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Bienvenue au club
de Jonathan Coe
Catégorie(s) : Littérature => Anglophone
critiqué par Saule, le 21 février 2003
(Bruxelles, Inscrit le 13 avril 2001, 44 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 16 avis)
Cote pondérée :  (192ème position).
Discussion(s) : 1 ( Voir »)
Visites : 1 865 (depuis Novembre 2007)
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Les années 70 à Birmingham
Voila un roman très anglais, amusant, facile à lire mais pas léger et jamais bête. Il donne un aperçu réaliste de l'Angleterre des années 70, entre la lutte ouvrière et ses grèves monstres, les attentats de l'IRA, la vie politique et sociale, l'omniprésence du rock et l'émergence d'un nouveau courant musical (Clash,..).
C’est une saga couvrant la décennie 70, narrant l’histoire de trois ados anglais et de leurs familles. Elèves dans un collège pour enfants de bonne famille, Doug, Ben et Philip sont à l’âge béni où ils découvrent la vie, c'est-à-dire les filles, l'amitié, la musique, la littérature. A cela se mêlent les histoires des parents; combats politiques, vie en entreprise chez British Leyland, l’employeur principal de la région, aventures extraconjugales. Ainsi le père de Doug, la quarantaine, un délégué syndical qui se bat courageusement pour les ouvriers mais qui succombe à une aventure sexuelle sordide avec la jeune secrétaire, dans les douches de l'usine.
Un livre qui se savoure, on baigne dans un univers qui nous est vaguement familier, parce qu'on a vécu la même chose ou parce qu'on la vu dans un film, ou dans un autre livre anglais. Le ton est celui-ci du bon cinéma social anglais, style Ken Loach. La force du roman, c'est la sympathie qui émane des personnages, on se retrouve un peu soi-même dans chacun de ceux-ci. Notons que le roman aura une suite, couvrant la décennie suivante
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Gallimard
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| Sex pat' deph et élucubrations.. |
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J'ai bien aimé ce livre. C'est une chronique de la vie quotidienne d'adolescents anglais des années 70. Je ne vous refait pas le résumé une seizième fois, ce serait un peu lassant.
Je voulais juste vous dire que c'est rafraîchissant, simple, pimenté et efficace.
J'ai passé un bon moment et cela me donne envie de lire la suite.
Paquerette01 (Chambly, Inscrite le 11 juillet 2008, 39 ans) - 12 novembre 2009 |
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| Hâte de lire la suite |
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Quelle fresque intéressante de ce Birmingham-là !
Coe ne m’a pas toujours autant passionné qu’ici, mais ces jeunes gens donnent envie d’apprendre leurs histoires au plus vite. Ils sont pour la plupart très attachants.
Les styles sont variés (narrateurs différents, lettres, journal du collège,…) ce qui soutient le rythme. Et puis c’est so british. J’aime le flegme britannique.
J’ai hâte de l’avoir "Le cercle fermé" entre les mains !
Manumanu55 (Bruxelles, Inscrit le 17 février 2005, 31 ans) - 9 octobre 2009 |
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| Je rentre dans le club |
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J’ai vraiment apprécié ce livre et sa suite. Ça m’a pris un moment pour être capable de replacer les personnages, aussi l’espace/temps, mais quand on finit par apprivoiser cette fresque anglaise, on trouve le récit riche et les personnages attachants. C’est drôle, absurde par moment, toujours divertissant. C’est bien écrit, complexe, un intéressant mélange des formes.
Nance (Montréal, Inscrite le 4 octobre 2007, 27 ans) - 4 juin 2009 |
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| Original |
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En 2003, 2 enfants d’une bande d’amis qui se connurent dans l’Angleterre des années 70 , évoquent l’époque de leurs parents. Quand ils avaient 15 ans, ils allaient à l’école de Birmingham, s’amusaient entre potes, découvraient la vie dans un contexte politique un peu tendu…
En fait, on ne suit pas qu’une bande d’amis, mais aussi leurs parents qui se posent aussi des questions. Le récit est raconté de différentes façons : souvenirs, journal intime, journal de lycée etc. Ça donne un ton assez original à l’histoire, on passe d’un personnage à un autre, sans se lasser. Ce Monsieur Coe a beaucoup d’humour. Un humour comme je l’aime, léger et qui s’adapte bien aux différentes situations. Un vrai délice, ce roman !
Shan_Ze (Lyon, Inscrite le 23 juillet 2004, 27 ans) - 29 mai 2009 |
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| Touchant |
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La description de l'Angleterre des années 70 est réussie. Les nombreuses références politiques, historiques et culturelles sont intéressantes.
