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La petite fille de Monsieur Linh
de Philippe Claudel
Catégorie(s) : Littérature => Francophone
critiqué par Clarabel, le 22 août 2005
(Inscrite le 25 février 2004, 35 ans)
La note:
Moyenne des notes :  (basée sur 71 avis)
Cote pondérée :  (722ème position).
Discussion(s) : 1 ( Voir »)
Visites : 23 576 (depuis Novembre 2007)
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L'oubli des mauvaises choses
Monsieur Linh a quitté un pays en guerre, un village en ruine et ravagé pour un ailleurs autrement plus étrange. Une ville, immense, bondée de gens qui vont et viennent, où l'on parle une langue différente de la sienne. Qu'importe pour ce vieil homme, il a auprès de lui sa petite fille, Sang Diû. Un bébé de quelques semaines qu'il a sauvé, après la mort de ses propres parents, dont le fils de Monsieur Linh. Homme seul et égaré, il s'est réfugié dans un dortoir avec d'autres exilés mais il ne s'intègre pas auprès d'eux. C'est en se baladant dans les rues de la ville qu'il fait la connaissance d'un homme, gros et imposant, Monsieur Bark. Entre eux deux, une bienveillante relation s'établit...
L'histoire de Monsieur Linh entraîne le lecteur d'entrée de jeu ! C'est la magie des mots, du style de Philippe Claudel, c'est la puissance d'une histoire sans tralala. Tout passe par l'émotion et la pureté. C'est ouah ! Au coeur du roman, la personnalité de Monsieur Linh est lumineuse, bien qu'étant un être marqué et désamparé. Pourtant cet homme est d'une grande noblesse, sa petite fille nichée dans le creux de ses bras, calme et silencieuse et on souhaite au vieillard des jours meilleurs. L'auteur, fidèle à ses proses écorchées, n'en reste pas là... et c'est un "ravissement" qui laisse sans voix !
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| Efficace |
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Ce livre ayant été abondamment résumé, je me limiterai à des éléments critiques.
Il y a des sentiments dans ce petit volume, à la pelle, même. On y retrouve l'amour des proches disparus, la "petite fille" comme seule raison de vivre pour ce vieil homme déraciné parvenu seul dans un pays qu'il ne connaît pas. L'amitié qui nait aussi avec un autre solitaire.
Personnellement cela m'a ému, à travers la recherche des personnages de tenter de se donner une raison de vivre, un sens à leur vie, qui passe nécessairement par l'autre, qu'il soit réel ou imaginé à travers simple petite poupée.
Evidemment, on glisse parfois vers le sentimentalisme et le trait, à force de se vouloir clair, manque parfois de nuance. Cela dit, ce petit livre reste efficace pour faire battre les coeurs.
Fa (La Louvière, Inscrit le 9 décembre 2004, 36 ans) - 24 février 2012 |
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| Très beau mais... |
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La petite fille de monsieur Linh laisse une impression de manque. Une soudaine indifférence une fois la lecture achevée. La rencontre entre ces deux hommes qui se sentent seuls et abandonnés est très belle et merveilleusement décrite. Mais au-delà de ça, on peut avoir l'impression que des feuilles ont été noircies pour faire du volume et ne sont pas nécessaires. Malgré tout, ce roman se laisse lire.
MEloVi (, Inscrite le 6 juillet 2011, 27 ans) - 7 février 2012 |
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| Une fin Particulière |
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J'ai du lire ce livre en classe, et je dois avouer que je n'avais pas une super envie de le lire, je l'ai donc lu rapidement sans trop faire attention aux mots, je n'ai donc compris le truc qu'à la fin. Mais j'ai adoré le livre, je trouve qu'il donne chaud au coeur, on imagine tout à fait les personnages, qui se rencontrent.
Le livre est très bien écrit, et les description sont juste passionnantes.
Je le conseille vivement.
Pandorama (, Inscrite le 9 septembre 2011, 16 ans) - 9 septembre 2011 |
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| La grande déception |
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Je n'ai pas aimé le livre, une histoire banale!
Romanova (Casablanca, Inscrite le 19 mars 2011, 26 ans) - 30 avril 2011 |
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| Très moyen |
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Comme beaucoup, j'ai deviné la fin du livre avant même d'être parvenue à la moitié. Certains aiment peut-être découvrir par eux-même le dénouement d'un roman mais personnellement, ça m'a gâché tout mon plaisir. En plus de cela, je trouve qu'à force de vouloir émouvoir, ce roman lasse. Il y en a trop et ça en devient surfait. Contrairement à beaucoup, je ne me suis pas laissée porter par l'histoire ni réellement attachée aux personnages. Peut-être est-ce parce que j'ai dû lire ce livre pour l'école et réaliser un travail d'analyse tout au long de ma lecture... Quoi qu'il en soit, pas convaincue du tout par ce roman. Je commence tout juste "Les âmes grises" et espère ne pas connaître la même déception.
Célia S. (Sambreville, Inscrite le 13 avril 2011, 17 ans) - 13 avril 2011 |
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| Bref récit émouvant |
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C’est un vieil homme, monsieur Linh. Il a un fils marié qui a une petite fille de dix jours, Sang Diû. Lorsqu’il va chercher son fils et sa belle-fille à la rizière où ils travaillent, il les trouve morts. Une bombe a explosé qui a tout dévasté, mais il aperçoit sa petite fille saine et sauve. Pour sa sécurité et pour Sang Diû, il quitte le pays. Il veut protéger sa petite, et faire en sorte qu’elle ait une belle vie, cette enfant est tout ce qui lui reste. Ils s’embarquent sur un bateau avec d’autres réfugiés. Lorsqu’ils arrivent dans un pays étranger, se retrouvent dans un dortoir sans repère, sauf une poignée de terre du pays natal et une photo. Un jour, Monsieur Linh va se promener toujours avec la petite dans ses bras et rencontre monsieur Bark. Ils deviendront des amis, malgré la barrière de la langue, jusqu’au jour où pour cause de fermeture du dortoir, ils déménageront dans une maison haute et majestueuse. Se trouvant parachuté dans un monde différent, où personne ne l’aide à s’adapter, il pense à monsieur Bark qu’il aimerait revoir. Monsieur Bark s’étant mépris sur le nom de monsieur Linh, leur a nui à se retrouver plus tôt.
C’est une belle histoire d’amitié entre ces deux amis et une histoire d’amour entre Monsieur Linh et sa petite-fille, toujours si sage. C’est pour elle qu’il a subi tous ces déboires. Une fin tourmentée, tout de même, qui se termine sur une note d’espoir.
Saumar (, Inscrite le 15 août 2009, 78 ans) - 31 mars 2011 |
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| une vraie belle histoire |
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Une jolie histoire, toute simple et très touchante.
Un beau livre qui se lit d'une traite. Un beau moment d'émotion.
Mariebel (Paris, Inscrite le 1 novembre 2008, 24 ans) - 27 juillet 2010 |
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| Magnifique |
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Ce livre est vraiment très beau. Touchant du début à la fin, il nous prend, ne nous lâche pas. Les personnages, les sentiments, sont décrits de façon très intrigante. A lire évidemment !
