Le soleil se lève aussi de Ernest Hemingway

Le soleil se lève aussi de Ernest Hemingway
(The Sun Also Rises)

Catégorie(s) : Littérature => Anglophone

Critiqué par Jules, le 6 mars 2001 (Bruxelles, Inscrit le 1 décembre 2000, 75 ans)
La note : 10 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 10 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (12 727ème position).
Discussion(s) : 2 (Voir »)
Visites : 13 554  (depuis Novembre 2007)

Un extraordinaire roman !

Ceci est le premier roman d'Hemingway, celui de la force de l'âge, mais aussi celui du désarroi. L’absurde et la mort hantent cette génération d’écrivains américains, appelée par Gertrude Stein (l’amie parisienne d’Hemingway) " la génération perdue ".
Selon moi, " Le soleil se lève aussi " est également un de ses meilleurs romans, un des plus complexes. C'est ici qu’il développe le plus son art du " non-dit ". Mais venons-en à l’histoire.
Jake est américain et travaille comme journaliste à Paris. Il y fait la connaissance de Robert Cohn, américain comme lui, fils d’une grande famille juive de New York. Dès les premières pages, Jake décrit Robert Cohn comme un homme sans grande personnalité, sans traits particuliers. Cohn s'impose à Jake qui ne veut pas faire ce qu'il faut pour s’en débarrasser. Nous apprenons assez vite que Jake a fait la première guerre mondiale et qu’il en est sorti avec un " accident " Cet " accident " fait qu'il est devenu impuissant. Il nous apprend cela comme s’il parlait d'une chose sans grande importance.
Or, il n'en est rien car cela conditionne sa vie. Il aime Brett Ashley, une Lady anglaise, qui l'aime aussi, mais cet amour est rendu impossible, suite à " son accident ". A Paris, Jake quitte son boulot et navigue, soirée après soirée, d'un restaurant à un autre et d'un bar à l’autre. Partout il retrouve des connaissances plus ou moins proches et boit beaucoup. Brett et lui sont comme deux aimants qui s’attirent et se repoussent par la force des choses. Saoul, Jake rentre dans son appartement du boulevard Saint Michel, s’écroule sur son lit et espère trouver le sommeil. Mais l'alcool ne permet pas de tout oublier !
Jake a prévu de partir avec son ami Bill Gorton à Pampelune pour la " fiesta " de la San Fermin. Ils iront d’abord, pendant quelques jours, pêcher la truite dans une belle petite rivière de Burguete. Brett Ashley viendra aussi, accompagnée de Mike qu’elle compte épouser, espérant ainsi " faire une fin ". Robert Cohn va à nouveau s’imposer, alors que des incidents avaient déjà surgis entre lui et les autres à Paris. Le décor est en place et la fête peut commencer. Jake est un véritable " aficionado " et est considéré comme tel par les Espagnols qu'il connaît. Cette fête représente beaucoup de choses pour lui. Je vous laisse découvrir la suite.
Je voudrais ici insister sur une chose : peu d'écrivains, à mon sens, arriveraient à nous tenir en haleine, pendant une centaine de pages, en ne nous donnant qu'une assez longue navigation dans Paris, de bar en bar, de cuite en cuite. Bien sûr nous découvrons des personnages, Cohn, Brett, le comte Mippipopolos, Bill, Mike et d'autres. Mais cela suffirait-il à d’autres écrivains pour garder toute notre attention ? Je ne le crois pas ! Hemingway y arrive, et sans aucune difficulté ! Selon moi, cela s’explique par la densité de son écriture. Chaque chose, chaque fait, est ressenti par le lecteur comme essentiel. Pas un mot de trop, de nombreux non-dits sous-tendant les dialogues, donnent un poids maximum à chaque fait. C’est du tout grand art ! Chaque personnage est également assez complexe car aucun n'est vraiment ce qu’il tend à vouloir montrer de lui.
Une seule chose me dérange dans ce livre : les jugements sur Robert Cohn. Pas ceux émis sur lui en tant qu’homme, mais bien ceux qui le mettent en cause parce que juif, et ils ne manquent pas ! Il est dit de lui : " Il avait cette caractéristique bien juive d'être entêté. ", " il a ce sentiment de supériorité des juifs tellement prononcé. " et ceci n’est qu'un échantillon… Nulle part ailleurs dans l’oeuvre d’Hemingway je n'ai le souvenir de telles opinions !
Quasiment tous les personnages de ce livre se débattent dans un mal de vivre quasi-constant qu'ils tentent de cacher. A la guerre, ils ont découvert la mort dans toute son horreur et ne s’en remettront pas. Ils luttent contre l’absurde de l'existence par le mouvement, l'alcool, la pêche, la corrida, le monde et le bruit. À défaut de buts, ils se donnent des occupations. Mais c’est en vain ! Chaque soir il leur faudra bien affronter la nuit, la peur et les mauvais rêves. Jake dit : " Il n'y a pas de raison, parce qu'il fait noir, pour qu'on voie les choses sous un autre jour que lorsqu’il fait clair. Je vous en fous ! ", et pendant six mois il dormira en laissant la lumière allumée. Il dira aussi à Cohn que ce n'est pas parce qu’il ira d'un endroit à un autre qu’il échappera à lui-même. Toujours à Cohn qui lui dit qu’il veut vivre sa vie, Jake répond : " Personne ne vit complètement sa vie, sauf les toréadors. "
Bill est peut-être le seul à se sentir bien quelque part : il aime New York et s'y sent vraiment bien. Comme il dit à Jake, il n'est pas un expatrié sans racines. Brett, elle, cherche l’impossible à travers les hommes et l'amour. Elle est viscéralement incapable de les garder parce que profondément instable, toujours prête à une nouvelle aventure qu’elle espère être la bonne. Mike n’est qu'un enfant gâté qui a tout raté et ne fera jamais qu'aller d'échec en échec, et il le sait. L’alcool ne fait que leur donner à tous un répit, il leur fait croire, pendant un instant, que la vie est autre chose que ce qu’ils ressentent au fond d'eux-mêmes : une peur constante, un nœud dans les tripes. Robert Cohn est un paumé qui s'accroche aux basques des autres, n’a pas l’ombre d’un feeling, ou pire, il s’en fout d’être de trop pour autant qu’il obtienne ce qu’il veut. Il est pitoyable !
Quant à Jake, il vous tord les tripes les rares fois où, timidement, pudiquement, il se laisse aller à sa douleur : " Brett, est-ce qu’on ne pourrait pas vivre ensemble ? Est-ce qu’on ne pourrait pas tout simplement vivre ensemble ? " Alors qu'à un autre moment toute l'horreur de son état lui tombe dessus à un moment où c'est elle qui lui dit : " Mais, mon chéri, j'ai besoin de te voir. Il n’y a pas que ça, tu le sais bien. " Il répond : " C'est vrai, mais ça finit toujours par là. "
Personnellement j'adore toute la partie espagnole de ce livre. Hemingway se laisse aller à sa passion et l’on a l'impression que, par moment, Jake revit. Il aime ce pays, les gens, leur courage, leur force. Le rendu de cette " fiesta " est une merveille d'écriture. Jake revit quand il est aux courses de taureaux mais, à nouveau, ce ne sont que de courts répits. Il n’y a rien d'autre de possible pour lui que de courts répits. Dans la pêche, les courses de taureaux ou l’alcool, rien que de courts répits ! C’est cela " la génération perdue " par les horreurs de la guerre et l'impossibilité de les oublier. Ces jeunes hommes ont découvert l'absurdité !
En conclusion ? Ecoutons Jake une dernière fois :
" Peut-être, avec le temps, finit-on par apprendre quelque chose. Peu m'importait ce que c’était. Tout ce que je voulais, c'était savoir comment vivre. Peut-être, en apprenant comment vivre, pourrait-on finir par comprendre ce qu'il y a en réalité au fond de tout ça. "
Un très, très, grand livre !

