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Le Potentiel érotique de ma femme de David Foenkinos

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

critiqué par Sahkti, le 6 mai 2004 (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 36 ans)

La note: 8 etoiles
Moyenne des notes : 7 etoiles (basée sur 16 avis)
Cote pondérée : 7 etoiles (904ème position).
Discussion(s) : 1 (Voir »)
Visites : 4 142  (depuis Novembre 2007)

Rire fait du bien!

Petit clin d’œil tout d’abord à la jaquette qui entoure ce livre et qui précise que c’est un roman non-autobiographique. Pas de fumée sans feu ? :)

"Hector est tombé amoureux, et s’est marié. Alors, il s’est mis à collectionner sa femme."

Hector est un homme assez classique, qui bosse dans une grosse entreprise, est considéré comme sympa, va régulièrement manger chez ses parents qu’il aime bien, a appelé son poisson Orange mécanique et s’entend bien avec son grand frère. Houla… ennuyeux ! Que nenni ! Car Hector est un petit cachottier, il a un vice, une passion dévorante : c’est un collectionneur de collections. Tout y passe, c’est même franchement incongru et très rigolo. Je n’ai pas compté mes fou-rires mais il y en a eu pas mal, à lire absolument en cas de morosité !

Ce Hector est un maniaque de la collectionnite, les petits jeux des œufs Kinder, les timbres, les pins, les étiquettes de melon, les pattes de lapin, les pique-apéritifs les badges de campagne électorale… C’est d’ailleurs ces derniers qui vaudront à Hector une immense traversée du vide après avoir perdu le titre de "Meilleur collectionneur de badges de campagne électorale" (ça ne s’invente pas !), il ne s’en remet pas, ça tourne même à la tentative ratée de suicide (et on continue à se marrer, ô monde cruel).
Qu’à cela ne tienne, Hector veut se reprendre en main et décide de se désintoxiquer de la collection. Les fumeurs invétérés qui ont un jour tenté l’expérience comprendront l’état dans lequel se trouve alors le héros du bouquin… mal ! Les réunions des Collectionneurs Anonymes sont sans effet (à ce propos, on y trouve même un collectionneur de moments debout, original n’est-ce pas ?), alors Hector se dit que si il rencontre la femme de sa vie, ça lui passera l’envie de collectionner les boutons de culotte. Pourquoi pas !
Hector en trouve une, la belle Brigitte, tellement belle qu’Hector replonge à cent à l’heure dans sa névrose, il se met à collectionner sa femme. Tout ! Ses mouvements, ses expressions, sa respiration. Le simple fait de la voir laver les vitres se transforme en orgasme mental qui fait chaud au cœur du lecteur tellement c’est beau (et drôle). Décidément, Hector ne peut guérir et c’est très bien comme ça car c’est ce qui lui donne tout son charme.

Cette lecture fut une véritable bouffée de rire et d’oxygène, c’est léger et amusant, ça fait vraiment beaucoup de bien. Le style simple et efficace de Foenkinos mérite d’être connu, surtout au milieu d’un tas de jeunes auteurs (il a trente ans) qui se prennent vachement au sérieux.

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Les éditions
   Volume  Editeur/Collection  Pages  ISBN/ASIN  Parution  Amazon
Le Potentiel érotique de ma femme Gallimard (4 mars 2004)
Blanche
162 207077032X 2004-03-04  go
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Les critiques éclairs (15)

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Un héros des temps modernes 7 etoiles

Mon premier Foenkinos, auteur découvert sur la 5 à La Grande Librairie et dont l’humour m’a paru de bon aloi.

Effectivement c’est drôle dès les premières lignes, avec un personnage plaisant, anti-héros des temps modernes et avec des réflexions et images pittoresques. Seul reproche : ça fait parfois un peu forcé, un peu artificiel, comme si Foenkinos s’imposait de tenir un nombre de plaisanteries par chapitre.

A côté du comique, il y a aussi des passages très justes bien qu’empreints d’ironie sur la famille, l’amour, la vie de couple, l’érotisme… sachant que je ne tuerai pas le suspens en dévoilant quel est le potentiel érotique de cette femme !