Blabla:) (, Inscrite le 20 juillet 2010, 14 ans) - 25 juillet 2010 |
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| RAS |
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Rien qu'en lisant le titre on devine le propos et surtout la fin du livre, ... moyennement intéressant donc, d'autant plus que la lecture n'est même pas agréable.
Lu7 (Amiens, Inscrite le 29 janvier 2010, 26 ans) - 13 juillet 2010 |
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| Idéal pour l'exercice de lecture en diagonale |
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Philippe Claudel a eu du talent ou bien quelque chose à dire il y a maintenant quelques années. Le roman est facile à lire, court et un rebondissement en fin qui voudrait éclairer tout le livre d'une nouvelle dimension. Tous les ingrédients sont réunis pour un bon roman de supermarché qui est l'équivalent de la musique d'ascenseur. A lire en diagonale cela prend une dizaine de minutes.
Yeaker (Dijon, Inscrit le 10 mars 2010, 38 ans) - 9 juillet 2010 |
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| Court mais beau . |
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Petit livre qui se lit très vite .L'histoire est touchante , elle nous montre encore une fois les dégâts physiques , mais aussi psychologiques que peut engendrer une guerre .
La fin est surprenante .
Ce livre m'a donné envie de lire d'autres livre de cette auteur .
Pat (PARIS, Inscrit le 21 mars 2010, 48 ans) - 24 juin 2010 |
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| Belle amitié et texte très bien écrit |
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Je viens de finir "la petite fille de Monsieur Linh" que j'ai lu à la vitesse de l'éclair tellement l'histoire était prenante. De plus, le style d'écriture est très agréable à lire.
J'ai beaucoup apprécié la force de l'amitié entre Monsieur Bark et Monsieur Linh. Ils ne se comprennent pas par des mots car ils parlent des langues différentes mais leur amitié est plus forte que tous les mots de la terre, ils laissent parler leur coeur, c'est très beau, très émouvant!
De plus, j'ai beaucoup ri avec leur "bonjour" et leur "Tao laï" ils étaient comiques tous les deux et tellement tendres l'un envers l'autre.
Il y a également la fameuse chute que je n'ai même pas vu venir pour sa petite fille. En effet, j'ai bien eu quelques interrogations tout le long du livre sans jamais me le dire clairement (pour ne pas dévoiler la fin).
Bref excellente histoire, à ne pas manquer et surtout à savourer!
Pitchou (Morges - Suisse, Inscrite le 8 mai 2010, 22 ans) - 15 juin 2010 |
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| Simple et complexe à la fois |
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L'histoire est belle et les personnages sont intéressants. Ce petit monsieur qui s'enfuit ainsi avec sa petite fille et qui fait tout pour la protéger tout seul. Puis sa rencontre avec son ami et toutes les émotions que l'écrivain transmet au travers de ses mots. C'est superbe.
Lalie2548 (, Inscrite le 7 avril 2010, 27 ans) - 4 mai 2010 |
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| Je n'ai pas compris la fin ... |
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J'ai du lire ce livre en 4ème (2 ans) et je l'ai trouvé bien, mais bizarre. Je n'ai pas compris le fin. Mais l'histoire est émouvante.
Tiaa-du-70 (, Inscrite le 30 avril 2010, 17 ans) - 30 avril 2010 |
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| Suspense jusqu'à la fin |
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C'est un livre qui évoque les séquelles que gardent les gens qui ont connu la cruauté de la guerre. L'histoire est très émouvante d'autant plus que l'auteur préserve le suspense jusqu'à la fin. En effet, c'est le dénouement qui permet de comprendre l'ensemble de l'oeuvre avec une intrigue de qualité, bien présentée et une écriture agréable dans laquelle Philippe Claudel nous démontre son talent. Un bon roman.
Mamen (, Inscrite le 12 avril 2010, 47 ans) - 17 avril 2010 |
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| Encore et encore |
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Un roman plein de tendresse, de jolies choses, de blessures aussi... Je me suis immédiatement attachée aux personnages. On avance avec Monsieur Linh, comme lui on a besoin de retrouver le gros homme pour se rassurer. On a peur de ne pas y arriver, on espère, on s'accroche... On pleure pour un paquet de clopes et on sourit pour la ruse de monsieur Linh. Tout est beau dans ce bouquin. L'écriture, à la fois simple et poétique nous embarque très loin. Personnellement je n'ai pas vu venir la fin, j'ai même relu la chute deux fois pour être sure de ne pas avoir halluciné! On est scotché, et on se refait l'histoire dans sa tête, encore et encore...Et on aime encore plus.
Natka (, Inscrite le 24 février 2010, 27 ans) - 24 février 2010 |
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| Magnifique |
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C'est un livre très touchant. C'est une rencontre entre deux hommes, tous les deux blessés, mis à l'écart, qui souffrent mais qui sont forts et qui se battent. A travers un seul mot, " Bonjour ", ils s'apprivoisent, apprennent à se connaître. On apprend dans ce silence leurs histoires respectives, ce qu'ils ne peuvent se dire, se raconter qu'avec des regards. Et on comprend alors tout l'intérêt de ce livre, d'une tendresse, d'une délicatesse merveilleuses. L'histoire est belle et il s'en dégage une force, une sérénité qui attendrissent le lecteur.
Pendant les premiers chapitres, j'étais un peu perdue, tout était un peu flou mais j'aime le style de l'auteur qui consiste à ne pas tout dévoiler. Au fil des pages j'ai appris à apprécier ce roman et ce fut vraiment un plaisir de le lire.
Babouchkay (, Inscrite le 2 février 2010, 15 ans) - 9 février 2010 |
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| à trop réfléchir, on découvre vite la fin... |
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Roman court, qui évoque l'exil, l'amour, la fragilité, le manque de tolérance, la perte de proches et ses conséquences: la solitude. Mr Bark, tout comme monsieur Linh, a perdu un membre de sa famille. Leur rencontre est touchante. Ils ne parlent pas la même langue, ni même leur nom, et pourtant s'apprécient, et ne se jugent pas. Le seul mot qu'ils savent dire est "bonjour" dans la langue de Mr Bark et dans celle de Monsieur Linh. Leur bonjour répétitif est attendrissant. On sourit.
Ils sont un peu à l'écart de la société, et c'est ensemble qu'ils arrivent à revivre.
Le point négatif est cette impression de survoler le roman. Tout semble flou, puisque Claudel choisit de ne pas décrire certains lieux en profondeur, ni les gens qui apparaissent dans le roman.
Attention spoiler dans la suite
La seconde chose est ce bébé. On se demande au milieu du roman, pourquoi ce titre, alors que peu de choses sont dites sur cette petite fille: rien sur son age, ni sur son apparence. Elle ne pleure jamais, ce qui est rare pour un bébé qui est trimballé de droite à gauche dans le froid. Alors on se questionne et on se rend vite compte que jamais il n'est dit qu'elle mange. Elle est souvent installée sur un banc, ou sur un fauteuil (dans l'hôpital où monsieur Linh est emmené) comme si elle était sans vie. On comprend vite que Mr Linh a été traumatisé par la mort des siens au point de *****
Voilà ce qui reste décevant dans ce roman, étant donné que la révélation de **** est censée être le point de chute.