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Intense

7 étoiles

Critique de Romur (Viroflay, Inscrit le 9 février 2008, 45 ans) - 30 juillet 2017

Tout comme Paris est une fête, Le soleil se lève aussi décrit ces américains bohèmes et fortunés restés en Europe et particulièrement à Paris après la première guerre mondiale (la génération perdue selon Gertrud Stein). Entre quelques affaires et quelques publications qui assurent leur train de vie, ils fréquentent les restaurants, les cafés jusqu’à l’ivresse. Mais « Ce n'est pas parce que tu iras d'un endroit dans un autre que tu échapperas à toi-même. Ça ne donne aucun résultat. »
Dans le petit groupe que fréquente Jake (manifestement un double d’Hemingway), lady Ashley avec sa belle trentaine attire les passions. Le rythme s’accélère et atteint son paroxysme dans la seconde moitié du roman à Pampelune en Espagne où ils sont descendus assister aux corridas.
Difficulté à combler le vide d’une vie oisive et à se remettre des violences de la guerre. Hommage à ceux qui savent vivre la vie avec panache et intensité (les taureaux), mépris pour ceux qui se trainent et ne réussissent pas (les boeufs).
Quelques faiblesses dans le style avec des passages où Hemingway aligne des phrases de type « sujet-verbe-complément » rendant la lecture plate et fastidieuse, plus encore que les journées et beuveries qu’il décrit. Heureusement, le lecteur se console en retrouvant le meilleur de sa plume, plus riche et plus vivante dans la seconde moitié, entre pêche à la truite, fiesta et corrida dont Hemingway fait sentir la magie et la grandeur.

PS : merci à Matmat46 pour la clé de lecture qu'il nous donne !

Pampelune...

