Le dernier voeu de Andrzej Sapkowski

Le dernier voeu de Andrzej Sapkowski
( Ostatnie ĆŒyczenie)

Catégorie(s) : LittĂ©rature => Fantasy, Horreur, SF et Fantastique

Critiqué par Nabu, le 1 mars 2005 (Paris, Inscrit le 26 fĂ©vrier 2005, 40 ans)
Critiqué par Nabu, le 1 mars 2005 (Paris, Inscrit le 26 fĂ©vrier 2005, 40 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 9 Ă©toiles (basée sur 12 avis)
Cote pondérée : 8 Ă©toiles (457ème position).
Visites : 11 949  (depuis Novembre 2007)

Le chevalier aux cheveux blancs

Ma premiĂšre rĂ©action en voyant la couverture du dernier vƓu a Ă©tĂ© de m’étonner devant le nom : « Tiens, tiens, un auteur polonais, ce n’est pas courant dans le milieu de la Fantasy ». Ma curiositĂ© piquĂ©e au vif, je dĂ©cidai alors de regarder le livre de plus prĂšs. Le quatriĂšme de couverture nous informait que l’auteur avait connu un succĂšs assez important, soit best-seller, traduction du livre en sept langues, et par-dessus le marchĂ© une adaptation en sĂ©rie TV et au cinĂ©ma.
Diantre me dis-je, voilĂ  un parcours bien prestigieux. Je dĂ©cidai alors d’emprunter ce livre Ă  la bibliothĂšque. Et bien, je peux le dĂ©clamer dĂšs maintenant, je n’ai pas perdu mon temps ! Le Dernier VƓu est une belle aventure.

Roman se rangeant dans la catĂ©gorie Fantasy, Le Dernier VƓu met en scĂšne Geralt de Riv, un traqueur de monstres qui est dotĂ© de pouvoirs surnaturels, ceci grĂące Ă  une mutation opĂ©rĂ©e par la magie, des Ă©lixirs et un entraĂźnement intense. Notre homme est donc un « sorceleur » ! Un ĂȘtre capable de voir dans le noir (Ca doit ĂȘtre pratique pour mater les nanas la nuit tiens), de faire de la magie, de plus Geralt est un Ă©pĂ©iste hors du commun. Bref, notre hĂ©ros parcourt donc le monde en anĂ©antissant les monstres, ceci lui assure son gagne-pain.
Le roman est dĂ©coupĂ© en plusieurs histoires oĂč Geralt vit des aventures palpitantes. Il y rencontre toutes sortes de personnages aussi intĂ©ressants les uns que les autres. C’est en effet lĂ  que Andrzej Sapkowski est un grand auteur, il a l’art et la maniĂšre d’insuffler la vie Ă  des personnages riches et profonds qui rythment l’épopĂ©e du sorceleur. Cynisme et humour sont au rendez-vous, on se surprend en effet plusieurs fois Ă  sourire devant les parlers particuliers des personnages, du paysan de la profonde campagne en passant par la reine orgueilleuse et habituĂ©e au pouvoir Ă  qui l’on aimerait ficher une paire de claques.

Geralt affronte de nombreuses bĂȘtes qui sont inspirĂ©es des mythologies. NĂ©anmoins, j’ai un reproche Ă  lui faire sur un certain manque d’originalitĂ© dans ces combats, tous livrent bataillent avec un glaive, exceptĂ© certains gardes qui portent la conventionnelle hallebarde, l’épĂ©e reste maĂźtre, mais malgrĂ© cela, l’auteur maĂźtrise Ă  la perfection la description des combats.
La richesse de cet Ă©crit provient Ă©galement de ces petites histoires (au nombre de sept). En effet, malgrĂ© le fait que le but soit le mĂȘme : poutrer les vilains monstres qui menacent les honnĂȘtes gens, je ne me suis pas ennuyĂ© une seule seconde, Andrzeg Sapkowski parvient Ă  tenir le lecteur attentif et Ă©veillĂ©. Et ceci, grĂące Ă  l’alchimie qui se forme au contact de Geralt et des diffĂ©rentes personnalitĂ©s qu’il rencontre au cours de ses voyages. En effet, selon sa compagnie, le traqueur de monstres va dĂ©voiler une facette diffĂ©rente, ce phĂ©nomĂšne renforçant sa profondeur.