On a beaucoup de compassion pour cet homme, qui, au final, ne demande qu'une chose, retrouver cet homme qui est devenu son ami, et protéger sa petite fille. Ces deux petites choses pourtant si simples pour l'Homme qui exige tant chaque jour, font son bonheur.
Lili971 (, Inscrite le 27 décembre 2009, 28 ans) - 27 décembre 2009 |
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| Critique Emo :p |
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Le récit est malheureusement assez froid comme l'indique le titre. Il n'est pas captivant et même plutôt repoussant, sans véritable intérêt.Trop banal dans sa structure, "La petite fille de M.Linh" n'est pas attirant.
Le contenu de l'histoire est assez inquiétant dans le sens où la force que dégage l'histoire est très sereine mais trop brumeuse. Cela vous transporte dans un état d'esprit. Cette ambiance nous projette dans une autre sphère.
Le choix de l'auteur est très réfléchi puisque le personnage principal est un vieil homme appelé monsieur Linh. Philippe claudel travaille le charme de l'histoire en essayant de le rapprocher d'une tragédie. Dans ce cas-ci, il met l'accent sur l'émotion.
Criticoeur (, Inscrit le 13 novembre 2009, 20 ans) - 13 novembre 2009 |
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| Sa seule et unique rencontre |
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Lire cet ouvrage nous permet de ressentir l'attachement du vieil homme envers sa protégée, sa petite fille, ce lien si fort impossible à briser le rattachant à toute sa famille. C'est elle qui lui donne la force de vouloir et de pouvoir vivre, de se battre et de ne jamais baisser les bras. Elle est sa seule source de lumière dans ce monde si sombre. A la suite des événements, le grand-père rencontre monsieur Bark, de la même génération que lui, il sera son seul et unique ami, ramenant de la joie dans sa vie.
L'auteur ne nous livre pas assez de détails sur la vie de monsieur Linh. D'où vient-il? Son métier, ses traditions? On ne sait même pas dans quelle ville et dans quel pays il s'est expatrié. En effet, c'est un réfugié, mais avec toujours dans les bras sa petite Sang Diû qu'il ne la lâchera pour rien au monde.
L'écrivain fait de son oeuvre une histoire émouvante. L'auteur évoque le pays de ce vieux bonhomme, les moeurs des habitants: tout le monde se connaissait, ils étaient tous soudés comme une grande famille. Le suspens règne car on ressent cette peur qu'il ne retrouve pas son ami et que celui-ci se sente à nouveau seul dans un pays si étrange, sans odeur, sans goût, comme il le décrit. Mais grâce à cet homme, ses manques sont comblés et au fur et à mesure, il laisse derrière lui son passé douloureux.
Attachant? Bien sûr que ce roman l'est! D'une part on éprouve cette facilité a sentir à la place du personnage, à percevoir ses sentiments et d'autre part, le décor est tellement bien décrit qu'on s'imagine à sa place. Dans un sens, cela nous fait rêver. En tout cas, l'auteur a réussit son oeuvre, j'ai adoré!
Misouu (, Inscrite le 13 novembre 2009, 19 ans) - 13 novembre 2009 |
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| Surprenant |
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J'ai trouvé ce livre très triste, touchant mais il m'est resté une impression de malaise. Il faut dire que je n'avais pas du tout vu la fin arriver. C'est un livre dont on ne sort pas indemne. Toute la partie dans la maison de retraite est extrêmement sombre. Ca m'a fait froid dans le dos.
Je le conseillerai quand même, il est bien écrit.
Flo29 (, Inscrite le 7 octobre 2009, 39 ans) - 16 octobre 2009 |
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| Une petite réserve... |
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Ma première impression... ou plutôt ma dernière, car comme plusieurs la fin m'a éblouie et laissée une impression de ravissement, qui m'a fait oublier temporairement le malaise qui tout au long m'avait empêchée d'apprécier sans réserve les qualités de ce récit.
Oui, l'histoire est belle, émouvante, les thèmes abordés des plus touchants et le récit très habilement raconté, trop habilement peut-être?
Je ne favorise point les comparaisons, mais je ne peux m'empêcher de songer à Soie, d'Alessandro Baricco ou Balzac et la petite tailleuse chinoise, de Dai Sijie qui demeurent, un peu dans le même genre de récits poétiques, des souvenirs de lecture impérissables, plutôt qu'un subtil malaise inexplicable...
FranBlan (Montréal, Inscrite le 28 août 2004, 69 ans) - 7 mai 2009 |
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| attendrissement |
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Ah il m'embête ce Philippe Claudel . C'est un si bon conteur, c'est une voix douce, qui sait trouver les bonnes intonations pour que vous soyez touchés et puis, et puis reste ce sentiment qu'il écrit seulement avec son talent, avec son savoir faire, son habileté, et qu'il manque tout simplement l'essentiel, ce qui fait d'une lecture une expérience unique dont on se souvient longtemps ou toujours. Quoi ? je ne sais pas très bien, la coïncidence peut être entre la vraie vie intérieure d'un auteur et son écrit.
Phineus (Bordeaux, Inscrit le 16 février 2009, 74 ans) - 18 février 2009 |
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| Incroyable !!!! Et tellement touchant ! |
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J'ai découvert cet auteur avec ce bouquin.
J'ai été tellement émue par l'histoire, les personnages, l'écriture de Philippe Claudel, et les thèmes abordés (l'exil, la solitude, l'amour, la vieillesse) qu'il n'a été impossible de fermer l'oeil de la nuit après avoir achevé la dernière phrase du livre !
Pélisse (, Inscrite le 26 octobre 2008, 26 ans) - 22 novembre 2008 |
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| Tendrement émouvant |
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C'est beau, c'est triste, c'est émouvant, attendrissant, parfois amusant et finalement surprenant. La fin de l'histoire fait de ce livre un excellent bouquin. Au départ très poétique et tendre, l'histoire se poursuit tranquillement, sans véritable rebondissement, elle se laisse lire, rapidement mais paisiblement. On apprend à connaitre M. Linh et sa petite fille, à les aimer, puis on découvre le gros monsieur et leur amitié devient attendrissante. Mais la fin permet réellement de tout comprendre et d'apprécier à sa juste valeur cet auteur des âmes grises qui ne m'avait pas laissé un souvenir impérissable.
Loras (, Inscrite le 13 juin 2007, 24 ans) - 15 octobre 2008 |
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| Hommage à l'amitié |
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Quelle histoire touchante, triste mais aussi pleine d'espoir en la vie et surtout en l'amitié !
En effet, je crois que l'amitié est ce qui sauve Monsieur Linh du désespoir et l'empêche de sombrer pour devenir un zombie parqué dans un centre pour vieillards. Il réagit et ce qui le fait réagir est justement le lien qui le rattache à Monsieur Bark, son ami si différent de lui et en même temps si proche de par le vulnérabilité et la nostalgie du passé.
La condition de réfugié est admirablement dépeinte et ce qu'éprouve Monsieur Linh, sa détresse et sa confusion sont décrites avec justesse et beaucoup de sensibilité.
