Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressmann Taylor

Inconnu à cette adresse de Kathrine Kressmann Taylor
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Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Cléopâtre, le 19 juillet 2001 (Beersel, Inscrite le 12 septembre 2000, 42 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 9 étoiles (basée sur 86 avis)
Cote pondérée : 9 étoiles (18ème position).
Discussion(s) : 3 (Voir »)
Visites : 57 336  (depuis Novembre 2007)

Une amitié difficile à assumer ou quand la politique s'en mêle

D'extérieur, le livre est fin et peut paraître inintéressant : comment faire passer un message, comment se plonger dans une histoire en si peu de pages ?
Et puis, la lecture commence. De lettre en lettre échangées entre deux amis, on découvre leurs vies respectives. Ils se sont rencontrés aux états-Unis, l'un est Juif, l'autre Allemand. Les deux hommes se complètent bien et profitent de leur entente pour faire fructifier une affaire commerciale. Leur différence de nationalité leur sert à rencontrer les besoins d'une clientèle diverse. De retour au pays, l'Allemand vit l'arrivée d'Hitler au pouvoir. Ce dernier représente pour tous l'avenir de l'Allemagne : un avenir florissant et " pur ". Il installe peu à peu son régime et ses idées ne mettent pas longtemps à s'infiltrer aussi dans les foyers aisés allemands. Les lettres entre les deux amis se font de plus en plus rares, leur ton de plus en plus distant et accusateur. Les idées hitlériennes détruisent progressivement leur amitié. Cette amitié, qui n'a pu naître qu'après de longues années d'intérêts communs, est rendue inexistante, voire dangereuse.
Ce livre me fait penser à ces gourous qui, uniquement par la parole, sont capables d'enlever toute capacité de réflexion personnelle et rationnelle à leurs fidèles. Malheureusement, cette histoire est la réalité, celle qu'ont vécue bon nombre de Juifs durant la Deuxième Guerre mondiale. Aujourd'hui encore, les idées hitlériennes sont encore bien présentes et suivies par les membres de l'Extrême Droite. Ce livre est profond et ne peut vous laisser indifférent. L'expression " le poids des mots " prend ici tout son sens.

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Récit épistolaire sur la montée d'Hitler vers l'irréparable

8 étoiles

Critique de Pacmann (Tamise, Inscrit le 2 février 2012, 52 ans) - 8 mai 2016

Martin et Max sont deux amis et associés exerçant le métier de marchand de tableaux. Partis tous les deux d'Allemagne vers l'Eldorado de la côte ouest américaine, Martin revient avec femme et enfants à la veille de la prise de pouvoir par les Nazis. Max, d'origine juive, ne peut évidemment envisager un tel retour.

Les courriers échangés démontrent une dégradation de leur amitié entre l'un convaincu de la politique du Fürher, l'autre dépité par le discours de son ami de toujours.

Finalement ces courriers condamneront Martin, soupçonné d'entretenir des liens avec son ami juif.

Un récit très court mais puissant.

Nouvelle épistolaire

8 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 61 ans) - 9 novembre 2015

J’imagine qu’en 1938, Kathrine Kressmann Taylor ouvrait la voie à ce style de roman, épistolaire, uniquement basé sur des échanges de courrier ? La montée du nazisme en Allemagne nous est en effet racontée de manière allusive par Kathrine Kressmann Taylor, à travers l’échange de courriers entre deux amis et partenaires de business : Martin Schulse, un Allemand rentré depuis peu (les échanges se déroulent entre 1932 et 1934) des USA en Allemagne et son confrère, Max Eisenstein, Américain juif.
Nous comprenons qu’ils furent tous deux associés dans une affaire de vente d’art, de tableaux, en Californie. Max y vit toujours et gère l’affaire aux deux noms, Martin est revenu en Allemagne, riche comme un … Américain, dans un pays complètement désespéré et paupérisé.
A travers leurs échanges, d’abord plutôt centrés sur l’aspect business, Kathrine Kressmann Taylor nous montre le retournement de Martin, comme subjugué par le charisme d’un dictateur au petit pied (au sens propre !!) qui redonne fierté et espoir à une nation. Et à quel prix ! Martin est donc retourné. Nous suivons son abandon progressif de l’amitié et la confiance qui les lient. Jusqu’à un évènement cataclysmique ; Griselle, la sœur de Max et fugace relation amoureuse de Martin, danseuse, est à Berlin pour un spectacle quand elle est reconnue comme juive et ne doit son salut qu’à sa fuite. Mais Max perd sa trace après l’esclandre et demande à Martin de l’aider à retrouver et sauver Griselle. Ceci va être le révélateur d’une évolution, largement celle du peuple allemand à l’époque et toute l’habileté de Kathrine Kressmann Taylor consiste à nous le faire toucher du doigt, l’air de ne pas y toucher, via un cas particulier.
Lecture très rapide d’une grosse nouvelle qui valut célébrité et succès à Kathrine Kressmann Taylor …

Un livre à partager

10 étoiles

Critique de Bretzel33 (, Inscrit le 14 août 2012, 33 ans) - 15 avril 2015

Une nouvelle épistolaire qui nous montre d'une façon plutôt abrupte le changement de mentalité d'une personne pendant la montée en puissance du nazisme dans l'entre-guerre.

J'ai quand même énormément apprécié le fait de lire cette histoire, elle nous montre un facette de cette période que l'on nous a racontée mais qu'il est difficile pour les gens d'appréhender réellement. Comment peut-on lobotomiser une nation...
Cette nouvelle sera encore très longtemps d'actualité....

Le livre à avoir et à offrir

10 étoiles

Critique de Mamaz (nantes, Inscrite le 1 mars 2014, 61 ans) - 1 mars 2014

derrière une courte correspondance, tout est dit... la violence de l'Histoire balaiera la complicité de ces deux amis d'enfance, la folie est dans la rue, dans la vie de tous les jours qui oblige à choisir, à trahir, à punir ceux qui nous ont été si proches....
un livre avec si peu de pages, comment peut-il suer une telle violence? et laisser le lecteur dans un tel malaise?
il faut l'offrir.... qu'il soit lu et relu par la multitude.....

Un rappel de notre monde.

10 étoiles

Critique de Marion1202 (, Inscrite le 29 décembre 2013, 20 ans) - 12 janvier 2014

Voilà de nombreuses critiques que je vois.
Je trouve cela génial que tant de gens aient pu lire et apprécier ce livre si touchant.

Drôlement, ce texte de Kressman Taylor reflète parfaitement encore bien la réalité d'aujourd'hui. Une manipulation nous pend au nez de la part du front national; tout comme Hitler manipulait les allemands impuissants et ignorants tels que Martin. Un message nous est indirectement crié. "Attention à la manipulation. Voilà le résultat d'une manipulation. Instruisez-vous!"

Ce livre est une oeuvre d'art malgré son petit gabarit. Son histoire est fidèle à la réalité. Ainsi elle nous touche profondément à travers chacun des deux hommes que nous nous approprions tout au long de l'histoire.

Le livre a une écriture douce qui se reflète dans les personnages malgré le problème politique qui les empoisonne furieusement.

Pour ma part mon attachement à Max m'a beaucoup aidée au long du texte, mais ma compassion envers Martin m'a prouvé une certaine humanité qui persistait à rester en moi.

Un livre extrêmement humain, qui donne à réfléchir sur la politique d'aujourd'hui.

La vengeance en temps de guerre

10 étoiles

Critique de MEloVi (, Inscrite le 6 juillet 2011, 33 ans) - 14 décembre 2013

Cette relation épistolaire montre la dégradation d'une amitié sincère et profonde durant la seconde guerre mondiale. L'histoire politique et sociale allemande va être la base de tout et la fin de tout. La tourmente éprouvée par l'un des personnages est poignante.

Une oeuvre intéressante, bien que...

8 étoiles

Critique de Nance (, Inscrite le 4 octobre 2007, - ans) - 26 avril 2013

« De graves injustices se commettent encore aujourd’hui. Les troupes d’assaut célèbrent leur victoire, et chaque visage ensanglanté qu’on croise vous fait secrètement saigner le coeur. Mais tout cela est transitoire; si la finalité est juste, ces incidents passagers seront vite oubliés. L’Histoire s’écrira sur une page blanche et propre. »

Cette longue nouvelle est la correspondance fictive, de 1932 et 1934, entre un allemand et un américain juif, partenaires d’affaire et liés par une grande amitié, amitié qui sera remise en question avec la montée du nationalisme allemand nazi.

Ce que j’ai trouvé intéressant d’abord, c’est que cette nouvelle a été publiée en 1938, pendant le troisième Reich et avant la fin (et le « début ») de la deuxième guerre mondiale. Je crois que ça montre que bien assez tôt, les gens savaient à propos des camps de concentration et ce qui se préparait en Allemagne. Pour l’oeuvre, il faut dire que j’adore le style épistolaire, alors j’aime bien la forme et si j’ai quand même réussi à embarquer dans l’histoire, je n’ai pas été tout à fait convaincue des personnages. J’avais l’impression qu’ils représentaient plus des idées qu’ils sont des personnages. De la part du juif, j’ai trouvé l’ironie prophétique trop apparente de la part de l’auteure et pour l’allemand, j’ai trouvé qu’il acceptait tout trop vite (meurtres en masses, enlèvements...), il faut garder en tête que l’histoire ne se déroule que sur un an et demi.

