La femme égarée de Tim Winton

La femme égarée de Tim Winton
( The riders)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Calie25, le 6 août 2005 (Inscrite le 15 avril 2005, 44 ans)
La note : 2 étoiles
Moyenne des notes : 3 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 2 étoiles (49 712ème position).
Visites : 2 431  (depuis Novembre 2007)

Un auteur égaré?

Tim Winton, auteur australien, nous livre l’histoire d’un couple d’australiens qui décident de quitter leur pays natal pour aller vivre en Irlande, achetant sur un coup de tête une petite maison délabrée au fin fond de la campagne.

Devant vendre leur maison commune, Jennifer, l’épouse et la fille Billie retournent en Australie, laissant Fred débuter les travaux deux mois durant. Une première partie du livre est consacrée à cette phase, un peu lourde, par les descriptions des travaux effectués… mais aussi par des monologues sur la solitude livrés par Fred, le mari.

La vie de Fred basculera lorsqu’il va chercher Jennifer et Billie à l’aéroport, puisqu’il ne trouvera que sa fille muette, sa femme s’est volatilisée sans mot, sans rien.

Commence ainsi la quête de Fred qui entraîne sa fille à travers l’Europe, croyant instinctivement retrouver sa femme dans les lieux où ils ont vécu auparavant.

Bien que l’attrait de connaître le pourquoi de la fuite de Jennifer est présent, on comprend mal les agissements de Fred, ballottant sa fille en Grèce, puis en France, sa conviction de retrouver son épouse, sans indice, est curieuse, voire complètement absurde. Le personnage plonge presque dans la folie, à travers des rencontres pittoresques qui le persuade qui tout se ligue contre lui.

Est-il la victime des agissements de Jennifer ? est-ce que Jennifer a été enlevée ?
Ou est-ce plutôt Billie la victime de la quête incessante de son père ou de la trahison de sa mère ?

Cette folie ne prend pas corps, car le livre a une fin maladroite, désarçonnant le lecteur…

Ce livre n’est pas un grand livre, il comporte beaucoup d’imperfections, de longueurs… ce qui est un grand regret.

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4 étoiles

Critique de Elya (Savoie - Dauphiné - Ardèche, Inscrite le 22 février 2009, 29 ans) - 4 juin 2012

J'ai été surprise de voir des critiques aussi négatives sur un livre de Tim Winton, dont j'avais beaucoup apprécié Respire et Par dessus le bord du monde, et un peu moins Cloudstreet. Ces livres étaient d'ailleurs critiqués plutôt positivement. Pourtant je dois l'avouer je suis assez d'accord avec Calie25 ; la sauce ne prend pas dans ce roman.

Est-ce parce que cela ne se passe pas en Australie mais en Europe, et plus particulièrement initialement en Irlande ? Je ne pense, car l'auteur s'attarde tout autant à décrire les paysages des campagnes irlandaises, tout autant austères qu'intrigantes, ainsi que ces petites villages grecs qui apportent un exotisme atypique au récit.

Est-ce que c'est à cause des personnages de Scully (le père, fougueux dans vie comme dans son amour pour la femme qui l'a abandonné) et Billie (sa fille, devenue muette) ? Pourtant, comme dans les précédents romans que j'ai pu lire de Winton, on retrouve des caractéristiques communes à ces personnages principaux : ils sont solitaires, excentriques, aventureux...

On doit peut-être reprocher à Winton un rythme trop lent, avec des dialogues peut-être trop rares. On retrouve moins le style de Winton, avec un franc-parler des personnages qui donne un style plus véridique à l'histoire habituellement.

Un roman de Winton dont on peut sans doute se passer, vu tout ce qu'il a écrit!

Il n'y pas que la femme qui s'est égarée ...!

3 étoiles

Critique de Débézed (Besançon, Inscrit le 10 février 2008, 72 ans) - 27 février 2008

Jennifer et Scully quittent leur vie en Australie pour visiter l’Europe et tombent amoureux d’une misérable bicoque en Irlande qu’ils décident de retaper. Jennifer et leur fille, Billie, repartent en Australie pour liquider la maison et leurs affaires pendant que Scully rend la bicoque habitable. Mais au retour, seule Billie sort de l’avion, muette, ne pouvant expliquer l’absence de Jennifer. Scully entraîne alors sa fille dans une « road movie » sur les routes de leurs anciens voyages à travers l’Europe pour retrouver Jennifer ou au moins comprendre pourquoi elle a disparue. Le scénario ne manque certes pas d’intérêt mais le roman part alors totalement en vrille, plus rien n’est crédible, l’incohérence est permanente, l’écriture est quelconque et les chapitres inutiles abondent.
Un célèbre critique cinématographique de la TSR disait lors de sa dernière émission qu’il avait au cours de sa longue carrière côtoyé de grands artistes mais aussi tous ceux qui font partie des « chargeurs réunis » c'est-à-dire ceux qui en font systématiquement trop. Eh bien tu vois Tim, s’il existait un tel club pour les écrivains, tu pourrais en être le président car là tu nous as véritablement gâtés ! Et tu le sais car dès la page 188 tu nous dis « Qu’allait-il encore lui arriver ? », nous nous le demandions bien tant la pauvre fille (il s’agit de Billie) en avait déjà subi alors qu’il restait encore près de 200 pages à ton ouvrage ! As-tu compté combien de fois le pauvre Scully a vomi dans cette histoire, combien de fois ses couilles ont détecté les ennuis, elles ont même sonné comme des clochettes (sic). Pourquoi faire 400 pages dont la moitié de remplissage quand 200 à 250 auraient suffi pour tricoter, à partir de cet argument, une belle histoire écrite sur le fil du rasoir.
Ce roman est parti sur une bonne idée pour finir en un ramassis d’avatars de plus en plus sordides sans queue ni tête et sans chute. Un roman qui sent la commande bâclée ou l’à valoir à justifier.

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