Difficile d'en dire plus sans dévoiler trop de détails du récit mais ce livre, dès les premières pages, m'a touché droit au coeur. Quel beau personnage pathétique que ce vieil homme qui se rattache à des bribes de son passé comme une poignée de terre de son pays, une vieille photo toute jaunie et surtout son trésor inestimable : sa petite fille.
Très beau et surtout, très prenant.
Dirlandaise (Québec, Inscrite le 28 août 2004, 56 ans) - 22 septembre 2008 |
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| agréable |
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Un récit agréable et prenant qui aborde divers thèmes. Celui qui a le plus retenu mon attention concerne (naturellement) l'amitié inconditionnelle entre deux personnes se trouvant dans l'incapacité de communiquer.
Jusqu'à la dernière page je me suis dit "Pas mal, ce bouquin". Après la lecture des trois dernières lignes mon opinion tend plutôt vers "c'est un bon livre".
AntoineBXL (Bruxelles, Inscrit le 9 août 2008, 32 ans) - 11 août 2008 |
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| Des sentiments contradictoires |
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C'est un livre très triste et très difficile à noter. D'un coté je me suis laissée guider au gré des errances du vieux Mr Linh, et c'était bon de vivre avec lui ces moments de déraciné, de le comprendre, de palpiter avec lui, et de l'autre la fin me laisse perplexe et triste. Je viens de finir "l'élégance du hérisson", et ça me fait le même effet.
Mais c'est un joli livre, silencieux et lent qui fait du bien.
Tameine (Lyon, Inscrite le 9 juin 2008, 46 ans) - 24 juillet 2008 |
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| Comment se faire avoir en beauté |
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Oui, je suis bon public... dès que j'ouvre un livre, je me laisse embarquer par l'auteur qui me tend gentiment la main. On me balade, on me fait visiter du pays? Je suis... On me dit d'aller à gauche, je vais à gauche... Attention, y'a une marche, je lève le pied...
Pas d'exception pour moi avec La petite fille de monsieur Linh! J'ai bu l'eau à la source et c'était très rafraîchissant. Une rencontre touchante, une belle amitié entre deux hommes qui ne peuvent finalement rien connaître l'un de l'autre, une petite-fille à la fois omniprésente et tellement effacée...
On peut lire ce roman comme un conte: c'est très doux, un peu lisse mais pas désagréable.
Mallollo (Séville, Inscrite le 16 janvier 2006, 29 ans) - 21 juillet 2008 |
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| Tout simplement ennuyant ! |
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Je suis élève dans une école de Belgique et pour notre examen de français (qui a lieu demain - 19/06/08), notre chère professeur nous a demandé de lire ce livre et d'en faire une critique .. N'étant pas très emballée, je me suis quand même lancée.
Dès les premières pages, ce livre nous endort un peu. Après 3O pages, on en a déjà marre ! C'est vrai que l'écriture est assez, même très simple mais c'est une histoire vague, qui répète les mêmes choses. C'est une histoire assez monotone, il ne se passe rien pour nous prendre en haleine et c'est ce qui est vraiment dommage. Certes je ne connais pas l'auteur et c'est son premier livre mais je suis déçue car notre professeur nous a dit que c'était un livre intéressant. Elle s'est tout simplement trompée !
La fin ? Tout simplement ridicule ! Je ne suis pas là pour critiquer l'auteur car je le respecte mais c'est vraiment ennuyeux, je ne recommanderais ce livre à personne. C'est vrai que ça vous touche par l'émotion mais il n'y a pas ce petit quelque chose en plus et c'est très dommage ..
Sur ce, à ceux qui veulent risquer de le lire,
Bon courage ^^'
Zoha (, Inscrite le 18 juin 2008, 22 ans) - 18 juin 2008 |
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| Sauvé par le gong ! |
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Comme elle est bien venue la chute de ce roman, elle sauve le récit d’une fin un peu « guignolesque » après une première partie pourtant fort prometteuse. Qu’ils sont touchants, émouvants, ces deux exclus de la vie qui mettent leur malheur en commun pour vivre une belle tendresse et une profonde amitié avec seulement deux ou trois mots à échanger. Une leçon d’écriture pour tous les bavards de la plume ! Dommage qu’il faille passer par une seconde partie un peu calamiteuse et sans inspiration pour arriver à cette fin très inspirée qui porte un autre regard sur le déracinement et l’exil.
Débézed (Besançon, Inscrit le 10 février 2008, 64 ans) - 16 juin 2008 |
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| Tristesse poétique |
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J’ai beaucoup aimé la mélancolie de ce roman. Monsieur Linh est très attendrissant tout au long de cette histoire très triste. La fin m’a particulièrement plu, teintée d’optimisme résigné. On ne peut pas dire que c’est une belle histoire tant la solitude y est décrite mais c’est tellement bien écrit, avec un peu d’humour parfois qu'on se laisse porter par ce petit bonhomme étrange. J’ai aimé le flou dans les situations, comme par exemple le fait qu’on ne sait pas l’origine exacte de Monsieur Linh, après tout son histoire est un condensé d’autres destins tout aussi tragiques. Le roman est malgré tout assez léger, avec une certaine poésie. Je retenterai une autre expérience avec cet auteur, c’est certain.
Lindy (Toulouse, Inscrite le 28 mai 2006, 33 ans) - 8 juin 2008 |
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| Le banc des rencontres |
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J’ai lu ce livre comme une fable tendre où la pudeur des sentiments en révèle leur noblesse, où, quand les mots ne servent à rien, la tendresse d’un geste, la bienveillance d’un sourire effacent les regards méchants ou indifférents. Ce roman, remarquablement composé, est économe de mots, d’effets de style, de pathos pour mieux faire passer une vraie émotion. La vie, que Philippe Claudel dépeint comme un « collier de blessures que l’on passe autour du cou », la vie est aussi faite de ces rencontres improbables, ici sur un simple banc de jardin public, où deux accidentés de la vie font de leur collier une parure de reconnaissance.
Ce récit m’a paru être l’opposé du livre de Cormac Mc Carthy « La route ». Si l’un et l’autre sont des romans d’amour, écrits au présent, si l’un et l’autre racontent une odyssée, si l’un et l’autre ne sont ni datés ni vraiment situés, ce qui leur donne une certaine universalité, « La petite fille de Monsieur Linh » est un récit pétri de délicatesse, de tristesse toujours teintée d’optimisme, de confiance parfois amère, d’humanité, quand l’autre est un brassage noir de déshumanisation et de méfiance quand ce n’est pas de défiance. Certes « La route » est un livre plus fort, plus fondamental, plus écrit que celui de Claudel mais je voulais les rapprocher car ils sont peut-être les deux facettes de nos existences.
Un très beau roman dans lequel je me suis laissé embarquer ; un de ceux qu’on n’oublie pas.