Un cĂŽtĂ© intĂ©ressant du personnage principal est Ă©galement le fait que malgrĂ© qu’il soit un mutant, il a un aspect irrĂ©mĂ©diablement humain. En effet, il s’écrase devant le pouvoir, n’hĂ©site pas Ă  escroquer des pauvres paysans et cĂšde Ă  la colĂšre en massacrant une dizaine de bandits. Ceci est Ă  double tranchant, Geralt est ainsi plus crĂ©dible, ce n’est pas un preux chevalier sans peur et sans reproches. NĂ©anmoins, j’aurais aimĂ© que le hĂ©ros de l’histoire soit justement plus hĂ©roĂŻque et n’hĂ©site pas Ă  envoyer paĂźtre les puissants et soit lĂ©gĂšrement moins vĂ©nal.

En conclusion, Andrzej Sapkowski nous donne un trĂšs bon livre avec Le Dernier vƓu, ses personnages et l’environnement dans lequel ils Ă©voluent sont d’une grande richesse. Sapkowski est un vĂ©ritable conteur qui sait crĂ©er un univers fantastique et cohĂ©rent qui assurera au lecteur un agrĂ©able moment de dĂ©tente.

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Les éditions

Le dernier voeu [Texte imprimé] Andrzej Sapkowski trad. du polonais par Laurence DyÚvre
de DyĂšvre, Laurence (Traducteur)
Bragelonne / Collection dirigée par Stéphane Marsan
ISBN : 9782914370493 ; 6,38 € ; 15/05/2003 ; 336 p. BrochĂ©
Amazon FR
Amazon BE
BNF
Le dernier voeu [Texte imprimé] Andrzej Sapkowski traduit du polonais par Laurence DyÚvre
de DyĂšvre, Laurence (Traducteur)
Milady
ISBN : 9782811205065 ; 7 EUR ; 21/04/2011 ; 432 p. Poche
Le dernier voeu [Texte imprimé] Andrzej Sapkowski traduit du polonais par Laurence DyÚvre
de Sapkowski, Andrzej DyĂšvre, Laurence (Traducteur)
Bragelonne
ISBN : 9791028111571 ; 15,90 € ; 16/01/2019 ; 307 p. BrochĂ©
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loin de la fantaisie féerique

10 étoiles

Critique de Djo88 (, Inscrite le 13 janvier 2020, 37 ans) - 16 juillet 2020

Quand j'ai su que la premiÚre saison de la série était lancée, j'ai tout de suite commandé le Tome 1 de witcher, je voulais impérativement lire le livre avant de voir la série, et j'ai beaucoup aimé, le personnage de geralt de rive est énigmatique, solitaire, peu bavard et efficace, il se donne une image froide, peu intéressée par autrui mais quand on creuse et au fil des aventures on se rend compte que ce mutant a le coeur d'un humain qui bat pour les gens qu'il aime, et ce qui est drÎle c'est que au départ il montre qu'il est intéressé par l'argent qu'il gagnera mais au final il s'impose des rÚgles d'éthique et suit celles des sorceleurs à la lettre.

L'action est omniprésente, chaque aventure a sa dose de suspense, ce qui me pousse à lire rapidement les six autres tomes, je recommande vivement.

réconcilié avec la fantasy

10 étoiles

Critique de Soup34 (, Inscrit le 30 septembre 2007, 45 ans) - 24 avril 2020

Je ne suis pas trÚs friand à la base d'héroïc fantasy. Je trouve que c'est un genre qui a trop tendance à prendre son temps à décrire le décor au détriment de l'action.
Ayant joué au jeu vidéo et étant conseillé par un ami je me suis décidé à le lire.
Et bien m'en a pris.
On rentre tout de suite dans le vif du sujet. L'action est omniprésente. Le personnage de Geralt nous est trÚs vite présenté et sa personnalité s''étoffe tout au long du livre.
Le livre est découpé en plusieurs nouvelles en quelque sorte et cela donne du rythme à l'ensemble et arrivé à la fin du livre on n'a qu'une envie c'est d'attaquer la suite.

