Tistou
31/10/2024 @ 19:07:41
"Dans le chapitre," dans le chapitre 6, évidemment !

Myrco
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31/10/2024 @ 20:02:48
@Pieronnelle et SJB
C'est marrant (façon de parler) parce que je n'ai pas du tout eu votre ressenti. C'est vrai que chaque chapitre marque une nouvelle étape dans le déroulement de l'intrigue en introduisant de nouveaux éléments ce qui imprime sa dynamique au roman et nous maintient un peu en apnée. Pour autant, de mon point de vue il y a enchaßnement et non rupture de continuité.
Quant Ă  savoir si l'auteur avait un plan prĂ©dĂ©fini, savait oĂč il emmenait ses personnages ou si au contraire il improvisait au fur et Ă  mesure, je crains qu'on n'aie jamais la rĂ©ponse Ă  moins qu'il se soit livrĂ© quelque part sur son processus de crĂ©ation. Je pencherais plutĂŽt pour se garder de plaquer sur ce
dernier la trajectoire plus ou moins alĂ©atoire qu'il prĂȘte Ă  ses personnages.
J'en donnerai une illustration ci-aprĂšs.
SPOILER:
Au chapitre 8 ( donc 2 chapitres avant la fin) lorsqu'il évoque les Barricades mystérieuses de Couperin p263 il écrit
" tout au long l'oeuvre continuait Ă  avancer, Ă  marcher vers une conclusion qui ne se produirait pas" .
On est bien lĂ  dans l'anticipation de la fin, il me semble ?

Saule
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01/11/2024 @ 10:29:00
Je pense que c'est un roman trÚs construit, qui se veut plus qu'une banale histoire prenante. Mais en tant que lecteur je n'adhÚre pas trop : le thÚme du hasard et de se laisser porter par le flot des évenements ne me dit pas grand chose d'une pars. Et d'autre part je trouve le personnage principal pas crédible : ce qui lui arrive est causé par sa propre sottise et ca ne le rend pas sympathique. Il semble toujours faire le mauvais choix, alors que tout lui est acquis.

Par contre j'aime bien cette idée d'un mur construit avec les pierres d'un vieux chateau, c'est le comble du ridicule mais la vanité de ce projet le rend beau d'une certaine maniÚre (par sa vanité ?). Et le travail fournis par les deux amis est peut-etre une allégorie de notre dur labeur ici bas, pour bien peu au final...

Myrco
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01/11/2024 @ 11:36:56
Je rejoins Saule sur le fait que le roman "se veut plus qu'une banale histoire prenante" (mĂȘme si elle n'est pas vraiment banale;-)
Finalement je ne pense pas qu'il faille y chercher un message Ă  proprement parler comme pourrait le laisser penser la tournure de fable qu'il prend Ă  un moment donnĂ©. J'y vois seulement l'illustration de la fragilitĂ© de notre condition humaine qui peut faire basculer nos vies Ă  un moment ou Ă  un autre, et surtout une interrogation existentielle de fond. Quid du hasard ou du destin qui dirigeraient nos vies ? Notre parcours n'est-il que la rĂ©sultante d'un hasard par dĂ©finition succession d'Ă©vĂšnements alĂ©atoires (voir l'errance de la premiĂšre partie etc...)?Ou au contraire est-il prĂ©dĂ©terminĂ©, la rĂ©alisation d'un destin rĂ©gi par on ne sait quelles forces obscures (incarnĂ©es peut-ĂȘtre par ces deux milliardaires ), intervention que soulignent les notes de la symphonie du destin au dĂ©but du chapitre 4 ? Quelle place laissĂ©e au libre arbitre dans tout ça ? C'est ce qu'interroge Ă  mon sens le roman.
Auster n'a pas l'ambition de pouvoir apporter une réponse. Et c'est à cette interrogation sans réponse que fait écho, il me semble, une fin qui laisse en suspens nos questions puisqu'on ne saura jamais ,entre autres, ce qu'il est advenu de Pozzi.

Aaro-Benjamin G.
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01/11/2024 @ 14:44:33
D’autres membres avaient exprimĂ© le dĂ©sir de participer, mais il n’y pas eu de manifestation rĂ©cente. Je vais ouvrir la discussion sur le chapitre 7-8.

