À l'école des lettres de PoPésie (Scénario), Maïté Robert (Dessin)

À l'école des lettres de PoPésie (Scénario), Maïté Robert (Dessin)

Catégorie(s) : Bande dessinée => Humour

Critiqué par Froidmont, le 16 septembre 2023 (Laon, Inscrit le 28 octobre 2022, 34 ans)
La note : 9 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (15 977ème position).
Visites : 3 728 

Pour les amoureux de littérature

Qui n’a un jour rêvé de connaître écolier les plus grands écrivains ? Levez le doigt ! Pas un ? J’avoue l’idée étrange, mais d’emblée je la range sans hésiter parmi les idées de génie ! On y suit la rentrée magique et tourmentée du tout jeune Hugo qui se voit déjà haut.

Vingt et deux petits strips qui vous prennent aux tripes, tous autant amusants qu’ils sont intelligents, car ils s’appuient toujours sur ce qu’ont dit un jour, fait, écrit les auteurs. Un texte postérieur par strip à chaque fois explique tous ces choix, excepté le dernier qui se voit ajouter une page bonus, petit clin d’œil en plus, que l’on ne trouvait pas à la première fois sur les réseaux sociaux, car tel est leur berceau.

Par contre je déplore qu’au milieu de ces ors, Baudelaire se voit réduit souventefois au texte « Une Charogne » et qu’on ne voit sa trogne frappée par la lumière que quand gisent à terre quelques animaux morts. C’est oublier alors qu’il a aussi chanté ceux qui encor vivaient, et notamment les chats qui de sa part ont droit, je pense, de mémoire, à trois textes à voir ; pourtant on en voit un, page 81, couché, mort, sur le pieu d’un Baudelaire heureux. Mais un autre défaut me semble bien plus gros, hautement détestable, bien plus impardonnable, on jetterait pour moins au fleuve londonien un tout jeune gamin fraîchement pris aux siens, c’est qu’il manque à ces noms mon cher Lautréamont ! A peine est-il cité dans un cadre étriqué page 89. Pauvre et terrible veuf des illusions du monde, il faut une seconde production similaire pour te donner plus d’air, mon ami poitrinaire. La chose est nécessaire ! D’autant qu’il serait beau qu’un autre numéro explore un autre siècle. Admirer une Thècle est déjà un bonheur : pouvoir poser son cœur sur d’autres spécimens est ce qui nous amène à la suprême joie dont on ne s’ennuie pas.

En somme, disons-le, un album fort heureux pour qui aime et se perd aux terres littéraires. Merci à mon mari pour le bon choix qu’il fit quand il me l’a offert. Il sait comment me plaire !

Connectez vous pour ajouter ce livre dans une liste ou dans votre biblio.

Les éditions

»Enregistrez-vous pour ajouter une édition

Les livres liés

  À l'école des lettres

Enregistrez-vous pour créer ou modifier une série

Les critiques suivantes (1) »

Enregistrez-vous pour publier une critique !

Chateaubriand ou rien

9 étoiles

Critique de Koolasuchus (Laon, Inscrit le 10 décembre 2011, 36 ans) - 4 mai 2026

Ayant découvert les petites histoires de la classe XIX sur internet, j'ai été plus que ravi quand j'ai appris qu'elles allaient être déclinées en format papier me permettant de les lire et relire bien plus facilement. Tendres, drôles et instructives, les péripéties scolaires de Victor Hugo, George Sand ou Charles Baudelaire sont des petits trésors d'humour et d'inventivité servies par un dessin au trait simple mais néanmoins des plus charmants. Bien que mettant régulièrement en scène les même têtes telles que Balzac ou Flaubert, cette bande dessinée n'oublie pas cependant de présenter quelques auteurs un peu négligés à l'exemple de Jane Dieulafoy ou bien Louise-Victorine Ackermann, même si ce ne sont que pour de brefs passages.

Chaque histoire est également l'occasion de développer un thème lié à la fabuleuse richesse de la littérature du XIXe siècle abordant divers sujets plus ou moins originaux, j'ai notamment beaucoup aimé celui sur les critiques que certains auteurs faisaient sur d'autres car parfois ils n'y allaient pas de main-morte et c'est hilarant. PoPésie en profite également pour nous faire découvrir ou redécouvrir quelques très beaux textes de Hugo, Musset ou bien encore Rostand prouvant à quel point la littérature française de cette période était prolifique.

Véritable déclaration d'amour aux auteurs du XIXe, cet ouvrage à l'idée de départ des plus loufoques tient au final très bien la route en offrant des situations désopilantes (le passage où ils jouent aux cartes Pokécrivains par exemple est à mourir de rire) mais toujours inspirées de la réalité le rendant ainsi amusant et didactique.

Forums: À l'école des lettres

Il n'y a pas encore de discussion autour de "À l'école des lettres".