Vampires du peuple de la plaine

8 étoiles

Critique de Kostog (, Inscrit le 31 juillet 2018, 53 ans) - 21 août 2019

La suite de nouvelles d'Andrzej Sapkowski ne manque pas d'atouts. D'une lecture aisĂ©e, elle entraĂźne le lecteur dans une sorte de Moyen-Âge fantastique oĂč les crĂ©atures les plus mystĂ©rieuses et les plus effrayantes n'ont pas disparu. Le hĂ©ros principal, Geralt de Riv, qui exerce le dĂ©licat mĂ©tier de sorceleur, est chargĂ© de tuer les plus dangereuses ou parfois de les dĂ©senvoĂ»ter.

Sapkowski a créé un univers oĂč la magie exerce encore ses droits, Ă  la fois lĂ©gĂšrement sombre - toutes les dĂ©cisions de notre hĂ©ros ne sont pas faciles Ă  prendre - et ironique, Ă©pique et terre-Ă -terre. Ainsi, le franc parler des personnages contribue souvent Ă  la drĂŽlerie du rĂ©cit. Un certain exotisme se dĂ©gage des noms des protagonistes et des noms de lieux Ă  consonance slave ou germanique qui donnent rĂ©solument au recueil une couleur d'Europe centrale,

Cet humour caustique et ce dépaysement réussi alliés au caractÚre rondement mené de l'action font du Dernier voeu une lecture que l'on ne peut que recommander aux amateurs de fantastique curieux de découvrir cette série populaire.

Extraits:

« - Profite de l'occasion pour prendre un bain, toi aussi. À l'odeur, je peux deviner non seulement la race et l'Ăąge de ton cheval, mais aussi la couleur de sa robe. »

« Charretiers et pĂȘcheurs buvaient comme si l'interdiction de cultiver le houblon devait ĂȘtre publiĂ©e dĂšs le lendemain. »

Palpitant!

9 étoiles

Critique de Sundernono (Nice, Inscrit le 21 février 2011, 42 ans) - 18 mars 2019

Pour le moins mĂ©connaisseur et assez peu friand de l’univers Fantasy c’est par l’intermĂ©diaire du jeu The Witcher 3 que je suis tombĂ© sur ce roman. Rarement l’univers d’un jeu vidĂ©o et la richesse de son histoire ne m’avaient tant emballĂ© et Ô grande surprise, celui-ci est tirĂ© d’une sĂ©rie de roman. Laissons nous tenter me suis-je dit et autant le dire tout de suite, quelle bonne idĂ©e !
Riche, prenant, haletant, palpitant sont les premiers mots qui me viennent Ă  l’esprit en repensant Ă  ce premier tome des aventures du cĂ©lĂšbre sorceleur : Gerald de Riv. Nul besoin de revenir sur l’histoire et les caractĂ©ristiques de l’univers de ce roman tant les diffĂ©rentes critiques, dont l’excellente critique principale de @Nabu au style inimitable, font le job.
Pour faire simple j’ai dĂ©vorĂ© cette lecture !
Bref vivement la suite !!

Les contes sous un nouvel aspect.

8 étoiles

Critique de Goupilpm (La Baronnie, Inscrit le 23 juin 2017, 69 ans) - 14 août 2017

Le Dernier VƓu se prĂ©sente comme un recueil d'aventures d'un tueur de monstres. Ses rencontres et dĂ©ambulations sont autant d'occasions pour lui de partager avec le lecteur ses doutes, pensĂ©es sur sa vie, et sa place dans le monde. Certes Geralt n'est pas exactement un antihĂ©ros, mais l'humour et le cynisme de l'auteur, ainsi que sa plume dĂ©pouillĂ©e nous font plus penser Ă  Candide ou Zadig qu'au Seigneur des Anneaux ou Ă  la Belgariade.

Je vais donc vous parler de ce roman qui a inspiré le jeu vidéo The Witcher.

Dans ce premier volume, nous suivons le combat légendaire de Geralt contre la Stryge de Wyzima, qui lui a laissé sa cicatrice sur le visage, et l'épilogue de ce combat. Entre ce récit, nous retrouvons d'autres nouvelles dans lesquelles Geralt a vécu des aventures passées telles ses premiÚres rencontres avec le poÚte Jaskier, ou son amoureuse Yennefer, personnages importants dans les jeux vidéos The Witcher.