******** ATTENTION SPOILER ********
à partir de ce point il peut y avoir des révélations

Donc, suite Ă  une Ă©vasion orchestrĂ©e par Nashe, Pozzi est retrouvĂ© le lendemain battu presque Ă  mort. Ce qui est trĂšs dĂ©chirant, sachant que Nashe se voit comme le protecteur et figure paternelle du jeune. Nashe conclut que le contremaĂźtre Murks et son fils Floyd sont les coupables de cette agression et ceci va orienter le livre jusqu’à la fin.

Mais voilĂ , nous en tant que lecteur, nous ne le savons pas si Murks est derriĂšre tout ça! On se souvient que lorsque Pozzi faisait de l’auto-stop, il Ă©tait ensanglantĂ©, ce qui signifie qu’il pataugeait dans les milieux louches et violent du poker clandestin. Alors quelqu’un d’autre pourrait l’avoir battu?

Ludmilla
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01/11/2024 @ 15:40:52
Quelqu'un d'autre l'aurait trouvé dans ce lieu loin de tout?

A minima, "comment aurait-il pu se retrouver dans le pré si Murks ne l'y avait amené?" (ed Babel p256)

Pieronnelle
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01/11/2024 @ 16:10:17
Quelqu'un d'autre l'aurait trouvé dans ce lieu loin de tout?

A minima, "comment aurait-il pu se retrouver dans le pré si Murks ne l'y avait amené?" (ed Babel p256)

Exact !

Pieronnelle
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01/11/2024 @ 16:13:16

Derniers chapitres :
L'auteur dĂ©voile, avec un sens de la dramaturgie et du suspens, les modalitĂ©s de l’engrenage dans lequel Nashe et Pozzi sont tombĂ©s.. Nashe fait preuve d’un courage assez Ă©tonnant dans son acceptation des nouvelles conditions du contrat puisque le remboursement de la dette s’éloigne de plus en plus. Je ne pense pas qu’il soit naĂŻf mais il essaie de justifier le but qu’il s’est fixĂ© et s’il est vraiment conscient du piĂšge dans lequel ils sont tombĂ©s il ne veut pas capituler. Son souci c’est Pozzi pour lequel l’attachement est de plus en plus fort car il comprend qu’il ne pourra continuer avec un tel sentiment d’injustice et de rĂ©volte ; alors le faire fuir lui parait la meilleure solution pour le sauver

Le roman prend alors des allures de thriller et les scĂšnes qui vont suivre sont vraiment terribles ; le retour de Pozzi massacrĂ©, le besoin de Nashe de le venger qui le ronge, sa folie impressionnante lorsqu’il veut tuer l’enfant qu'il croit responsable de la dĂ©nonciation de la tentative de fuite, les comportements des gardiens Ă©quivoques ou vraiment machiavĂ©liques

Difficile d’échapper Ă  ses propres fils barbelĂ©s !

Pieronnelle
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01/11/2024 @ 17:28:47
Mon ressenti sur ce livre :

