Koudoux

avatar 14/12/2021 @ 14:24:55

J’ai souri au passage plein de pudeur – ou d’humour ? – où Yusuf s’étonne d’avoir d’étranges sensations quand il tient une jeune fille dans ses bras… - Yusuf a 17 ans ! ;-))





Le passage des "étranges sensations" de Yusuf est effectivement amusant.



Dites-moi, vous référez bien à la 3e partie du 3e chapitre? L'expression employée dans le texte est-t-elle précisément 'étranges sensations'?

Pourriez-vous citer la phrase en entier, parce que dans la version anglaise, je ne vois pas de terme correspondant à cela.




Non, c'est une façon de résumer la situation!


"Parfois, elle lui baisait les mains et lui suçait le bout des doigts. Il remuait les jambes pour qu'elle ne s'aperçoive pas à quel point il était excité, en se demandant si elle se rendait compte de ce qu'ils faisaient.
Lorsqu'il était seul, il se faisait de violents reproches et avait peur de ce qui lui arriverait s'ils étaient découverts."

Saint Jean-Baptiste 14/12/2021 @ 14:40:21
... Aziz organise un nouveau voyage et prend Yusuf avec lui.
Cela va permettre à l’auteur de continuer ses descriptions de la région, des coutumes et de la vie de différentes personnes.
Effectivement, on se lance dans de nouvelles péripéties et c’est l’occasion d’approfondir l’observation des caractères de chacun et leur façon de réagir face aux épreuves.
On arrive, m’a-t-il semblé, au point crucial du récit mais ne dévoilons rien de l’histoire ! Pas de spoiler !

On peut quand même dire que les parlotes et réflexions sur les religions sont plus approfondies et c’est toujours intéressant. On voit comment les religions sont conçues par les populations ; on sent bien ce mélange de spiritualité et de superstition selon le niveau d’éducation. On sent aussi une méfiance des « sauvages » vis à vis des gens plus instruits. On constate comment les musulmans vivent leur religion. Leur sort est dans les mains de Dieu : « si Dieu le veut, l’expédition réussira ». C’est du fatalisme, l’islam est la religion de la soumission mais c’est beau de voir comment ils mettent Dieu dans leur vie.

On apprend aussi, et c’est un grand intérêt du récit, comment se passent les tractations commerciales. Et, au fond, on constate que les règles sont toujours les mêmes partout : il faut graisser la patte du responsable et, surtout ne pas se tromper de personne. Il ne faut pas donner trop, pas trop peu. Au cours des tractations, il faut donner des petits cadeaux, ça arrondi les angles mais, toujours, pas trop, pas trop peu…
Rien de nouveau sous le soleil ! Mais gare à celui qui ne joue pas le jeu ! Celui qui accepte le pot de vin s’engage à respecter les règles sinon, c’est un bandit, un forban, un sauvage avec qui rien n’est plus possible…

C’est un livre que j’apprécie de plus en plus au fur et à mesure que j’avance.
Le chapitre se termine curieusement par une analyse plus approfondie du caractère de Yusuf ; c’est nouveau et bienvenu.

On parle peu du style mais, moi il m’épate : l’auteur arrive à dire énormément de choses en très peu de mots. Il n’y a jamais de longueur même si les dialogues ressemblent souvent à des monologues et à des exposés de l’auteur, on ne s’ennuie jamais.

J’attends vos commentaires impatiemment et je me réjouis d’entamer ce soir le cinquième chapitre.

SpaceCadet
avatar 14/12/2021 @ 14:42:06
@ Koudoux: merci. Nous avons bien le même 'phrasé'.

(Je reviendrai un peu plus tard avec mes commentaires sur ce chapitre).

SpaceCadet
avatar 14/12/2021 @ 15:46:54
LE VOYAGE A L’INTERIEUR DU PAYS

Visiblement Hamid ne souhaite pas que Yusuf mette son nez dans ses affaires ; on sent qu’il y a quelque chose de pas net et qu’il cherche à justifier quelque chose.

