Bahia de tous les saints de Jorge Amado

Bahia de tous les saints de Jorge Amado
( Jubiabá)

Catégorie(s) : Littérature => Sud-américaine

Critiqué par Hadrien, le 7 mars 2005 (Inscrit le 14 février 2005, 43 ans)
La note : 7 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (36 249ème position).
Visites : 3 997  (depuis Novembre 2007)

le Brésil d'Amado

Mon premier ouvrage de cet auteur brésilien qui dépeint si talentueusement la vie -et la survie- des "laissés pour comptes".
Ici, c'est le parcours d'Antonio, mauvais garçon, noir et pauvre qui gagne sa vie en passant d'un petit job à l'autre... sans grand espoir, sans grand bonheur... si ce n'est la guitare et la samba... et puis il se découvre une cause et donne un sens à sa lutte !

Une oeuvre forte, qui nous transporte dans un Brésil multicolore et dur mais où la lutte des plus pauvres pour leur survie est agrémentée de musique chaude et de rêveries amoureuses.

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Antihéros qui le devient

8 étoiles

Critique de Bookivore (MENUCOURT, Inscrit le 25 juin 2006, 38 ans) - 8 juillet 2021

En lisant ce roman (mon premier roman d'un auteur brésilien, et même lusitanophone, pour l'anecdote inutile), je me suis immédiatement trouvé emporté dans l'ambiance, assez incomparable, difficile à décrire, typiquement sud-américaine (normal, en même temps). Mais j'ai quand même eu énormément de mal à encaisser le personnage principal, Antonio Balduino, alias Baldo. Je ne sais pas si Jorge Amado voulait faire de lui un personnage aussi antipathique, mais c'est réussi. Certes, il s'amende à la fin, et devient un héros (des classes populaires), mais pendant les, allez, 90% du roman (un roman que j'ai lu d'une traite ou presque, en une journée), ce n'est qu'un mauvais garçon qui prend et jette les filles comme si c'étaient des kleenex, qui se moque ouvertement de tout le monde, n'obéit qu'à sa loi (qui n'est pas une loi d'une grande moralité), souffre d'une profonde prétention... dès l'enfance (le passage des poupées cassées de la petite Jeanne est du genre à briser le coeur) c'est un vrai petit salopard. Alors après, il finit le livre en héros, mais on a l'impression que c'est presque sans le vouloir, limite l'auteur s'en excuserait.
Ce personnage principal vraiment peu sympathique m'empêche de donner plus à ce livre ; mais 4, c'est déjà bien. L'écriture est sobre mais superbe, on ne s'ennuie pas, certains passages, comme ceux du cirque, de la grève, du "loup-garou", des combats de boxe, sont remarquables. Un des meilleurs romans sud-américains avec "Cent ans de solitude" de Garcia Marquez, sans aucun doute. Après, je ne suis pas très connaisseur en littérature sud-américaine (je ne connais que des recueils de nouvelles de Borges et Cortazar, plus un livre de Bioy Casares, celui de Garcia Marquez que je viens de citer, et ce roman d'Amado), je fais donc confiance à Folio pour ça.
Je n'ai pas regretté ma lecture, en tout cas.

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