La perle de John Steinbeck

La perle de John Steinbeck
( The Pearl)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Déhellair, le 3 juin 2005 (Inscrit le 13 novembre 2004, 32 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 17 avis)
Cote pondérée : 7 étoiles (795ème position).
Visites : 8 420  (depuis Novembre 2007)

Noir nacré

Kino, pauvre pêcheur, trouve une belle grosse perle. Le début d'une nouvelle vie?
D'autant qu'elle leur permettrait de payer le médecin car leur bébé s'est fait piqué par un scorpion. Alors, nouvelle vie? Prospère et heureuse. Non, tous les malheurs s'abattent fatidiquement sur ce couple et son bébé. La richesse attire le regard et la considération des puissants. Mais ici l'ordre des classes ne semble pouvoir évoluer, les contingences ont offert à Kino la possibilité de devenir riche mais il aurait dû se confiner à son rang de pauvre pêcheur qui se plaît simplement à regarder la mer. Les complications à gravir, les obstacles à surmonter vont arracher la famille de leur environnement originel paisible pour la noyer dans la tourmente meurtrière. Steinbeck me semble bien pessimiste , on ne peut s'extraire de sa condition sociale car les codes sociaux sont trop lourds, trop inintelligibles. Qui veut s'en échapper court à sa perte, et les autres, ceux au-dessus vous en empêcheront implacablement.
Autrement, c'est du Steinbeck.

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Sans doute pas "la perle " de Steinbeck

7 étoiles

Critique de Ndeprez (, Inscrit le 22 décembre 2011, 41 ans) - 8 mai 2015

Je ne reviendrai pas sur l'histoire (tragique) de Kino ni sur la morale de cette histoire .
La perle est un livre agréable , relativement peu connu de Steinbeck MAIS et c'est peut-être là le problème , il reste à sa lecture un sentiment de "déjà lu" qui laisse comme un goût d'inachevé.
La critique principale termine par : "autrement c'est du Steinbeck" , je ne peux que lui donner raison mais parfois le lecteur aimerait être un peu plus surpris.
Je n'ai pas encore tout lu de cet auteur mais il serait dommage que l'on connaisse la fin de ses livres avant même de les commencer tant les thèmes abordés (la pauvreté , la solidarité, les fins tragiques) peuvent trahir le dénouement.
A lire toutefois.

Une réputation usurpée

6 étoiles

Critique de Kreuvar (, Inscrit le 3 avril 2012, 34 ans) - 3 avril 2012

Déçu par ce livre que j'ai trouvé certes agréable à lire mais très gentillet, loin de la critique dithyrambique qui en est faite çà et là.
L'histoire est cousue de fil blanc. Même si le livre ne l'est pas, il y a tout de même une sorte de morale binaire qui se dégage de ce livre et qui ne me plait guère.

Du Steinbeck en version courte

7 étoiles

Critique de Rafiki (Paris, Inscrit le 29 novembre 2011, 26 ans) - 9 février 2012

Une belle fable de la part de Steinbeck. Radicalement différente dans son approche comparée à ses grands ouvrages, Steinbeck opte ici pour la simplicité avec un parallèle direct entre la perle et le destin.
Simple, sans fioriture on n'a pas à réfléchir des heures pour comprendre la pensée de l'auteur, ou du moins la réflexion à laquelle il veut nous soumettre.

Mais c'est selon moi justement la limite de ce livre: trop simple, trop binaire, Steinbeck a quelque peu gâché son talent avec cet ouvrage: ce qui aurait pu devenir une œuvre fondatrice se révèle finalement n'être qu'un ouvrage mineur dans sa carrière, dommage...

La Perle

10 étoiles

Critique de Exarkun1979 (Montréal, Inscrit le 8 septembre 2008, 37 ans) - 7 décembre 2011

Le sort de Kino et sa femme Juana me fait penser à celui de certains gagnants de la lotto. Si certains sont contents de le voir trouver cette perle, il y a beaucoup de jaloux autour d'eux. Certains hypocrites comme le docteur ou les acheteurs de perles tentent de l'arnaquer et de lui soutirer le plus d'argent. Quand à lui, Kino veut seulement améliorer son sort et surtout celui de son fils. Il rêve d'un enfant qui sera éduqué qu'il l'aidera à sortir de la misère et sortir de la pauvreté. Cette perle qui devait l'amener à un bonheur nouveau fera plutôt son malheur.