Même si je ne l’ai pas trouvé parfaite, c’est une nouvelle que je recommanderais. Le style est intéressant, la finale vaut le détour et nous fait réfléchir sur un pan de notre Histoire.

Superbe

9 étoiles

Critique de Oiseau Lyre (Clermont-Ferrand, Inscrite le 17 mars 2013, 19 ans) - 17 mars 2013

Un livre fascinant historiquement, et par son intrigue ! je l'ai trouvé vraiment génial ! Il illustre parfaitement ce qui aurait pu, et est sûrement arrivé, à de nombreuse personnes que la seconde guerre mondiale et le nazisme ont séparées, et dans le cas du livre, menées à la mort.
Je trouve que le style épistolaire permet de mieux s'identifier aux deux personnages, comme si on rentrait dans leur vie privée en lisant leur courrier. C'est un très beau livre, rapide à lire.

Magnifique

8 étoiles

Critique de Jaafar Romanista (Rabat, Inscrit le 3 février 2013, 29 ans) - 23 février 2013

Un livre magnifique, facile à lire, on peut le lire tout entier en une heure, à travers cette correspondance entre les deux amis on découvre l'histoire, l'allemagne entre les deux guerres, la montée de Hitler, la persécution des juifs, la négation de l'amitié, et la vengeance.
Très impressionné par ce livre, je le recommande vivement à tous.

Inconnu à cette adresse

10 étoiles

Critique de Sarazohra (, Inscrite le 3 mars 2012, 29 ans) - 12 septembre 2012

Livre très rapide à lire, très intéressant.

L'auteur s'est inspiré de vraies lettres qu'elle a romancé. C'est un livre très prenant que l'on lit d'un coup.

Cela se déroule avant la seconde guerre mondiale. C'est une correspondance entre un Juif américain et un Allemand qu'Hitler et son idéologie vont séparer.

Restons vigilants !

9 étoiles

Critique de Naoki70 (, Inscrit le 13 septembre 2011, 39 ans) - 5 septembre 2012

Cette nouvelle épistolaire est nécessaire "contre l'oubli" . Une dictature se met en place avec son chef . L'endoctrinement des masses , la surveillance , la barbarie , la haine sont ses ingrédients .
A lire !

Un condensé historique.

8 étoiles

Critique de Jonath.Qc (, Inscrit le 6 juillet 2011, 39 ans) - 17 mai 2012

Résumons en disant qu'il s'agit d'une histoire d'amitié sur fond de guerre 39-45. Un condensé d'histoire simple, intelligent et très original.
Est-ce que l'endoctrinement pouvait venir à bout d'une profonde amitié entre juif et allemand sous le régime Nazi? La réponse à l'intérieur d'Inconnu à cet adresse...

intéressant

9 étoiles

Critique de La-lectrice-en-chef (, Inscrite le 4 janvier 2012, 20 ans) - 27 mars 2012

l'histoire est captivante dès le début malgré tout on aimerait bien que ça continue.

Bon livre, mais pas une oeuvre de génie

7 étoiles

Critique de Frantz (, Inscrit le 18 mai 2011, 67 ans) - 11 décembre 2011

Ce texte est certes bien écrit, et la structure narrative, épistolaire, rend bien compte d'un lien d'amitié emporté par une idéologie raciste et aberrante.

Cependant, ces lettres, ainsi que le format très court du texte ne permettent pas de camper les personnages avec suffisamment de précision et de crédibilité. Une amitié aussi forte transmutée aussi subitement sous l'effet de la propagande, c'est sans doute ce qui s'est passé dans bien des têtes à l'époque ; mais on a du mal à admettre le renversement de ton de Martin, car deux lettres et quelques pages ne suffisent pas à "entrer" dans les mécanismes qui le font basculer. C'est la faiblesse du livre à mon avis.

A l'attention de "Cléopâtre" (et très amicalement), une remarque: écrire "l'un est Juif, l'autre Allemand" est tout-à-fait inapproprié à mon avis, car être juif n'est pas une nationalité. Mettre les deux en opposition, c'est faire comme s'il n'y avait pas de juifs allemands, français, et de toute autre nationalité. Cela conforte, j'en ai peur, le préjugé qui persiste dans certains esprits, selon lequel un juif serait une caractéristique qui rendrait irréductiblement apatride, et tend à la ségrégation des êtres humains par leur naissance.

Les juifs et les Allemands

1 étoiles

Critique de Lecriticoeur (, Inscrite le 25 novembre 2011, 22 ans) - 25 novembre 2011

Je n'ai pas spécialement aimé ce livre car durant tout le roman, Max et Martin s'envoient des lettre, ils ne font que ça, ils ne se voient pas une fois. Au bout d'un moment, le lecteur en a marre.
A partir d'un certain temps, ils ne veulent plus se parler ni se rencontrer car l'un est juif et l'autre Allemand. Je n'ai pas apprécié car trop d'ouvrages racontent ce qui s'est passé entre les juifs et les Allemands, c'est exaspérant à la longue. Pourquoi toujours expliquer ce que Hitler leur a fait endurer ? Il faudrait nous enseigner d'autres choses.
Et la dernière raison est qu'ils s'embrouillent sur absolument tout et n'importe quoi. Max, l'américain juif, lui décrit sa solitude, depuis que son copain est parti. Et Martin, l'Allemand, lui raconte sa nouvelle vie, avec sa femme et ses enfants. Martin ne voudra plus recevoir de messages de sa part car il risquerait de se faire arrêter, de perdre tout ce qu'il a et aussi de mourir.

Une merveille !

10 étoiles

Critique de Mithrowen (La Chaux-de-Fonds, Inscrite le 23 août 2011, 28 ans) - 22 septembre 2011

Ce livre m'a vraiment subjuguée !
Une superbe histoire d'amitié et de vengeance, simple, courte et bien écrite !
En très peu de lignes, l'auteure montre le lavage de cerveaux nazi qui peut briser même les liens les plus forts.
Un mini-chef d'oeuvre !

Vengeance raffinée

8 étoiles

Critique de Widjet (, Inscrit le 18 juillet 2011, 45 ans) - 21 juillet 2011

Trois. C'est le nombre de fois où j'ai lu ce texte d'affilée. D'un humour (ashkenaze) désespéré et poignant, ces échanges de missives qui voient cette histoire d'amitié se dégrader avant d'exploser sont d'une finesse et d'une intelligence remarquables.

Cruel et jubilatoire, c'est un petit bijou d'émotion et de subtilité qui donne surtout à réfléchir sur le pouvoir de l'endoctrinement.

W

A lire

8 étoiles

Critique de Herve2 (, Inscrit le 23 mars 2011, 47 ans) - 27 mai 2011

Histoire ramassée sur 90 pages, puissante et habile, elle dit à peu près tout en très peu de lignes sur la fraternité, puis l'amitié déçue, l'incompréhension, la rancoeur et enfin la haine qui peuvent naître dans certaines circonstances !!! L'Allemand, fanatisé, se montrera cruel et sera finalement puni plus cruellement encore !!! Récit dérivant progressivement du plus bel humanisme au ton le plus glacial, à lire absolument !!!

Epatant

10 étoiles

Critique de Blakehole (, Inscrite le 27 mars 2011, 18 ans) - 27 mars 2011

Ce livre - quoique petit- est très bien écrit et très émouvant.
Il nous captive en mettant en avant la correspondance entre un allemand et un américain juif pendant la Seconde Guerre mondiale.
J'ai adoré.
C'est une amie qui a présenté ce livre en cours de français et qui pensait exactement la même chose que moi.
A lire d'urgence

Puissant réalisme

10 étoiles

Critique de Killing79 (Chamalieres, Inscrit le 28 octobre 2010, 38 ans) - 19 mars 2011

Très court, mais vraiment efficace. Cet écrit nous prouve que l'être humain reste influençable et garde en lui des réflexes primitifs.
Le plus dur est de constater que cette fiction intemporelle peut malheureusement revenir rapidement d'actualité par l'égoisme des gens.

Même en 2011 on reste sans voix

10 étoiles

Critique de Cricroubroldo (, Inscrite le 27 janvier 2011, 57 ans) - 27 janvier 2011

J'en reste sans voix,petit mais intense,portant à réflexion

Cet endoctrinement fait peur.
Serait-il encore possible aujourd'hui de manipuler à ce point un peuple?
A faire lire à tous

Une réalité bien tragique

8 étoiles

Critique de Luluganmo (, Inscrite le 26 septembre 2010, 35 ans) - 9 janvier 2011

Un tout petit livre qui marque par son intensité; on y voit l'évolution de deux personnages liés et de culture différente, dans un contexte politique difficile. Toute l'horreur que l'on connait émane de ce récit sans fioritures. A lire absolument.

La dégradation inexorable d'une amitié sincère.

8 étoiles

Critique de Thibaut-l (, Inscrit le 19 novembre 2010, 28 ans) - 16 décembre 2010

Une façon originale de décrire la montée du nazisme en Allemagne et l'endoctrinement progressif des individus. On perçoit, au fil des pages, la dégradation d'une amitié sincère, qui se termine dramatiquement. A lire en complément de la littérature concentrationnaire.