Lorsque l'on aime la fantasy, et ĂȘtre plongĂ© dans un monde somme toute assez noir, avec un hĂ©ros charismatique et un peu perdu dans son code moral et son Ă©thique, on apprĂ©ciera forcĂ©ment "Le Sorceleur". On y retrouve tous les ingrĂ©dients de la fantasy avec des elfes, des nains, des trolls et bon nombre de crĂ©atures extravagantes et (pour la plupart) dangereuses. On pourra aussi apprĂ©cier les nombreuses intrigues politiques auxquelles prendra part Geralt au cours de ses aventures, et qui ne seront pas toutes rĂ©glĂ©es de la mĂȘme maniĂšre, loin de lĂ .

Ce qui m'a le plus frappĂ©, c'est la maniĂšre dont Sapkowski joue avec les codes du conte de fĂ©es. J'ai dĂ©jĂ  lu des parodies ou des rĂ©-interprĂ©tations de contes cĂ©lĂšbres, mais franchement, je n'ai pas souvenir d'en avoir lu d'aussi savoureux ! On reconnaĂźtra ainsi de façon Ă©vidente Blanche-Neige (il y a mĂȘme 7 gnomes !) ou encore La Belle et la BĂȘte. Mais lĂ  oĂč ça devient trĂšs intĂ©ressant, c'est que l'auteur dynamite littĂ©ralement ces rĂ©fĂ©rences connues d'un grand nombre d'entre vous en se les appropriant corps et Ăąme pour les incorporer dans l'univers trĂšs sombre, parfois mĂȘme glauque, qu'il a créé.
CruautĂ©, viols dĂ©gueulasses, pourriture humaine et non-humaine, mesquinerie ordinaire, c'est une vision de la vie et des gens bien noire que nous livre Sapkowski dans son Ɠuvre, nous nageons donc ici en pleine Dark Fantasy Ă  forte teneur en folklore traditionnel, et croyez-moi, ça fait du bien.

Avec ce premier tome, le Sorceleur se profile donc comme une sĂ©rie mature, non dans le sens « sexe et violence », mais parce qu’il aborde la Fantasy par le volet des intrigues et de la bassesse d’ñme. Les personnages sont charismatiques et l'histoire se rĂ©vĂšle trĂšs intĂ©ressante.On pourra peut-ĂȘtre reprocher une Ă©criture qui manque de classe ou de saveur. Le Dernier VƓu est au final trĂšs rafraĂźchissant et nous fait dĂ©couvrir un auteur atypique. ConseillĂ© Ă  tout lecteur de fantasy, en particulier aux encrassĂ©s des cycles Ă  rallonge qui pourront comme moi y renouveler leur soif de cette littĂ©rature.

Fantasy, je me trouve par lĂ Ă Ă Ă . Fantasy, touche moi un 'ptit plus baaaas.

9 étoiles

Critique de Fimento (, Inscrit le 16 novembre 2015, 30 ans) - 5 décembre 2015

Salut Ă  toi cher Lecteur du Futur !
Nous sommes donc en présence de deux romans
 Non, non et non. Pardon.

De deux RECUEILS de nouvelles qui ont toutes précédé l'histoire principale du Sorceleur (le héros principal).

J'aimerais ajouter le fait que des personnes normalement constituées commencent par le principal avant d'aller dans les détails (j'aime les rimes ! qui ne riment pas
 j'ai cru pendant un court instant).
Alors que dans cette réédition des tomes du Sorceleur : les numĂ©ros 1 et 2 que j'ai lu sont les fameux et succulents recueils de nouvelles
 L'histoire principale commence donc au tome 3

Viiiite !! Sortez l'Oscar du Talent avant qu'il y est une réédition du Seigneur des Anneaux avec comme 23 premiers tomes : Le Silmafission version améliorée, corrigée, revue et déféquée, les Contes des Mille et un Tonneaux ou encore La petite Tour au Milieu de la Comté.

Bon, je taquine Milady (et c'est justifié ! Ah oui, oui), mais ces deux tomes m'ont vraiment plu énormément (Dans le cas contraire : j'aurais retrouvé Sapkowski, l'auteur, pour lui faire bouffer page par page ses bouquins et j'aurais plaidé : Non-coupable pour « Escroquerie de numérotation, cordialement »).