Romur (Viroflay, Inscrit le 9 février 2008, 36 ans) - 20 mars 2010


J'aime les livres loufoques 10 etoiles

Il y a bien 2 ans que j'ai lu ce livre mais je crois ne jamais avoir autant ri tout au long d'un livre qu'avec l'ami Foenkinos.
C'est jouissif, c'est délicieux ! Jubilatoire !

Un rire libérateur. L'auteur doit être un peu fou pour écrire une histoire pareille, mais que c'est bon de lire des livres fous.

Je l'ai offert à mon fils (30 ans) qui l'a adoré, il a beaucoup d'amis et il l'a offert à son tour à presque tous ses amis, qui sont mdr !

Je suis étonnée des 2 ou 3 étoiles. Pour en avoir un tel souvenir, je lui mets 5 étoiles. Merci David Foenkinos !

Aria (Paris, Inscrite le 20 juin 2005, - ans) - 14 février 2010


il est bon de rire parfois 7 etoiles

Le potentiel érotique de ma femme est un joyau d'humour absurde. Avec sa galerie de personnages décalés, son ton pince sans rire et tout plein de petites trouvailles tordantes, ce bouquin vous fera à coup sur passer un bon moment. Même si j'émets quelques réserves sur son dénouement "capillotracté" qui transpire le happy ending forcé.

Louiscez (Nantes, Inscrit le 2 février 2007, 28 ans) - 7 décembre 2007


Déjanté 10 etoiles

L'un des livres les plus drôles qui m'est été donné de lire.
Avec un style très fin et un absurde, David Foenkinos m'a fait rire à chaque page ou presque.
La fin est malheureusement assez poussive mais n'entache en rien la qualité de ce livre génial.

Franckyz (, Inscrit le 9 janvier 2006, 31 ans) - 12 novembre 2007


Passable... 5 etoiles

Pas mal dans l'ensemble. Un livre qui m'a fait rire par moment mais il ne figurera pas parmi ceux qui m'ont touchée. C'est agréable à lire mais sans plus. On n'y croit pas trop à vrai dire... Je ne le déconseille pas pour autant, ce peut être une lecture divertissante.

Clop (, Inscrite le 15 juillet 2005, 26 ans) - 9 janvier 2006


Absurde, ironique et… tendre aussi 8 etoiles

Je suis admirative de cette force d’écriture qui sous couvert de l’absurde et de l’ironie est capable de décrire aussi précisément cette névrose qu’est la collectionnite. Une affection liée au sentiment d’abandon, à l‘angoisse du vide et qui parvient à trouver son salut dans une identité matérielle établie par l’accumulation.
Ainsi, tout peut être sujet à collection, chacun peut trouver sa “nourriture fantasmatique”. Si bel et si bien que le lecteur finit aussi par se regarder d’un peu plus près afin de discerner ses éventuels penchants à une quelconque accumulation (tiens, et si elle commençait avec les lectures !).
“Le malaise paradoxal du collectionneur est qu’il trouve dans son vice sa plus grande source de réjouissance.”
Que de trouvailles dans ce livre allant de la simple cocasserie à la franche hilarité !!! Beaucoup de sensibilité et de sentiments aussi à l’égard de l’être aimé.
Comme Kinbote l’a déjà souligné, la première partie du récit rappelle un peu une voix off que j’associerais bien à celle du film “Amélie Poulain”. Elle décrit des personnages socialement en marge et des situations pour le moins décalées, avec beaucoup de tendresse cependant.
Un livre aux frontières de l’absurde, tellement plaisant et réjouissant. Un auteur que je découvre avec bonheur et merci à CL de m'avoir insufflé cette découverte.