En dehors de cette impression parfois d'une improvisation (et non de ruptures) que j'ai apprĂ©ciĂ©e car calquĂ©e ou en osmose avec l'intention du roman, il y a peu de respirations dans le dĂ©roulement de ce rĂ©cit, tout est concentrĂ© sur la psychologie de Nashe, sur ses pensĂ©es, ses erreurs et tourments et sur ses rencontres. On ne le quitte pratiquement jamais , on le suit dans ces questionnements , doutes et certaines satisfactions ; et la premiĂšre partie est faite pour nous le prĂ©senter sans jugements et a- priori, ce qui, semble -t-il, est une constante de l’auteur car il devient difficile de se faire une vĂ©ritable idĂ©e sur son comportement ainsi que sur celui des autres rares personnages aussi violents soient-ils car il laisse le doute sur les motivations des deux milliardaires , sur celles de Murks et de son gendre (sont-ils libres ou mauvais, sont-ils menteurs ou sincĂšres?) et finalement on ne sait pas exactement qui est Pozzi ce qui effectivement correspond au point d’interrogation Ă  la fin.
La construction de ce mur acceptĂ©e relativement facilement par Nashe favorise t-elle un besoin de pĂ©nitence pour tout ce qu’il se reproche aussi bien au niveau d’une possible lĂąchetĂ© que de ses erreurs ?
En fait Nashe est un homme perdu dans une grande difficultĂ© d’assumer sa vie. Il croit un moment en la libertĂ© par l’argent qu’il ne sait gĂ©rer, il se plonge ensuite dans les alĂ©as du jeu de cartes qui l’excitent tout en lui faisant peur, il reçoit la sanction de son inconsĂ©quence (aprĂšs avoir misĂ© sa voiture pour s’endetter jusqu’au cou et le priver d’une fuite ), comme une possibilitĂ© de se racheter par le travail, le vrai, celui de forçat ; Nashe a un cĂŽtĂ© masochiste comme beaucoup de gens indĂ©cis dans la vie qui croient avoir besoin de flagellation pour comprendre ou agir
Comme beaucoup d'ĂȘtres humains ! L'errance, les bons ou mauvais choix, ou bien se laisser aller par dĂ©couragement ou lĂąchetĂ©, le manque de chance (si vraiment ça existe....) et bien d'autres causes imprĂ©vues....
Mais Nashe n'est coupable de rien car qui sait vraiment comment il faut vivre ? MalgrĂ© le courage, la solidaritĂ© et l’amour ,la seule fois oĂč il aura pu choisir sa propre sortie ce sera la derniĂšre mais au moins au volant de sa propre voiture. La boucle est bouclĂ©e


C'est un roman puissant je trouve, pas du tout ordinaire de par l'alternance de réalisme et d'imaginaire cauchemardesque et la psychologie approfondie du personnage principal. Suite au geste de Musks qui coupe la musique de la radio dans la voiture, musique qui l'avait replongé dans les premiers moments de liberté, Nashe prend sa décision. La Musique du hasard... fatale...

Myrco
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01/11/2024 @ 19:19:57
@Piero
Perso, je ne pense pas qu'il s'agisse d'un suicide. Nashe est grisé par le fait de se retrouver au volant de sa propre voiture (anciennement); bon conducteur il conduit vite parce qu'il jouit d'une sensation de maßtrise et de liberté retrouvées
et s'il accélÚre, c'est par défi en réponse à l'insulte de Murks.
S'il se dĂ©tourne de la route, ce qui crĂ©e l'accident fatal, c'est par rĂ©flexe suite au geste autoritaire de ce dernier: "Murks se pencha en avant et coupa la radio. Le silence soudain fit Ă  Nashe l'effet d'une secousse, et par rĂ©flexe automatique, il se tourna vers Murks pour lui dire de se mĂȘler de ses affaires."
Je n'y vois aucune intention délibérée de sa part.
Encore un sale coup du hasard...ou du destin.

Pieronnelle
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02/11/2024 @ 00:36:32
Ah non , pour moi Nashe choisit en appuyant sur l'accelĂ©rateur de foncer dedans car " au lieu d'Ă©craser son pied sur le frein, il l'appuya davantage encore sur l'accelerateur" donc il accepte cette fin, sans avoir fait , mĂȘme par rĂ©flexe , la moindre tentative pour soit arrĂȘter soit dĂ©vier . C'est drĂŽle car le mot suicide ne m'est pas venu Ă  l'esprit, je l'ai vu comme une acceptation de ce coup fatal du sort...Ce ne peut pas ĂȘtre un suicide car il n'y avait pas au dĂ©part une volontĂ© d'en finir ; mais je ne peux pas m'empĂȘcher de penser que l'auteur a voulu que l'on croit que Nashe, au fond de lui, avait compris en un Ă©clair qu'il ne pourrait jamais se sortir de ce piĂšge (mais ça c'est une extrapolation :-)

Saule
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02/11/2024 @ 01:44:54
Exactement Pierro, c'est une acceptation qui ne manque pas de panache. Je trouve la fin trÚs bien. Nash comprend qu'il va mourir car il est trop tard pour freiner, alors il affronte bravement en accélérant et foncant dans la lumiÚre. Je me dis aussi qu'il était impossible de revenir à son ancienne vie d'errance sur les routes, sa "vraie" vie c'était avec Pozzi dans ce champ.