Efficace

9 étoiles

Critique de Eoliah (, Inscrite le 27 septembre 2010, 66 ans) - 14 décembre 2010

Petit livre très efficace pour une mise en évidence des effets d'une idéologie. Une adhésion ne met pas à l'abri de ses dérives. Le retour de bâton d'une lâcheté, une vengeance implacable sans autre arme que des courriers très habiles d'apparence anodine.

Quel livre!

10 étoiles

Critique de Lalie2548 (, Inscrite le 7 avril 2010, 32 ans) - 26 octobre 2010

Vraiment très bien écrit. C'est un très bon bouquin, court mais c'est suffisant. Tout est dit clairement. L'évolution de cette amitié est racontée de manière claire et on est scotché par la fin. Je trouve sincèrement que l'idée de l'auteure d'aborder ce sujet si horrible de cette manière est géniale et je serais également pour que ce livre soit lu dans les écoles.

A lire!

Le Mal

8 étoiles

Critique de Lxlie (, Inscrite le 25 mai 2008, 39 ans) - 12 août 2010

Un livre qui fait froid dans le dos, ou comment deux amis en viennent à s'éloigner à cause de l'étroitesse d'esprit de l'un d'eux.
Cette fiction épistolaire sert l'histoire à merveille. On n'en ressent qu'avec plus de force l'atrocité de l'histoire/Histoire.

Il a trouvé sa place dans ma bibliothèque

10 étoiles

Critique de Kreen78 (Massy, Inscrite le 11 septembre 2004, 39 ans) - 1 juillet 2010

Cette époque m'intéresse beaucoup. Alors un petit livre qui fait autant parler de lui que celui-là, cela m'a interpelée. Il fallait que je l'ai. Je l'ai lu durant ma petite pause-déjeuner, ce qui fut très agréable. Pouvoir caser ce petit livre pour couper sa journée de travail en 2. Et non seulement il est rapide et facile à lire, mais en plus il est vraiment important de le lire. Cela m'a procuré des sentiments... de révolte si je puis dire. Une amitié qui avait l'air si forte, être bafouée de cette façon-là, cela m'a bien fait réfléchir. Certaines personnes sont influençables, je l'accorde, mais pour le coup, ça peut aller loin...

En tout cas ce tout petit roman a bel et bien trouvé sa place dans ma bibliothèque et je le prêterai volontiers autour de moi !

Court et percutant

10 étoiles

Critique de Aquarelle (Paris, Inscrite le 29 mai 2006, 43 ans) - 15 avril 2010

Pour tout le monde et plus particulièrement pour tous ceux que le sujet de la seconde guerre mondiale rebute (je pense aux ados d'aujourd'hui qui ne comprennent pas toujours pourquoi on en parle tant). Voici un livre très court à dévorer, bouleversant sans jamais évoquer d'images choquantes. Juste une amitié de toujours entre un juif et un allemand, une amitié qui s'effrite au gré des mois qui passent, qui ne peut résister à la tension ambiante. Un échange de lettres qui en fera pleurer plus d'un je pense. A lire absolument ! Idéal pour une petite étude en classe messieurs et mesdames les professeurs !

très court mais très intense !

10 étoiles

Critique de Alicia13 (martigues, Inscrite le 6 février 2010, 33 ans) - 27 mars 2010

Ce livre est sans doute l'un des meilleurs qui soit. L'un de mes préférés, l'histoire se passe en 40-44, l'Allemagne nazie s'intensifie et au tout début du livre on a quand même une amitié entre deux hommes qu'on pourrait penser intouchables. Plus on avance dans l'histoire plus la propagande semble se développer et plus l'amitié des deux hommes semble se déchirer.
Dans l'Allemagne nazie , il n'y a visiblement pas de place pour l'amitié, l'amour l'humanisme et toutes ces choses ne feront pas le poids... 5 étoiles ce livre est intemporel !

Mais pourquoi ce livre ne se trouve pas dans les écoles ?

10 étoiles

Critique de Bobo (, Inscrit le 10 décembre 2009, 58 ans) - 26 mars 2010

Ce livre est court 90 pages, mais il en dit plus sur l'horreur du nazisme que n'importe quel discours.

L'intolérance, la délation, la vengeance, l'aveuglement devant l'horreur de ce régime, tout est dit en 90 pages.

A lire et surtout à mettre entre toutes les mains.

bien entendu 5 étoiles

Pas besoin de grandes choses pour faire quelque chose de grand !

6 étoiles

Critique de Choyajator (, Inscrit le 20 décembre 2009, 47 ans) - 29 décembre 2009

Ce livre nous plonge au coeur de l'entre deux guerres . Non seulement c'est un excellent roman d'histoire ( pour les amateurs seulement ) mais c'est aussi un roman intéressant au point de vue littéraire . Certes le livre est court ( pas de quoi en faire un chef-d'oeuvre ) mais le style littéraire , simple , nous entraine. On peut ainsi voir que l'environnement qui entoure les personnages prend peu à peu le dessus sur leurs habitudes. C'est surtout un livre qui nous démontre l'efficacité du système hitlérien mais surtout de la propagande de Goebbels , ce qui était traité en début de lettre s'est transformé en débat politique. En ouvrant ce livre vous ne lirez pas un modèle littéraire mais une page de notre histoire simplement décrite, sans complexité .

Surprenant de réalisme

9 étoiles

Critique de Jiminy (Lyon (ou presque), Inscrite le 14 octobre 2009, 23 ans) - 29 octobre 2009

Avant tout, le livre, une correspondance fictive mais qui nous éclaire assez bien sur l'état d'esprit des allemands quand Hitler montait au pouvoir. J'ai beaucoup aimé ce livre qui se lit en plus très vite et ne laisse donc aucune excuse à ceux qui ne le liront pas.
Mais j'aimerai répondre à Piaf qui trouve dommage que le thème soit déjà trop abordé, il faut avant tout le remettre dans son contexte, en 1938 ! Et certes il y a pleins de récits sur le sujet mais on ne pourra jamais trop en parler, du moins, c'est mon avis.

A diffuser

8 étoiles

Critique de Kylian31 (Toulouse, Inscrite le 24 août 2009, 30 ans) - 25 août 2009

C'est, a mon sens, un livre à diffuser auprès d'un jeune public, encore à sensibiliser à ce sujet.
Une très belle oeuvre qui peut également donner le goût de la lecture à la jeunesse!

Protégez moi de mes amis

9 étoiles

Critique de Romur (Viroflay, Inscrit le 9 février 2008, 44 ans) - 19 août 2009

Martin et Max avaient émigré aux Etats-Unis pour y monter une fructueuse affaire de commerce d’art. Martin a décidé de rentrer en Allemagne avec sa femme Elsa pour que ses fils soient éduqués dans son pays natal. Max reste pour continuer à gérer les affaires. Max est juif et le livre commence en 1932…
Cette nouvelle en forme d’échange épistolaire noue avec brio une intrigue et un drame en quelques pages sur les thèmes de l’amitié, de l’endoctrinement et de la vengeance. Ce drame abrupt et étincelant souffre d’une seule petite faiblesse dans l’évolution psychologique trop rapide de Martin. Le revirement dans sa lettre du12 février 1934 notamment me parait trop forcé et nuit un peu à la crédibilité de l’édifice. Mais le mal est nécessaire pour donner au récit son caractère percutant et dévastateur.
Au-delà de la dimension littéraire, c’est surtout le témoignage historique qui m’a bouleversé. D’abord une explication éclairante et simple de la montée et de la popularité d’Hitler en Allemagne. Ensuite et surtout, ce livre écrit en 1938 aux Etats-Unis par une germano-américaine montre que dès le début, on savait. Ceux qui étaient assez ouverts pour recueillir les informations venant d’Allemagne et en tirer les conclusions connaissaient la réalité du régime et ce qu’il portait en germe…

Bien mais...

9 étoiles

Critique de Piaf (, Inscrite le 30 juin 2009, 46 ans) - 30 juin 2009

Petit et vite lu. Style intéressant. L'évolution de l'échange est parfait.
Mais comme l'a dit Samiato, le thème est déjà trop abordé.
Dommage

Court mais dense

8 étoiles

Critique de Cyrus (Courbevoie, Inscrit le 3 novembre 2008, 40 ans) - 15 juin 2009

Ecrit dans un style clair et tranchant, ce livre présente à mon avis l'intérêt essentiel d'amener à réfléchir sur ce que nous aurions voulu / pu faire durant la montée du national-socialisme dans l'Allemagne des années 30, ou dans toute autre situation comparable par ailleurs. En ce sens, ce récit est universel et en quelques pages, devient tangible et évidente l'ambiguïté de la nature humaine.

Réalisme stupéfiant

8 étoiles

Critique de AntoineBXL (Bruxelles, Inscrit le 9 août 2008, 38 ans) - 21 janvier 2009

Une brique de 1000 pages aurait pu être écrite à partir de cette idée de base. Mais l'auteur nous livre un ressenti d'une réalité stupéfiante en quelques lettres seulement. Ce que je retiens également, c'est l'année d'écriture de ce petit chef d'oeuvre: 1938. Le récit nous livre donc une impression de l'atmosphère qui régnait en cette période de gestation nationale-socialiste bien antérieure à la seconde guerre mondiale.

bof

6 étoiles

Critique de Samiato (, Inscrite le 15 décembre 2008, 39 ans) - 15 décembre 2008

rien de surprenant dans ce livre le thème déjà à mon avis trop abordé......

