Je ne sais si j'oserais lancer un forum sur ce livre, j'avoue que j'en ai peur, je ne voudrais pas que ça tourne encore Ă la foire. Cependant, la critique Ă©clair de Guigomas, fine, intelligente et mesurĂ©e m'a fait rĂ©flĂ©chir. Tu n'as pas tort, Guigomas, l'Europe reprĂ©sente un Eldorado pour les populations pauvres d'Afrique, et quelle horreur ça reprĂ©sente! On voit quasi tous les jours Ă la tĂ©lĂ©vision des reportages sur des gens qui paient des fortunes Ă des passeurs mafieux pour un trajet par la mer, ils meurent noyĂ©s, ou se font refouler aprĂšs avoir tout perdu, et dans le meilleur des cas, se retrouvent SDF dans nos villes, ou dans des centres de dĂ©tention. J'ai discutĂ© avec certains d'entre eux, ils croyaient qu'ils allaient trouver chez nous la richesse, et ils tombent sur l'exclusion. Chez eux, ils ont vu des feuilletons amĂ©ricains dĂ©biles mettant en scĂšne des familles richissimes, et ils s'imaginent que tout le monde vit ainsi chez nous. Alors, je me pose la question, Ă qui la faute? Ne pourrait-on pas enfin arrĂȘter cette propagande bidon sur notre mode de vie libre, riche et Ă l'abri de tout souci? Et l'idĂ©ologie de la libertĂ©, chĂšre aux AmĂ©ricains, qu'est-elle en rĂ©alitĂ©, de l'autre cĂŽtĂ© du dĂ©cor? Comment, derriĂšre les paillettes hollywoodiennes, vit-on dans le Bronx et dans d'autres endroits pourris des USA?
Je me dis que nous vivons dans ne société sans ùme, qui expose une propagande de pacotille à laquelle tous les malheureux du tiers-monde croient. Quel malentendu, et quelle cruauté.
Je me dis que nous vivons dans ne société sans ùme, qui expose une propagande de pacotille à laquelle tous les malheureux du tiers-monde croient. Quel malentendu, et quelle cruauté.
Je suis d'accord avec toi, Le rat, mais je ne pense pas que ce soit l'endroit, ni surtout le moment, pour ouvrir un débat sur le sujet. Je voulais juste réagir suite à vos critiques à Arundhati et toi car je les ai trouvées excessives, et tendant à donner de l'auteur une image qui ne correspond pas à la réalité.
On peut n'ĂȘtre pas d'accord avec Raspail, qui n'a jamais fait mystĂšre de ses convictions monarchistes, mais pas le traiter de racisme.
C'est faire injure Ă la vĂ©ritĂ©, et fermer la porte Ă tout espoir de dĂ©bat serein sur des sujets oĂč il y aurait, au contraire, urgence Ă dĂ©battre.
Cela est dit en toute amitiĂ© car nous partageons les mĂȘmes prĂ©occupations.
On peut n'ĂȘtre pas d'accord avec Raspail, qui n'a jamais fait mystĂšre de ses convictions monarchistes, mais pas le traiter de racisme.
C'est faire injure Ă la vĂ©ritĂ©, et fermer la porte Ă tout espoir de dĂ©bat serein sur des sujets oĂč il y aurait, au contraire, urgence Ă dĂ©battre.
Cela est dit en toute amitiĂ© car nous partageons les mĂȘmes prĂ©occupations.
Sur le sujet, avez-vous lu "Continents Ă la dĂ©rive" de Russel Banks? Je vous le conseille : superbe Ă©criture, histoire grandiose. Bon, Ă©videmment, c'est pas franchement drĂŽle... plutĂŽt noir, mĂȘme. Mais je ne dirai jamais assez combien cette lecture en vaut la peine. C'est bientĂŽt Nowel, faites-vous le offrir!
Sur le sujet des migrants "à tout prix" qui veulent trouver de meilleurs cieux mais qui parfois ne rencontrent que la mort, il existe aussi un magnifique petit livre intitulé "L'homme qui survécut" écrit par Jean-Paul Mari en 1991 (je ne sais pas si on peut encore le trouver). Il vaut mieux avoir un gros moral pour en entreprendre la lecture...
Un petit article valant bien souvent mieux qu'un long discours, voilà ci-dessous un article donc, publié le 17 juin 2004 dans le Figaro, écrit par Jean Raspail et intitulé La patrie trahie par la République, qui donnera un éclairage intéressant sur la "philosophie" de l'auteur.
Pour l'anecdote, cet article est ressorti par "Alsace d'abord" sur son site, et "Le camp des saints" est encensé par Luc Pécharman, élu du Nord (59) du Front National, sur son blog (et les exemples de ce type sont nombreux !).
Bien sûr "Le camp des saints" n'est pas un pamphlet de Céline, bien sûr il n'est pas explicitement et ouvertement raciste. Il n'en est que plus dangereux et militant : il veut délibérément provoquer la peur de "l'autre", le repli identitaire et par ricochet le racisme banal, "de tous les jours", qui fait le lit des mouvements d'extrÚme-droite qui n'existeraient pas sans cette mise en scÚne de la haine ordinaire.