Hamid et Maimuna sont étonnés de découvrir que Yusuf ne sait pas lire et qu’Aziz a négligé de voir à son éducation. Ce passage met de nouveau en lumière le fait qu’Aziz semble essentiellement pris et motivé par ses affaires. De plus ce passage donne lieu à d’autres échanges sur le sujet de leurs croyances respectives entre Hamid et Kalasinga (ils me font bien rire).

En ce qui a trait au passage où Asha se rapproche de Yusuf d’une manière disons sensuelle, j’y ai vu la marque d’une petite fille qui est en train de découvrir et tester son jeu de séduction d’un côté, et le malaise d’un jeune homme qui n’ayant pas anticipé ce genre de comportement de la part d’une fille qu’il considère comme une enfant, ne sait pas trop comment réagir.

Aziz, réapparaît alors qu’il est en route pour une nouvelle expédition. Les prêts contractés afin de pouvoir à ce voyage font trembler Hamid qui visiblement a des parts dans l’affaire et en même temps cela laisse craindre le pire.

On note que cette fois il y aura deux chefs d’expédition et en mon sens, il ne faut pas être devin pour anticiper que cette situation risque de donner lieu à quelques tensions entre eux et éventuellement des divisions parmi les hommes qu’ils ont à charge.
Puis avec la météo qui joue contre eux avant le départ et les aventures qui les confrontent dès les premiers jours, on ne peut pas dire que le ‘voyage’ commence bien.

Ca sera une première expérience pour Yusuf; on peut donc imaginer qu'il aura les yeux grands ouverts!

SpaceCadet
avatar 14/12/2021 @ 17:34:49
Pour accompagner votre lecture, je vous propose une petite PAUSE MUSICALE.

Musique traditionnelle de Tanzanie interprétée par Saida Kalori:

https://www.youtube.com/watch?v=awVaz-Qu9BE

Sa page Wikipedia (en français) est ici:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Saida_Karoli

Myrco

avatar 14/12/2021 @ 19:15:55

TERMINE LA 3ème PARTIE

Cette troisième partie est pour moi jusqu'ici celle qui illustre de manière plus nette et accentuée l'aspect roman d'apprentissage tout en l'associant encore plus étroitement à l'aspect découverte d'un pays dans sa diversité et à un moment clé de son histoire.

Yusuf s'y éveille à la fois à la pratique de la religion musulmane, connaît ses premiers émois sexuels (un peu tard je trouve), élargit ou plutôt acquiert des connaissances auprès de Kalasinga qui l'initie entre autres à l'anglais En même temps qu'il va découvrir le pays et les moeurs des populations de l'intérieur, il nourrit sa curiosité des récits de ce dernier ou des voyageurs de passage qui l'instruisent de pays lointains. Mais surtout il se confronte pour la première fois à l'horreur et à la mort : "tu verras comme la nature humaine est vile et déraisonnable" lui dit Aziz lorsqu'il l'envoie aider à ensevelir les cadavres du village martyr.

En même temps le récit s'oriente plus ici vers le récit d'aventures. L'intérieur du pays se révèle terre de tous les dangers: violence des aléas climatiques (la tempête créera de gros dégâts pas seulement matériels), une faune variée peu apparue jusqu'ici qui constitue une menace mortelle permanente ( on n'en saisit d'abord que les bruits et les traces au bord du lac mais bientôt elle s'invite dans des épisodes dramatiques), les maladies liées aux in sectes (voir les ultimes conseils du sikh) mais aussi les menaces que peuvent représenter les populations rencontrées et leurs superstitions.

