Théâtre, récits et nouvelles de Albert Camus

Théâtre, récits et nouvelles de Albert Camus

Catégorie(s) : Théâtre et Poésie => Théâtre

Critiqué par Jules, le 7 mars 2005 (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans)
La note : 6 étoiles
Moyenne des notes : 8 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (20 215ème position).
Visites : 3 237  (depuis Novembre 2007)

Du Corneille mais en prose

Ici, Camus adapte une pièce de l’auteur espagnol Pedro Calderon de La Barca. Cette pièce a été jouée pour la première fois au Festival d’Angers en 1953. Maria Casarès était Julia et Serge Regiani Eusébio.

Lisardo est le fils de Curcio et le frère de Julia. Il provoque Eusébio en duel car il a trouvé les lettres d’amour que celui-ci avait écrit à sa sœur Julia. Eusébio n’est pas noble, né qu’il est de parents inconnus. Mais arrive alors la première réplique « à la Racine » prononcée par Eusébio : « La noblesse qu’on hérite ne peut surpasser celle que l’on conquiert » dit-il à Lisardo. Il lui explique aussi qu’il est voué à la croix, car celle-ci lui a déjà très souvent sauvé la vie. C’est d’ailleurs aux pieds d’une croix qu’il serait né.

Lisardo est tué lors du duel et nous voilà dans une horrible situation qui nous rappelle une autre pièce… Eusébio a tué le frère de son amour !

Le père envoie Julia dans un couvent et n’aura de cesse que de rechercher Eusébio pour le tuer. Entre-temps, celui-ci est devenu brigand et est à la tête d’une petite bande de malandrins.

La croix va en effet jouer un très grand rôle dans toute cette histoire et Curcio ne sait pas ce qui l’attend au cas où il trouverait et tuerait Eusébio…

Nous sommes vraiment ici en pleine tragédie et, pour vous en convaincre, écoutez un instant Julia qui dit : « Mourir de douleur !… Que peut-on souhaiter de plus heureux. Une souffrance qui use la vie mérite au moins qu’on l’admire. Que serait une douleur qui n’irait pas jusqu’à la mort ? »

Une plume à laquelle Camus ne nous a vraiment pas habitué. La seule chose que l’on y retrouve est l’absurdité de la vie et le chaos du hasard.

Ce livre contient plusieurs adaptations théâtrales faites par Camus ainsi que son théâtre à lui, « L’étranger », « La peste » et « La Chute » ainsi que ses nouvelles. Il représente 2080 pages dans l’édition de 1962.

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Les éditions

  • Théâtre, récits, nouvelles [Texte imprimé] Albert Camus préf. par Jean Grenier : éd. établie et annotée par Roger Quilliot
    de Camus, Albert Quilliot, Roger (Editeur scientifique) Grenier, Jean (Autre)
    Gallimard / Bibliothèque de la Pléiade.
    ISBN : 9782070101030 ; EUR 65,00 ; 01/01/1985 ; 2053 p. ; Reliure cuir
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Excellent

10 étoiles

Critique de Bételgeuse (, Inscrite le 7 décembre 2007, 38 ans) - 7 décembre 2007

Camus, un grand souvenir, découvert à l'école et jamais oublé. Dommage qu'il soit mort si jeune!

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