Par contre on ne sait pas ce qui est advenu de Pozzi, l'auteur nous laisse délibéremment le choix je pense. J'aurai tendance à penser que Mursk l'a conduit à l'hopital et qu'il en réchappe. On ne sait rien non plus des deux milliardaires, est-ce que tout était planifié par eux (ils auraient arnaqué Pozzi) ? Ou est-ce juste le hasard qui a conduit Pozzi à perdre et ensuite à accepter ce travail ?

Myrco
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02/11/2024 @ 09:23:52
@Piero et Saule
Si votre hypothĂšse est la bonne, alors expliquez moi pourquoi l'auteur a cru bon de rajouter l'incident avec le geste de Murks qui coupe la radio et le fait que Nashe se retourne par rĂ©flexe d'oĂč l'accident ?
Si le choc était survenu juste avant aprÚs que Nashe ait appuyé sur l'accélérateur, je pourrais vous suivre...mais là non.

Pieronnelle
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02/11/2024 @ 11:01:01
@Piero et Saule
Si votre hypothĂšse est la bonne, alors expliquez moi pourquoi l'auteur a cru bon de rajouter l'incident avec le geste de Murks qui coupe la radio et le fait que Nashe se retourne par rĂ©flexe d'oĂč l'accident ?
Si le choc était survenu juste avant aprÚs que Nashe ait appuyé sur l'accélérateur, je pourrais vous suivre...mais là non.

Non mais le fait que Musks coupe la musique si importante pour Nashe est ressentie pour lui comme une agression et le silence qui suit est pour moi symbolique car comme justement le fait qu'il se retourne sera la cause de l'accident c'est comme si il ne pourrait jamais échapper à ses geÎliers. D'ailleurs le fait que ces derniers hurlent derriÚre provoque chez lui ce geste d'appuyer sur l'accelerateur avec panache ,comme le souligne Saule, comme s'i leur faisait un b...d'honneur :-)
Mais Myrco je pense que l'auteur nous laisse cette libertĂ© de penser chacun diffĂ©remment car il laisse des Ă©lĂ©ments qui peuvent paraĂźtre contradictoires, il Ă©crit qu"il ne pourra pas freiner ni empĂȘcher mais tout de suite aprĂšs il insiste sur le fait qu'il appuit sur l'accĂ©lĂ©rateur ; s'il avait voulu qu'on croit seulement Ă  un accident il se serait a mon avis limitĂ© a la premiĂšre phrase.. Ce qui nous permet de choisir notre solution, comme pour Pozzi. Saule veut croire que Musks a conduit Pozzi Ă  l'hĂŽpital, moi je pense que si c'est vrai et qu'il s'est rĂ©tabli et qu'il est parti , Nashe ne parvient pas Ă  le croire parce qu'il est convaincu qu'il est mort et qu'il n'y a plus d'espoir .
Mais personnellement je ne comprendrais pas pourquoi ils auraient tabassé Pozzi pour l'emmener à l'hÎpital...

Saint Jean-Baptiste
02/11/2024 @ 11:36:53
Quid du hasard ou du destin qui dirigeraient nos vies ? Notre parcours n'est-il que la résultante d'un hasard par définition succession d'évÚnements aléatoires

Je pense comme Myrco que le hĂ©ros du roman dĂ©montre comment la vie dĂ©pend d’un enchaĂźnement incroyable de hasards. Le hĂ©ros vit une histoire trĂšs particuliĂšre mais il reprĂ©sente un type d’homme assez rĂ©pandu : il est incapable de prendre une dĂ©cision, il prĂ©fĂšre que le hasard choisisse pour lui. C’est bien montrĂ© au dĂ©but du livre quand il roule au hasard en attendant que quelque chose dĂ©cide de sa nouvelle vie.