Vite Lu, Pas oublié!

10 étoiles

Critique de Cruz (Punaauia, Inscrite le 16 novembre 2008, 26 ans) - 17 novembre 2008

Un livre qui reste dans nos mémoires, court et touchant!
La fin du bouquin nous laisse sans voix!

Excellent livre !

10 étoiles

Critique de Ryas147 (, Inscrit le 9 juin 2008, 26 ans) - 9 juin 2008

Ce livre est est tout simplement excellent! La façon d'écrire une histoire par des lettres est vraiment bien! Félicitations Madame Taylor!!!!

Interloquant !!!

9 étoiles

Critique de Philippec (, Inscrit le 22 août 2007, 55 ans) - 26 mai 2008

Interloquant ! Il faut absolument lire cette nouvelle de 60 pages et ce d’autant plus si vous avez apprécié “Matin Brun“

Magnifique!

10 étoiles

Critique de Kara (, Inscrite le 19 juillet 2004, 31 ans) - 17 mai 2008

Que dire de plus que toutes vos critiques?
Pas grand chose, mais je tiens quand même à écrire mon admiration pour ce livre, que j'ai lu il y a quelque temps maintenant, mais qui reste marqué profondément dans mon esprit.
Une belle histoire sur l'amitié et la montée du nazisme dans les esprits allemands, un véritable bijou de la littérature du XXè siècle!

Petit chef d'oeuvre

10 étoiles

Critique de Lenioda (Londres, Inscrite le 3 juillet 2005, 30 ans) - 21 avril 2008

Effectivement, je ne sais pas si ma critique éclair apporte beaucoup étant donné tout ce qui a déjà été dit, mais il s'agit vraiment d'une perle rare, d'un livre comme on aimerait en lire plus souvent.

Les lettres d'amitié sont touchantes, et bien sûr la fin très très émouvante.

Je conseille donc, à tous et à toutes, de tout âge, tout pays. Parce que parfois, un petit livre qui n'a l'air de rien comme ça en dit autant sur la nature humaine que tous les livres d'histoire.

5 étoiles, et j'en mettrais bien 6...

Un livre émouvant et surprenant

10 étoiles

Critique de Francky (Lyon, Inscrit le 20 avril 2008, 25 ans) - 20 avril 2008

Tout n'est que surprise à travers ce livre. L'histoire de deux "amis" durant la Seconde guerre mondiale qui nous est livrée par correspondance. Il n'y a qu'un mot à dire : MAGNIFIQUE !
Amitié sur fond de trahison et de vengeance ; pouvait-on faire mieux et si simple d'un sujet si compliqué ?

Que dire après cela

8 étoiles

Critique de Arval (Papeete, Inscrite le 8 mars 2008, 49 ans) - 14 mars 2008

Que dire après tout cela, sinon de lire ce livre absolument, mais aussi de lire toutes les critiques ci-dessous en complément. Merci à vous.

A lire

8 étoiles

Critique de Imani (Toulouse, Inscrite le 31 janvier 2008, 37 ans) - 10 février 2008

Ce livre est très émouvant.
Je l’ai et il m’est reste en mémoire comme une chanson que l’on aimerait partager avec d’autre.
L’amitié hachée par l’Histoire.

Le pouvoir de l'écriture

8 étoiles

Critique de Ketchupy (Bourges, Inscrit le 29 avril 2006, 37 ans) - 10 février 2008

Cette nouvelle relate la relation épistolaire entre un juif américain et un allemand avec pour toile de fond la montée de l’antisémitisme dans l’Allemagne nazie. C’est une histoire forte dont le dénouement consacre le pouvoir de l’écriture et qu’on a envie de faire découvrir tellement elle est bien pensée et rédigée.

Un livre obligatoire !

10 étoiles

Critique de BMR & MAM (Paris, Inscrit le 27 avril 2007, 57 ans) - 4 décembre 2007

C'est une américaine, Kathrine Kressmann Taylor, qui a écrit ce petit texte Inconnu à cette adresse, un échange épistolaire de quelques lettres entre deux amis.
Enfin deux «amis» au début ... quand tout va bien.
Quand vers 1933 le juif resté aux US écrit à son ami rentré en Allemagne.

[...] Qui est cet Adolf Hitler qui semble en voie d'accéder au pouvoir en Allemagne ? Ce que je lis sur son compte m'inquiète beaucoup. Embrasse les gosses et notre abondante Elsa de la part de ton affectionné Max.

Peu à peu, l'échange tourne au vinaigre, au fur et à mesure que l'allemand se laisse embarquer par le nazisme triomphant.

[...] Je n'ai jamais haï les juifs en tant qu'individus - toi, par exemple, je t'ai toujours considéré comme mon ami -, mais sache que je parle en toute honnêteté quand j'ajoute que je t'ai sincèrement aimé non à cause de ta race, mais malgré elle.

L'histoire (l'Histoire aussi) vire franchement mal lorsque l'allemand refuse son aide à la soeur du juif, en proie aux persécutions à Berlin. Son frère recevra bientôt une lettre avec la mention : inconnue à cette adresse, qui indique que la soeur bien-aimée n'aura pas survécu.
Sa vengeance sera sans appel ... et on vous laisse découvrir ce que cache réellement le titre de ce petit livre terrible mais très astucieux (on aurait presque pu le classer dans les polars), avec une belle alliance de la forme et du fond.
Comme dans tous les livres sur cette époque (comme dans le Rapport de Brodeck pour n'en citer qu'un qui fait beaucoup parler de lui en ce moment) on y parle de pogroms, d'extermination, de camps de concentration, ...
Mais le plus terrifiant n'est pas dans le texte mais dans quatre petits chiffres hallucinants sur le copyright : 1938 !
L'américaine a écrit cette histoire 2 ou 3 ans avant la guerre !
Plusieurs années avant que le monde ouvre les yeux !

Indispensable

9 étoiles

Critique de Olivier1180 (Bruxelles, Inscrit le 21 octobre 2007, 46 ans) - 29 octobre 2007

Indispensable dans une bibilothèque digne de ce nom!

Extraordinaire, ce roman épistolaire démarre doucement pour finir en apothéose... déroutant tant le sujet abordé reste malgré tout extémement sensible.

Merci à mon pote Cédric de me l'avoir fait découvrir!

Ignorer le passé c'est...

10 étoiles

Critique de Fripon (, Inscrit le 5 mars 2007, 72 ans) - 5 mars 2007

Récit épistolaire du 12 novembre 1932 au 18 mars 1934 entre deux amis Max et Martin. Max est américain, Martin est allemand. Il a choisi les bonnes raisons de Hitler contre les Juifs. Au fil des lettres, les amis s'éloignent l'un de l'autre et le point de non retour est atteint d'autant que Max est juif. Il n'y a pas un mot de trop. Tout est juste, à donner froid dans le dos.
A lire absolument en cette période électorale en France par tout ceux qui pourraient un jour être inconnu à leur ancienne adresse.

Ne jamais se fier à ses amis

10 étoiles

Critique de Dalania (Dijon, Inscrite le 25 octobre 2006, 31 ans) - 21 novembre 2006

Cette toute petite nouvelle (à peine 60 pages) épistolaire est merveilleusement bien écrite. La tension monte au fur et à mesure de la lecture jusqu'à la chute finale (quelque peu prévisible). L'auteur écrit sur un sujet délicat avec beaucoup d'intelligence.

Un livre qui mérite d'être connu

9 étoiles

Critique de POOKIES (MONTPELLIER, Inscrit le 16 août 2006, 40 ans) - 31 août 2006

Ce bouquin est assez spécial.
En effet, il est succint mais comporte de nombreuses idées fortes, il est rempli de sentiments et de vérités, le style du récit par lettre interposée est très judicieux.
Bref une oeuvre admirablement efficace et qui ne laisse pas insensible du fait du lourd passé de l'Allemagne.
Et le pire est que ce livre a été écrit en 1938!
Je le conseille donc fortement même pour les non adeptes de littérature.

Une émouvante correspondance

8 étoiles

Critique de Valeriane (Seraing, Inscrite le 16 novembre 2005, 38 ans) - 7 août 2006

Max et Martin tiennent une galerie d'art aux États-Unis. Max est juif, Martin est allemand et décide de repartir dans son pays fin 1932. L'histoire est donc basée sur leur correspondance. Ils sont liés par une amitié fraternelle, mais cette liaison va s'estomper au fil des mois du côté de Martin. La raison sous-jacente : la montée du nazisme en Allemagne Cette histoire qui commence sept à huit ans avant la Deuxième Guerre mondiale (et écrite avant par l'auteur) nous montre que certaines choses étaient à prévoir... ce qui est plus facile à dire aujourd'hui avec notre recul, mais toutes ces horreurs auraient pu être évitées... Ce roman est très court, et la fin me parait ambiguë... est-ce que Martin, après s'être détourné de son ami, comprend la fausse idée qu'il se faisait de Hitler? A-t-il tenté d'agir pour sa propre survie en attendant que le mauvais temps soit passé? Trahison et vengeance?
Ce roman "historique" m'a beaucoup ému. Chapeau à l'auteur.

excellent

10 étoiles

Critique de Odile93 (Epinay sur Seine, Inscrite le 20 décembre 2004, 63 ans) - 25 mai 2006

Ce livre est excellent. Il faut beaucoup de talent pour être capable d'écrire une histoire si courte et si poignante.