Prendre ce livre pour un roman sans arriÚre-pensée est au mieux trÚs naif...
"Jâai tournĂ© autour de ce thĂšme comme un maĂźtre-chien mis en prĂ©sence dâun colis piĂ©gĂ©. Difficile de lâaborder de front sans quâil vous explose Ă la figure. Il y a pĂ©ril de mort civile. Câest pourtant lâinterrogation capitale. Jâai hĂ©sitĂ©. Dâautant plus quâen 1973, en publiant Le Camp des saints, jâai dĂ©jĂ Ă peu prĂšs tout dit lĂ -dessus. Je nâai pas grand-chose Ă ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.
Car je suis persuadĂ© que notre destin de Français est scellĂ©, parce quâ« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein dâune « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrĂ©tiennes » (Chirac), parce que la situation est irrĂ©versible jusquâau basculement dĂ©finitif des annĂ©es 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitiĂ© - la plus ĂągĂ©e - de la population du pays, le reste Ă©tant composĂ© dâAfricains, MaghrĂ©bins ou Noirs et dâAsiatiques de toutes provenances issus du rĂ©servoir inĂ©puisable du tiers monde, avec forte dominante de lâislam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-lĂ ne faisant que commencer(1).
La France nâest pas seule concernĂ©e. Toute lâEurope marche Ă la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de lâONU (qui sâen rĂ©jouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques DupĂąquier, notamment -, mais ils sont systĂ©matiquement occultĂ©s et lâIned pousse Ă la dĂ©sinformation. Le silence quasi sĂ©pulcral des mĂ©dias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach dĂ©mographique de lâEurope des Quinze est lâun des phĂ©nomĂšnes les plus sidĂ©rants de notre Ă©poque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bĂ©bĂ© de chez nous sans songer Ă ce qui se prĂ©pare pour lui dans lâincurie des « gouvernances » et quâil lui faudra affronter dans son Ăąge dâhomme...
Sans compter que les « Français de souche », matraquĂ©s par le tam-tam lancinant des droits de lâhomme, de « lâaccueil Ă lâautre », du « partage » cher Ă nos Ă©vĂȘques, etc., encadrĂ©s par tout un arsenal rĂ©pressif de lois dites « antiracistes », conditionnĂ©s dĂšs la petite enfance au « mĂ©tissage » culturel et comportemental, aux impĂ©ratifs de la « France plurielle » et Ă toutes les dĂ©rives de lâantique charitĂ© chrĂ©tienne, nâauront plus dâautre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050. Ne dĂ©sespĂ©rons tout de mĂȘme pas. AssurĂ©ment, il subsistera ce quâon appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minoritĂ©s, peut-ĂȘtre une quinzaine de millions de Français - et pas nĂ©cessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intĂ©gritĂ© Ă peu prĂšs sauvĂ©e et sâobstineront Ă rester imprĂ©gnĂ©s de notre culture et de notre histoire telles quâelles nous ont Ă©tĂ© transmises de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. Cela ne leur sera pas facile.
Face aux diffĂ©rentes « communautĂ©s » quâon voit se former dĂšs aujourdâhui sur les ruines de lâintĂ©gration (ou plutĂŽt sur son inversion progressive : câest nous quâon intĂšgre à « lâautre », Ă prĂ©sent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront dĂ©finitivement et sans doute institutionnellement installĂ©es, il sâagira en quelque sorte - je cherche un terme appropriĂ© - dâune communautĂ© de la pĂ©rennitĂ© française. Celle-ci sâappuiera sur ses familles, sa natalitĂ©, son endogamie de survie, ses Ă©coles, ses rĂ©seaux parallĂšles de solidaritĂ©, peut-ĂȘtre mĂȘme ses zones gĂ©ographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sĂ»retĂ© et, pourquoi pas, sa foi chrĂ©tienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-lĂ tient encore.
Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou lâautre. Quelque chose comme lâĂ©limination des koulaks par des moyens lĂ©gaux appropriĂ©s. Et ensuite ?
Ensuite la France ne sera plus peuplĂ©e, toutes origines confondues, que par des bernard-lâermite qui vivront dans des coquilles abandonnĂ©es par les reprĂ©sentants dâune espĂšce Ă jamais disparue qui sâappelait lâespĂšce française et nâannonçait en rien, par on ne sait quelle mĂ©tamorphose gĂ©nĂ©tique, celle qui dans la seconde moitiĂ© de ce siĂšcle se sera affublĂ©e de ce nom. Ce processus est dĂ©jĂ amorcĂ©. Il existe une seconde hypothĂšse que je ne saurais formuler autrement quâen privĂ© et qui nĂ©cessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, câest que les derniers isolats rĂ©sistent jusquâĂ sâengager dans une sorte de reconquista sans doute diffĂ©rente de lâespagnole mais sâinspirant des mĂȘmes motifs. Il y aurait un roman pĂ©rilleux Ă Ă©crire lĂ -dessus. Ce nâest pas moi qui mâen chargerai, jâai dĂ©jĂ donnĂ©. Son auteur nâest probablement pas encore nĂ©, mais ce livre verra le jour Ă point nommĂ©, jâen suis sĂ»r...