Mais, et comme cela a déjà été soulevé dans les précédentes critiques, ce qui m'a particulièrement plu dans ce roman c'est la sympathie qu'on ressent pour les personnages ou du moins certains d'entre eux. Ils sont dépeints très finement, ils ont tous des personnalités et des psychologies très différentes mais globalement attachantes. Je me suis retrouvé dans l'expérience de la vie par ses adolescents, et dans leur éducation sentimentale. J'ai retrouvé des émotions de ma propre adolescence. Certaines expériences sont universelles... peu importent l'époque et le lieu!
Cyrus (Courbevoie, Inscrit le 3 novembre 2008, 33 ans) - 20 mars 2009 |
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| Tranches de rosbeefs |
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Quel plaisir de suivre la vie de ces quelques jeunes anglais, et leurs parents, à la fin de leur scolarité précédent l'université. Des anecdotes, des humeurs, du potache, du politique, du sentimental, de l'humour, rien ne nous est épargné pour nous faire partager l'ambiance des 70's.
J'avoue avoir eu un peu de mal à entrer dedans, mais passé les 100 premières pages, quel bonheur de lecture. C'est tendre et drôle, facile et intéressant, attachant et prenant donc... vivement la suite !
El grillo (Saint Prix, Inscrit le 4 mai 2008, 36 ans) - 18 août 2008 |
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| Destins d'Anglais des 70's |
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Tout d'abord, les quelques points négatifs que j'ai relevés à l'égard de ce livre :
- des changements de dates très soudains : on se rend compte brusquement que ce que l'on est en train de lire se déroule 3 ans après les évènements de la page précédente.
- une certaine difficulté, notamment au début, à bien identifier les personnages (untel c'est celui qui a fait ça et untelle c'est celle à qui il est arrivé ceci) et à les relier entre eux (untel est le fils d'untelle, ...)
Je peux cependant nuancer ce dernier point négatif par le fait que ma lecture des premiers chapitres de ce livre s'est faite dans un environnement un peu agité et donc peu propice à une certaine attention ; ce qui pourrait expliquer que les difficultés d'apprivoisement des personnages soit dues au contexte de ma lecture plutôt qu'à l'écriture elle-même.
Dans tous les cas, une fois tout le monde bien cerné, la lecture est vraiment très agréable et on est vite tenu en haleine par l'envie de connaître la suite des péripéties de chacun.
Les faits et les acteurs de ces histoires (toutes plus ou moins liées entre elles) sont très variés, mélangeant amour, politique, ados, couples, familles, disparition, ...
Dès la lecture de ce livre terminée, on s'empresse de se jeter sur "Le cercle fermé" pour en avoir encore
Maylany (, Inscrite le 11 novembre 2007, 30 ans) - 22 février 2008 |
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| On peut en faire partie de ce club? |
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Ah, cette littérature anglaise que j'aime tant! Tellement agréable à lire, bourée d'humour, tout comme le cinéma de même nationalité.
Superbe cette tranche de vie de l'Angleterre pré-tatchérienne, bousculée entre tradition et modernisme, politique et religion, où l'on retrouve une bande de personnages, amis, connaissances et dont on suit la vie en tant que spectateurs.
Une très belle analyse des personnages qui pourtant vivent des choses tellement communes et qui pourtant me laissent par moment rêveur.
Chouette livre!
Olivier1180 (Bruxelles, Inscrit le 21 octobre 2007, 38 ans) - 29 octobre 2007 |
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| So British! |
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Je n'apporterai pas de note discordante à ce concert de louanges ( à vrai dire je ne vois pas comment on peut ne pas aimer ce livre!) bien au contraire; Bon je suis rassuré de voir que la multitude des personnages et le mélange parents-enfants est un peu difficile à retenir: donc chanceux futur lecteur, prends un bout de papier et griffonnes au fur et à mesure les arbres généalogiques des perso, ça t'évitera de lever le nez en te disant "c'est qui déjà celui là?". Une fois cette précaution prise, c'est l'immersion totale dans l'Angleterre des années 70, mieux qu'un séjour linguistique spatio temporel.
Les personnages sont très attachants et on s'identifie aisément à ce qu'ils vivent ou ressentent.
On découvre le contexte politico-social de l'époque mieux que ne pourrait le faire un cours magistral.
L'auteur nous surprend aussi bien par sa façon de dérouler le récit (rebondissements qui nous font relire les phrases pour être sur qu'on a bien lu ce qu'on a lu) que par la variété de son style (articles de journaux étudiants, lettres, interviews, journal intime...)