Steinbeck ne fait pas dans le happy ending. C'est pourquoi j'adore cet auteur. La vie, ce n'est pas toujours un conte de fée où tout le monde est heureux. Heureusement, il y a des auteurs qui parlent des gens qui subissent le malheur.

Une révolte mais en vain

8 étoiles

Critique de John (, Inscrit le 2 novembre 2010, 27 ans) - 11 décembre 2010

Kino en trouvant cette perle voit s'offrir un nouveau monde possible grâce à l'argent . Il rêve de quitter son sort misérable et cette perle apparaît comme son unique chance .
Un récit qui fait réfléchir , court mais qui laisse beaucoup à réfléchir tout dans le style de Steinbeck !

Le reflet des hommes et du monde.

10 étoiles

Critique de Listelle (Bordeaux, Inscrite le 25 juillet 2010, 31 ans) - 18 août 2010

Steinbeck, dont le talent et l'écriture n'ont plus rien à prouver à personne, nous fait passer ici une très belle leçon de vie.

Moyen

4 étoiles

Critique de Nance (, Inscrite le 4 octobre 2007, - ans) - 10 janvier 2009

J'ai éprouvé en lisant ce livre un sentiment de déjà vu, de prévisibilité. Il y a quelques passages que j’ai aimés, comme les descriptions des musiques associées à la vie du personnage (exemple, la chanson de la famille). Belle plume, mais j'ai trouvé l'histoire trop simple et je me suis peu attachée aux personnages. Ça mériterait peut-être une relecture.

Dur et sombre ...Mais merveilleux, poétique et musical !

10 étoiles

Critique de Aidaa (Rabat, Inscrite le 4 novembre 2008, 45 ans) - 6 janvier 2009

C’est l’histoire de Kino, un pauvre pêcheur de perles vivant avec sa femme Juana et leur bébé Coyotito dans un bonheur modeste, malgré la misère absolue ; dans une hutte sur un golf Indien de Salinas en Californie. Un endroit paradisiaque où « la mer et la terre offraient tout à la fois la précision aigue et la nébulosité d’un rêve » et où les pauvres gens croient beaucoup en les choses de l’esprit et de l’imagination. Kino chantait souvent « Ici c’est la sécurité, ici c’est la chaleur, ici c’est le tout » et plein de chansons pour la mer, le soleil, la lune, les poissons et la famille. Il chantait aussi la douce mélodie de la perle. Beaucoup de musicalité dans ce coin perdu qui enchante le cœur palpitant et qui fait murmurer harmonieusement tout l’environnement. Trouver une perle relevait d’un coup de chance et serait « un signe de l’amitié de Dieu et des dieux ». Kino priait et espérait que Coyotito guérisse de cette maudite morsure de scorpion. Le seul médecin du village n’a pas voulu le soigner car il n’avait pas assez d’argent pour le payer. Comme le besoin était profond, Kino continuait à prier et à espérer avoir la chance nécessaire pour guérir son fils. Il continue à y croire et à chanter avec acharnement la secrète mélodie de la perle, pourvu qu’il en accroche une, juste une serait suffisante pour sauver l’épaule de Coyotito. Seulement il ne faut pas trop désirer une chose, car cela détourne la bonne chance, c’est ce qu’on pense au village. Et puis voilà que la chance sourit : Kino perçoit au fond de la mer un reflet lumineux, serait-ce la chance ou une illusion ?... Non, la grosse perle était là ! « la grosse perle, parfaite comme une lune. Elle accrochait la lumière, la purifiait et la renvoyait dans une incandescence argentée. Elle était aussi grosse qu’un œuf de mouette. C’était la plus grosse perle du monde ». La perle de tous ses rêves impossibles, de tous ses désirs délirants et de toutes ses espérances enfouies, était là. La chanson de l’amour devient intense, vibrante, battante, exaltante, majestueuse et triomphante. Comment peut –on avoir une telle chance ?... Il s’achètera des habits neufs, il épousera bientôt Juana à l’église, il s’achètera un fusil et Coyotito ira même à l’école pour « s’assurer lui-même de ce qui est écrit dans les livres ». Cette perle sera « l’assurance du futur, de l’aisance, de la sécurité. Elle sera aussi sa chaude iridescence, la panacée contre la maladie, le mur contre les insultes... ». Kino rêvait éveillé, de grands rêves d’homme qui allait changer son destin.