Jlc (, Inscrit le 6 décembre 2004, 68 ans) - 27 mai 2008 |
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| Prévisible |
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L’écriture est fluide, j’ai lu ce livre en une journée, mais j’ai trouvé ça long vers la fin. J’ai aimé le commencement, mais mon intérêt a vite commencé à s’effriter quand les cordes du récit sont apparues trop évidentes. J’ai vu la chute finale arriver de très loin et ça m’a embêté durant la lecture. J’ai été touchée à quelques reprises, comme quand Monsieur Linh et Monsieur Bark se montrent les photos de leurs épouses ou lorsque Linh se remémore son village, mais le récit ne m’a pas emporté dans de hautes sphères de l’émotion.
Nance (Montréal, Inscrite le 4 octobre 2007, 28 ans) - 8 avril 2008 |
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| Emouvant |
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Je ne connaissais pas Philippe Claudel, mais quelle découverte! Une histoire qui parait simple, se transforme en récit émouvant, touchant, prenant...J'ai lu ce livre d'un trait, je n'ai pu me résigner à laisser ce vieil homme et son trésor. Un livre qui parle d'immigration très simplement, pas besoin de précisions des lieux, on ressent à travers cet homme, la douleur de partir et d'être incompris et là est l'essentiel.
Quelle écriture! Je cours lire ses autres oeuvres.
Soleada (, Inscrite le 21 janvier 2007, 23 ans) - 18 mars 2008 |
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| les petites lignes de monsieur Claudel |
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S'il est difficile d'écrire simple, il en est tout autant d'écrire profond. Car de cette maîtrise de la simplicité soulignée dans ce récit de Claudel, n'en ressort qu'un vague travail superficiel. Relater des faits, notifier des descriptions anodines, décrire la vie de personnages convenus, pincer la corde vibrante du sentimentalisme bon enfant, sans autre surprise que l'arrivée d'un vague rebondissement, nuisent au roman dès lors que le support littéraire ne suit pas.
Une impression d'écriture précipitée transpire entre les lignes.
Faux jugement ? Erreur d'appréciation ? C'est une impression qui n'a pas plus de valeur critique qu'elle n'apporte aucune proposition en retour (qui, de surcroît, ne servirait à rien, puisque le livre est imprimé depuis longtemps).
« et puis là, les deux hommes se disent longuement au revoir en se disant bonjour. ».
Une phrase à retenir de ce livre, avant que l'ennui conforte sa présence au fil des pages.
Bertrand-môgendre (ici et là, Inscrit le 9 mars 2006, 56 ans) - 18 mars 2008 |
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| L'importance du non -dit |
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Un roman qui marque en raison de sa brièveté, de son écriture dépouillée, de ses blancs dans le récit qui obligent le lecteur à combler les vides de la narration . Philippe Claudel n’explique pas, il constate ; par petites touches, il suggère . Et c’est justement parce que c’est au lecteur de reconstituer les non-dits du récit que cet ouvrage laisse une forte empreinte . Claudel ouvre la porte à la sensibilité, à l’empathie , au lecteur de la franchir !
Alma (, Inscrite le 22 novembre 2006, 66 ans) - 23 février 2008 |
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| Le vieil homm et l'enfant |
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On ne peut qu’être touchés par cette amitié lui lie deux solitaires, par ces échanges qui n’en sont pas, mais où chacun reçoit les mots de l'autre avec bonheur, avidité, soulagement. Ils comblent leurs solitudes par leur seule présence. Au-delà des mots se dit l’indicible : le partage de leurs douleurs, le besoin de se rattacher à quelqu’un, d’être deux plutôt qu’un seul.
Philippe Claudel ne dit pas grand-chose, ou plutôt utilise un style très épuré, dépouillé. Mais en fait il en dit beaucoup plus ainsi. Parce que c’est poignant, ces détresses qui se rejoignent, se mélangent, s’apaisent mutuellement. Parce que c’est touchant, cet amour que porte Monsieur Linh à sa petite fille.
Oh, on aura peut-être compris rapidement ce qu’il faut comprendre, mais ça n’en est que plus touchant et nous en apprend beaucoup plus sur la folie due à l’exil, à l’arrachement, à la guerre et ses atrocités.
Amanda m (, Inscrite le 10 janvier 2008, 45 ans) - 15 février 2008 |
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| Exercice de style |
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Je fais partie des déçus de ce roman.
En effet, le thème du soin porté aux réfugiés traverse ce roman sans beaucoup d'explication. De plus, l'amitié entre un homme et un vieillard qui a une petite fille n'est pas racontée d'une façon à tenir en haleine le lecteur car rien ne se passe.
Ce roman est très bien écrit, l'exercice de style est intéressant, mais manque de profondeur. Cela me rappelle Neige de Maxence Fermine, c'est beau, mais creux.
La fin est extraordinaire et me continuera de me marquer. Je ne vais pas l'oublier de sitôt, c'est une très belle fin de roman. Mais cela ressemble plus à une fin de nouvelle qu'à celle d'un roman.
Norway (Entre le Rhin, la Méditerranée et les Alpes !, Inscrite le 7 septembre 2004, 36 ans) - 11 février 2008 |
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| Finale quand tu nous tiens |
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C’est le roman d’une chute. Extraordinaire. Brillante. Très émouvante. Mais pour s’y rendre, j’ai été confus par le parcours - bien qu’agrémenté d’une belle simplicité comme celle d’un jardin zen.
Dans une fable, chaque instant et chaque objet sont symboliques. Je me pose encore de nombreuses questions. Pourquoi échanger ces paquets de cigarettes en guise de geste d’amitié? Pourquoi cet ami s’appelle Bark? Quelle est l’intention derrière la ritournelle récurrente autre que d’attendrir? Etc. Et bien sûr, ce revirement de dernière seconde…
Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 42 ans) - 15 janvier 2008 |
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| un livre qui se lit assez vite |
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C'est un livre qui se lit vite, assez court . C'est vrai que c'est agréable de lire un livre aussi simple ; avec un style chaud , où les mots se lisent les uns à la suite des autres
c'est une histoire émouvante même si le style est uniquement narratif
personnellement j'ai eu très peur de la fin mais finalement tout finit bien
Tyty2410 (nice, Inscrite le 1 août 2005, 25 ans) - 13 décembre 2007 |
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| De l’Asie du sud-est à la France |
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Petit roman bouleversant de sensibilité et d’émotion.
Monsieur Linh, un vieillard, vient de perdre sa famille dans la guerre, dans un pays du sud-est de l’Asie (que Philippe Claudel ne nommera pas mais on pense au Viet-nam ou au Cambodge). Il ne lui reste que sa toute petite fille et l’on comprend qu’il a fui la zone et est évacué vers un pays, pas plus nommé, mais qui ressemblerait furieusement à la France.
C’est sur le bateau qui l’emmène en exil qu’on fait la connaissance de Monsieur Linh :
« C’est un vieil homme debout à l’arrière d’un bateau. Il serre dans ses bras une valise légère et un nouveau-né, plus léger encore que la valise. Le vieil homme se nomme Monsieur Linh. Il est seul désormais à savoir qu’il s’appelle ainsi.