Voni (Moselle, Inscrite le 1 septembre 2005, 50 ans) - 1 janvier 2006


Histoire de mollets. 8 etoiles

Le style et la manière de mener absurdement la progression de « l’histoire » m’ont fait penser au « déjantage » d’un Grégoire Bouillier ou d’un Régis Jauffret. Dès le départ, on comprend qu’on est à la frontière de l’onirique. De l’onirique camouflé en « vraie vie » :
« Hector avait une tête de héros. On le sentait prêt à passer à l’acte, à braver tous les dangers de notre grosse humanité, à embraser les foules féminines, à organiser des vacances en famille, à discuter dans les ascenseurs avec les voisins, et, en cas de grande forme, à comprendre un film de David Lynch. Il serait une sorte de héros de notre temps, avec des mollets ronds. Mais voilà qu’il venait de décider de se suicider. On avait vu mieux comme héros, merci. »
Ca se lit comme du petit lait. Depuis la tentative de guérison de la « collectionnite » aigue d’Hector, comme un vulgaire alcoolique s’y prendrait, à l’évolution de son cas, passant par la découverte de la femme, une certaine rechute puis la rédemption ?
L’érotisme peut se nicher dans les actes les plus insensés. C’est aussi le message de D. Foenkinos. Et c’est quelque part pour beaucoup d’entre nous aussi un peu réconfortant.
Rationalistes s’abstenir. Il faut accepter les courants d’air. Chauds. Les ascensionnels !

Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 54 ans) - 18 décembre 2005


Le potentiel érotique de ma femme 8 etoiles

J'ai adoré ce livre un peu déjanté dont même le titre est un bel exemple de l'humour décalé de l'auteur.
Le ton employé (désabusé) et la description des états d'âmes (pathétique) du personnage sont de véritables merveilles d'humour. Certaines situations relèvent du burlesque le plus pur. Mais on sent aussi poindre une réelle humanité dans les descriptions des personnages, c'est encore plus poignant dans les scènes les plus tristes.
Personnellement, je me suis offert de réels fous rires à la lecture de ce livre, dont un attablé seul dans un café avec les voisins proches qui se penchent pour décrypter le titre du livre qui me faisait tellement sourire... Un rien gênant mais bien dans l'esprit du livre.

Eric_S. (, Inscrit le 14 décembre 2005, 49 ans) - 14 décembre 2005


Une psy molle 7 etoiles

Ce roman m’a fait penser à un film dont on n'aurait que la voix off. Les commentaires brillants sans le continuum d’images.
Il s’articule autour de scènes-clés telles la course Ourzazate-Casablanca, le lavage de vitres de la femme... Il ne faut pas chercher dans ce roman une continuité logique (comme ce fut mon cas) là où il n’y a qu’une suite de situations burlesques. D’ailleurs les titres des diverses sections annoncent la couleur : Une sorte de vie, Une sorte de vie conjugale, Une sorte de décadence, Une sorte de sensualité. Foenkinos déclare dans une interview (http://www.scenario-mag.com/interviews/davidfoenkinos.htm) qu’il fait des romans surréalistes et absurdes, où la psychologie des personnages est forcément « molle ».

Comment travaillez-vous la psychologie des personnages ?
Dans un scénario, j'essaie d'agir à leur place.
Dans les romans, les personnages ont une " psy molle ". Elle glisse, elle dérape. C'est le potentiel comique du personnage. Il fait l'opposé de ce que l'on pouvait imaginer.

Ceci dit, quel sens de la formule et de l’humour, et toujours au moyen de mots simples, comme sans y toucher.
Voici quelques exemples.
« Seul un peu de sang hésita, mais ce fut un sang noble ; Gérard coagulait toujours courtoisement. »

« Tout n’était alors qu’affaire de silence. Un silence de début des processions ; chacun avait l’impression de faire l’amour à une église. »

« Les familles cachent toujours des adultères dans les caves, ce sont les Juifs de l’amour.»

Kinbote (Jumet, Inscrit le 18 mars 2001, 51 ans) - 14 juin 2005


Savoureux 8 etoiles

Après "Inversion de l'idiotie…", j'avais hâte de replonger dans l'univers fantaisiste de David Foenkinos. Ni une, ni deux. "Son dernier roman "Le potentiel érotique de ma femme" m'attendait sur ma table de nuit. C'est toujours aussi inventif, on sourit souvent, tout autant que dans son premier roman. L'écriture et le style sont encore mieux maîtrisés.
Et puis quelle galerie de personnages farfelus! Hector, le collectionneur en sevrage, qui fantasme sur sa femme Brigitte lavant les vitres, Gérard le vainqueur de la fameuse course Ouarzazate-Casablanca,…. Un univers drôle et fantaisiste donc mais d'où ressort finalement une certaine tendresse.
Ce roman est savoureux et s'avale d'une traite. Un peu comme la soupe familiale des repas dominicaux. Bon, c'est pas tout ça! J'en reprendrais bien une louche….

