Martin1

avatar 29/01/2018 @ 18:10:24
La théorie du Big Bang : conflit entre deux disciplines fermées

Ce texte est un avis très personnel au sujet des disciplines fermées, concept qui m’est venu en analysant le problème de la théorie du Big Bang et des conflits nés entre science et religion. Je reconnais m’être inspiré d’arguments que j’ai entendu de la bouche d’Etienne Klein, le physicien. Il est adressé à toute personne ayant le malheur (ou le bonheur) d’être simultanément passionné de science et de religion. Je ne vais rentrer ni dans les détails scientifiques ni théologiques (quoique ça m’en démange) ; car le sujet est plutôt une sorte de « conflit de compétences »entre deux disciplines dont la rivalité historique est bien connue. Je suis intimement persuadé que l’immense majorité des gens qui croient avoir un avis définitif sur ce qu’il faut penser – ou tirer – de la querelle science-religion qui a éclaté après la théorie du Big Bang se trompent.

La théorie du Big Bang est née des travaux théoriques de l’abbé Lemaître et des mathématiciens russes Alexandre Friedmann et George Gamow dans les années 1920 ; appuyée par les observations de Edwin Hubble à peu près à la même époque. Lorsque ce mot siffle à vos oreilles, comme un tir au pistolet, « Big Bang » plusieurs réactions, assez contradictoires, se produisent. Si vous avez reçu une éducation religieuse, vous craindrez peut-être d’y voir surgir une contestation imbattable du récit de la Genèse, et vous serez sur la défensive. Si vous avez reçu une éducation globalement athée qui vous a mis en garde contre les dogmes religieux, vous ressentez peut-être la satisfaction du scientifique qui a mis à genoux les étroits dogmes religieux.
Mais d’autres attitudes sont possibles ; celle de Pie XII qui y voyait une confirmation scientifique de l’origine temporelle du monde (j’entends, une origine survenue à un instant t dans la ligne du temps) ; ou celle de scientifiques qui craignaient justement de faire le jeu des religions.

La théorie du Big Bang, déduite initialement de solutions de l’équation de champ d’Einstein (celle qui décrit les courbures de l’espace-temps) est une théorie qui a 3 assises expérimentales :
- la loi de Hubble vérifiée par le décalage vers le rouge des rayons provenant des galaxies (ce qui a été observé en 1929), ce qui serait un indice de l’expansion de l’espace-temps décrit par Einstein.
- la découverte du fonds diffus cosmologique (1965), qui serait le rayonnement émis par le Big Bang encore détectable aujourd’hui (cela peut surprendre mais rappelons-nous qu’en regardant les étoiles nous voyons en fait leur passé, il faut y soustraire le temps qu’a mis la lumière pour nous parvenir).
- la mesure des abondances des éléments (à partir de 2006). La théorie prévoit que les éléments les plus légers seraient ceux émis en plus grand nombre. Il est difficile de juger, à notre humble niveau, un argument aussi suspect et aussi ambitieux (en particulier quand on regarde la rareté du lithium sur Terre, et l’immensité de l’univers qu’il faudrait fouiller). Néanmoins, cet argument pourrait donner lieu à une preuve plus aboutie.

La théorie du Big Bang ne doit pas être considérée au même titre que les théories relativistes d’Einstein, dont la remise en cause est quasiment impossible tant nos prédictions semblent se confirmer dans les mesures. Il est vrai qu’elle est un peu plus fragile, mais je n’ai pas les compétences de vous décider à la considérer comme vraie ou fausse. Ce que je peux dire, c’est qu’elle est sans aucun doute incomplète, car les équations d’Einstein, qui semblent nous y mener, sont contredites par les équations probabilistes de la physique quantique. Les premières nous conduisent à un univers qui se rétrécit au fur et à mesure que l’on recule dans le temps ; et nous arrivons tout naturellement à un univers ponctuel (qui est un point, sans dimensions). Les équations de la physique quantique ne nous conduisent pas à un tel résultat (elles préfèrent un univers dimensionné, petit mais d’une certaine taille). On pourrait écarter cet argument en mettant en avant que jamais l’univers que nous observons dans le ciel n’obéit aux lois quantiques ; mais il existe un instant (appelé mur de Planck) pour lequel l’univers est si petit qu’on est en droit de se demander quelles sont les lois qui s’y appliquent : celles du monde macroscopique (Einstein) ou celles du monde microscopique (la physique quantique)