Ce que je ne parviens pas Ă comprendre et qui me plonge dans un abĂźme de perplexitĂ© navrĂ©e, câest pourquoi et comment tant de Français avertis et tant dâhommes politiques français concourent sciemment, mĂ©thodiquement, je nâose dire cyniquement, Ă lâimmolation dâune certaine France (Ă©vitons le qualificatif dâĂ©ternelle qui rĂ©vulse les belles consciences) sur lâautel de lâhumanisme utopique exacerbĂ©. Je me pose la mĂȘme question Ă propos de toutes ces associations omniprĂ©sentes de droits Ă ceci, de droits Ă cela, et toutes ces ligues, ces sociĂ©tĂ©s de pensĂ©e, ces officines subventionnĂ©es, ces rĂ©seaux de manipulateurs infiltrĂ©s dans tous les rouages de lâEtat (Ă©ducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pĂ©titionnaires innombrables, ces mĂ©dias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour aprĂšs jour et impunĂ©ment inoculent leur substance anesthĂ©siante dans lâorganisme encore sain de la nation française.
MĂȘme si je peux, Ă la limite, les crĂ©diter dâune part de sincĂ©ritĂ©, il mâarrive dâavoir de la peine Ă admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renĂ©gat, mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la RĂ©publique. Les « valeurs rĂ©publicaines » se dĂ©clinent Ă lâinfini, on le sait jusquâĂ la satiĂ©tĂ©, mais sans jamais de rĂ©fĂ©rence Ă la France. Or la France est dâabord une patrie charnelle. En revanche, la RĂ©publique, qui nâest quâune forme de gouvernement, est synonyme pour eux dâidĂ©ologie, idĂ©ologie avec un grand « I », lâidĂ©ologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, quâils trahissent la premiĂšre pour la seconde.
Parmi le flot de rĂ©fĂ©rences que jâaccumule en Ă©pais dossiers Ă lâappui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant Ă©claire bien lâĂ©tendue des dĂ©gĂąts. Elle est extraite dâun discours de Laurent Fabius au congrĂšs socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage dâune jeune Française issue de lâimmigration, ce jour-lĂ la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la RĂ©publique... » Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure : « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marĂ©e constituĂ© par les millions dâĂȘtres humains qui partiront un jour de la partie mĂ©ridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hĂ©misphĂšre septentrional, en quĂȘte de survie. » (PrĂ©sident Boumediene, mars 1974.) Et celle-lĂ , tirĂ©e du XXe chant de lâApocalypse : « Le temps des mille ans sâachĂšve. VoilĂ que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui Ă©galent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expĂ©dition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimĂ©e. »
Pour l'anecdote, cet article est ressorti par "Alsace d'abord" sur son site, et "Le camp des saints" est encensé par Luc Pécharman, élu du Nord (59) du Front National, sur son blog (et les exemples de ce type sont nombreux !).
Bien sûr "Le camp des saints" n'est pas un pamphlet de Céline, bien sûr il n'est pas explicitement et ouvertement raciste. Il n'en est que plus dangereux et militant : il veut délibérément provoquer la peur de "l'autre", le repli identitaire et par ricochet le racisme banal, "de tous les jours", qui fait le lit des mouvements d'extrÚme-droite qui n'existeraient pas sans cette mise en scÚne de la haine ordinaire.
Prendre ce livre pour un roman sans arriÚre-pensée est au mieux trÚs naif...
"Jâai tournĂ© autour de ce thĂšme comme un maĂźtre-chien mis en prĂ©sence dâun colis piĂ©gĂ©. Difficile de lâaborder de front sans quâil vous explose Ă la figure. Il y a pĂ©ril de mort civile. Câest pourtant lâinterrogation capitale. Jâai hĂ©sitĂ©. Dâautant plus quâen 1973, en publiant Le Camp des saints, jâai dĂ©jĂ Ă peu prĂšs tout dit lĂ -dessus. Je nâai pas grand-chose Ă ajouter, sinon que je crois que les carottes sont cuites.
Car je suis persuadĂ© que notre destin de Français est scellĂ©, parce quâ« ils sont chez eux chez moi » (Mitterrand), au sein dâune « Europe dont les racines sont autant musulmanes que chrĂ©tiennes » (Chirac), parce que la situation est irrĂ©versible jusquâau basculement dĂ©finitif des annĂ©es 2050 qui verra les « Français de souche » se compter seulement la moitiĂ© - la plus ĂągĂ©e - de la population du pays, le reste Ă©tant composĂ© dâAfricains, MaghrĂ©bins ou Noirs et dâAsiatiques de toutes provenances issus du rĂ©servoir inĂ©puisable du tiers monde, avec forte dominante de lâislam, djihadistes et fondamentalistes compris, cette danse-lĂ ne faisant que commencer(1).