Debout à la poupe du bateau, il voit s’éloigner son pays, celui de ses ancêtres et de ses morts, tandis que dans ses bras l’enfant dort. Le pays s’éloigne, devient infiniment petit, et Monsieur Linh le regarde disparaître à l’horizon, pendant des heures, malgré le vent qui souffle et le chahute comme une marionnette. »
La suite est le quotidien de réfugiés déboussolés qui débarquent en terra incognita, sans avenir ni perspectives, ballotés de services sociaux en dortoirs provisoires, coupés de relations humaines stabilisantes, … Monsieur Linh, accompagné de Sang Diu, sa petite fille, n’y coupera pas et Philippe Claudel nous brosse cela très bien : le dortoir misérable de transit dans lequel M. Linh cohabite avec deux familles, sa dépendance totale aux services sociaux, son non-avenir stérilisant …
Seule petite lumière dans ces perspectives lugubres, la rencontre improbable avec Bark, monsieur Bark, gros homme un peu largué, qui vient de perdre sa femme et qui a une culpabilité évidente vis à vis du pays d’origine de Monsieur Linh. Philippe Claudel leur noue une relation faite de petits riens, de méprises et d’incompréhensions formelles mais de complicité et d’entente réelles. Il touche juste, à petits coups, et c’est très fort.
Mais viendra le temps d’une affectation définitive pour Monsieur Linh et Sang Diu, les séparant de Bark, et là encore P. Claudel fait très fort. Très fort jusqu’à la fin pour laquelle une naïveté naturelle (Bienheureux les simples d’esprit, ils seront assis à la droite de Dieu !) m’a obscurci l’entendement et laissé tomber dans le piège. Pas vu venir et la surprise n’en est que plus belle !
Philippe Claudel est habile et son écriture très naturelle, très « coulée ». Un vrai petit bonheur.
Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 55 ans) - 23 octobre 2007 |
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| L'émotion dans la simplicité des détails |
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L’histoire est simple, et le style d’écriture épuré n’est pas non plus celui que je préfère. Pourtant, je sais déjà que ce roman laissera inévitablement une marque dans ma mémoire. En effet, l’émotion qui se dégage de ce livre est presque palpable. Ici, l’émotion est partout, et les mots et les images pèsent d’eux-mêmes sans qu’il ne soit nécessaire de les placer dans un contexte tragique pour autant. C’est un livre qui fait parfois sourire, mais avec tristesse et qui donne envie de pleurer devant certaines scènes qui ne sont pas forcément tristes, mais toujours touchantes grâce à la force des détails que Claudel met juste au bon endroit.
J’ai rarement lu un auteur avec cette capacité à rendre ses personnages aussi attachants et émouvants que s’ils existaient dans la réalité et qu’on les côtoyait tous les jours. À mon avis, ce livre est réellement un chef-d’œuvre de sensibilité.
Gabri (, Inscrite le 28 juillet 2006, 25 ans) - 25 mai 2007 |
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| Tendresse, oubli, surprise, besoin |
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J'ai dévoré ce petit livre plein d'émotions, du besoin d'émotions du coeur humain. Rencontre des contraires, des manques parallèles, et surprise de la fin où l'artifice prend la place du réel. Les substituts comblent parfois les trous sans fond et ils sont bien nécessaires à la survie d'un peu d'humanité.
Printemps (, Inscrite le 30 avril 2005, 53 ans) - 17 décembre 2006 |
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| un livre touchant pour une fin ahurissante |
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On dirait presqu’une nouvelle tellement ce livre se lit vite. J’ai bien aimé. C’est touchant, mais triste et pendant tout le livre, j’ai craint que cela ne finisse encore plus mal… Je dirais plutôt que cela finit sur un point d’exclamation, suivi d’un point d’interrogation. Les détails de lieu et de temps ne sont jamais précisé dans ce roman, mais on situe très bien l’histoire.
Pascale Ew. (, Inscrite le 8 septembre 2006, 44 ans) - 8 septembre 2006 |
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| enfin un livre sans violence |
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Je rejoins la majorité des lecteurs. Ce livre est plein de poésie, d’émotion et sans aucune violence. Le lire vous donnera, j’en suis sûr, un grand moment de bonheur. Bravo à l’auteur
Letille (, Inscrit le 3 avril 2006, 56 ans) - 4 septembre 2006 |
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| Très surprenant... |
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Un petit livre qui nous emporte dans une histoire simple, humaine, puis finit par nous bleuffer.
Marafabian (, Inscrit le 11 août 2006, 39 ans) - 11 août 2006 |
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| Quelle épreuve ! |
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Pour mon premier Claudel, je rejoins au grand galop les "déçus". Une livre à "l'émotion" légère comme du plomb !
Je n'ai absolument pas trouvé dans le livre ce qu'on avait pu m'en dire pour m'inciter à le lire.
Que de clichés, que de répétitions, que de lourdeurs.
On devine tout très vite, hélas... Quelle prévisibilité !
Quant au style, il me donne la tenace impression de quelqu'un qui s'écoute écrire, hélas encore.
Qu'un livre aussi court m'ait semblé si long est mauvais signe, quel ennui !
Bon, vais-je tenter les âmes grises ????
BackwardsMan (, Inscrit le 23 avril 2006, 51 ans) - 10 août 2006 |
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| une histoire très touchante |
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"La petite fille de monsieur Linh" a été pour moi un vrai régal. Ecriture poétique et qui m'a fait vivre l'exil de cet homme, son amour pour son pays et son attachement pour sa "petite fille" seul bien avec un peu de terre emmenée lors de son départ. La solitude aussi, lorsqu'il est impossible de communiquer faute de parler la même langue et malgré tout cela, l'amitié qui vient ensoleiller sa fin de vie.
Ce roman m'a beaucoup ému...à lire, je le conseille vivement pour ceux qui ne l'ont pas encore fait
Hamnesa (montluçon, Inscrite le 16 juin 2006, 28 ans) - 22 juin 2006 |
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| Intemporel |
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Ce roman a un mérite, il n'est situé ni dans le temps ni dans l'espace, il est doux, et vraiment émouvant, touchant et triste , mais il vaut vraiment le coup d'être lu !
Ondatra (Tours, Inscrite le 8 juillet 2002, 30 ans) - 21 juin 2006 |
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| inoubliable |
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Une histoire simple et envoutante.
La magie de l'auteur nous amène à suivre Mr Linh, à croire que tout est possible et à garder en mémoire cette belle histoire.
Choubibou69 (, Inscrite le 5 juin 2006, 36 ans) - 5 juin 2006 |
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| Les émotions simples |
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Quelle belle et cruelle histoire que celle de Monsieur Linh! Déraciné, obligé de quitter sa patrie pour arriver dans "un pays qui n'a pas d'odeur". Il ne lui reste plus rien : une petite valise, une photo, des souvenirs,…Mais rien, c'est déjà beaucoup. Il y a Sang Diu aussi, sa petite fille. Cette perle qu'il faut protéger le plus longtemps possible. Ce trésor qu'il faut aider à grandir. Très belle aussi cette histoire d'amitié simple comme "bonjour" entre deux hommes improbables. Monsieur Linh, petit être fragile mais disposant d'une force intérieure étonnante et Monsieur Bark, gros homme aux mains calleuses, affecté par la mort de sa femme. Deux solitaires, deux rescapés qui ne peuvent pas se comprendre verbalement mais bien par le cœur. Et à travers l'image de Monsieur Bark, Monsieur Linh aimera progressivement ce pays, si différent de tout ce qu'il a connu.