Rapidement la nouvelle de la grosse perle se répandait dans toute la ville. Mais l’esprit de la perle réveillait bien des esprits maléfiques d’avidité, de haine, de vanité et de malveillance dans la ville. Kino serait désormais seul et désarmé face à tout ça. Il sentait le mal rôder le soir aux aguets, près de sa maison. Le noir, l’ombre, le lointain deviennent de plus en plus pesants et s’abattent sur lui. Il devenait de plus en plus furieux. Juana, de toute son âme de femme, redoutait la vie paisible d’avant la Perle. Elle sentait que son mari devenait « à moitié fou et à moitié Dieu » et savait que son homme « se lancerait de toute sa force contre la montagne, précipiterait toute sa force contre la mer... ». Elle savait aussi que « la montagne resterait immuable, tandis que l’homme se briserait, que les marées se poursuivraient, tandis que l’homme se noierait ». Mais elle n’arrivait pas à persuader Kino d’abandonner cette maudite perle, car pour lui « cette perle est devenue son âme à présent, s’il l’abandonne, il perdrait son âme ».

Kino refuse de vendre la perle au prix honteusement dérisoire que lui ont proposé les marchands en ville prétextant que cette perle n’était qu’une curiosité. Il part à la capitale pour bien la vendre. Lors d’une nuit on tente de le tuer ; en ce défendant, il a été contraint de tuer un homme. Il trouve la pirogue héritée de son père aussi longtemps entretenue, sa seule source de revenu, défoncée ; et sa hutte, son seul abri, incendiée. La musique maudite commence à hanter l’atmosphère, le vent du mal commence à souffler. Il s’enfuit avec sa femme et son fils, emportant la perle vers une ville proche. Il fut pourchassé et flairé par les pisteurs qui voulaient sa peau et la perle. Son flair le guida et « son instinct ancestral » l’accompagna. Il chantait le chant de combat pour garder son courage d’homme. Après quelques jours, on le voyait revenir sa femme et lui seuls au village, découragés et désespérés à jamais sans le petit qui fut tué par les chasseurs. Juana jeta la perle dans la mer et « la musique de la perle s’estompa et ne fut plus qu’un murmure et se tut à jamais ».. Et « comme l'histoire a été si souvent racontée, elle est enracinée dans la mémoire de tous. Mais, tels les vieux contes qui demeurent dans le coeur des hommes, on n'y trouve plus que le bon et le mauvais, le noir et le blanc, la grâce et le maléfice sans aucune nuance intermédiaire... ».Telle était l’histoire de Kino , elle ressemble aux histoires de milliers de gens opprimés et injustement accablés de leur triste sort ,de rester exclus à jamais toute leur vie .

John Steinbeck a été un merveilleux conteur narrateur dans ce livre. Il a pu, grâce à son talent habituel, faire d’une histoire banale un beau récit social, politique, philosophique et anthropologique. Ceci dans un style émouvant, musical, poétique et imagé. Les paysages se constituent dans l’esprit du lecteur de façon romanesque. On entend le bruissement des feuilles d’arbres, le mouvement du vent et même celui des grains de sable. La musicalité tient au style fluide bien rimé parfois, mais aussi à toutes ces métaphores de mélodies musicales plaisantes de la région.