La France nâest pas seule concernĂ©e. Toute lâEurope marche Ă la mort. Les avertissements ne manquent pas - rapport de lâONU (qui sâen rĂ©jouit), travaux incontournables de Jean-Claude Chesnais et Jacques DupĂąquier, notamment -, mais ils sont systĂ©matiquement occultĂ©s et lâIned pousse Ă la dĂ©sinformation. Le silence quasi sĂ©pulcral des mĂ©dias, des gouvernements et des institutions communautaires sur le krach dĂ©mographique de lâEurope des Quinze est lâun des phĂ©nomĂšnes les plus sidĂ©rants de notre Ă©poque. Quand il y a une naissance dans ma famille ou chez mes amis, je ne puis regarder ce bĂ©bĂ© de chez nous sans songer Ă ce qui se prĂ©pare pour lui dans lâincurie des « gouvernances » et quâil lui faudra affronter dans son Ăąge dâhomme...
Sans compter que les « Français de souche », matraquĂ©s par le tam-tam lancinant des droits de lâhomme, de « lâaccueil Ă lâautre », du « partage » cher Ă nos Ă©vĂȘques, etc., encadrĂ©s par tout un arsenal rĂ©pressif de lois dites « antiracistes », conditionnĂ©s dĂšs la petite enfance au « mĂ©tissage » culturel et comportemental, aux impĂ©ratifs de la « France plurielle » et Ă toutes les dĂ©rives de lâantique charitĂ© chrĂ©tienne, nâauront plus dâautre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050. Ne dĂ©sespĂ©rons tout de mĂȘme pas. AssurĂ©ment, il subsistera ce quâon appelle en ethnologie des isolats, de puissantes minoritĂ©s, peut-ĂȘtre une quinzaine de millions de Français - et pas nĂ©cessairement tous de race blanche - qui parleront encore notre langue dans son intĂ©gritĂ© Ă peu prĂšs sauvĂ©e et sâobstineront Ă rester imprĂ©gnĂ©s de notre culture et de notre histoire telles quâelles nous ont Ă©tĂ© transmises de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration. Cela ne leur sera pas facile.
Face aux diffĂ©rentes « communautĂ©s » quâon voit se former dĂšs aujourdâhui sur les ruines de lâintĂ©gration (ou plutĂŽt sur son inversion progressive : câest nous quâon intĂšgre à « lâautre », Ă prĂ©sent, et plus le contraire) et qui en 2050 seront dĂ©finitivement et sans doute institutionnellement installĂ©es, il sâagira en quelque sorte - je cherche un terme appropriĂ© - dâune communautĂ© de la pĂ©rennitĂ© française. Celle-ci sâappuiera sur ses familles, sa natalitĂ©, son endogamie de survie, ses Ă©coles, ses rĂ©seaux parallĂšles de solidaritĂ©, peut-ĂȘtre mĂȘme ses zones gĂ©ographiques, ses portions de territoire, ses quartiers, voire ses places de sĂ»retĂ© et, pourquoi pas, sa foi chrĂ©tienne, et catholique avec un peu de chance si ce ciment-lĂ tient encore.
Cela ne plaira pas. Le clash surviendra un moment ou lâautre. Quelque chose comme lâĂ©limination des koulaks par des moyens lĂ©gaux appropriĂ©s. Et ensuite ?
Ensuite la France ne sera plus peuplĂ©e, toutes origines confondues, que par des bernard-lâermite qui vivront dans des coquilles abandonnĂ©es par les reprĂ©sentants dâune espĂšce Ă jamais disparue qui sâappelait lâespĂšce française et nâannonçait en rien, par on ne sait quelle mĂ©tamorphose gĂ©nĂ©tique, celle qui dans la seconde moitiĂ© de ce siĂšcle se sera affublĂ©e de ce nom. Ce processus est dĂ©jĂ amorcĂ©. Il existe une seconde hypothĂšse que je ne saurais formuler autrement quâen privĂ© et qui nĂ©cessiterait auparavant que je consultasse mon avocat, câest que les derniers isolats rĂ©sistent jusquâĂ sâengager dans une sorte de reconquista sans doute diffĂ©rente de lâespagnole mais sâinspirant des mĂȘmes motifs. Il y aurait un roman pĂ©rilleux Ă Ă©crire lĂ -dessus. Ce nâest pas moi qui mâen chargerai, jâai dĂ©jĂ donnĂ©. Son auteur nâest probablement pas encore nĂ©, mais ce livre verra le jour Ă point nommĂ©, jâen suis sĂ»r...
Ce que je ne parviens pas Ă comprendre et qui me plonge dans un abĂźme de perplexitĂ© navrĂ©e, câest pourquoi et comment tant de Français avertis et tant dâhommes politiques français concourent sciemment, mĂ©thodiquement, je nâose dire cyniquement, Ă lâimmolation dâune certaine France (Ă©vitons le qualificatif dâĂ©ternelle qui rĂ©vulse les belles consciences) sur lâautel de lâhumanisme utopique exacerbĂ©. Je me pose la mĂȘme question Ă propos de toutes ces associations omniprĂ©sentes de droits Ă ceci, de droits Ă cela, et toutes ces ligues, ces sociĂ©tĂ©s de pensĂ©e, ces officines subventionnĂ©es, ces rĂ©seaux de manipulateurs infiltrĂ©s dans tous les rouages de lâEtat (Ă©ducation, magistrature, partis politiques, syndicats, etc.), ces pĂ©titionnaires innombrables, ces mĂ©dias correctement consensuels et tous ces « intelligents » qui jour aprĂšs jour et impunĂ©ment inoculent leur substance anesthĂ©siante dans lâorganisme encore sain de la nation française.