Après "Les âmes grises", Philippe Claudel change radicalement de style, nous livrant une histoire simple, épurée. Mais une histoire, pleine d'intensité, de profondeur et d'universalité, dans laquelle l'émotion est toujours poignante.
Nothingman (Marche-en- Famenne, Inscrit le 21 août 2002, 32 ans) - 20 mars 2006 |
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| La douleur intérieure d'un homme |
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Le livre de P. Claudel évoque l'histoire d'un homme brisé par les guerres et les deuils. On ressent la douleur qu'il éprouve par le fait d'avoir tout perdu, sa solitude.
Courte histoire que l'on n'oublie pas.
Véro lé la (, Inscrite le 5 février 2006, 40 ans) - 18 mars 2006 |
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| ne lisez pas la fin... |
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J'ai tout aimé dans ce livre : le style d'écriture de P.Claudel, l'histoire qu'il nous raconte, sa simplicité, l'amitié entre ces deux hommes qui ont comme seul point commun de se trouver sur le même banc et d'avoir vécu un grand maheur.
Mais j'avais deviné la "surprise" très tôt, et du coup la fin m'a laissée... sur ma faim !
Alors pour ceux qui ne veulent pas être déçus, arrêtez la lecture deux pages avant la fin !!!
Leodagane (, Inscrite le 14 février 2006, 42 ans) - 4 mars 2006 |
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| pas emballée |
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Bien que ce roman ait transporté certains, je n’ai pas été conquise par ce récit. L’histoire est belle pleine de jolies phrases, de tristesse mais les personnages ont peu de présence et nagent au fil des pages dans un flou qui manque de corps et empêche de s’y attacher Malgré cela c’est un livre bien écrit dans un style épuré qui peut plaire à beaucoup de lecteurs
Elfe (, Inscrite le 15 septembre 2004, 56 ans) - 15 février 2006 |
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| Une très forte amitié |
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Pour moi la forme du récit tient à cette relation si forte entre les des deux hommes, deux étrangers, leur amitié ne reposant sur rien finalement.
C'est ça qui m'a touché ainsi que l'amour d'un vieillard pour sa petite fille.
C'est simple et tendre, plutôt bien écrit;
Seul hic:on ne comprend pas bien la fin.
S.J -20 ans -le 30 janvier 2006
S.J (Brinay (18), Inscrite le 27 janvier 2006, 26 ans) - 30 janvier 2006 |
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| Extérieur à tout |
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Beaucoup d'éléments m'ont attirée dans ce roman. D'abord la dignité de Monsieur Linh, qui inspire le respect. Ensuite la difficulté d'exprimer la douleur, le regret, la solitude. Exercice difficile car il est très facile de tomber dans le pathos ou de trop décrire ce qui ne peut que se vivre dans le silence de l'âme.
Une partie de l'histoire m'a également fait penser à un magnifique film vu récemment "L'Arc - The Bow" de Kim Ki-Duk, qui relate la difficile relation entre un homme seul et âgé qui a recueilli une fillette à l'âge de sept ans et l'élève sur un bateau au milieu de la mer en attendant qu'elle ait dix-sept ans et qu'il puisse l'épouser. Difficultés de la relation, de la promiscuité, de l'incompréhension.
Beaucoup d'émotion dans ce film tout comme dans ce roman de Philippe Claudel, dans un style assez différent des "Ames grises, ai-je trouvé, parce que plus intériorisé, témoignant d'une autre forme de tristesse, plus proche de l'espoir résigné.
Peut-être certaines longueurs, certains passages prévisibles mais l'écriture demeure belle et fluide, une véritable émotion s'en dégage. J'ai aimé l'ambiance, le poids de l'incommunicabilité entre les êtres, celui de la folie douce aussi qui peu à peu se dégage du récit.
Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 37 ans) - 20 janvier 2006 |
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| FABULEUX |
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J'avais aimé "Les âmes grises" et je n'ai pas été déçu par celui-ci.
Dès le début, je me suis laissée emporter par la magie de l'écriture de Philippe Claudel. Plus que lire, j'avais l'impression de glisser sur les lignes. C'était tout doux.
Une infinie tendresse enveloppe ce livre.
Et puis on peut réfléchir sur l'émigration, l'amitié, la solitude. Le regard de l'autre qui est si dévastateur, parfois. Le désarroi de l'étrange. L'importance ou non de la langue.
Le tout en douceur.
Alandalus (BORDEAUX, Inscrite le 1 juillet 2004, 55 ans) - 20 décembre 2005 |
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| Je me demande... |
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pourquoi une critique générale si bonne pour un livre si mal écrit et dont on connait la chute, soi-disant époustouflante, dès les premières pages. Après "Les âmes grises, j'étais plein d'espoirs et impatient. Quelle déception. Et je ne suis pas le seul "fan" de Claudel à penser ce que je pense de cette parution à oublier très vite.
Nasien (, Inscrit le 7 décembre 2005, 63 ans) - 7 décembre 2005 |
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| A la folie, pas du tout... |
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J'ai un avis assez partagé sur ce roman. J'ai tellement été bluffé par le dénouement, que je suis restée sur ma faim.
Il faut être attentif aux moindres détails pour ne pas passer à côté du message. Après avoir refermé le livre je me suis repassée le fil de l'histoire, et là j'ai été épaté par la construction de l'intrigue.
L'effet de surprise est tel, qu'il rend ce roman touchant et émouvant.
Laudine (, Inscrite le 24 octobre 2005, 32 ans) - 1 décembre 2005 |
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| A la fois simple et percutant |
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Quel bel exemple d’humanité que ce monsieur Linh, vieil homme dont la vie est tout entière dirigée vers sa petite fille. Sang Diû est devenue sa raison de vivre, de se battre. Exilé, réfugié politique, monsieur Linh est désarmant : désemparé, plongé dans un univers dont il n’est jusqu’à la langue qu’il ne connaît, il s’accroche pourtant au moindre signe positif que la vie lui envoie et choisit de faire fi des obstacles. L’histoire de son amitié récente avec un inconnu rencontré dans un parc redonne confiance en l’humanité.
Belle écriture, rien à jeter, aucun détail superflu, rien que monsieur Linh, sa petite fille et un inconnu, rien que la pureté et l’innocence. Un livre tout en émotion…
Saint-Germain-des-Prés (Liernu, Inscrite le 1 avril 2001, 44 ans) - 28 octobre 2005 |
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| pas convaincue ... |
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Serais-je la seule à faire contrast avec vos commentaires si élogieux ?
Je l'ai commencé hier après midi, et je l'ai fini tout à l'heure, et j'avoue, sans honte, m'être relativement ennuyée à la lecture de ce court roman.
J'ai trouvé ça très long malgré les 156 pages, très lent, il ne s'y passe pas grand chose. J'ai continué parce que je lisais dans les critiques qu'il y avait une chute intéressante ... Mais bon, je ne l'ai pas trouvée si extraordinaire, cette fameuse chute !