On suit donc l'histoire d'un mutant Sorceleur nommé Géralt, trÚs badass (mot regroupant : charismatique, obscur, puissant, chaud lapin
 enfin, je m'égare) et qui effectue différente missions de chasses au monstre.

Hum ? Ah oui, c'est tout. C'est dingue comment on peut tenir quelqu'un en haleine sans beaucoup de scénario de départ.

Quoi qu'il en soit, ces recueils sont trĂšs intĂ©ressants pour milles raisons : le conflit intĂ©rieur et l'incomprĂ©hension de l'amour, des combats vraisemblables, un monde cruel et sans pitiĂ© ressemblant fortement aux rĂ©cits historiques du Moyen-Âge.

En fait, je classerais ces nouvelles (et surement la suite du roman, heu
 le dĂ©but de l'histoire
 BREF, la suite.) dans le genre de dark-fantasy ; houuuuulala, cela commence Ă  sentir le postĂ©rieur cramĂ© si MĂŽsieur Andrzej Sapkowski ne maĂźtrise pas les ficelles du fantasy et nous pond une Ɠuvre juste bonne Ă  faire de l'aquaplaning en caleçon dessus.

Critique disponible sur le <a href="http://irm-fimento.com/le-sorceleur-le-dernier-voe&hellip;; :http://irm-fimento.com/le-sorceleur-le-dernier-voe&hellip;

À la recherche des « vrais » monstres

6 étoiles

Critique de Isad (, Inscrite le 3 avril 2011, - ans) - 14 mai 2015

Le livre est en fait composĂ© de 6 nouvelles et les chapitres interstitiels prĂ©cisent le contexte de chacune. Le hĂ©ros est le sorceleur, mutant créé Ă  cette fin dĂšs son plus jeune Ăąge, qui chasse les ĂȘtres malfaisants de toutes sortes contre rĂ©munĂ©ration. Comme il est considĂ©rĂ© comme a-normal, sa compagnie est en gĂ©nĂ©ral peu recherchĂ©e, une fois qu'il a fait son travail. Cet ĂȘtre solitaire, rĂ©flĂ©chi et non dĂ©nuĂ© d'autodĂ©rision a cependant quelques amis fidĂšles : la prĂȘtresse compatissante d'un temple chez qui il vient se faire soigner et Ă  qui il raconte ses aventures ; un barde vantard qui l'accompagne parfois pour mettre ses hauts faits en chansons.

Le ressort principal des nouvelles est l'action avec la dĂ©couverte Ă  chaque fois d'une crĂ©ature magique particuliĂšre que Geralt de Riv combat avec ingĂ©niositĂ© grĂące Ă  ses Ă©pĂ©es et/ou ses sorts qu'il prĂ©pare avant. Le personnage est attachant du fait de ses rĂ©flexions par rapport Ă  ses demandes d'explication sur les combats qu'il doit mener et aux rĂ©actions de ses interlocuteurs, ce qui donne un 2e niveau d'interprĂ©tation au recueil. « Les gens, dit Geralt en dĂ©tournant la tĂȘte, aiment bien inventer des monstres et des monstruositĂ©s. Ça leur donne l'impression d'ĂȘtre moins monstrueux eux-mĂȘmes. » (168)

Ce hĂ©ros est un ĂȘtre qui cherche, simplement, Ă  faire son travail et Ă  comprendre les raisons pour lesquelles il le fait. Il n'est pas parfait et le sait. Il sait reconnaĂźtre quand il se trompe. Il a des regrets pour certains des actes qu'il a commis et qu'il cherche Ă  rĂ©parer quand il en a la possibilitĂ©.

Des rĂ©fĂ©rences aux contes tels Blanche Neige ou Cendrillon apparaissent Ă  plusieurs endroits et font office de clin d’Ɠil au lecteur attentif.

De par son succÚs, le personnage du sorceleur a engendré des produits dérivés : série TV, film, jeu vidéo « The witcher » et des sites dédiés.

