Ambiguïtés de Elliot Perlman

Ambiguïtés de Elliot Perlman
( Seven types of ambiguity)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Jpoix27, le 30 septembre 2005 (saint-Etienne de tulmont, Inscrit le 27 septembre 2005, 50 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 7 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (12 524ème position).
Visites : 3 195  (depuis Novembre 2007)

Un très beau roman par quelqu'un qui s'y connait en ambiguïtés

Elliot Perlman vit à Melbourne, où il est avocat. Les 650 pages de ce roman, indéniablement, s'inspirent de faits réels qu'a eu à traiter, durant sa jeune carrière, l'avocat-écrivain. Il fait parler, toujours à la première personne, 7 personnages qui racontent le même fait, celui d'un homme qui enlève à la sortie de l'école un petit garçon, qui est celui de la femme qu'il a follement aimée 10 ans auparavant. La force de ces 7 sortes d'ambiguïtés est le caractère profondément humain de ces personnages tous empreints d'une grande solitude. Le succès critique du roman fleuve d'Elliot Perlman est mérité, il rebutera toutefois les lecteurs qui préfèrent des textes plus courts, contrairement à ce livre, qu'il ne faut pas lâcher, de peur de se perdre dans la densité des personnages et situations.

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8 étoiles

Critique de Faby de Caparica (, Inscrite le 30 décembre 2017, 57 ans) - 10 décembre 2018

Bonjour les lecteurs ….

Et voici terminé ce roman à tiroirs qui m'a permis de découvrir cet auteur australien

Tout part d'un fait divers: Simon, ancien instituteur au chômage, qui ne s'est jamais remis du départ de son ex, va enlever le petit garçon de celle-ci.

A partir de cela, 7 personnages ambigus ( correspondant aux 7 parties du livre) vont donner chacun leur version de l'histoire.
Il y a bien entendu Simon, le manipulateur. Sa copine la prostituée. Joe et Anna, les parents de Sam ( le petit garçon enlevé par Simon. Dennys, le collègue de Joe. Et enfin, le psy et sa fille.
7 regards sur un même évènement.
Et un fil conducteur : connait-on vraiment l'autre ?

Même si le début de lecture est assez laborieux, j'ai trouvé cette façon de présenter les choses assez intéressante.
On se rend vite compte que certaines incompréhensions ( ambiguïtés ) des uns peut faire basculer le destin des autres

Eliott Perlman se livre à une analyse psychologique toute en finesse et malgré certaines longueurs ( + de 850p), je termine cette lecture conquise.

Roman à tiroirs aux destins entrecroisés

7 étoiles

Critique de BMR & MAM (Paris, Inscrit le 27 avril 2007, 59 ans) - 8 août 2007

Le roman de l'australien Perlman, Ambiguïtés, sort en poche chez 10/18.
C'est l'occasion de découvrir la vie de nos voisins "down under" même si le dépaysement n'est pas au rendez-vous car on se croirait bien chez leurs cousins américains.
C'est plutôt l'occasion d'ouvrir les différents tiroirs de ce roman où un presque fait divers (un homme obnubilé par son ex lui enlève pendant quelques heures le fils qu'elle a eu après leur séparation avec son remplaçant) un fait divers sert de prétexte à une histoire toute en ... ambiguïtés.
Chaque personnage fait ainsi l'objet d'un long épisode (il y en a 7) et l'on voit successivement à travers les yeux de chacun d'eux ce que pourrait être l'histoire et comment les incompréhensions réciproques (vous avez dit ambiguïtés ?) peuvent influer sur le destin de chacun d'eux.
Il y a donc pratiquement 7 petits romans qui nous font progresser tout doucement dans l'intrigue (à chaque épisode on comprend un peu plus du passé et on découvre un peu plus du présent).
Sur le principe voisin des histoires à plusieurs voix, même si le style est très différent, rappelons aussi les bouquins de Murakami Ryû.
On pourrait juste regretter chez Perlman certaines coïncidences qui font se croiser les personnages, un peu comme si le hasard faisait trop bien les choses, mais c'est sans doute le prix à payer pour la richesse romanesque de ces destins entrecroisés.

[...] Une relation entre deux êtres, tout comme une relation entre deux mots, est ambigüe si elle prête à différentes interprétations. Et si deux êtres ont une perception différente de leur relation - je ne fais pas seulement allusion à l'évolution de cette relation, mais à sa nature - , alors cette différence peut affecter le cours de leur existence.