On retrouve ce talent particulier de cet auteur à décrire les états d’âme des personnages, surtout celle relative à la description de la perversion de Kino quand il a été transfiguré en un homme riche capable de réaliser ses rêves ; en un homme féroce capable de tuer pour sauver sa perle ; et en un homme imbattable, décidé à continuer son chemin quoiqu’il arrive ; puis à la fin en un homme renonçant et atterré par ce qui lui arrive. On retrouve tous ces passages acérés et tranchants sur les comportements humains et toutes ces descriptions des vices et des vertus humains. On retrouve aussi ce réalisme qui décrit toutes les noirceurs de la vie humaine sans complaisance.
La trame fluide de ce récit est tissée autour d’une intrigue attachante et captivante qui fait que les événements se succèdent à un rythme qui maintient la tension fébrile du lecteur jusqu’au dénouement dramatique de l’histoire.

On retrouve quelques moralités classiques, genre ce n’est pas l’argent qui fait le bonheur. On est attristé par la haine et la lâcheté et horrifiés par les cruautés des marchands. On est atterré par l’envie et l’avarice des gens. On est écœuré par la cupidité de ce médecin dépourvu de toute humanité. John Steinbeck dépeint et dénonce aussi la misère et nous fait prendre conscience de toutes ces existences malheureuses, surtout les conditions de vie des pêcheurs de perles qui sont exploités et asservis par les marchands de pierres précieuses qui font la loi. John Steinbeck dénonce tout ce manichéisme social et cette misère pénible qui est sans espoir, car demain sera toujours pareil tant que les riches seront d’un côté et les pauvres de l’autre. Ce qui fait vivre dans ces cas là, ce sont les rêves riches et l’imagination florissante. C’est le vrai pouvoir de ces gens là, le pouvoir qui les fait tenir à la vie et qui les fait espérer. Le seul pouvoir de garder une dignité et une fierté d’homme et le seul pouvoir d’accéder à un bonheur si modeste et si illusoire soit-il, mais un bonheur, le leur.

Cette merveilleuse histoire d’amour de ce couple Kino et Juana est vraiment touchante par sa beauté et sa simplicité. Juana suit son homme partout où il va et fait de son destin le sien. Elle incarne la raison, la prudence et l’instinct de conservation. Elle essaie, en permanence, de contrebalancer la violente virilité de son homme ; même si elle « ne comprenait toujours pas ces différences entre un homme et une femme... Elle les connaissait et les acceptait. Il les lui fallait ».

Après avoir fermé ce livre, je reste sur une note de mélancolie amère qui me fait révolter contre certaines idées fatalistes et défaitistes véhiculées dans ce livre. On sort avec l’idée que l’homme quoiqu’il fasse pour braver son destin, n’y arriverait pas ; et que pire encore il serait puni d’avoir tenté de changer son destin. Quand il dit que « la perle est un châtiment envoyé à ceux qui avaient tenté d’abandonner leur poste », car comme dit le prêtre du village « chaque homme et chaque femme, est un soldat envoyé par Dieu pour garder une partie du château de l’univers. Certains sont sur les remparts. D’autres au fond du mur sombre. Mais tous doivent veiller fidèlement à leur poste et bien se garder de s’en écarter ; faute de quoi, le château serait exposé aux assauts de l’Enfer... ». Ce principe sert la cohabitation des riches avec les pauvres. Il assure de garder les pauvres dans leur coin résignés et les riches dans leur coin protégés. Il permet aussi, par cette dimension religieuse et spirituelle, aux pauvres de garder la foi et de garder un certain espoir pour pouvoir vivre.

En ce sens, ce livre reste sombre et dur. Et à mesure que l’on progresse dans la lecture, on passe de l’enchantement poétique du bonheur simple sur ces endroits paradisiaques, à l’horreur de la force écrasante du destin et de la vanité de l’homme. Malgré tout ça, ce livre reste agréable et beau. A lire absolument.

L'ARGENT NE FAIT PAS LE BONHEUR...