BREF. Vous n’avez peut-être pas compris mon charabia plus haut ; en fait, c’est passionnant, mais il faut prendre le temps de s’y plonger. L’essentiel est de comprendre que la théorie du Big Bang n’est pas une Loi Immuable et Sacrée que les scientifiques auraient établi ; elle est une théorie, qui se heurte aux difficultés habituelles des théories , c’est-à-dire la recherche désespérée de cohérence, d’une part avec les observations, d’autre part avec ce que l’on connaît déjà – ou que nous croyons connaître – du monde qui nous entoure.

Et la Genèse dans tout ça ? Plongé dans ces affaires grandioses, la Genèse nous paraît loin. Le physicien la fait tomber du bureau ; la physique est une affaire sérieuse, qui demande de la concentration ; il vaut mieux que les récits de sa grand-mère ne le distraient pas.

Et il n’a pas tout à fait tort ; il ne faut pas tout mélanger. Prenons exemple sur l’abbé Lemaître, qui est l’un des fondateurs de la théorie du Big Bang. Apprenant l’aboutissement de ses travaux, le pape Pie XII avait prononcé en 1952 un remarquable discours à l’Académie Pontificale, affirmant que la science venait de découvrir l’origine de l’Univers. L’abbé Lemaître se crut obligé de lui rendre visite afin de tempérer un peu son avis sur la question : ne mélangeons pas tout. Pie XII n’insista pas sur le sujet.

C’est-à-dire, ne pas tout mélanger ? De vérité il n’y en a qu’une. Il n’y a pas de relativisme, de vérités multiples, de chacun-sa-vérité, de post-vérités, pas plus chez les théologiens que chez les scientifiques. Tous croient à un « au-delà de l’esprit » (Etienne Klein). C’est d’ailleurs le plus grand des points communs entre scientifiques et théologiens : ils ne recherchent pas une vérité, ils recherchent LA vérité, persuadés de son unicité, qu’elle ne peut se contredire elle-même. Certains petits malins pourraient rétorquer le fameux théorème d’incomplétude de Gödel (1931) . Mais ce théorème n’a jamais dit qu’il existait des vérités contradictoires, il a juste dit que dans un raisonnement scientifique, aucun système d’axiomes choisis au départ ne suffirait pour pouvoir se décider sur tous les énoncés qu’on lui proposerait ; il reste toujours des énoncés indécidables (qu’on ne peut ni réfuter ni démontrer). Cela ne change pas les motivations du scientifique, mais l’acculent à l’imperfection perpétuelle.

Et pourtant, malgré cela je crois quand même devoir le dire : oui, « même si elles ne sont pas incompatibles, il vaut mieux les séparer » (Hubert Reeves). Pour m’expliquer, il faut prolonger l’exemple que j’ai donné sur le Big Bang. Je vais donc vous écrire les étapes de mon raisonnement, postulat après postulat :

- 1) A aucun moment, la Genèse ne prétend tenir un discours scientifique. Elle mentionne le premier jour, le deuxième jour… alors que le Soleil, qui sert de repère universel pour compter les jours, ne paraît qu’au troisième jour (celui des luminaires) ! N’allons pas plus loin. Il est évident que le récit de la Création est un récit allégorique. En oubliant l’inerrance biblique, on peut d’ailleurs accéder à des sens plus profonds : une relation de confiance établie entre Dieu et l’homme, la brisure de cette confiance, la beauté d’une Création qui n’est là que pour l’homme, la vulnérabilité au péché, l’existence du libre-arbitre et de la curiosité de connaître le Bien et le Mal, voilà les thèmes qui hanteront les lecteurs de ce récit pendant ces milliers d’années. Dès le IIIème siècle, le grand exégète Origène nous mettait en garde contre les interprétations trop littérales ; le pauvre était bien placé pour en parler (dans sa jeunesse, après avoir lu « si ta main droite est une occasion de péché, coupe là et jette là loin de toi » , Saint Matthieu, il s’était châtré). Il développera sa propre idée des différents sens de l’Ecriture.

