucher sur son épaule, conversant à niveau d’oreille. La tête pivota vers l’interlocuteur comme continuant une discussion commencée plutôt:
« Oui pour ce soir et nous partirons au nord de l’hiver.»
L’homme agita la tête. Une voix aiguë comme celle d’une souris s’écria:
_« S’il n’y avait Mr Zuche je ne vous autoriserais pao ici, en un tel soir et un enfant.»
Après avoir soufflé un brin de paille sur sa lèvre il avança son visage lunaire sur le souris:
_« Monsouris Hariz bonsoir , c’est le parlement des villes. Nous aurons à plaider aussi gardien des signes dans le sable. » et ils cheminèrent dans un boyau souterrain éclairé de chandelles fixées au mur.
_« Bonsoir monsieur Zuche, je rezonnaît bien voo bonnes manièzes. Il est agréable de savoiz que lo tzadition ancienne du peuple rongeur est encore connue des grandz personnes. Même Mr Ooche et ses prozvocations. Lo zérémonie de la danse des flambao c’était dans l’ancio temps… pour repérer un chat planquo. Ensuite l’éblouiz en le charzeant avec le feo... Ce n’est pzus comme za depuis bien des zénérations mais nous gazdons nos tzaditions z’est ce qui fait notze peuplo.».

Ils atteignirent par un unique boyau court et éclairé par des torchères sur les murs une porte ouverte en planche de bois épais. Comme la marée de petits quadrupèdes déferle dans la pièce Atu suit avec intérêt ce qu’il peut de la discussion se déroulant au niveau de l’épaule d’un de ses grands accompagnateurs. Parmi les files bestiales filant entre les jambes, au sol et contre le mur certaines leur passaient dessus trépidantes de pattes précipitées comme des chatouillis. Bien qu’un peu engourdit par la lumière soudaine dans le complexe souterrain il s’est réchauffé et ouvre de grands yeux sur le lieu où il se trouve.
L’entrée de l’édifice souterrain par un toboggan mène à une porte de bois étroite au bout d’un boyau. C’est une cuisine où des murmures bruyants et feutrés bruissent de la foule, l’agitation et la promiscuité égaient le regard en toutes sortes de directions.
La pièce est lumineuse. Les souris, mulots et espèces associées s’y mettent à l’aise. Si les flots d’arrivants sont toujours une marée souristique impétueuse et pullulante il y a ici un salon d’attente, une anti-chambre.
Il perd de vue ses compagnons quand il passe la porte, faisant attention à chaque pas de ne pas marcher sur quelqu’un en fourrure.

Mr Kruche tend un doigt boudiné vers la souris et souffle à l’attention de Monsouriz Hariz, baissant le ton de sa voix jusqu’au murmure:
_«  Alors c’est décidé pour ce soir Monsouris Hariz vous serez celui des villes. Avec nous celui des hommes. » il claqua sa langue sur son palet en disant cela. Puis ajouta: « Qui représente ceux des champs? »
_« Zouz me laissez pas lo choio, vous savez bieno la réglo pour les représentants du pzalement! Mais pour ceuz des champz on peut pas le direo. Même mo je ne sait pazo. » Il grinça des quenottes dehors et la mine soucieuse dit ncore: « Il y ao des chosos qui se sont pazos. C’est graveo tout za. Allons préparer le pazlement maintenanto. Z’aiderais les zhumains mais zeulement en ézanges de quelques choso. Un zervice pour un zervice… il ao piro, la Luneo! Ils vzeulent revenir comme avant… même les zoizeaux...sont apeurés». grommela t’il pendant qu’ils traversent le couloir menant dans l’autre pièce.