Ce qui m'a particulièrement plu c'est la retranscription de ces moments d'intimité fugaces où l'autre se livre un peu à vous et on découvre une facette de son interlocuteur que l'on ne soupçonnait pas.
De l'humour dans le style et dans les situations: décidément, je ne chipoterai pas à la demi étoile prêt: Note maximale pour Mister Coe
Wmgec (, Inscrit le 21 juillet 2005, 41 ans) - 10 novembre 2006 |
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| Yes sir |
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Ah, un pavé tout à fait délicieux. Bien sûr, il faut aimer se plonger dans la littérature de climat. Ici, il s’agit de l’effervescence dans années 70 dans une Angleterre en pleine transition, de Travailliste à Conservateur. Le récit est assez touffu mais ça se lit un peut comme un « sitcom » grâce à la compartimentation en chroniques.
C’est lorsque Coe aborde la satire en faisant ressortir subtilement les paradoxes de la mentalité « british » qu’il est à son plus fort. Il nous épargne aussi son jugement. Les personnages parlent pour eux-mêmes, qu’ils soient confus, sages ou carrément racistes. Pour cette raison, le regard porté sur ce passé en est d’autant plus authentique il me semble.
Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 41 ans) - 10 février 2006 |
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| Un filet de vinaigre dans un paquet de sucre |
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Plus de 500 pages qui s’avalent en un rien de temps, ça c’est bien du Jonathan Coe ! Inutile de pondre un énième résumé de ce livre, je voudrais juste ajouter aux critiques précédentes une ou deux petites choses. L’histoire de ces ados et de leurs parents sur fond politique et syndical comprend plusieurs atouts : Coe nous surprend parfois dans l’action en la faisant claquer comme un fouet trublion au beau milieu d’une symphonie pastorale. En ceci, je trouve que l’humour est moins omniprésent que dans « Testament à l’anglaise » et qu’il laisse la place à des accents plus graves, ce qui n’est pas pour me déplaire. J’ai souri, plus que ri, mais j’ai aussi reçu une ou deux gifles…
Et puis, je vous donnerais le même conseil que Bolcho : prenez des notes au fur et à mesure de l’apparition des nouveaux personnages pour ne pas vous y perdre…
Saint-Germain-des-Prés (Liernu, Inscrite le 1 avril 2001, 42 ans) - 17 janvier 2006 |
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| Conquise ! |
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Bienvenue au club !
Sympa, tout de même, d’avoir été si bien accueillie, d’emblée, comme ça, juste avec le titre mais je reconnais volontiers que très, très vite je suis entrée dans le club des conquis de ce livre. Il est vraiment du bonheur et je confirme tout ce qui a déjà été dit ici. Il fait partie de ce genre d’ouvrages qu’on peine à fermer et qu’on s’empresse de rouvrir aussi vite que possible. Ces livres auxquels on se surprend à penser tout au long d’une journée et qui poussent quelquefois à bâcler certaines occupations afin de s’y replonger.
Bien que le contexte se situe en Angleterre, pour avoir eu à peu près le même âge que les personnages dans les années 70, cet univers m’a semblé tellement familier qu’il en est devenu presque intime. Ses préoccupations, ses mouvements sociaux, ses questionnements idéologiques et toutes ses musiques qui flottent me paraissent tellement similaires et si admirablement bien évoqués…
Saule écrivait sa critique en 2003 et attendait déjà une suite annoncée.
Deux ans et demi plus tard, toujours rien !!
Ce club va devenir celui des impatients.
Voni (Moselle, Inscrite le 1 septembre 2005, 50 ans) - 25 octobre 2005 |
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| Avez-vous eu une adolescence? |
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Dans mon imaginaire perso, dans celui de beaucoup d'autres sûrement, les années 70 sont une période magique, pleine de bruit et de sexe, de drogue et de revendication politique; l'époque qu'il fallait vivre.
Bienvenue au Club donne à voir un autre aspect des glorieuses seventies.
Racontées par les yeux des trois ados anglais, les années 70 ont surtout le goût de la mort, de l'isolement, de la déception, de ce sentiment partagé par tous les ados du monde d'être à part, au mieux, ou complètement à l'ouest pour d'autres...
La grande force de ce roman est de faire d'une Angleterre inconnue un paysage familier. J'ai l'impression d'y être. Peu de textes peuvent se targuer de posséder cette force évocatrice. L'auteur ne regarde pas en arrière en se disant que ses plus belles années sont passées, laissant ainsi de côté toute nostalgie.