- 2) La théorie du Big Bang n’entre pas en conflit avec la Genèse car elle ne parle pas de l’origine du monde. Cela est plus difficile à comprendre que le point précédent. Et pourtant je vous l’assure, la théorie du Big Bang ne décrit pas l’origine du monde, ni même de l’espace-temps. D’ailleurs elle ne décrit pas non plus une explosion. S’il fallait la résumer en une phrase, voilà ce qu’elle dirait : à mesure que nous explorons le passé, nous observons un Univers plus petit, plus chaud et plus dense ; Ce n’est pas une théorie de l’explosion, mais de l’expansion. Et l’idée que l’univers ait été ponctuel (réduit à un point) n’est même pas un avis majoritaire chez les théoriciens du Big Bang. Leurs efforts se concentrent sur la compatibilité des lois quantiques et relativistes, c’est-à-dire sur cet instant appelé mur de Planck, qui est arrivé après que l’espace-temps est commencé son expansion. Avant le mur de Planck, c’est le flou ; on ne sait rien et on ne conjecture pas beaucoup.

- 3) La théorie du Big Bang ne parle pas de l’origine du monde tout simplement parce que la Science ne découvrira JAMAIS que le monde à une origine.
C’est ici que ça devient intéressant. Un esprit ouvert n’aura eu aucun mal, j’espère à me suivre jusqu’ici. Mais là, vous sursautez. Que dit-il ? Comment peut-il prédire l’avenir ? Et pourtant je le répète : la Science ne découvrira JAMAIS l’origine du monde. Elle est contenue par un de ses principes les plus intrinsèques, le principe de causalité. Tout a une cause. Pourquoi respirez-vous ? Parce que vous avez besoin d’oxygéner vos cellules. Pourquoi ? Parce que vos cellules sont vivantes et donc établissent un cycle nutritionnel fait de chaînes de molécules et de réactions chimiques. D’où viennent ces molécules ? Elles se sont rassemblées à partir de matière inerte et leurs mouvements ont fini par créer un cycle de vie, et pourquoi ? pourquoi ? Le scientifique ne se démonte pas, il remonte dans le temps ou affine son échelle, pour trouver toujours une cause antérieure. Cela est tout à fait brillant et c’est en poursuivant cette intuition qu’il deviendra un grand scientifique. Mais c’est aussi sa faiblesse ; il ne peut se débarrasser son principe de causalité. Or, la création du monde à partir du chaos, voilà qui ne respecte pas le principe de causalité. C’est la vieille question du philosophe et mathématicien Leibniz : pourquoi « quelque chose » plutôt que « rien » ? Il serait plus simple, et le lien de causalité plus évident, que du néant, rien ne pût naître. Ce n’est pas un sophisme : il vient juste d’expliquer pourquoi, dans l’hypothèse où les théoriciens du Big Bang déterminent l’instant où l’expansion de l’espace-temps a commencé, ils en chercheront… la cause. Qui sera antérieure dans le temps (dans le respect des cônes de causalité, pour parler comme les scientifiques relativistes).
Dès lors, comment serait-il possible que les scientifiques déterminassent l’origine du monde ? Eh bien voilà : ils ne le peuvent pas. Ils autant de chance de découvrir l’origine du monde qu’un juriste de prouver les équations de l’électromagnétisme de Maxwell, ou qu’un botaniste de démontrer l’existence des nombres complexes. Or on en arrive à une conclusion bizarre : Tout ce qu’ils peuvent faire, c’est supposer que le monde a toujours existé.