Autour aux pieds et aux murs, sur le rebord de deux larges pianos de cuisine alignés le long d’un mur des souris bavardent et sont assis un peu partout dans la pièce. Le mur d’en face est équipé de commodes avec de larges rebords. Des tasses sont utilisées comme fauteuils ou comme tables. Chaque recoin est équipé d’articles de vaisselles improvisées en bancs, sièges ou fauteuils divers: tables de gobelets retournés où s’agglutinent des rongeurs se prélassant et fêtant leurs rencontres joyeusement.
Une souris sortie d’une manche puis y replongea pour sortir par le cou du pull et regarder Atu un petit museau pointu et noir comme un grain de raisin dirigé vers sa face. Il se désinteressa des autres pour contempler la visiteuse.
_«Bonsoir petit humain, soit le bienvenu à l’épure que la paix garde tes pattes.» Le nez tendu vers la petite créature à fourrure il répondit:
_« Bonsoir madame souris… merci je crois. Je suis Atu un petit garçon, mais je grandit chaque jour alors je vais pas le rester. ».
_ «Sourizelle, je suis encore qu’une souricette. je m’appelle Lala et mon père est secrétaire de chez nous. Ce soir il est l’un des représentants alors c’est à moi de te guider selon la tradition.»
_ « Je suis perdu là Lala euh...souricette, sourizelle... Mon nom est Atu. Je ne savais pas que les souris parlaient… Et vous n’avez pas d’aczent… d’accent!  ».
_ « C’est les vieux qui parlent comme za ! Nous on est modernes, surtout à la ville. Et mon père aussi qui aime les trucs du moyen âge...Une vraie antiquité, il a presque deux ans. C’est lui le représentant des villes au Parlement des souriz de ce soir.»
_« Je ne comprends rien ici ou au parlement. C’est pas comme ça chez nous.»
_« Les grands zhumains et les souriz ça fait longtemps que on est dans le même monde. C’est une histoire ancienne. Chacun a inspiré et influencé l’autre. C’est le genre de trucs avec lesquels papa m’ennuie avec tout le temps. Des trucs de vieux moulins poussiéreux, de greniers et même avant que vous stockiez le grain pour nous nourrir. Allez on va rejoindre les autres jeunes. On t’expliquo tout ce qu’il fao avec un dé à coudre en attendant l’ouverture du Parlement. Mais avant prends ma patte, l’effet de l’eau des fées va s’activeo.».
Un enfant n’est pas toujours logique. C’est ce qui lui permet de penser à l’impossible et même au-delà. Lorsqu’il tendit sa main vers la patte minuscule de la créature nichée dans le creux de son col il ne pensa pas que c’était tout bonnement impossible, question de proportions.
La main avait pourtant la bonne taille. Ils se laissât guider par Lala qui contourna un pied de table. Puis grimpa en la suivant au dessus des placards d’une armoire et sur l’étagère rejoint plusieurs souriceaux attablés autour de verres dés à coudre garni chacun d’une groseille, grosse boule ronde molle moelleuse et juteuse.
L’une des petites têtes, le corps assis dans un coquetier s’écria une fois qu’ils eurent finit de grimper:
_« Ha le petit garçon , ça va nous changer des croûtons de Kzuche et Hochze. Hourra pour le représentant des humains. » Et elle battit des pattes le visage riant en agitant des moustaches lustrées.
Les autres rirent aussi. On plaça deux nouveaux dés à coudre sur la table(un plat à gratin en faïence retourné) et les arrivants s’assirent dans des tasses libres. Atu plus intrigué qu’apeuré de se savoir le représentant de quelque chose auquel il ne pipait mot.

SpaceCadet

avatar 23/02/2019 @ 09:57:05
Voici une histoire, un texte qui, il me semble, possède de belles qualités cinématographiques. Ca fourmille d'images et ma foi, on est très proche du conte en effet. Le début, en raison du contexte et des personnages, m'a fait penser à quelque chose dans le style du Londres que dépeint Charles Dickens. Je me suis un peu égaré dans la seconde partie, mais à la relecture c'est déjà plus clair. Puis la troisième partie est (pour moi) tout à fait délicieuse. (Inutile de souligner la présence de fautes (nous en faisons tous), par contre, je trouve que les changements de temps (conjugaison) des verbes prêtent parfois à confusion). As-tu composé la suite Magicite?


Fd
avatar 24/02/2019 @ 09:47:47
C'est un peu foufou, avec une avalanche d'idées fantasques dans lesquelles je me perds. Mais je trouve tout cela original et pas si mal. Je me réjouis de lire la suite.

Magicite
avatar 24/02/2019 @ 18:05:10
merci de vos avis...
J'ai 1 chapitre et demi-voire 2- écrits et le plan pour le reste mais je tourne un peu en rond et ça me prends trop de temps... je veux dire ça va être plus gros que ce que je pensais. ça manque de travail pour la qualité que je veux, ce que j'ai mis ici je trouve un peu trop de pagaille(enfin c'est le but aussi). Bon je devrais retomber sur mes pattes et mettre la suite d'ici 1 ou 2 jours(je suis pas chez moi donc pas le fichier sous la main avant).
Enfin un peu d'action enfin après ce Parlement des Rats (des champs et des Villes).
Merci j'avais un peu mis ça de côté par manque de temps et peur que ça soit trop mauvais...enfin si vous y trouvez un peu d'intérêt je finit, et bosse un peu pour que cette fin de saison apporte son lot de révélations(héhé).

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