Et puis il y a la musique. Le roman est rythmé par l'évocation de multiples références musicales plus ou moins évidentes: par exemple, le fait divers hallucinant de Eric Clapton, fracassé à l'alcool, déclarant qu'il y a un peu trop de Noirs dans son pays... J'avais beau connaître l'histoire, je me suis d'un seul coup dans la peau du fan de l'époque qui a d'un seul coup l'impression de s'être fait entuber sévèrement. Mon goût pour Clapton ne changera jamais mais ma perspective sur cette affaire, elle, a changé.
Merci Jonathan Coe pour cette oeuvre attachante et drôle. Je me jette dans Testament à l'anglaise.
Numanuma (Fontenay aux Roses, Inscrit le 21 mars 2005, 37 ans) - 7 octobre 2005 |
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| L'Angleterre pré-tatchérienne |
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Pas de doute, Jonathan Coe possède toutes les qualités que j'apprécie dans la littérature britannique : cette façon de décrire la société et ses travers, sans concession avec un humour toujours grinçant, parfois méchant mais jamais futile. Ce roman est le quatrième que je lis de cet écrivain et c'est un bon, voire un excellent cru. Après "Testament à l'anglaise", c'est celui qui m'a le plus enthousiasmée. Il est plus léger et plus facile d'accès d'ailleurs même s'il n'est pas aussi léger qu'on pourrait le croire à première vue. Jonathan Coe ne passe sous silence aucun des aspects sociaux les plus durs vécus par la population anglaise d'une cité industrielle telle que Birmingham dans la période pré-Tatchérienne : le chômage, le racisme, la montée de l'extrême droite et de la droite en général mais aussi les attentats et les revendications de l'IRA. Le fait que ces mutations sont vues à travers les yeux, alternativement, d'adolescents et d'adultes enrichissent le roman et les éclairent ces événements de regards totalement différents. Mais c'est ce qui fait également que ce roman soit moins satyrique et virulent que "Testament à l'anglaise".
Je me joins à Bolcho pour demander : "Et la suite, Jonathan, c'est pour quand?"
Féline (Binche, Inscrite le 27 juin 2002, 32 ans) - 18 décembre 2004 |
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| Et la suite Jonathan, c'est pour bientôt ? |
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Bon. Que faire lorsque Saule a fait une si jolie critique et qu'il n’y a en fait rien à y ajouter ? On peut toujours commencer par crier à tout le monde que ce livre est effectivement un pur plaisir. C'est drôle et triste, chaleureux et cruel, horrible et enthousiasmant. C'est vivant.
On y trouve, par exemple, une description des écoles anglaises qui gardent - encore dans les années 70 ! - quelques airs de sauvagerie impériale délirante et qui infligent à ce titre des vexations telles qu’elles mèneraient leurs auteurs en Cour d'assises aujourd'hui. Que dire des activités parascolaires parmi lesquelles on compte l’entraînement militaire. (vous vous souvenez de « If », film de Lindsay Anderson ?)
On y trouve aussi la plus longue phrase que je connaisse (50 pages précisément). Elle est orgasmique à plus d’un titre. Bref, Saule a raison comme d'habitude : ce livre, c’est du bonheur. Un conseil. prenez un papier et un crayon pour les 100 premières pages et notez tous les personnages et les relations qui les unissent. Ou bien faites comme moi : lisez sans prendre ces notes et relisez une seconde fois en les prenant. Il m’arrive de rêver à des romanciers compatissants qui se pencheraient sur le douloureux problème des lecteurs handicapés comme je le suis, incapables de mémoriser les noms des protagonistes. Ces romanciers se paieraient une première page avec la liste commentée de tous les personnages, comme au théâtre. Je lance un appel à ceux qui sur notre site racontent des histoires. Ayez pitié des pauvres lecteurs. Ils ne passent pas - comme vous - toutes leurs soirées en compagnie des Alain, Marcelle, Michel, Simone qui vous sont familiers et dont vous peuplez vos textes. Ils sont même obligés d'en changer en passant d'un roman à l’autre. C'est plus une vie. Et que l’on ne me dise pas que la complicité entre auteur et lecteur passe précisément par ce chemin qui implique d'apprivoiser peu à peu tous ces noms. Dans l'état d’esprit de révolte sociale où m'a laissé la lecture de « Bienvenue au club », je suis bien capable de créer un syndicat de lecteurs outrés. Donnez-nous la liste des personnages ! La liste ! La liste ! La liste ! Sinon, c’est la grève.
Bolcho (Bruxelles, Inscrit le 20 octobre 2001, 62 ans) - 27 avril 2003 |
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