- 4) Il est faux de penser que la physique quantique a aboli le principe de causalité. J’ai entendu cet argument de la part d’un scientifique qui essayait de montrer que les questions religieuses étaient inutiles pour un cerveau scientifique sérieux depuis la physique quantique. La physique quantique est un secteur réellement ahurissant de la physique et elle a aboli beaucoup de choses. Mais pas la causalité. En gros, le physicien quantique estime que dans deux situations initiales rigoureusement identiques (position et vitesse des particules, température, énergie présente, etc.), il peut avoir deux situations finales différentes, dont le choix se fera selon des probabilités. Ce que l’Univers va décider de réaliser, il le décide selon… le hasard pur. Elle admet le hasard quant à l’issue d’une situation physique, sous réserve de probabilités dûment calculées. C’est une révolution (fin du déterminisme), mais ne prétendons pas n’importe quoi : la causalité est toujours là, elle est juste « cassée », morcelée, réduite à des probabilités. Cela n’enlève en rien le problème de la cause première expliquée plus haut, puisque dans ce contexte, par cause, on entend une cause qui serait assez forte pour expliquer non pas un événement, survenu en un certain lieu à un moment donné, mais une essence : le fait que toutes les choses existent et que nous ne vivons pas dans le néant qui aurait été mathématiquement… plus simple.

- 5) La Théologie n’est pas de la Science. C’est ce que croyaient les créationnistes, qui ont cru bon de mélanger les deux disciplines, et ils avaient tort. Je ne m’étendrai pas sur eux, on les a suffisamment moqués. D’un autre côté, la Théologie est méprisée par notre siècle si accoutumé aux raisonnements scientifiques. J’ai conscience que ce texte sera peut-être lu par des gens qui la considèrent comme un domaine inutile dont on devrait amputer l’éducation supérieure. Mais qui connaît un peu la théologie ne sera pas dupe ; la richesse intellectuelle que l’on trouvera chez les Pères de l’Eglise n’est pas seulement surprenante et enrichissante : elle est extraordinairement constructive pour notre esprit, MÊME SI LES AXIOMES QUI LUI SERVENT DE DEPART ETAIENT FAUX. Le lecteur pourra considérer la Théologie comme une branche un peu exotique de la Philosophie, mais j’avoue qu’en me penchant sur elle j’ai appris à la considérer comme une discipline propre, avec ses codes, ses langages, et ses ébauches de branches réellement démonstratives partant de certains axiomes. On ne démontre pas que la Bible est d’inspiration divine ; on le pose comme acquis et on regarde où cela nous mène. De la même manière, on ne démontre pas l’équation de champ d’Einstein ou la loi de Newton : on les écrit et on regarde si elles correspondent à la réalité. Penser que la lumière a une vitesse invariante par rapport au référentiel est une idée révolutionnaire et franchement improbable. Il est aussi improbable d’imaginer qu’un Dieu puisse guider la main des auteurs de la Bible. La comparaison s’arrête là mais il est capital de comprendre que la théologie fait, après l’étonnement de ses axiomes initiaux, un large usage de la raison et que si ce n’est pas une Science, car elle n’a pas les mêmes critères d’appréciation, c’est bien une discipline.


- 6) La Théologie et la Physique sont des disciplines fermées. La Physique et la Théologie ont un point commun : elles sont des disciplines fermées. Cela signifie 1) qu’elles ne peuvent résoudre qu’un certain type de questions 2) qu’elles sont les seules disciplines à se poser ces questions ! La question « Est-ce que le monde a une origine ? » n’est pas une question scientifique. Elle déborde sur un autre sujet, qui est celui du pourquoi le monde existe ; la Science explique comment il existe, et cela est déjà une tâche colossale. Seule la théologie pourrait prétendre avoir des éléments de réponse. Et en l’occurrence, puisque c’est l’exemple que j’ai choisi, la réponse que la Théologie apportait était : oui. Le monde a une origine. C’est historiquement la voie qu’elle a choisi. Sa preuve ? La Bible. Est-ce que cela est vrai ? Je n’en sais rien. Honnêtement, les arguments théologiques ne sauraient toucher un esprit non chrétien ; et même pour un chrétien, l’argument seul paraît faible. C’est quand on regarde la Bible dans sa totalité qu’on y trouvera l’autorité suffisante pour la faire parler sur une petite question comme celle de l’origine du monde.