Comme le soulignait SJB, on en apprend aussi pas mal (et c'est intéressant) sur la prégnance de l'islam et le rapport à la religion chez ces gens d'origine arabe qui peuvent néanmoins présenter des niveaux de pratique différents.
J'ai beaucoup aimé aussi les propos amusants de Kalasinga sur l'islam :" Je serai au paradis où je serrerai tous les boulons pendant que votre Dieu du désert vous torturera pour tous vos péchés".
J'ai le sentiment peut-être erroné que l'auteur témoigne d'un certain recul vis à vis de sa (?) religion. Sa description du fonctionnement de l'école coranique ne plaide guère en faveur de celle-ci. Il semble dénoncer une pratique outrancière et hypocrite de certains (Hamid) chez qui l'objectif de la récompense divine prévaut sur l'adhésion à une morale stricte (incarnée par Hussein).

Une fois de plus, Gurnah met l'accent sur la complexité de l'humain mettant en lumière ses facettes parfois contradictoires.
Hamid et sa femme apparaissent ici sous un jour moins sympathique faisant fi du sentiment d'humiliation du jeune homme et s'en débarrassant sans état d'âme.
Aziz par contre apparaît sous son jour le plus positif: peu démonstratif il domine toujours toutes les situations et porte un regard lucide et amusé sur le monde, s'avère plutôt paternaliste vis à vis de Yusuf.
Abdalla lâche et vaniteux prend ici plus d'épaisseur humaine.
Quant au nouvel arrivant, Simba Mwene , s'il est un assassin il prouve aussi son respect pour la dignité de ses frères humains.
Quant à Yusuf, on n'en apprend guère plus sur lui si ce n'est qu'il est la proie d'angoisses profondes qui transparaissent dans ses cauchemars, qu'il se montre à la fois modeste (rapport à sa beauté) et fier (il aura à coeur de transformer son humiliation en se valorisant à l'école coranique).

Myrco

avatar 15/12/2021 @ 10:31:53


On parle peu du style mais, moi il m’épate : l’auteur arrive à dire énormément de choses en très peu de mots. Il n’y a jamais de longueur même si les dialogues ressemblent souvent à des monologues et à des exposés de l’auteur, on ne s’ennuie jamais.


Si on parle peu du style c'est qu'il s'avère conventionnel et peu personnalisé. Il n'en reste pas moins que Gurnah se révèle un conteur talentueux. J'avais aussi été frappée dès le début par son habileté à faire passer beaucoup de choses en peu de mots. De plus je trouve qu'il y a un bon équilibre entre narration et dialogues qui rendent le texte plus vivant.

SpaceCadet
avatar 15/12/2021 @ 10:41:27
Par curiosité, j’ai continué mes recherches pour en savoir un peu plus au sujet du KIPANDE. Toujours rien à l’horizon (je n’ai pas de compte FB). Je pense comme le mentionne Saint Jean-Baptiste qu’il s’agit d’un jeu de balle qui pourrait avoir quelques ressemblances avec le cricket et qu’il s’agit probablement d’un jeu qui fut populaire à une époque et dans un milieu donné et qui est probablement devenu chose du passé. Quant au terme ‘Kipande’, qui signifie ‘fragment’, il pourrait bien appartenir au langage vernaculaire (?).

Je cite Myrco : ‘Yusuf s'y éveille à la fois à la pratique de la religion musulmane, connaît ses premiers émois sexuels (un peu tard je trouve), élargit ou plutôt acquiert des connaissances auprès de Kalasinga qui l'initie entre autres à l'anglais. ‘

Sauf erreur, je n’ai pas vu mentionné que notre héros ait appris l’anglais. J’ai bien relevé ceci : ‘… Yusuf came to spend several afternoons a week in Kalasinga’s workshop, sitting on old tyres with a board on his lap, learning to read and write in rumi.’.

Pourriez-vous m'indiquer où dans le texte il est dit que Yusuf apprend l'anglais?

Myrco, tu sembles assumer que les principaux protagonistes du roman sont d’origine arabe, je n’ai pas fait cette assomption mais peut-être ai-je loupé un détail qui confirmerait cela ?