Une fois le livre refermé, il faut encore "digérer" cette histoire.

A lire absolument.

un livre à lire

8 étoiles

Critique de Miss_juicy (Valentigney, Inscrite le 11 février 2006, 26 ans) - 14 février 2006

Ce livre est à lire de toute urgence, je l'ai étudié cette année et il y a plein de choses à en déduire. Kressman Taylor a voulu nous montrer l'amitié déchirée par la politique! en tout cas je le conseille très vivement!

trop bien

10 étoiles

Critique de CéCé_06 (, Inscrite le 8 janvier 2006, 25 ans) - 8 janvier 2006

je vous conseille de lire ce livre . il est bien expliqué et il est très facile à lire . c'est une histoire vraie qui est très bien adaptée au récit.
tout cela pour vous dire de le lire .

Petite nouvelle pour gros sujet

9 étoiles

Critique de Laudine (, Inscrite le 24 octobre 2005, 38 ans) - 4 janvier 2006

Encore un petit livre qui fait son effet !
Derrière cette simple correspondance entre deux amis de religions et de nationalités différentes, se cache une histoire douloureuse qui a malheureusement marqué notre temps.
Le changement de ton et l’horreur de la nouvelle vont crescendo, pour finir sur un épisode vindicatif et surprenant.
Cette nouvelle est encore plus étonnante quand on sait que l’œuvre est parue pour la première fois dans un magazine américain, en 1938, soit un an avant le début de la seconde Guerre Mondiale. Belle clairvoyance, non ??

Amitié et Fanatisme ..

9 étoiles

Critique de Ichampas (LAMBALLE, Inscrite le 4 mars 2005, 53 ans) - 6 octobre 2005

Tirée de ce livre, une pièce de théâtre a été jouée dans ma petite ville de province, je regrette beaucoup de ne pas y avoir assisté. Cette nouvelle est très agréable à lire, cet échange de lettres met en évidence peu à peu au fil du temps la montée du nazisme. Troublant et réaliste qu’un individu puisse à ce point se détourner par fanatisme d’une amitié profonde.

Qu'a voulu Kressmann Taylor?

7 étoiles

Critique de Sahkti (Genève, Inscrite le 17 avril 2004, 43 ans) - 27 juillet 2005

Beaucoup d'idées en si peu de pages. Le sujet est pourtant devenu banal à force d'avoir été trituré dans tous les sens: l'amitié entre deux hommes, un Juif et un Allemand que la guerre sépare. Elle les éloigne et ne leur permettra pas de se retrouver. Ils ne le désirent d'ailleurs plus. Ceci constituant à mes yeux une des différences les plus importantes avec le récit de Uhlman "L'Ami retrouvé" auquel on compare souvent (à tort?) ce recueil de Kressmann Taylor.
Enormément de souffrance dans ces lettres mais comment pourrait-il en être autrement. Pas mal de perversité également et pas uniquement là où on l'imagine. Bien sûr, il y a cette cruelle vengeance de Eisenstein après la mort de sa soeur sous le regard de Schulse. Mais il y a pire encore à mes yeux car plus sournois, c'est cette complicité de dupes lorsqu'il s'agit de spolier les gens, Juifs de préférence, en leur vendant tout et n'importe quoi et en continuant, malgré les frontières et l'arrivée de Hitler à commercer envers et contre tout. L'argent est plus fort que la haine dans le cas présent et c'est assez effrayant. Tout n'est que question d'apparences, d'honneur à sauver, d'image à préserver, d'intérêts à protéger... aucune âme, aucune chaleur, deux êtres conventionnels que la vie sépare et qui, malgré tout, continuent à faire semblant.
Est-ce que c'est cela que Taylor a voulu dénoncer? Son désir était-il seulement de dénoncer la perversion d'un régime politique qui tue les Juifs et oblige les gens à renier leurs amitiés anciennes? Ou a-t-elle voulu aller plus loin? Dénoncer davantage encore la perversité humaine. Dans la seconde hypothèse, son travail n'en serait que meilleur.

très bon livre

8 étoiles

Critique de Cami27 (, Inscrite le 13 février 2005, 27 ans) - 13 février 2005

C'est un très bon livre court que j'ai d'ailleurs lu en anglais car il est très facile à comprendre et j'en profite pour rajouter que je n'ai rien compris à la critique de Jules.

Tragédie nazie

10 étoiles

Critique de Léopoldine (Savenay, Inscrite le 22 mai 2004, 60 ans) - 1 février 2005

Ne pas trop dévoiler ce petit livre , un échange de lettres entre deux amis allemands dont l'un -juif -reste aux Etats-Unis et l'autre - allemand pure souche - rentre en Allemagne en 1932 Ils sont très amis mais le nazisme se jouera d'eux . Ce texte -très court ( 80 pages ) est un chef-d'oeuvre.
(En ce qui concerne "Jour sans retour", ce texte est aussi édité en édition "Le livre de poche")

A lire !

9 étoiles

Critique de Norway (Entre le Rhin, la Méditerranée et les Alpes !, Inscrite le 7 septembre 2004, 42 ans) - 7 septembre 2004

Très beau livre qui représente bien ce que peut être la manipulation des mentalités !
je conseille également le livre suivant :
"L'ami retrouvé" de Fred Uhlman
c'est plus positif.

Une nouvelle réussie

8 étoiles

Critique de Sallygap (, Inscrite le 18 mai 2004, 40 ans) - 25 août 2004

Ma critique va aller dans le même sens que les autres...ce petit livre possède un contenu riche; l'auteur réussit en moins de 100 pages à faire passer un message sur l'amitié, qui se laisse avaler par la tragédie du nazisme naissant. Effectivement, j'ai aussi eu l'impression que cette amitié n'était pas si solide que ça, en tous cas l'idéologie nazie en a bien vite raison, peut être pour nous montrer à quel point Martin a été happé par ce mouvement. Quoiqu'il en soit, une vision intéressante sur la montée de l'antisémitisme en Allemagne, présentée de manière originale par la correspondance entre deux amis. Nouvelle compacte et efficace qui nous amène à réfléchir.

rien à redire ...mais je le dis quand même

10 étoiles

Critique de Kim (Limay, Inscrite le 16 juin 2004, 32 ans) - 29 juillet 2004

Je ne peux m'empêcher de dire mon admiration pour ce livre oublié puis redécouvert.
Je n'ai pu me retenir d'éprouver de la haine puis un désir de vengeance tout comme Max ,de ne pas comprendre le revirement de son ami ,son inhumanité . Lecture courte mais passionnante. Ce livre ne peut se lire que d'une traite.
Je suis aussi impressionnée par le nombre de commentaires pour ce livre

Inconnu à cette adresse

9 étoiles

Critique de Jorge (Villejuif, Inscrit le 7 mai 2004, 44 ans) - 13 mai 2004

L'histoire d'une amitié trahie, de la douleur qu'engendre cette trahison, et le récit d'une vengeance... Le tout dans le contexte de l'Allemagne nazie. Un très grand livre.

une histoire très touchante!

10 étoiles

Critique de Marikaro (, Inscrite le 29 février 2004, 29 ans) - 5 mai 2004

L'une des plus belle histoire de la vie!!
Un récit poignant! qui nous dit: "plus jamais ça!"

La conquête du courage

8 étoiles

Critique de Heyrike (Eure, Inscrit le 19 septembre 2002, 50 ans) - 5 juin 2003

courage
n. masc. (anc. fr. coraige, du lat. cor «cœur»).
1. Aptitude à affronter sans faiblir le danger, la souffrance, les difficultés. Courage physique, courage moral. Prendre son courage à deux mains: se décider à entreprendre une action périlleuse ou une démarche désagréable.
2. Zèle dans l'accomplissement d'une tâche. Travailler avec courage.
3. Par ext. Avoir le courage de., la dureté de cœur. Il a le courage de maltraiter ses enfants.

Bien entendu, Jules, tu as tout à fait raison de souligner que Taylor ne risquait rien en Amérique. Mais le courage je l'accordais au récit plus qu'a l'auteur, même si la différence peut paraître infime, quant à l'auteur, j'ai eu le sentiment qu'elle avait eu une démarche volontariste (pour ne pas dire militante), en écrivant ce texte propre à éclairer ses concitoyens. Alors qu'elle aurait très bien pu écrire des histoires pour enfants ou des recettes de cuisine dans un journal local. Faut-il absolument être en haut d'une barricade ou tenir tête un char d'assaut sur la place Tien An Men pour être perçu comme un individu courageux, au risque de fait passer tous ceux qui, pour des raisons multiples, n'ont pas su ou voulu résister, pour des lâches.
Peut être que j'aurais dû dire "….remarquable et volontaire.", en définitive n'a telle pas, comme le défini le dictionnaire à propos du mot courage, utilisé tout son cÏur pour écrire cette nouvelle afin de dénoncer le pire.
J'ai toujours pensé qu'un ouvrier qui, chaque jour, se lève à 6 heures du matin pour accomplir un travail pénible en étant payé au SMIC sans aucune perspective pour améliorer, un tant soit peu, son quotidien, en étant toujours sur la brèche parce qu'il ne sait pas comment il pourra subvenir aux besoins de ses enfants et leur offrir des études qui leur permettront de s'arracher à une condition endémique, que cet ouvrier faisait preuve d'un courage extraordinaire et en tout point admirable.
Et pour conclure n'ai-je pas fait preuve de courage en croisant le fer avec Jules ? , (dans cette réponse qui se veut comme un échange de point de vue, en veillant à ce qu'aucune polémique puisse pointer le bout de son nez, sur la question de savoir ce qu'est vraiment le courage) qui, comme je le sais, pour avoir lu beaucoup de ces excellentes critiques, aime à débattre en s'efforçant d'ouvrir le débat le plus largement possible, aidé en cela par une culture bien pourvue et à une maîtrise de la réparti et du verbe que je ne tenterais même pas d'égaler, du moins pas ce soir. :)
"La conquête du courage" est un roman de Stephen Crane qui raconte l'histoire d'un jeune soldat durant la guerre de sécession, confronté aux horreurs de cette guerre. Une lecture un peu lointaine (1993), mais qui m'a laissé le souvenir d'un récit qui dépeint l'envers du décor d'un univers qui se veut peupler de héros et d'hommes courageux, qui n'ont de courage que la folie et l'arrogance de la jeunesse. Ce récit est un plaidoyer pour la paix, il a été écrit peu de temps après la guerre de sécession, Crane n'a pas fait cette guerre. Très bon roman, qui m'avait beaucoup marqué à l'époque.
Courage fuyons :)

Manque de courage ou d'amitié ?