MĂȘme si je peux, Ă la limite, les crĂ©diter dâune part de sincĂ©ritĂ©, il mâarrive dâavoir de la peine Ă admettre que ce sont mes compatriotes. Je sens poindre le mot renĂ©gat, mais il y a une autre explication : ils confondent la France avec la RĂ©publique. Les « valeurs rĂ©publicaines » se dĂ©clinent Ă lâinfini, on le sait jusquâĂ la satiĂ©tĂ©, mais sans jamais de rĂ©fĂ©rence Ă la France. Or la France est dâabord une patrie charnelle. En revanche, la RĂ©publique, qui nâest quâune forme de gouvernement, est synonyme pour eux dâidĂ©ologie, idĂ©ologie avec un grand « I », lâidĂ©ologie majeure. Il me semble, en quelque sorte, quâils trahissent la premiĂšre pour la seconde.
Parmi le flot de rĂ©fĂ©rences que jâaccumule en Ă©pais dossiers Ă lâappui de ce bilan, en voici une qui sous des dehors bon enfant Ă©claire bien lâĂ©tendue des dĂ©gĂąts. Elle est extraite dâun discours de Laurent Fabius au congrĂšs socialiste de Dijon, le 17 mai 2003 : « Quand la Marianne de nos mairies prendra le beau visage dâune jeune Française issue de lâimmigration, ce jour-lĂ la France aura franchi un pas en faisant vivre pleinement les valeurs de la RĂ©publique... » Puisque nous en sommes aux citations, en voici deux, pour conclure : « Aucun nombre de bombes atomiques ne pourra endiguer le raz de marĂ©e constituĂ© par les millions dâĂȘtres humains qui partiront un jour de la partie mĂ©ridionale et pauvre du monde, pour faire irruption dans les espaces relativement ouverts du riche hĂ©misphĂšre septentrional, en quĂȘte de survie. » (PrĂ©sident Boumediene, mars 1974.) Et celle-lĂ , tirĂ©e du XXe chant de lâApocalypse : « Le temps des mille ans sâachĂšve. VoilĂ que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui Ă©galent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expĂ©dition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimĂ©e. »
Sur le sujet, avez-vous lu "Continents Ă la dĂ©rive" de Russel Banks? Je vous le conseille : superbe Ă©criture, histoire grandiose. Bon, Ă©videmment, c'est pas franchement drĂŽle... plutĂŽt noir, mĂȘme. Mais je ne dirai jamais assez combien cette lecture en vaut la peine. C'est bientĂŽt Nowel, faites-vous le offrir!
"Continents à la dérive" également édité sous le titre "Terminus Floride".
Un petit article valant bien souvent mieux qu'un long discours, voilà ci-dessous un article donc, publié le 17 juin 2004 dans le Figaro, écrit par Jean Raspail et intitulé La patrie trahie par la République, qui donnera un éclairage intéressant sur la "philosophie" de l'auteur.
Cet article est paru dans le cadre d'un dossier dans lequel Le Figaro demandait Ă 30 personnalitĂ©s de dĂ©finir "qu'est-ce qu'ĂȘtre Français aujourd'hui". Raspail y exprime ses idĂ©es traditionnalistes, et son inquiĂ©tude quant Ă leur survie dans une Europe multiethnique. Je ne vois pas de racisme la-dedans. La Licra a portĂ© plainte contre lui, mais je ne pense pas qu'il ait Ă©tĂ© condamnĂ©. D'ailleurs, beaucoup lui ont apportĂ© leur soutien qui ne partagent pas ses idĂ©es (voir par exemple http://www.libertyvox.com/article.php?id=133)
Bien sûr "Le camp des saints" n'est pas un pamphlet de Céline, bien sûr il n'est pas explicitement et ouvertement raciste. Il n'en est que plus dangereux et militant : il veut délibérément provoquer la peur de "l'autre", le repli identitaire et par ricochet le racisme banal, "de tous les jours", qui fait le lit des mouvements d'extrÚme-droite qui n'existeraient pas sans cette mise en scÚne de la haine ordinaire.
Pour moi, ce genre de verbiage excommunicatoire fait davantage le lit de l'extrĂȘme-droite que l'article incriminĂ©. Relisons Voltaire ("Je ne partage pas vos idĂ©es mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer")
Pour moi, ce genre de verbiage excommunicatoire fait davantage le lit de l'extrĂȘme-droite que l'article incriminĂ©. Relisons Voltaire ("Je ne partage pas vos idĂ©es mais je me battrai pour que vous puissiez les exprimer")
Pas de faux procĂšs, je n'ai jamais dit que Raspail n'avait pas le droit de s'exprimer ou qu'il fallait le censurer.
La référence à l'excommunion est à ce propos particuliÚrement cocasse.