Le mystère humain

8 étoiles

Critique de Cameleona (Bruxelles, Inscrite le 19 février 2001, - ans) - 6 avril 2007

Eh bien oui, tout le monde dit qu’il est trop long, mais je me suis laissé emporter par « Ambiguïtés » et n’en ai pas souffert. J’ai aimé cette histoire toute en petites touches, où pour une fois tout n’est pas évident et expliqué noir sur blanc.
On émerge du livre en acceptant que l’on ne peut pas tout comprendre et qu’aussi civilisé qu’il soit, l’homme est toujours capable d’avoir subitement des réactions totalement irrationnelles, en dissonance avec l’image que notre société, qui aime tant analyser, quantifier, classifier, nous renvoie de nous : celle d’êtres éminemment logiques, aux réactions prévisibles et ne perdant le contrôle que lorsqu’une situation exceptionnelle le justifie. A lire !

Une question...

5 étoiles

Critique de Muchado (Paris, Inscrite le 21 avril 2006, 37 ans) - 4 juillet 2006

Qu'est-ce que tu en retires ? C'est la dernière phrase de ce gros livre... Si je devais y répondre, je dirais... pas grand chose, malheureusement. J'ai eu beaucoup de mal à aller jusqu'au bout, et il m'a fallu plusieurs semaines pour achever la lecture de ce livre.
Aucun des personnages ne m'a arraché un sentiment, le récit est pâle, sans couleur.
Pas vraiment convaincue, donc...

Décrypter nos mécanismes

9 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 45 ans) - 17 mai 2006

"La folie est le prix à payer pour le temps passé à être trop lucide."

Simon Heywood est instituteur. Pour avoir un jour perdu un enfant dont il était responsable, il perd son job et passe désormais son temps à se morfondre en regardant les murs et en buvant un peu trop. Simon a du temps devant lui, beaucoup trop, ça lui permet de penser, à tout et à rien, notamment à Anna, une étudiante dont il était autrefois follement amoureux et qui a aujourd'hui recommencé sa vie. Par désespoir, dans le but peut-être de la reconquérir, il agit sur un coup de sang et enlève son fils Samuel. Depuis, Simon attend son jugement pour enlèvement.

Autour de cette histoire qui pourrait n'être qu'un banal fait divers qui se termine plutôt bien, Elliot Perlman construit un récit de 800 pages prenantes, palpitantes. Tout s'articule autour de sept personnes dont les témoignages et les digressions permanentes vont aider à éclairer ce qui s'est passé dans la tête de Simon, mais vont aussi permettre de dresser un portrait au vitriol d'une certaine société australienne. Les relations humaines sont décortiquées par le menu et le découpage du récit en sept parties, sept voix, apporte une complexité supplémentaire à l'ensemble. Le lecteur observe à travers sept paires d'yeux différentes et il est aisé de se tromper et de finir par tout mélanger. C'est d'ailleurs un des aspects intéressants de ce très bon roman, cette faculté à brouiller les pistes, comme nous le ferions tous si nous recevions sept versions de la même histoire. On croit un peu chacun, on ne sait plus que penser et au final, on obtient un méli-mélo à décortiquer selon nos sensibilités. On y parle de mort, de culture, de religion, de relations sociales... c'est toute notre société qui est passé au crible par les protagonistes de "Ambiguïtés".
C'est rudement bien écrit et Perlman passe avec habileté d'un témoignage à un autre, augmentant au fur et à mesure les infos distillées et du coup, notre propre trouble. A lire!

un peu long

7 étoiles

Critique de Mary.nana (, Inscrite le 24 mars 2005, 69 ans) - 9 novembre 2005

j'aime beaucoup les gros romans de 600 pages, mais là, je trouve que dans "Ambiguïtés", il y a tout de même des passages un peu longs, sur des sujets particuliers, comme le jeu dans la partie racontée par Mitch, ou la bourse ...
Ceci dit, c'est un roman bien construit, on pénètre vraiment au coeur de la vie des personnages sous les éclairages des narrateurs successifs. Toutefois, je ne me suis malgré tout pas attachée vraiment aux héros... il m'a manqué une petite étincelle , un peu plus de chaleur.

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