Saint Jean-Baptiste
02/11/2024 @ 11:44:55
Exactement Pierro, c'est une acceptation qui ne manque pas de panache. Je trouve la fin trĂšs bien.
Je pense que ça ne pouvait pas finir autrement ; je ne pense pas qu’il faut y voir une volontĂ© de suicide. Tous les personnages du roman disparaissent les uns aprĂšs les autres
 comme par hasard.

Saint Jean-Baptiste
02/11/2024 @ 11:52:05

Nashe fait preuve d’un courage assez Ă©tonnant dans son acceptation des nouvelles conditions du contrat puisque le remboursement de la dette s’éloigne de plus en plus. Je ne pense pas qu’il soit naĂŻf mais il essaie de justifier le but qu’il s’est fixĂ© et s’il est vraiment conscient du piĂšge dans lequel ils sont tombĂ©s il ne veut pas capituler.

Moi je n’y vois ni courage ni but particulier. Nashe est le type mĂȘme du soumis. Il aurait fait un bon citoyen dans une dictature : fais ce qu’on t’impose et, surtout, ne rĂ©flĂ©chis pas !

Saint Jean-Baptiste
02/11/2024 @ 12:15:13
Dans un roman je m’attache beaucoup aux personnages.
Ici, je trouve que les personnages sont bien inventĂ©s, l’auteur a beaucoup d’imagination, mais leur consistance n’est pas terrible : Flowers et Stone, sont prĂ©sentĂ©s comme d’aimables caricatures, des Lauriel et Hardi, mais on aurait voulu qu’ils prennent plus d’épaisseur, et au moins savoir ce qu’ils deviennent


Murks et son beau-fils, ont la consistance des personnages d’un Lucky-Luke.

Pozzi est un sale gamin sympathique, il est bien typĂ©, mais on regrette que l’auteur l’aie lĂąchĂ© en cours de route. C’est mon personnage prĂ©fĂ©rĂ©. Il n’a pas appris Ă  vivre mais, comme on dit, il a un bon fond,  : quand il apprend que Nashe a volĂ© les deux figurines il lui dit : mais tu es cinglé ! Et, en mĂȘme temps, on dirait que Nashe remonte dans son estime (et dans la mienne aussi) : enfin une initiative !

La prostituée est formatée comme on se les imagine, sympa mais sans originalité.

Reste Nashe. Au dĂ©but il apparaĂźt comme une vraie loppe ; curieusement, en captivitĂ© dans sa roulotte, il devient un peu plus raffinĂ©, il Ă©coute de la musique classique et il lit des livres. Mais ce n’est pas trĂšs plausible, ça ne correspond pas Ă  son personnage d’abruti : un type qui ne trouve rien de mieux Ă  faire que de rouler jour et nuit dans une voiture, alors qu’il est devenu riche Ă  millions

Mais il personnalise le type mĂȘme du soumis : soumis au hasard, soumis aux autres, incapable de mener sa vie. Dans ce sens, on peut dire qu’il est bien typĂ©.

En rĂ©alitĂ©, je pense que le but de l’auteur n’était pas de fouiller la psychologie de ses personnages ni d’envoyer un message quelconque, mais d’écrire une bonne histoire ; et lĂ , il a rĂ©ussi.

Saule
(Je lis...)
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02/11/2024 @ 13:46:56
Myrco, ton interprĂ©tation de la fin n'est pas vraiment diffĂ©rente de celle de Piero ni de la mienne. C'est un accident mais Nash, fidĂšle Ă  son habitude, ne fait rien pour changer la trajectoire du destin. Il y a quand mĂȘme la mention de la lumiĂšre, ca m'avait frappĂ© en tout cas dans la version anglaise, qui donne un peu une connotation de mort "glorieuse". Mais c'est peut-etre purement un ressenti personnel.

Pour Pozzi, c'est vrai que la balance penche pas mal du cÎté d'une rossée infligée par Musk, mais le doute est là malgré tout.

SJB, le fait que l'auteur abandonne les deux millionnaires en cours de route est certainement partie du plan du roman, mais tout ca est bien énigmatique :-)

Cyclo
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02/11/2024 @ 13:49:01
Pas encore trouvé. Mais vous me donnez envie de le lire !

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