Mais, si je ne l'excommunie pas (le pape ne m'ayant malheureusement pas encore délégué ce pouvoir), j'ai bien le droit de dire que les idées de Raspail sont empreintes de racisme, certes policé et "convenable", et je ne vais pas m'en priver.
Sans doute ai-je eu tort de mentionner l'article tout entier, ce passage aurait bien suffi:
Sans compter que les « Français de souche », matraquĂ©s par le tam-tam lancinant des droits de lâhomme, de « lâaccueil Ă lâautre », du « partage » cher Ă nos Ă©vĂȘques, etc., encadrĂ©s par tout un arsenal rĂ©pressif de lois dites « antiracistes », conditionnĂ©s dĂšs la petite enfance au « mĂ©tissage » culturel et comportemental, aux impĂ©ratifs de la « France plurielle » et Ă toutes les dĂ©rives de lâantique charitĂ© chrĂ©tienne, nâauront plus dâautre ressource que de baisser les bras et de se fondre sans moufter dans le nouveau moule « citoyen » du Français de 2050.
Comme dirait l'autre, "si c'est pas d'la blanquette, ça y ressemble" !
Excuse-moi si j'ai pu laisser croire que ton propos visait à censurer Raspail : il n'en était rien, je me suis mal exprimé.
Le qualificatif de raciste n'ayant rien d'enviable, je voulais juste prendre sa dĂ©fense sur ce point prĂ©cis. A mon sens, il ne l'est pas, et ne l'a jamais Ă©tĂ©. AprĂšs, tout dĂ©pend de l'endroit oĂč on place le curseur et dans les cas litigieux, la justice est lĂ pour trancher.
J'ai quand mĂȘme l'impression que le champ du racisme s'Ă©tend chaque jour davantage et, Ă©tant donnĂ© qu'un raciste est quelqu'un avec qui on ne peut raisonnablement pas discuter quand il s'agit de problĂšmes comme l'immigration, on risque Ă ce compte lĂ de se retrouver vite fait Ă monologuer.
Restons-en lĂ si tu veux bien. Je ne pense pas avoir grand chose Ă ajouter sur ce point.
Le qualificatif de raciste n'ayant rien d'enviable, je voulais juste prendre sa dĂ©fense sur ce point prĂ©cis. A mon sens, il ne l'est pas, et ne l'a jamais Ă©tĂ©. AprĂšs, tout dĂ©pend de l'endroit oĂč on place le curseur et dans les cas litigieux, la justice est lĂ pour trancher.
J'ai quand mĂȘme l'impression que le champ du racisme s'Ă©tend chaque jour davantage et, Ă©tant donnĂ© qu'un raciste est quelqu'un avec qui on ne peut raisonnablement pas discuter quand il s'agit de problĂšmes comme l'immigration, on risque Ă ce compte lĂ de se retrouver vite fait Ă monologuer.
Restons-en lĂ si tu veux bien. Je ne pense pas avoir grand chose Ă ajouter sur ce point.
Il ne me semble pas que l'on puisse ĂȘtre qualifiĂ© de raciste quand ce que l'on dit ne dĂ©passe pas certaines bornes, n'est pas une gĂ©nĂ©ralisation Ă tous crins, et vise Ă tenter de conserver un mode de vie, de pensĂ©e, et de culture d'un peuple.
Je crois que l'immigration peut ĂȘtre trĂšs positive dans la mesure oĂč elle reste dans des limites qui permettent au peuple "recevant" de garder son identitĂ©. En outre, l'immigrĂ© devrait rĂ©ellement ĂȘtre dĂ©sireux de ne pas prendre dans le peuple "recevant" que les avantages financiers qu'il pourrait y trouver. Il devrait aussi en accepter les rĂšgles de base, comme la laĂŻcitĂ©, les droits de l'homme et de la femme, et, pour exemple, renoncer aux excisions, aux mariages forcĂ©s Ă 15 ans etc.
Il ne serait Ă©videmment pas question de lui demander de renoncer Ă sa religion dans la mesure oĂč il accepterait de ne pas s'en servir contre le peuple qui le reçoit.
Il profite bien de nos valeurs quand il arrive chez nous, pourquoi ne devrait-il pas en accepter aussi les devoirs ?
N'oubliez pas que dans des dictatures comme l'Arabie Saoudite un européen ne peut pas entrer dans le pays avec une simple petite croix autour du cou !... Elle lui est prise à l'entrée à la douane...
Je crois que l'immigration peut ĂȘtre trĂšs positive dans la mesure oĂč elle reste dans des limites qui permettent au peuple "recevant" de garder son identitĂ©. En outre, l'immigrĂ© devrait rĂ©ellement ĂȘtre dĂ©sireux de ne pas prendre dans le peuple "recevant" que les avantages financiers qu'il pourrait y trouver. Il devrait aussi en accepter les rĂšgles de base, comme la laĂŻcitĂ©, les droits de l'homme et de la femme, et, pour exemple, renoncer aux excisions, aux mariages forcĂ©s Ă 15 ans etc.
Il ne serait Ă©videmment pas question de lui demander de renoncer Ă sa religion dans la mesure oĂč il accepterait de ne pas s'en servir contre le peuple qui le reçoit.