9 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 5 juin 2003

Dans cette histoire, il est évident qu'entre les deux "associés" on ne peut pas parler d'amitié mais bien de rapports d'intérêts. Mais je crois que la réalité est pire encore... La situation vécue par celui en Allemagne permet aussi à celui qui est en Amérique de garder pour lui-même ce qui revient à l'autre. Et quand l'argent s'en mêle bien peu de sentiments résistent ! A côté de cela, n'oublions jamais le courage des anonymes, de ceux qui n'ont aucun intérêt à défendre.
L'autre, l'Américain, n'est qu'un "homme d'affaire" et rien d'autre ! Bien sûr que certains hommes politiques savaient et très tôt. Mais... Comment entraîner des nations qui ne pensaient qu'à la paix et aux congés payés à attaquer un régime horrible, mais qu'ils ne voulaient pas appréhender comme dangereux même pour eux-mêmes? Ces mêmes peuples ont-ils bougés pour aider les républicains espagnols ? Pas d'un iota ! Plus difficile encore: comment les faire bouger pour défendre des juifs, plus qu'opprimés, alors que l'antisémitisme était toujours monnaie courante dans nos pays ? Enfin, il faut aussi savoir que l'Amérique, comme l'Angleterre, avait déjà acceuilli énormément de réfugiés juifs chez eux avant le début de la guerre et que l'Amérique commençait déjà à trouver que ces réfugiés, par trop nombreux, pourraient entraîner des désiquilibres internes. Je voudrais conclure sur deux faits:
- Churchill aurait voulu abattre la bête bien avant le début de la guerre. Mais le peuple, qui ne voulait rien écouter, lui fit perdre son siège au parlement. Ils préféraient applaudir Chamberlain...
- Roosevelt aurait voulu entraîner l'Amérique bien plus tôt dans la guerre contre Hitler, mais son peuple y était farouchement opposé et défendait "l'isolationisme". quand il aidait l'Angleterre il devait le faire dans le plus grand secret ! C'est Pearl Harbor qui lui a enfin donné l'occasion d'entrer dans la guerre. Son peuple ne pouvait plus accepter la neutralité et l'isolationisme.
De toute façon, tous ces faits ne changent rien à une réalité horrible !
Le courage de Taylor ? J'ai beaucoup d'estime pour son livre et les idées qu'il défend, mais pourquoi du courage ? Elle ne risquait rien du tout en Amérique !

Peu de mots pour beaucoup de lucidité

8 étoiles

Critique de Heyrike (Eure, Inscrit le 19 septembre 2002, 50 ans) - 4 juin 2003

L'auteur fait preuve d'une lucidité exemplaire, lucidité qui devrait servir d'exemple à ceux qui pensent pouvoir nous diriger en se moquant bien des conséquences de leurs actes, qui se veulent démocrates et se transforment en barbare, grand manipulateur des consciences. D'exemple aussi à ceux qui sont censés être les vigiles de nos sociétés, et qui se vautrent dans leurs informations de pacotilles, comme les cochons dans leurs fanges (Je m'excuse pour ces propos désobligeant à l'encontre des cochons, animal que j'aime beaucoup, dans tous les sens du terme), en lobotomisant consciencieusement l'opinion publique. Ce qui favorise l'aphasie de cette opinion publique, et laisse les mains libres à tous ceux qui ont quelques velléités de foutre la pâtée au méchant qui dérange, à jouer notre monde comme une immense partie d'échec, où les seuls perdants sont toujours les civils.
Il est nécessaire de se rappeler que très tôt les services de renseignements Américains et Anglais eurent connaissances des exactions du régime totalitaire de Hitler (exaction est, je l'avoue, un euphémisme un peu léger pour évoquer toute l'horreur qu'elle suggère), confirmé par des témoignages de personnes ayant fui l'Allemagne. Mais pour des raisons obscures de politique couarde et de diplomatie non désintéressée, les dirigeants des grandes démocraties évacuèrent cet aspect de la politique Hitlérienne. Peut-être, pour faire preuve d'impartialité, qu'il y avait un peu d'incrédulité de la part de ceux qui avaient connaissance de ces rapports, mais être incrédule ne doit jamais conduire à l'ignorance et encore moins à l'aveuglement, du moins lorsque l'on prétend vouloir diriger une nation.
Et à ce titre, le récit de Taylor était tout à fait remarquable et courageux, à une époque où ceux qui étaient en mesure d'arrêter ce fou, n'ont rien fait pour empêcher la bête immonde de surgir de son antre maudit, à une époque où même le propre père de J.F.K. nourrissait des amitiés très assidues avec le régime de Hitler.
Tout comme Kinbote, j'ai eu le sentiment qu'une amitié qui résiste si peu, ne pouvait être qu'un concert provisoire d'intérêt commun, mais peut-être, de la part de l'auteur, était-ce un raccourci narratif facilitant la mise en évidence du changement potentiel et radical d'un individu, happer par des idéologies propres à nourrir ses propensions malsaines.

livre choquant !

10 étoiles

Critique de Florangel (Maisons-Laffitte, Inscrite le 19 mars 2003, 31 ans) - 3 juin 2003

"inconnu à cette adresse"...de Kressmann Taylor c'est un livre vraiment choquant ! en fait c'est une correspondance entre un homme juif qui vit aux USA, et un homme allemand (qui n'est pas juif, c'est très important de le savoir !!!). ils sont meilleurs amis. mais l'allemand s'empechera d'envoyer des lettres à son ami juif...
c'est horrible mais c'est tellement beau, bien écrit, c'est choquant, y a de la vengeance, de la haine
ooui c'est ça, quand on lit ce livre on a la haine, on a envie de le déchirer tellement on a la rage contre ces personnes ...je l'ai lu en 1h! je vous conseille vraiment de le lire, vous en serez bouche-bée ! malgré son petit volume, ce livre nous étonne, on en reste vraiment choqué !

Réputation méritée

10 étoiles

Critique de Féline (Binche, Inscrite le 27 juin 2002, 39 ans) - 2 mars 2003

Je viens de le terminer et je suis sans voix. C'est effectivement un grand livre, petit par la taille mais grand par le contenu. On ne peut qu'être horrifié par ce qui se joue au travers de ces lettres et surtout par la manière dont Martin insulte son "ami" et par sa lâcheté. En même temps l'auteur glisse quelques explications sur le comportement de Martin et des allemands, pourquoi ils ont suivi Hitler : ce désir de pouvoir enfin relever la tête et sortir du marasme économique dans lequel ils étaient plongés depuis la fin de la première guerre mondiale. Le besoin de trouver un bouc émissaire, responsable de leur malheur a-t-il aussi été favorable à la campagne d'Hitler.
Un livre qui démontre bien finalement qu'une bonne propagande, savamment orchestrée, peut parfois se rêvéler très efficace.

La bêtise de la guerre

10 étoiles

Critique de Nothingman (Marche-en- Famenne, Inscrit le 21 août 2002, 37 ans) - 21 janvier 2003

Et il est bien question de bêtise humaine dans ce livre! Une amitié solide, semblant indestructible, incassable, va lentement s'effilocher sous les coups de boutoir de l'idéologie nazie.On peut évidemment se demander comment des hommes sensés ont pu être aveuglés à ce point. Une des explications est que le peuple allemand , à cette époque avait une soif impérieuse de vengeance car le traité de Versailles leur a donné le sentiment d'être floué. L'autre, qui est la résultante de la précédente, est que ce peuple se croyant opprimé n'attendait que l'avènement d'un leader charismatique pour relever l'échine. La propagande nazie a évidemment fait le reste et elle était bien menée.Ce livre est court certes mais il est dense de par le sujet traité. Cette nouvelle est indispensable, fait réfléchir et est d'actualité de par la recrudescence actuelle de tous les extrémismes. Une pièce tirée de cette nouvelle sera d'ailleurs jouée dans onze des dix-neuf communes bruxelloises. En espérant qu'elle passe aussi par les provinces!