Enfin, tout ceci ne m'empechera pas de lire "les ames grises", qui est, parait-il, très bon :-)
Calamity_jane (Montreuil, Inscrite le 20 mai 2005, 32 ans) - 25 octobre 2005 |
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| de la tendresse à l'état pur |
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alors, là je suis dans un état second : je viens de finir le livre et mon émotion en "deux temps" (...) à la fin me fait dire que l'auteur est un génie!
Comment fait-il avec simplement trois personnages principaux pour nous apporter cette émotion au fil des pages !
Ce livre est très "beau" et il est vrai qu'on ne peut sortir indemne de cette histoire mais je vous rassures, futur lecteur, il y a une touche d'optimisme tout de même!
Lisez le vite!!!!
ADE (MARSEILLE, Inscrite le 10 octobre 2005, 33 ans) - 14 octobre 2005 |
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| Tao-Laï |
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Comme beaucoup d'entre vous, je suis tombée sous le charme de la douceur du récit de Philippe Claudel. J'ai mis un petit bout de temps avant de relever les indices et de les mettre bout à bout, mais à la scène du restaurant je savais à quoi m'en tenir. Et en fait ça ne fait que renforcer l'humanité de cette jolie histoire, que l'on pourrait très bien se raconter en famille autour de la cheminée le soir... A la fois triste, et belle, touchante, et souriante.
Il ne faut pas s'en priver !
Cuné (, Inscrite le 16 février 2004, 44 ans) - 7 octobre 2005 |
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| Simple comme « Bonjour » |
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Tout de pudeur et d’émotion, La petite fille de Monsieur Linh esquisse l’homme dans son plus simple effet, à travers l’amitié qui le lie à autrui, en dehors de tout artifice de langue, de mœurs ou de nationalité. La scène rompt avec tous ces préjugés qui empêchent la « rencontre », et effleure la part sensible qui réside en nous. Monsieur Linh est un déraciné, un « ancien », amoureux de son pays, qui n’a pourtant eu d’autre choix que de le quitter pour éloigner sa petite fille de la guerre. Frappé par la mort de ses enfants, sa traversée en bateau le voue à l’inconnu et à la perte d’identité. Promenant la fillette sur sa nouvelle terre d’exil, il se retrouvera grâce au regard d’un homme qui saura le comprendre sans même avoir besoin de lui parler.
Pitibeni (Marseille, Inscrit le 25 décembre 2004, 35 ans) - 30 septembre 2005 |
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| Troublant, déconcertant ! |
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Voici des commentaires qu’il est peut-être préférable de consulter après avoir lu ce livre que je conseille vivement à tous pour sa simplicité et sa pureté dans les sentiments. Ou alors, y revenir pour comprendre de quoi je parle car je ne peux décemment pas dévoiler la fin ici.
Certes, la sortie de ce nouveau roman après le succès des “âmes grises” qui plus est sort sur les écrans, s’avérait somme toute bien délicate. Mais, dans un registre quelque peu différent, Philippe Claudel, mon chouchou régional, démontre à nouveau son talent.
Dubitative ?
Oh oui ! je l’ai été dès les premiers chapitres et pourtant je me suis laissée porter et mener jusqu’au bout sombrant probablement dans une forme de naïveté.
Au fil des pages, je me suis laissée convaincre de l’éventuelle priorité de l’auteur à ne privilégier que la profondeur des émotions liant ces deux hommes esseulés et tellement désemparés que seule leur rencontre retient dans la vie.
L’espace, le temps sont épurés pour ne laisser place qu’à cette intense et vitale relation.
Après avoir tourné la dernière page, je suis restée troublée et déconcertée un bien long moment face à ma crédulité…
Comme tout s’explique, j’ai maintenant bien envie de recommencer le livre pour vérifier cette prouesse d’écriture dans laquelle je me suis laissée prendre. Très fort, M. Claudel !
Voni (Moselle, Inscrite le 1 septembre 2005, 52 ans) - 26 septembre 2005 |
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| L'invraisemblance... fait mouche ! |
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J'adore Claudel ! Je l'ai découvert avec "Le café de l'Excelsior" et je suis tombé dedans ! Mais là, si j'ai pris un indéniable plaisir à lire cette histoire, j'ai été un peu surpris et déçu par l'invraisemblance de la partie qui se passe dans l'hospice et l'nterdiction qu'a M Linh d'en sortir ; ça ne tient pas la route pour un esprit cartésien comme le mien. Alors j'ai pris le roman comme une fable (ce qu'il est indéniablement) et, là d'accord, c'est superbe.
Mais c'est tout de même inférieur aux "Âmes grises".
RoiLire (SAINT PAUL EN FORET, Inscrit le 22 septembre 2005, 52 ans) - 22 septembre 2005 |
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| magnifique |
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j'ai découvert Philippe Claudel avec ce magnifique roman. Je n'ai qu'une envie, en lire d'autres. Emouvant, pudique, magnifique....
A recommander à tous les gens qu'on apprécie
Mival (, Inscrite le 17 septembre 2005, 39 ans) - 17 septembre 2005 |
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| Amitié muette |
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Monsieur Linh vient de tout perdre, son pays, sa terre, sa famille massacrée par les bombes. De ce charnier, seule a survécu sa petite-fille, âgée de quelques semaines, dont il ne se sépare jamais, docile et sage, attaché à elle comme à la prunelle de ses yeux. Pour la voir s’épanouir loin de tous ces mauvais souvenirs, ce petit vieillard chétif a embarqué pour un pays dont il ignore les coutumes et la langue. Hébergé dans un foyer de réfugiés, il fait alors la rencontre d’un gros gaillard, veuf. Jusqu’à leur nom, ils ne se comprendront jamais l’un l’autre, et c’est sans doute la douleur d’avoir tous deux perdu des êtres chers qui va les rapprocher…
Touchant, sensible, ce roman fait l’économie de personnages, de noms de lieux, de descriptions, pour se concentrer sur la relation muette qui se noue entre deux hommes qui portent le deuil, entre un vieillard et sa petite-fille. Parfois, le lecteur peut se montrer dubitatif, mais le dénouement lui apportera bien des éclaircissements. D’une facture simple et somme toute assez classique, ce court récit nous a beaucoup ému, sans nous convaincre autant que "Les âmes grise".
Ardigazna (, Inscrite le 9 novembre 2004, 38 ans) - 3 septembre 2005 |
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| Pudeur et émotion |
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On retrouve toujours le style de l'auteur qui fait qu'on l'aime : tout en pudeur, en délicatesse, en émotion... Les mots qu'il faut là où il faut... On suit M. LINH et son inséparable petite-fille dans leur périple et on a envie de leur venir en aide. On ne ressort pas indemne ce cette lecture, c'est sûr. Encore M. CLAUDEL, encore...
P.S. : Surtout ne pas dévoiler la fin du roman à ceux qui ne l'ont pas encore lu (et qui ne savent pas ce qu'ils ont raté de ne pas l'avoir encore lu !).
Nounours (FLEVILLE DVT NANCY, Inscrite le 27 janvier 2005, 46 ans) - 3 septembre 2005 |
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