Nothingman (Marche-en- Famenne, Inscrit le 21 août 2002, 30 ans) - 16 mai 2005


Le plaisir sensuel est une dictature 8 etoiles

"C'est par le corps de l'autre qu'on devient innocent"... C'est par le corps de sa femme qu'Hector connaît l'apothéose de la jouissance et la terrible crainte d'une rechute dans la collectionnite honnie. Cette incroyable façon, cette obsédante vibration qui se dégage d'elle lorsqu'elle lave les vitres... Cela demande tous les excès, ne néglige aucun effort pour inciter la réalisation délicate et follement excitante de cette tâche ménagère.
On dit de ce livre qu'il est drôle, léger, nid de rires et d'originalité, qu'il est décalé, amusant. Jamais l'idée ne me viendrait de contredire un seul de ces adjectifs. Mais je ne sais pas, impression qu'il y a un petit "truc en plus", une petite musique tendre et dont la fantaisie laisse aussi libre court à un ton qui ne manque pas de poésie. Il n'y a pas que du drôle, il y a aussi du doux, une sorte de romantisme camouflé teinté d'une ironie bienveillante.
Ce roman est terriblement pétillant, audacieux, parsemés de bulles et de "c'est ici qu'on sourit" déguisés et aiguisés de mots. Et à votre avis, on sourit ? Oui, on sourit, on aime, on ouvre les yeux bien grands aussi (on ne sait jamais, les vitres pourraient bien être sales!), au cas où l’envie nous prendrait de s’inventer un voyage, aux Staaaaates, par exemple, on irait au Kansas croiser le méridien de Bluewich (si si !), ou peut-être faire un tour sur la course Ouarzazate-Casablanca, tester la position des mains dans le dos, boire de la soupe maternelle ou regarder le monde à travers les ailes d’un papillon…
Bref, ce livre a un vrai potentiel !

Bluewitch (Bruxelles, Inscrite le 20 février 2001, 31 ans) - 30 avril 2005


Mitigée... 5 etoiles

Ce roman de David Foenkinos (le premier que je lis de lui) a le mérite de l'originalité : c'est décalé, sympathique et plein d'humour. L'écriture déborde d'ironie, et le sujet est novateur : le héros, qui se croyait guéri de sa collectionnite aiguë (les boîtes de camembert, les piques apéritifs et j'en passe) rechute en collectionnant les instants de pure sensualité qui émane de sa femme lorsqu'elle nettoie les vitres perchée sur un tabouret. C'est pas commun ! Et il faut ruser pour renouveler ces moments de plaisir ! Mais hélas, que de temps avant d'arriver à cela ! Le gros premier tiers est long, bien trop long, je me suis accrochée, et j'ai bien fait, mais cette première partie plutôt ennuyeuse gâche l'ensemble.

Laure256 (, Inscrite le 23 mai 2004, 38 ans) - 31 mars 2005


Non.. 5 etoiles

.. moi je m'ennuie. J'aime moyen et je suis déçue.

"Potentiel érotique, l'expression était aguicheuse. Nous entrions en effet dans l'espoir immédiat de la sensualité."

Quelques situations font sourire, c'est vrai... ou comment prêter au quotidien le degré de fantaisie, d'humour et de cocasserie.

Clarabel (, Inscrite le 25 février 2004, 34 ans) - 17 mars 2005


J'aime déjà... 8 etoiles

Je suis à la 30ème page de ce roman que je trouve surprenant mais je peux déjà en dire que le style est accrocheur, le sujet étonnant, et les personnages me sont sympathiques... et je rigole (ça fait du bien au moral) Je reviendrai terminer ma critique dès ma lecture terminée... A bientôt

Zibouille (Lustin, Inscrite le 12 août 2004, 40 ans) - 12 août 2004


Bon, bon. 7 etoiles

Très d'accord, je le lis et je ris presque à chaque page

Chat pitre (Linkebeek, Inscrite le 23 février 2001, 39 ans) - 6 mai 2004


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Sujets Messages Utilisateur Dernier message
  Foenkinos et Aventin à Mons 13 Lucien 25 avril 2005 @ 13:13

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