7 étoiles

Critique de Septularisen (Luxembourg, Inscrit le 7 août 2004, 50 ans) - 15 août 2008

Telle pourrait être la devise de ce magnifique petit livre du grand écrivain américain...

J'ai lu ce livre il y a quelques années et j'avais été frappé par le contraste qui sous tend toute l'histoire.
En effet on peut croire que la découverte de la grosse perle par le pêcheur Kino va le sortir lui et sa famille de la misère dans laquelle ils se trouvent...
Il n'en est rien... la découverte de la perle va par contraste précipiter sa chute et celle de toute sa famille...

Comme toujours l'écriture de John STEINBECK est magnifique et magnifique de simplicité, voir p. ex. la très belle scène au cours de laquelle Kino découvre la perle, ou bien encore le suspens qui précède l'ouverture de l'huître, où le pêcheur (à cause d'un pressentiment) n'ose pas ouvrir le mollusque alors que pourtant il sait qu'elle contient la grosse perle...

La perle du malheur

8 étoiles

Critique de Vanou (Athis Mons, Inscrite le 18 octobre 2007, 34 ans) - 26 octobre 2007

Une famille pauvre : Kino, sa femme Juana et leur fils Coyotito. Lorsque Kino découvre une perle, « aussi grosse qu’un œuf de mouette », Kino pense enfin être sorti de la pauvreté : il pourra envoyer Coyotito à l’école, lui et Juana pourront se marier…Tant d’espoirs.

Une découverte salutaire pour cette famille ? Pas du tout, puisque rien ne se passe comme prévu. Cette découverte va être connue de tous, la nouvelle va se répandre à une vitesse folle, et les convoitises aussi. Les gens s’agglutinent pour voir cette perle, ils espèrent pouvoir profiter de la générosité de Kino, de véritables vautours. Cette perle va vite devenir un fardeau, source du mal.

John Steinbeck n’est pas optimiste en nous décrivant la réaction des gens, surtout le docteur ainsi que les acheteurs potentiels qui tentent de voler Kino en proposant d’acheter la perle à des prix honteusement bas. Ces réactions…c’est révoltant, écoeurant. Mais ce livre est à lire, car Steinbeck arrive à émouvoir par ce court récit.

Fatalité

8 étoiles

Critique de Soili (, Inscrit le 28 mars 2005, 44 ans) - 18 février 2007

Kino , un pauvre pêcheur indien découvre une perle hors norme, des lors une nouvelle vie s'offre à lui , ses rêves vont pouvoir devenir réalité et le sortir de son statut social misérable.

Vendre cette perle aux blancs est la seule possibilité qui lui est offerte mais la cupidité des puissants et leur haine empêchent une transaction honnête, des lors kino se révolte et refuse de se soumettre à l'omnipotence blanche.

Livre court d'une grande violence qui dénonce les carcans d'une société post coloniale et ouvertement raciste. Un bon Steinbeck.

TOut espoir est possible

7 étoiles

Critique de Mallaig (Montigny les Cormeilles, Inscrite le 17 janvier 2006, 41 ans) - 10 juillet 2006

On m'avait parlé à plusieurs reprises de ce livre. Je m'y suis attelé et j'ai beacuoup aimé le style de Steinbeck. Son récit est assez triste. On ne peut sortir de sa condition aussi facilement qu'on le croit surtout pas avec de l'argent qui tombe du ciel. Là aussi, l'argent gâche et change tout. Le dicton qui dit pour vivre heureux vivons caché est encore une fois à l'honneur.
Ce petit livre est beau par son écriture, par sa morale. Je retenterai l'expérience.

Une très belle morale dans un style musical!

10 étoiles

Critique de Elyria (, Inscrite le 25 mars 2006, 26 ans) - 1 avril 2006

Vraiment beau et touchant: l'histoire de cette famille obligée de fuir son village pour aller vendre une perle; mais en chemin, ils se rendront vite compte qu'on ne leur veut pas que du bien, pourquoi? Parce qu'il se sont révoltés contre la tyrannie des acheteurs de perles et qu'ils ont osé rêver d'un destin meilleur!