Amitié déchirée

8 étoiles

Critique de Gilou (Belgique, Inscrite le 1 juillet 2001, 69 ans) - 28 septembre 2002

Max et Martin. Une amitié à la dérive.
À la lecture de cette correspondance fictive entre deux amis, l'un Juif américain, l’autre Allemand " mais associés " , je n’y ai pas vu une toute grande amitié. Au fil de la lecture, elle se casse véritablement au moment où l’un a besoin de l'autre ; dans la tourmente qui a précédé la deuxième guerre mondiale et la montée du nazisme en Allemagne.
Au fond, il n’y a que l’intérêt pour la marche de leur petite entreprise qui soude ces deux hommes. Cela m'a permis d’apprendre qu'au fond la véritable amitié ne tient qu'à un fil, cassé net , ici dans ce livre -fiction, par lâcheté ou peut-être par la peur tout simplement.
Sommes-nous vraiment capable d'héroïsme ?
Il n’y a que de très rares personnes qui ont risqué leur vie pendant la guerre pour sauver " les Juifs " ou " d'autres personnes " en danger. Oser afficher son amitié pour quelqu'un qui n’est pas " dans la norme ". Difficile déjà en temps de paix, très très difficile en temps de guerre.
L'actualité nous le montre tous les jours. Un ami devient très vite un ennemi. Ce livre est à lire pour s'en convaincre.

Un peu déçu...

6 étoiles

Critique de Kinbote (Jumet, Inscrit le 18 mars 2001, 58 ans) - 30 juillet 2002

J'ai été déçu par la lecture de ce livre. Certes la trame de l’histoire est excellente mais son traitement m’a semblé sommaire, même dans le cadre d’une nouvelle. On ne peut pas croire à une amitié qui se défait aussi facilement. Quant à la scène dramatique centrale, elle relève du pur mélo , elle est « trop » ! Par contre, le procédé épistolaire employé par Max Eisenstein, le Juif d’Amérique, se révèle extrêmement bien pensé pour assurer sa vengeance et on se réjouit qu'il fonctionne jusqu'au bout. Comme Darius, j’ai été étonné qu'une telle connaissance de l'actualité allemande fût perceptible avant la guerre par une citoyenne américaine « lambda ». Et Jules s'emploie à nous éclairer là-dessus avec une clarté digne d'une préface à un ouvrage de ce genre.
J'avais nettement préféré, dans un regsitre semblable, « L’ami retrouvé » de Fred Uhlman



à lire impérativement

10 étoiles

Critique de Zoom (Bruxelles, Inscrite le 18 juillet 2001, 63 ans) - 27 mai 2002

Je voudrais simplement ajouter que ce petit livre, bien vite lu, est très grand par sa portée, et que je m'étonne de l'avoir découvert si tard : c'est le genre de livre que je mettrais au programme si j'étais prof, pour les 17, 18 ans : la mise en oeuvre de l’objectif de l’écrivain est superbe, la compréhension de ce qui est en train de se passer n'est pas directe mais bouleversante. Voilà, je le dis tout net : une bibliothèque sans " inconnu à cette adresse " est en manque d'une oeuvre majeure.

Un petit complément

9 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 24 mai 2002

Il est tout à fait exact qu'Hitler a très bien manoeuvré en enfermant de suite les membres des organisations qui auraient été capables de lutter contre lui. Cela fait, il avait quasiment les mains libres. L'existence d'organisations du type politique ou syndical, socialiste ou communiste, aurait aidé les opposants à se sentir soutenus, moins seuls. Une fois celles-ci disparues, il ne restait plus que la révolte individuelle qui se perd dans la masse et demande davantage de courage. Quand il a commencé à euthanasier les fous et les attardés mentaux, ceux qui avaient compris n'ont plus osé bouger et puis qui croire ? Celui qui dénonçait ces pratiques n'était-il pas un provocateur ? Devant de telles pratiques l'être humain est désarmé, son esprit n'arrive pas à y croire ! Honnêtement, pour la masse, pour ceux qui voyaient en cet homme un véritable sauveur, était-il pensable de croire en de telles rumeurs ?...Eux, ils ne voulaient pas aller si loin et il ne pouvait croire qu'Hitler comptait bien y aller. On le leur aurait dit qu'ils ne l'auraient pas cru, en toute bonne foi ! Et puis, toujours pour la grande masse, ils n'auraient pas voulu y croire et nous savons que l'homme fait des tris dans son cerveau en fonction de ce qui l'arrange... Enfin, y croire supposait quoi ? Soit ne rien dire, par peur, et savoir, dans le fond de soi, que l'on n'est qu'un lâche ? Qui aime cette image de lui-même ?... Il n'y avait qu'une autre solution: se révolter ! Mais seul ? Sans aucun soutien ? C'était aller directement à la mort ou, pour le moins, dans les camps, ce qui revenait quasiment au même... Tout cela demande beaucoup de courage ! Et combien sont aussi courageux ? Je reste bien convaincu qu'il n'y a qu'un temps très court pour lutter contre toute tentative efficace de mise en place d'une dictature. Cette période ne dure que le temps où elle tente de mettre en place son système tentaculaire de peur et d'oppression. Après il est trop tard. Comme en France contre Le Pen, il fallait une union de tous les démocrates, indépendemment de leurs tendances idéologiques. Au temps d'Hitler, les socialistes n'ont que peu aidé les communistes, la droite démocrate n'a aidé aucun des deux, les protestants n'ont pas aidé les catholiques et ainsi de suite... La division a permis à Hitler de s'installer, puis à les liquider les uns après les autres et ils se sont tous retrouvés dans les camps de l'horreur !... Le devoir de chaque démocrate me semble résider dans une obligation d'expliquer aux plus jeunes ce que sont que les mécanismes de la dictature, comment ils fonctionnent, se mettent en place. Le mépris de l'un, toléré parce que l'on ne fait pas partie de ce groupe, suppose malheureusement bien souvent que d'autres mépris suivront, que tous ces mépris finiront par être un engrenage mangeur de tous les opposants potentiels et que seuls les "moutons" y échapperont. Il faudrait que chacun comprenne que s'il ne l'est pas aujourd'hui, demain il pourrait se trouver du mauvais côté du manche...

A Darius.

10 étoiles

Critique de Patman (, Inscrit(e) le 5 septembre 2001, 55 ans) - 23 mai 2002

Jules a fort bien résumé la situation qui a favorisé la montée du nazisme en Allemagne. Pas facile de le faire en l'espace d'une critique éclair. Ne crois surtout pas que l'Allemagne a sombré d'un bloc dans le fascisme, le processus a été lent, mais la faiblesse et la division des partis démocratiques, l'attitude des puissances occidentales (les dommages de guerre imposés à l'Allemagne étaient exhorbitants), la crise économique et les mini-révolutions et les émeutes qui ont éclatés à plusieurs reprises en Allemagne entre 1919 et 1930, ont créé un climat propice à l'extrême-droite. Hitler est celui qui a rendu une fierté au peuple allemand en refusant de se plier aux exigences des Alliés (non-paiement des dettes de guerre, réoccupation de la Rhur, réarmement, etc...). Une fois au pouvoir, Hitler se débarrassa des oppositions, mais là aussi de façon méthodique, n'attaquant pas tous le monde de front mais prenant ses adversaires un par un (d'abord les communistes, plus tard, les syndicats, etc... il divisait pour régner, selon le vieux principe romain!)

merci Jules !

10 étoiles

Critique de Darius (Bruxelles, Inscrite le 16 mars 2001, - ans) - 22 mai 2002

Merci d'avoir pris la peine de me donner ton point de vue sur le sujet. Je pense quand même que l'extrême-droite et le racisme proviennent d'esprits bornés, en général peu intelligents et peu doués par la nature. Il n'en est pas toujours de même de ceux qui les manipulent, mais là, on trouve toujours des histoires de gros sous à gagner.. C'est lorsqu'on se rend compte du type de population qui alimente l'extrême-droite et le racisme, que je me demande toujours comment un grand peuple comme l'Allemagne a sombré corps et âme dans la bêtise.. Mais comme tu dis, tous ceux qui "osaient" penser étaient emprisonnés..