Cela étant, je pense que dans ce roman, l’auteur adopte clairement la perspective d’une partie seulement de la population Tanzanienne ; à savoir celle des habitants de la côte, dont la plupart ont été exposé depuis fort longtemps à la présence des Arabes et des Indiens et qui, en raison de leur position géographique et des activités commerciales qui s’y rattachent, ont un regard plus ‘ouvert’ sur le monde extérieur. Notons à cet effet que les commerçants implantés à l'intérieur des terres sont probablement issus ou ont vécu près de la côte. La plupart d’entre eux parlent swahili ou kiswahili et ont une maîtrise plus ou moins importante de l’arabe. Certains sont probablement issus de parentages mixtes, mais l’auteur ne nous donne pas beaucoup d’information à ce sujet. En principe, c’est au niveau des porteurs et de la ’main-d’œuvre’ que l’on pourrait trouver des personnages issus des régions intérieures, mais l’auteur n’en parle pas beaucoup.

Incidemment, j’ai longuement hésité hier avant de vous proposer cette musique (voir plus haut dans ce fil) traditionnelle, car non seulement l’enregistrement n’est pas fameux, mais surtout elle est sommes toutes assez éloignée du contexte dans lequel se déroule récit. Cela étant, avec le recul, je réalise que cela montre bien à quel point le roman de monsieur Gurnah est implanté dans un contexte précis à une époque précise et qu’il est narré suivant une perspective précise. On voit que la majorité des personnages principaux ne sont pas issus d’une des nombreuses ethnies peuplant l’intérieur du pays et par le biais de la musique contemporaine, on voit que la configuration sociétale a sans doute beaucoup évolué depuis.

SpaceCadet
avatar 15/12/2021 @ 10:55:44

Le chapitre se termine curieusement par une analyse plus approfondie du caractère de Yusuf ; c’est nouveau et bienvenu.



Ce passage m'a également interpellé. D'ailleurs je m'étais mis une note pour me rappeler de le relire...On en reparlera plus loin.

Myrco

avatar 15/12/2021 @ 11:40:34
.

Je cite Myrco : ‘Yusuf s'y éveille à la fois à la pratique de la religion musulmane, connaît ses premiers émois sexuels (un peu tard je trouve), élargit ou plutôt acquiert des connaissances auprès de Kalasinga qui l'initie entre autres à l'anglais. ‘

Sauf erreur, je n’ai pas vu mentionné que notre héros ait appris l’anglais. J’ai bien relevé ceci : ‘… Yusuf came to spend several afternoons a week in Kalasinga’s workshop, sitting on old tyres with a board on his lap, learning to read and write in rumi.’.

Pourriez-vous m'indiquer où dans le texte il est dit que Yusuf apprend l'anglais?


Ce n'est pas explicite mais il m'a semblé pouvoir le déduire des éléments qui suivent.
Page 127 de mon édition soit quelques lignes avant ta citation, Kalinga dit à Hamid : "Envoie-le-moi, je lui apprendrai l'alphabet anglais".
"roumi" est le terme que les musulmans utilisent pour désigner les chrétiens et plus largement les européens.
Compte tenu de ce qui a été dit plus haut et du fait qu'il est peu probable que Kalinga connaisse une autre langue européenne, lorsqu'il est dit plus loin que Yusuf " apprenait à lire et écrire en roumi " il m'est apparu légitime d'en déduire qu'il s'agissait de l'anglais.

Myrco

avatar 15/12/2021 @ 11:55:20
Myrco, tu sembles assumer que les principaux protagonistes du roman sont d’origine arabe, je n’ai pas fait cette assomption mais peut-être ai-je loupé un détail qui confirmerait cela ?