Il profite bien de nos valeurs quand il arrive chez nous, pourquoi ne devrait-il pas en accepter aussi les devoirs ?
N'oubliez pas que dans des dictatures comme l'Arabie Saoudite un européen ne peut pas entrer dans le pays avec une simple petite croix autour du cou !... Elle lui est prise à l'entrée à la douane...
Tout Ă fait de ton avis, Jules. Le racisme nait de la gĂ©nĂ©ralisation, et l'affirmation qu'il existe chez les immigrĂ©s un racisme anti-français, mĂȘme si c'est parfois le cas, est raciste, parce qu'elle tend Ă diaboliser tout un groupe de population en fonction de leur origine ethnique.
Petite question sur un livre prémonitoire ...
Comment un lecteur peut-il posséder une édition de 1971 d'un livre qui s'est écrit en 1973 ???
Il doit bien y avoir une explication.
S'il n'y en a pas, ça met sérieusement entre guillements toutes les apportations de ce lecteur.
Comment un lecteur peut-il posséder une édition de 1971 d'un livre qui s'est écrit en 1973 ???
Il doit bien y avoir une explication.
S'il n'y en a pas, ça met sérieusement entre guillements toutes les apportations de ce lecteur.
http://lefigaro.fr/international/2015/…
Ce titre anodin m'a "bizarrement" fait penser au livre de Raspail...qui était sans doute à cent lieues de penser combien sa prédiction se vérifierait.
Dans le roman, les migrants détruisent la civilisation qu'ils envahissent par le nombre...ici l'intention de destruction est délibérée...
Ce titre anodin m'a "bizarrement" fait penser au livre de Raspail...qui était sans doute à cent lieues de penser combien sa prédiction se vérifierait.
Dans le roman, les migrants détruisent la civilisation qu'ils envahissent par le nombre...ici l'intention de destruction est délibérée...
Je le possÚde dédicacé par l'auteur. Je me souviens trÚs bien ce qu'il m'a dit à l'époque " Vous avez des enfants, vous avez lu le camps des saints, eux le vivront " Malheureusement pour eux...
Une solution, remigration.
Une solution, remigration.
Je le possÚde dédicacé par l'auteur. Je me souviens trÚs bien ce qu'il m'a dit à l'époque " Vous avez des enfants, vous avez lu le camps des saints, eux le vivront " Malheureusement pour eux...
Une solution, remigration.
Il n'y a pas de solution. Il est beaucoup trop tard, et la trÚs grande majorité des Français d'origine extra européenne sont nés en France.
Cette «invasion» était effectivement prévisible mais ce qui est remarquable c'est que personne ne semble concerné par les causes de ces migrations. La seule chose qui parrait importante c'est le danger qu'elles peuvent représenter pour ces pays riches par la menace de destruction de leurs valeurs et cultures ; rien sur les situations catastrophiques de ces pays pauvres dont la plupart sont assis sur des richesses exploitées le plus souvent par les pays riches ; rien sur la détresse de ces hordes de migrants ; rien sur leur déracinement, sur l'abandon de leur propre culture ! Rien sur cette incroyable inégalité dans la répartion des richesses ! Et si ces migrants venaient rechercher tout simplement ce qu'on leur a volé ? En fait il ne s'agit pas de racisme mais tout simplement d'égoïsme de la part des pays riches qui n'en n'ont rien à faire que la moitié du monde crÚve du moment qu'ils gardent leurs privilÚges.
Apparemment c'est la mer qui se charge de cette «remigration»:-(
Apparemment c'est la mer qui se charge de cette «remigration»:-(
Ce n'est pas un problÚme d'immigration ! Mais t'intégration, ce qui est beaucoup plus complexe. Par contre, désolée Piero, mais je ne me flagelle pas tous les jours en pensant que c'est ma faute que les big entreprises pillent les pays pauvres...
Oui, la dĂ©tresse des migrants... ils ne dĂ©barquent pas pour le plaisir et arrivent avec l'espoir de trouver autre chose que la misĂšre et la guerre qu'ils ont quittĂ©es. Ma grand-mĂšre parlait rarement des trois semaines passĂ©es par elle et sa famille sur les plages d'ArgelĂšs-sur-mer Ă crever la dalle, la diffĂ©rence avec aujourd'hui, c'est qu'Ă l'Ă©poque il y avait du travail qui permettait de survivre, puis de vivre rapidement et enfin de faire partie du nouveau pays... Elle n'a transmis aucune rancoeur, aucun sentiment que la France, son pays, Ă©tait raciste, parce qu'elle et sa famille ont eu la chance de trouver leur place dans le pays, un travail qui leur a permis de refaire leurs vies dĂ©cemment et puis finalement confortablement pour ces paysans espagnols arrivĂ©s avec les vĂȘtements qu'ils avaient sur le dos. De leur cĂŽtĂ©, ils se sont ouverts Ă la France en participant Ă la vie sociale et respectaient leur nouveau pays (fallait pas critiquer !).
Et quand je vois ces migrants, je pense Ă ma grand-mĂšre...