A Darius

9 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 21 mai 2002

Une petite rectification historique: le nazisme était tout ce qu'il y a de plus florissant bien avant 1938 ! Hitler arrivait au pouvoir en 1933 et sans avoir caché l'ombre d'un aspect rascial ou dictatorial de ses opinions. Déjà dans "Mein Kampf" tout était bien expliqué ! En outre, à peine au pouvoir, le Reischtag brûlait, il en rendait les communistes responsables et les envoyait dans les premiers camps de concentration érigés en toute hâte par Goering du côté de Hambourg. Bien avant 38, les Juifs ne pouvaient plus donner cours dans les universités, les boutiques juives étaient maculées d'injures et les commerçants injuriés publiquement. Il poussait les Juifs à l'émigration avec obligation de laisser tous leurs biens sur place. En 36, lors des jeux olympiques il ne s'est pas gêné non plus pour afficher son rascisme et les victoires de Jesse Owen, un noir, lui firent quitter le stade. Par contre, s'il remplissait très vite ses camps de tous ses opposants politiques allemands(communistes, socialistes, franc-maçons etc...), il n'envoya pas les juifs dans des camps simplement parce qu'ils étaient Juifs. Pour cela il attendit la guerre.
Tu demandes aussi comment tout cela a pu se passer dans un pays civilisé comme l'était l'Allemagne de l'époque. Il y a à cela plusieurs raisons. Tout d'abord, le traité de Versailles a été beaucoup trop loin dans l'humiliation du vaincu et cette erreur ne sera pas commise deux fois ! Ensuite, le même traité de Versailles a octroyé des dommages gigantesques aux vainqueurs. Ceux-ci ne se sont pas gênés pour se servir sur un peuple qui crevait déjà littéralement de faim (à commencer par Albert Ier). Il a donc été impossible à l'Allemagne de se relever et la crise de 29 n'a vraiment rien arrangé ! C'est un peuple luttant pour sa survie qui porta Hitler au pouvoir. Celui-ci lui avait promis de relever le pays, ce qu'il fit, mais en preparant la guerre. La montée du nazisme ne peut pas se comprendre en dehors de ce contexte!
En plus, il nous suffit de voir ce que les théories simplistes de l'extrême droite récoltent comme voix en Europe aujourd'hui, alors que l'économie tourne, pour se poser davantage de questions sur ce phénomène. En outre, nous savons, ou devrions savoir, tout ce que ces théories ont de faux et de dangereux ! Mais ne dit-on pas que l'Histoire est un perpétuel recommencement ? C'est parce que les peuples n'ont pas de mémoires et, malheureusement, bien souvent aussi trop peu de connaissances. Ajoutons encore à cela que très nombreux sont ceux qui ne se posent pas trop de questions et nous avons une ébauche d'explication. Bien sûr le dernier paragraphe de cette réponse n'est qu'une opinion toute personnelle.

Code inconnu

10 étoiles

Critique de Darius (Bruxelles, Inscrite le 16 mars 2001, - ans) - 21 mai 2002

Code inconnu
Ce petite livre de 60 pages ne contient que 19 lettres, résultat d'une correspondance fictive entre deux vieux amis et associés, tous deux Américains, Martin, d'origine allemande, Max, d'origine juive..
Martin, l’Allemand décide de quitter les Etats-Unis pour s'établir en Allemagne.
La première lettre de Martin date du 12 novembre 1932 et la dernière de Max qui lui sera retournée avec la mention "Inconnu à cette adresse" sera rédigée le 3 mars 1934...
Ces 19 lettres verront se déglinguer peu à peu la merveilleuse entente qui régnait entre les deux vieux amis, alors que ceux-ci n'auront même plus l’occasion de se voir..
Qu’est ce qui a pu ainsi détruire cette amitié ? Tout simplement l’état d'esprit de l'époque et la manipulation dont Martin sera la victime de la part de la nation allemande qui assiste à la montée du nazisme...
Que cela vous rassure, il ne s'agit nullement d’un pamphlet politique, mais simplement d'une correspondance entre amis, anodine à première vue.. Et pourtant, cette correspondance aboutira à la coupure nette des relations amicales et relations tout court entre deux êtres qui éprouvaient une très grande complicité l’un vis-à-vis de l’autre..
Le plus incroyable dans cette affaire, c'est que ces lettres ont été rédigées par une mère de famille américaine de 3 enfants... en 1938, donc bien avant l’arrivée du nazisme, bien avant la guerre, bien avant la prise de conscience de l'idéologie destructrice sous-jacente ..
Idée prémonitoire d'une simple mère de famille à cent lieues de l'endroit où cela se passait ? On peut en douter...
La publication de cette correspondance, fictive, je le répète, porte à croire que si, une américaine, en 1938 pouvait écrire ces lettres à cette époque, c'est que tout citoyen lambda allemand et même tout citoyen tout court, devait être parfaitement au courant de tout ce qui se tramait en Allemagne à cette époque et que chacun laissait faire... Le plus incroyable, c'est qu’une nation entière s'est laissée piéger, a complètement perdu l’esprit et s’est laissé mener par le bout du nez par quelqu'un qui était tout, sauf intelligent et qui n'était même pas charismatique...
S'il s’agissait d'un peuple de sous-doués, on pourrait encore comprendre, mais non, un pays de philosophes, le pays de Kant, de Hegel, de Marx, et de bien d’autres. Comment est-ce possible ?
Ce recueil de lettres devraient impérativement être lus par tout un chacun et devraient faire l’objet d’une étude par les historiens...

Parfait

10 étoiles

Critique de Saule (Bruxelles, Inscrit le 13 avril 2001, 52 ans) - 20 mai 2002

Je viens de découvrir ce petit livre, qui contient une correspondance (fictive) entre un juif américain et son ami allemand lors la montée au pouvoir d'Hitler en 1932-1933. Il est tout simplement formidable. En quelque lettres, on est sidéré devant l'évidence de ce qui a pu se passer en Allemagne à cette époque. Voici ce qu'écrit Martin, le correspondant allemand, qui comme ses compatriotes est aveuglé par la propagande nazie et sombre graduellement dans l'anti-sémitisme.
"La race juive est une plaie ouverte pour toute nation qui lui a donné refuge. Je n'ai jamais haï les Juifs en tant qu'individu - toi, par exemple, je t'ai toujours considéré comme mon ami -, mais sache que je parle en toute honnêteté quand j'ajoute que je t'ai sincèrement aimé non à cause de ta race, mais malgré elle".
Ce livre est d'une intensité et d'une intelligence rare. A lire absolument.

A Patman

8 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 22 septembre 2001

Je suppose que tu as voulu dire que c'était un des plus beaux livres sur la "fausse" amitié ! Une amitié basée sur l'intérêt et qui s'effondre comme un soufflé au premier vrai problème. Par contre, un très bel exemple de lâcheté !

A mettre entre toutes les mains!

10 étoiles

Critique de Patman (, Inscrit(e) le 5 septembre 2001, 55 ans) - 21 septembre 2001

Un des plus beaux ouvrages sur l'amitié qu'on puisse lire. Devrait être au programme de toutes les écoles secondaires, surtout par les temps qui courrent!!!!

Excellent critique de Joseph K, mais...

8 étoiles

Critique de Jules (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 73 ans) - 31 juillet 2001

Je me demande si tu ne vas pas un peu trop loin dans ton analyse... S'il est exact que dans tout rapport humain il y a une sorte de confrontation, à fortiori, et bien plus fort encore, dans un groupe plus vaste tel qu'une société globale, je ne suis pas tout à fait ton raisonnement... Je crois que dans ce petit livre, l'auteur a voulu montrer davantage la lâcheté des gens que leur volonté de dominer. Selon moi, ce serait en tout cas valable pour les rapports entre ces deux "amis". Celui d'Amérique est plus lâche, davantage prêt à profiter financièrement de la situation, qu'habité par une volonté dominatrice. La question à se poser est aussi de savoir si leur amitié n'était pas simplement plus une question d'intérêts communs qu'une véritable amitié... Au premier vrai problème l'Américain abondonne son ami parce qu'il y a risque... C'est de la lâcheté et de la fausse amitié, mais pas, selon moi une volonté de domination... Pour l'auteur, en prenant un soi-disant "ami", elle montre mieux que même ceux-là ont peur et que la lâcheté humaine est telle, l'égoïsme humain est tel, qu'il abandonne l'autre. En résumé, et c'est tout aussi triste, sur qui pouvons-nous compter ?... Personne !
Beaucoup d'hommes sont ainsi faits et l'ignorer, ne pas vouloir l'admettre, ne peut qu'amener de graves désillusions !...

Le mal absolu, composante innée de l'Humain?

9 étoiles

Critique de Josef K. (Saint-Quentin, Inscrit le 4 juillet 2001, 41 ans) - 30 juillet 2001

Je trouve ce livre superbe. Superbe parce qu'à mon sens, il illustre très bien les potentialités de destruction de l'Homme, sa capacité à générer un "mal absolu", capable d'engendrer l'idée de "superfluité de l'Homme" telle qu'elle a pu se manifester à travers la Shoah... Kathrine Kressmann Taylor a su "voir" celà, ces potentialités, et c'est son grand mérite. Un autre de ses grands mérites est d'avoir su nous montrer que l'apparence d'une indéfectible amitié ne saurait toujours résister à cette "possibilité du mal". Mais pourquoi faire le mal, pourquoi verser du côté sombre de notre sacro-sainte morale judéo-chrétienne? Une hypothése? C'est la mienne, elle vaut ce qu'elle vaut... Le ressort du monde, de la vie en société, c'est la "volonté de domination", être à son avantage face à un aversaire, un quidam, mais aussi un ami, ou l'être aimé... Dominer l'autre, car être en présence de l'autre, c'est générer un rapport de force, et s'il y a rapport de force, il y a aussi "volonté de dominer". Ainsi dans une situation donné, pour prendre l'avantage sur celui que l'on reconnaît comme étant le dominant (ceci est un construit social issu dela manière dont on se ressent par rapport à "Autrui"), on peut verser dans la facilité, le recours au mal absolu, à la violence, aux pulsions les plus basses, les plus "animales", la Nature de l'Homme prend la place de sa Culture. N'est-ce-pas ce qu'Arendt appela la "Banalité du Mal", exécuté par des "hommes ordinaires" ? C'est peut-être un peu simpliste, ce ne sont que des idées jetées au fur et à mesure, et je m'en excuse, mais ce livre appelle le débat, pour le faire avancer, j'espère des réactions et ainsi faire avancer le débat et modifier ma vision du monde...

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