Conclusion.
La Science et la Théologie ont donc cru à un conflit de compétence, mais c’est faux ; la Théologie ne peut répondre à une question scientifique, ni la Science à une question théologique : c’est le propre de la discipline fermée.
Je ne sais pas si toutes les disciplines sont fermées. Parfois il m’arrive de penser que l’Histoire en est une, au contraire, ouverte, mais je n’y ai pas encore réfléchi en profondeur. J’ai aussi pris le temps de découvrir l’Economie, le Droit, la Philosophie, la Biologie et les Mathématiques, et même si l’immersion était succincte, toutes m’ont paru être des disciplines fermées, avec leurs codes, leur vocabulaire propre, leurs cycles et leurs ruptures de cycle, leurs lois, leurs exceptions et leurs cas remarquables, etc. Leur rigidité ou leur capacité de prédiction varie, mais aucune d’entre elles ne prétend être une description complète du monde ; ainsi je préfère qu’il en soit de même pour les disciplines dont j’ai parlé.

Pjb33
avatar 31/01/2018 @ 16:12:54
Il y a belle lurette que les esprits véritablement libres n'opposent pas systématiquement religion et science. Je me souviens d'une conférence de Jean Rostand, déjà âgé, dans les années 60, à Mont de Marsan, où lui, le grand agnostique, se faisait le chantre d'un rapprochement possible entre les deux.
Aujourd'hui, en ce temps massif de déchristianisation (neuf enfants sur dix ne savent pas l'origine des fêtes de Noël et de Pâques) et de spiritualité en berne (j'ai parfois l'impression que nous sommes la dernière génération de "lecteurs"), je ne suis pas sûr que la science (au sens très large, avec ses avancées magnifiques, mais aussi funestes : le nucléaire, par exemple) règlera tous nos problèmes et donnera du sens à la vie...

Saint Jean-Baptiste 01/02/2018 @ 12:41:09
@Martin
Je n’y connais pas grand-chose mais d’abord, j’admire tes connaissances : on dirait que tu nous soumets une thèse de fin d’études. Très impressionnant, très intéressant.

Je crois qu’un scientifique doit « oublier » sa religion quand il étudie la science. L’étude scientifique ne peut pas être influencée par une religion.
Comme tu le dis très bien, quand Pie XII a appris la théorie du Big-Bang, il a voulu y voir une confirmation scientifique du « fiat lux » de la Genèse. L’inventeur du Big-Bang, le jésuite belge Georges Lemaître, s’est alors précipité à Rome pour lui dire d’arrêter de dire des bêtises : « aucun mystère religieux ne sera jamais expliqué par la science ». Et pour cause, la foi deviendrait une question de connaissance. Il n’y a aucune vérité scientifique dans la Bible (ce n’est pas comme dans le Coran où, selon certains musulmans, se trouverait toute la science du monde).
Et pourtant, les scientifiques arrivés au point ultime du Big-Bang, doivent se poser des questions métaphasiques, c’est impossible autrement.

En science comme en religion, on pose des postulats et, à partir de là, on échafaude un système cohérent. Tu l’expliques très bien.
Les postulats de la science peuvent changer : Einstein nous a démontré que la géométrie d’Euclide était fausse. Il n’empêche que cette géométrie nous a permis de mesurer l’espace et de construire un monde.
Les postulats de la religion doivent évoluer avec les découvertes scientifiques. Sinon elle se ridiculise : voir le procès de Galilée, et saint Paul qui disait qu’il était impossible que la terre soit ronde : « comment les gens qui seraient en dessous monteraient au ciel ? » (sic).

Dans le livre « Une brève Histoire du Temps », Stéphen Hawking, qui se dit athée, explique ceci : La croyance en un dieu créateur est aussi plausible que la croyance en un monde incréé. Dans ce cas, on pourrait penser que ce dieu aurait donné la faculté à l’homme d’accéder à la connaissance ultime de l’univers pour lui permettre de dialoguer avec lui.

Page 1 de 1
 
Vous devez être connecté pour poster des messages : S'identifier ou Devenir membre

Vous devez être membre pour poster des messages Devenir membre ou S'identifier