Là je serai beaucoup moins affirmative car tu introduis un sérieux doute dans mon esprit. C'est un sentiment fondé sur un certain nombre choses (par exemple le fait qu'entre eux ils parlent parfois l'arabe) mais cela reste assez flou en effet et il faudrait que je relise beaucoup de passages à la lumière de cette interrogation.
Il serait intéressant d'avoir l'avis des autres à ce sujet mais hélas plusieurs d'entre eux sont aux abonnés absents et c'est bien dommage;-(

SpaceCadet
avatar 15/12/2021 @ 12:49:25
.

Je cite Myrco : ‘Yusuf s'y éveille à la fois à la pratique de la religion musulmane, connaît ses premiers émois sexuels (un peu tard je trouve), élargit ou plutôt acquiert des connaissances auprès de Kalasinga qui l'initie entre autres à l'anglais. ‘

Sauf erreur, je n’ai pas vu mentionné que notre héros ait appris l’anglais. J’ai bien relevé ceci : ‘… Yusuf came to spend several afternoons a week in Kalasinga’s workshop, sitting on old tyres with a board on his lap, learning to read and write in rumi.’.

Pourriez-vous m'indiquer où dans le texte il est dit que Yusuf apprend l'anglais?



Ce n'est pas explicite mais il m'a semblé pouvoir le déduire des éléments qui suivent.
Page 127 de mon édition soit quelques lignes avant ta citation, Kalinga dit à Hamid : "Envoie-le-moi, je lui apprendrai l'alphabet anglais".
"roumi" est le terme que les musulmans utilisent pour désigner les chrétiens et plus largement les européens.
Compte tenu de ce qui a été dit plus haut et du fait qu'il est peu probable que Kalinga connaisse une autre langue européenne, lorsqu'il est dit plus loin que Yusuf " apprenait à lire et écrire en roumi " il m'est apparu légitime d'en déduire qu'il s'agissait de l'anglais.


Pour ce qui est de 'Envoie-le moi, je lui apprendrai l'alphabet anglais' (Send him to me, and I'll teach him to read in English alphabet'; je n'ai pas immédiatement déduit qu'il anticipait lui apprendre l'anglais parce que dans ce cas il n'aurait pas été nécessaire d'ajouter le mot 'alphabet'. Quant au terme 'rumi' il est trop général je trouve pour qu'on en déduise quoi que ce soit. Cela étant, comme Kalasinga affirme éventuellement qu'il compte traduire le Coran en anglais... toutes déductions faites et tout mis ensemble... tu as sans doute raison. Le petit jeune homme aura donc eu droit à quelques leçons d'anglais.

Bien vu Myrco!!

SpaceCadet
avatar 15/12/2021 @ 12:50:23
J'ai oublié de le noter plus haut... afin de mieux comprendre le volet 'commercial' du récit, j'ai trouvé la page suivante fort utile:

https://fr.wikipedia.org/wiki/…

Koudoux

avatar 15/12/2021 @ 14:00:12
J'ai oublié de le noter plus haut... afin de mieux comprendre le volet 'commercial' du récit, j'ai trouvé la page suivante fort utile:

https://fr.wikipedia.org/wiki/…

Extra ce lien, beaucoup d'explications confirment et complètent le récit!

Koudoux

avatar 15/12/2021 @ 14:06:29
.
Cela étant, comme Kalasinga affirme éventuellement qu'il compte traduire le Coran en anglais... toutes déductions faites et tout mis ensemble... tu as sans doute raison. Le petit jeune homme aura donc eu droit à quelques leçons d'anglais.

C'est la déduction que j'ai faite aussi mais sans trop analyser donc je peux me tromper ou pas...

Myrco

avatar 15/12/2021 @ 15:05:30
.

Je cite Myrco : ‘Yusuf s'y éveille à la fois à la pratique de la religion musulmane, connaît ses premiers émois sexuels (un peu tard je trouve), élargit ou plutôt acquiert des connaissances auprès de Kalasinga qui l'initie entre autres à l'anglais. ‘

Sauf erreur, je n’ai pas vu mentionné que notre héros ait appris l’anglais. J’ai bien relevé ceci : ‘… Yusuf came to spend several afternoons a week in Kalasinga’s workshop, sitting on old tyres with a board on his lap, learning to read and write in rumi.’.