La pêche au bonheur

9 étoiles

Critique de Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 48 ans) - 17 juin 2005

Mon premier contact avec cette histoire fut par le film mexicain ‘La Perla” de 1947, qui avait marqué mon enfance. C’était la première fois que je voyais un scorpion…

Au premier degré, il s’agit d’un récit exotique attachant. Il y a bien plus évidemment. Un portrait de la lutte des classes, mais surtout la notion d’espoir et comment on laisse souvent nos rêves se faire piétiner par les autres, au point de croire nous-même que nous étions ridicules dans notre foi en cet espoir…

Magnifique

7 étoiles

Critique de Ice-like-eyes (nantes, Inscrite le 26 mars 2005, 33 ans) - 9 juin 2005

Je l'ai lu il ya longtemps , mais c'est un livre ancré dans mon esprit ! Livre dénonciateur de la misère humaine, mais avec des hommes qui gardent au fond d'eux-mêmes un espoir et une dignité certaine dans leur servitude, il dénonce la stupidité de l'homme qui se croit supérieur de par son statut social.
Je pense qu'il faut voir dans ce livre un message d'espoir.

Récit contemporain

8 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 43 ans) - 6 juin 2005

La misère est un thème cher et présent dans toute l'œuvre de John Steinbeck qui la place au centre de nombreux récits. Une misère qu'il dénonce, d'autant plus qu'elle n'est pas épisodique ou accidentelle mais endémique à la société. Notre monde est composé de telle sorte qu'il y a d'un côté les riches, de l'autre les pauvres et que personne ne fait rien, au niveau des gouvernements, pour que ce fossé grandissant disparaisse. La plupart des héros des ouvrages de Steinbeck sont des ouvriers ou des paysans miséreux, se tuant à la tâche et espérant un monde meilleur.
A côté de cela, il place l'espoir, c'est ce qui permet à la communauté indienne pauvre décrite dans "la perle" de survivre et tenir le coup. L'espoir dans un monde meilleur, l'espoir qui porte à but de bras et empêche de mettre fin à sa vie. Fil conducteur de la première partie, il occupe tous les esprits de Kino qui rêve d'être un jour riche et heureux.
Mais également la cupidité, à laquelle Steinbeck donne deux visages dans ce récit. Celui des marchands et du médecin qui ne pensent qu'à s'enrichir sur le dos des autres et veulent être de plus en plus riches. Celui des pauvres qui perdent la raison lorsqu'ils apprennent que Kino a trouvé la plus grosse perle de l'océan. Kino qui en est lui-même atteint quand il se met à rêver à tout ce qu'il pourra faire et acheter avec l'argent de la perle. Ses projets sont démesurés et son âme se pervertit au contact d'une fortune encore virtuelle.
Et Steinbeck n'arrête pas de dénoncer en si bon chemin. Dans ce texte figure aussi le thème de l'esclavage moral: il ne s'agit pas ici de soumission au sens physique du terme mais d'un asservissement de la communauté pauvre au profit des gens aisés. Pour tenter d'enrayer la misère qui les ronge, ces paysans et ces pêcheurs doivent se plier à de basses besognes et à des travaux humiliants. Ils tentent de garder la tête haute et fière mais les brimades sont quotidiennes et progressivement, un sentiment d'infériorité naît en eux, tout comme une impression de résignation et d'acceptation de ce monde à deux vitesses. Pauvres ils seront et pauvres ils resteront, ils n'ont pas le droit de devenir riches… ils en arrivent à penser cela et construire leur vie autour de ce principe savamment entretenu par la classe supérieure.

L'histoire de "La Perle" trouve ses sources dans un conte traditionnel Indien, de la région de Baja en Californie. Steinbeck l'a adapté en lui donnant une dimension contemporaine plus sociale et plus politisée. Ce qu'il ne manque d'ailleurs pas de faire pour chacun de ces textes, expliquant ainsi en partie pourquoi son œuvre, mettant en lumière la misère et le laxisme des autorités, a souvent heurté et dérangé.

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