Donc oui, la dĂ©tresse des migrants, et ces questionnements de comment on peut faire pour que la France soit capable de donner du travail, de donner une place Ă ces gens, mĂȘme si c'est que de passage, un tremplin, l'Ă©galitĂ© des chances, dans un pays ou les inĂ©galitĂ©s et les privilĂšges ne font que grandir...
Oui, la dĂ©tresse des migrants... ils ne dĂ©barquent pas pour le plaisir et arrivent avec l'espoir de trouver autre chose que la misĂšre et la guerre qu'ils ont quittĂ©es. Ma grand-mĂšre parlait rarement des trois semaines passĂ©es par elle et sa famille sur les plages d'ArgelĂšs-sur-mer Ă crever la dalle, la diffĂ©rence avec aujourd'hui, c'est qu'Ă l'Ă©poque il y avait du travail qui permettait de survivre, puis de vivre rapidement et enfin de faire partie du nouveau pays... Elle n'a transmis aucune rancoeur, aucun sentiment que la France, son pays, Ă©tait raciste, parce qu'elle et sa famille ont eu la chance de trouver leur place dans le pays, un travail qui leur a permis de refaire leurs vies dĂ©cemment et puis finalement confortablement pour ces paysans espagnols arrivĂ©s avec les vĂȘtements qu'ils avaient sur le dos. De leur cĂŽtĂ©, ils se sont ouverts Ă la France en participant Ă la vie sociale et respectaient leur nouveau pays (fallait pas critiquer !).
Et quand je vois ces migrants, je pense Ă ma grand-mĂšre...
Donc oui, la dĂ©tresse des migrants, et ces questionnements de comment on peut faire pour que la France soit capable de donner du travail, de donner une place Ă ces gens, mĂȘme si c'est que de passage, un tremplin, l'Ă©galitĂ© des chances, dans un pays ou les inĂ©galitĂ©s et les privilĂšges ne font que grandir...
personne ne semble concerné par les causes de ces migrations.
Tu as un peu raison, Pieronnelle, personne ici ne se sent concernĂ© par la cause de ces migrations arabo-musulmanes qui, selon certains, finiront par dĂ©truire les valeurs et la culture de leur pays dâaccueil.
La cause se trouve dans leurs pays d'origine. Ce sont les pays les plus riches du monde mais ce sont aussi les pays oĂč les richesses sont les plus mal rĂ©parties.
Au lieu de mettre sur pied une sécurité sociale, il font des guerres. Il n'ont pas le sens de la solidarité, de la fraternité et du partage qui sont dans les valeurs de notre civilisation judéo-chrétienne.
Ils sont historiquement incapable de mettre sur pied une démocratie. Ils sortent d'une dictature pour entrer dans des régimes intégristes encore pire ; et nos interventions dans ces pays, dans le but de les aider à s'en sortir, se retournent contre nous et tournent toujours à catastrophe.
Comme dit notre ami Amin Maalouf, ils s'enfoncent â sans que personne ne les y pousse â dans un puits historique dont on ne voit pas comment ils se sortiront un jour.
Nous ne pouvons rien faire pour eux, sinon de les accueillir en leur proposant un toit, de la nourriture préparée selon leur exigence, une instruction et une éducation gratuite, des édifices pour l'exercice de leur culte religieux, et de quoi vivre en leur demandant, si ce n'est pas trop, de ne pas nous faire la guerre, et de bien vouloir s'intégrer.
Tu es trop bonne Antinea ! Ta grand-mĂšre Ă©tait une de ces personnes admirables qui avaient la volontĂ© de s'intĂ©grer dans son pays dâaccueil, dans le respect de ses valeurs.
Et quand je vois ces migrants, je pense Ă ma grand-mĂšre...
Et tu as raison de ne pas te flageller tous les jours parce que les pays dits riches ne pillent pas les pays qui, soi disant, seraient pauvres : c'est eux qui possĂšdent les plus grandes richesses de la terre, ils ne les exploitent mĂȘme pas, et ils se contentent d'ĂȘtre inonder par l'argent qui leur tombe du ciel sans rien faire.
les pays dits riches ne pillent pas les pays qui, soi disant, seraient pauvres : c'est eux qui possĂšdent les plus grandes richesses de la terre, ils ne les exploitent mĂȘme pas, et ils se contentent d'ĂȘtre inonder par l'argent qui leur tombe du ciel sans rien faire.
Ben pas le pékin moyen qui vit dans son village pauvre, lui subit des gouvernements aux allures de monarchie corrompus et qui pompent cet argent qui tombe du ciel, comme tu dis, directement dans leurs poches ! Des pots de vins fournis par nos super riches, qui nous exploitent, à ces dirigeants de soit disant "républiques démocratique de..." qui se comportent comme des rois dans leurs pays... c'est un dialogue de riches à riches dont nous sommes les victimes en paupérisation en Europe, et les victimes toujours plus pauvres en Afrique...
Mes grands-parents ont eu de la chance dans leur malheur, je ne suis pas sûre qu'aujourd'hui ils aient pu ainsi repartir de rien dans les circonstances économiques actuelles... alors je pense que tu vas un peu vite dans tes conclusions, SJB. ;)
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