Pourriez-vous m'indiquer où dans le texte il est dit que Yusuf apprend l'anglais?



Ce n'est pas explicite mais il m'a semblé pouvoir le déduire des éléments qui suivent.
Page 127 de mon édition soit quelques lignes avant ta citation, Kalinga dit à Hamid : "Envoie-le-moi, je lui apprendrai l'alphabet anglais".
"roumi" est le terme que les musulmans utilisent pour désigner les chrétiens et plus largement les européens.
Compte tenu de ce qui a été dit plus haut et du fait qu'il est peu probable que Kalinga connaisse une autre langue européenne, lorsqu'il est dit plus loin que Yusuf " apprenait à lire et écrire en roumi " il m'est apparu légitime d'en déduire qu'il s'agissait de l'anglais.



Pour ce qui est de 'Envoie-le moi, je lui apprendrai l'alphabet anglais' (Send him to me, and I'll teach him to read in English alphabet'; je n'ai pas immédiatement déduit qu'il anticipait lui apprendre l'anglais parce que dans ce cas il n'aurait pas été nécessaire d'ajouter le mot 'alphabet'. Quant au terme 'rumi' il est trop général je trouve pour qu'on en déduise quoi que ce soit. Cela étant, comme Kalasinga affirme éventuellement qu'il compte traduire le Coran en anglais... toutes déductions faites et tout mis ensemble... tu as sans doute raison. Le petit jeune homme aura donc eu droit à quelques leçons d'anglais.

Bien vu Myrco!!

Juste une petite remarque;-) Il était bien nécessaire d'en passer au préalable par l'apprentissage de l'alphabet puisque jusqu'ici Yusuf ne devait connaître que l'écriture arabe lue dans le Coran.


Myrco

avatar 15/12/2021 @ 15:15:46
Le lien mentionné par Space Cadet est très riche d'informations et donc très intéressant mais ne perdons pas de vue qu'il décrit un système en amont de la période qui nous occupe
En ce début du XXème siècle les esclaves ne constituent plus une marchandise d'échanges puisque l'esclavage a été interdit par le gouvernement. Quant à l'ivoire l'article en question nous dit qu'à quelques exceptions près le commerce en a été interdit par les allemands en 1908;

Dans un autre registre,un détail m'a interpellée. J'ai trouvé curieux que l'auteur utilise le terme de "sultan" pour désigner les petits chefs locaux de l'intérieur, non ?

Pieronnelle

avatar 15/12/2021 @ 16:07:45
Oh la là j'ai dû interrompre ma lecture à cause de divers problèmes. Je commence juste le 3ème chapitre que je pense terminer aujourd'hui ,tard...
Ma caravane à moi se prépare pour la Belgique...:-) alors je suis un peu bousculée...

Saint Jean-Baptiste 15/12/2021 @ 17:18:53
J’ai terminé le cinquième chapitre : « Le bosquet du désir » mais je n’en dirai rien pour le moment, je vais attendre le peloton des attardés.

Saint Jean-Baptiste 15/12/2021 @ 17:22:36
Le lien mentionné par Space Cadet est très riche d'informations et donc très intéressant mais ne perdons pas de vue qu'il décrit un système en amont de la période qui nous occupe
...en amont oui, mais aussi pendant, puisque la caravane part en chemin de fer et que la présence allemande se fait déjà bien sentir.

Ce lien est vraiment très intéressant, il vaut la peine d’être lu de bout en bout.
On voit que l’auteur n’a rien inventé, c’est bien comme ça que ça se passait et je trouve que les personnages de son expédition correspondent bien à la réalité historique du moment.

Les lectures en commun ont décidément du bon...

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