IF-0515-4337

Ă  ne pas manquer

10 étoiles

Critique de Bpolarsk (, Inscrit le 3 août 2011, 62 ans) - 28 mars 2013

La série du Sorceleur est l'une des meilleures qui existe. Oubliez vos Feist, Edding et autre R. Jordan. On se situe à bien au-dessus d'un R.R. Martin ou Sanderson. L'auteur nous décrit un gros bill, dur et dingue. mais au fil de ses rencontres, ce personnage prend de l'étoffe et perd de son cÎté 'incassable'. 5 tomes plus loin, notre héros ne peut plus vivre sans les autres, n'est plus du tout un gros, mais un homme fragile qui tremble pour ses proches.

On suit aussi une sĂ©rie d'autres personnages dont aucun ne peut se targuer d'ĂȘtre secondaire tant l'action qui les concerne est prenante et s'inscrit dans l'histoire gĂ©nĂ©rale.

Le style de l'auteur aussi varie car chaque livre a une ambiance diffĂ©rente et la mĂ©thode de narration s'adapte. Enfin n'essayez pas de deviner la suite. AprĂšs un dĂ©but qui semble dĂ©rouler une suite Ă©vidente, les destinĂ©es dĂ©vient, se contrarient, s'annulent, se rapprochement pour mieux se sĂ©parer. On se rend compte alors que les volontĂ© des protagonistes ne sont pas assez fortes pour contrĂŽler les vicissitudes qui affligent leurs nations que pour certains ils ont contribuĂ© Ă  faire naĂźtre. Devenu des jouets comme tant d'autres d'une destinĂ©e commune qui ignore et Ă©crase les individus, leurs pouvoirs ne leurs permettent plus que de surnager sur le mouvement gĂ©nĂ©ral. Tous n'y parviendront pas, certains Ă©choueront lĂ  oĂč ils ne voulaient pas aller et rien ne sera plus comme avant.

une bonne dose de Fantasy...

9 étoiles

Critique de Prat (, Inscrit le 25 septembre 2009, 43 ans) - 25 septembre 2009

... rien de tel pour aborder le we. Et lĂ , il y en a, c'est le moins que l'on puisse dire, pas ordinaire en plus.

Dernier Voeu

10 étoiles

Critique de Lifter297 (Cracovie, Inscrit le 7 décembre 2007, 46 ans) - 31 décembre 2007

Je préviens que je n'ai pas lu la traduction française, mais je sais qu'il est vachement difficile à traduire (son traducteur espagnol a dit - je le hais...). Chapeau bas pour Mme Laurence Dyevre.

Le Dernier Voeu est un recueil de récits - excellent, mais je ne suis pas sûr si la Saga (5 tomes) ou Trilogie de Narrenturm sont traduits en français. Si c'est le cas, je les recommande vivement à Nabu. Le savoir historique de cet auteur est immense, ce que l'on voit dans Narrenturm surtout, et le style, légÚreté, humour, sont uniques. Le texte fantastique est farci d'allusions littéraires, historiques et politiques, ce qui le rend encore encore plus attractif.
J'ai commencé à lire Miroslav Zamboch, que l'on appelle parfois "Sapkowski version tchÚque", mais je préfÚre l'original...

Elric l'ingénu.

7 étoiles

Critique de Belial (Anvers, Inscrit le 25 août 2005, 46 ans) - 25 août 2005

Le Dernier Voeu fait partie des bonnes surprises importées par Bragelonne. De ceux qui font la fantasy hors de nos frontiÚres mais qui manquent cruellement de notoriété dans notre pays.
Le Dernier Voeu se prĂ©sente comme un recueil d'aventures d'un tueur de monstres. Ses rencontres et dĂ©ambulations sont autant d'occasions pour lui de partager avec le lecteur ses doutes, pensĂ©es sur sa vie et la vie, et sa place dans le monde. Certes Geralt n'est pas exactement un antihĂ©ros, mais l'humour et le cynisme de l'auteur, ainsi que sa plume dĂ©pouillĂ©e nous font plus penser Ă  Candide ou Zadig qu'au Seigneur des Anneaux ou Ă  la Belgariade. On pourra peut-ĂȘtre reprocher une Ă©criture qui manque de classe ou de saveur.
Le Dernier Voeu est au final trÚs rafraßchissant et nous fait découvrir un auteur prometteur et atypique. Conseillé à tout lecteur de fantasy, en particulier aux encrassés des cycles à rallonge qui pourront y renouveler leur soif de cette littérature.

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