8 étoiles

Critique de Monito (, Inscrit le 22 juin 2004, 47 ans) - 10 février 2013

Années folles d’après 1ère guerre mondiale, ces nombreux étrangers américains et anglais dans le Paris foisonnant de l’époque. Nonchalance, besoin d’en profiter, des vies en pointillés…

Hemingway nous emmène à Pampelune, Jake Barnes nous sert de guide au travers des Pyrénées pour ces fêtes de San Firmin où j’irai l’an prochain.

De beuveries en corridas, c’est Lady Ashley qui porte les regards et l’attention d’une génération sacrifiée par la guerre et qui fait mine de vouloir vivre, encore.

Errance humaine

4 étoiles

Critique de Elko (Niort, Inscrit le 23 mars 2010, 43 ans) - 4 avril 2012

Quel ennui! D'abord ces déambulations dans Paris, rue par rue, bar par bar, verre par verre... puis la même chose au Pays Basque, on mange, on boit, on détaille les trajets de façon aussi barbante qu'inutile. Et pas moyen d'éprouver la moindre empathie pour ces personnages qui errent oiseusement d'une place à l'autre, superficiels, sans générosité, stériles... Ils sont là, occupent l'espace, le temps, dans un désœuvrement complet...
Heureusement certains passages nous retiennent, comme la bucolique pêche à la truite ou les courses de taureaux. Mais ils restent trop rares... Allez je vais m'en jeter un pour oublier!

Une ivresse qui monte

9 étoiles

Critique de Bastien Burcher (, Inscrit le 16 janvier 2012, 26 ans) - 16 janvier 2012

Bonjour , je suis un jeune lecteur de 18 ans , et je viens de finir le livre . Je n'ai pas beaucoup d'expérience en littérature et je ne souhaite pas dialoguer sur la syntaxe ou l'architecture du récit car je ne m'en crois pas capable . Mais voila , j'ai été bouleversé par le style d'Hemingway . Tout est si essentiel , il n'y a aucun superflu , c'est honnête et courageux . Il me semble qu'en ne choisissant que les bon mots , en n'écrivant quasiment rien , il laisse la place au lecteur de comprendre ce qu'il n'a pas dit . Les soirées Parisiennes m'ont semblé sombres , et floues , et je n'ai pas tout compris instantanément , mais arrivé en Espagne , c'était un tourbillon qui m'a enivré comme les personnages , de plus en plus ivres au cour de la lecture , et qui m'ont emmené à l'intérieur de jake , brett , etc ...

C'est un style épuré et simplissime face à des personnages qui tombent en enfer chaque jour un peu plus .
Chef d'oeuvre ....

Aficion

6 étoiles

Critique de Stavroguine (Paris, Inscrit le 4 avril 2008, 35 ans) - 5 décembre 2011

Hemingway, c’est quelque part l’image de la virilité : un homme fort, qui affronte le feu pour sauver ses camarades blessés dans les tranchées, gros buveur en temps de paix, amateur de boxe et amoureux des femmes, aficionado de corrida, et surtout, une grande éthique du courage. En littérature, le courage, selon Hemingway, c’est peut-être de ne pas se cacher derrière un style ou des figures de style, une recherche de la littérature « vraie », peu préoccupée par l’esthétisme. Chez Hemingway, pas de belle phrase, aucune figure de style, pas même une comparaison ou une métaphore cherchée en vain dans tout le roman, tout au plus une litote récurrente laissant une grande place aux non-dits et au lecteur le soin d’interpréter.

Si cette implication du lecteur le fait s’attacher aux personnages, notamment au couple Jake et Brett pour lesquels la blessure du premier couplée à la sensualité de la seconde rend tout amour impossible – c’est une véritable tragédie moderne, au sens noble et premier du terme –, le style aride, à la limite du compte-rendu journalistique, de Hemingway rebutera souvent. Ainsi, dans les deux premiers tiers du livre, on ne trouvera du rythme que dans ces phases de dialogues où l’on parle comme dans les vieux films américains : vite, en s’appelant « chéri » et avec un ton exalté.

La première partie du livre, sorte de long prologue qui couvre un tiers des pages, nous plonge dans le Paris noctambule des années folles, à Montparnasse et un peu à Montmartre, entre verres en terrasse et soirée en club. On boit et on danse énormément, on comprend à la fois ce qui unit et sépare Jake et Brett, mais si on est bien retenu par l’atmosphère des roaring twenties, on aura un peu de mal à saisir où l’auteur veut en venir en nous présentant cette galerie de personnages qui ne joueront plus aucun rôle dans l’histoire et qu’on abandonnera pour la plupart aussitôt après les avoir rencontrés. Heureusement, le plaisir qu’on prend à évoluer dans ce Paris tout entier consacré aux artistes et aux clubs de jazz, fait qu’on ne décroche pas totalement.

On est quand même bien contents de partir en Espagne, mais on déchante rapidement : le style d’Hemingway est tel qu’il ôte toute chaleur aux paysages espagnols et cette partie de pêche à la truite est d’un ennui incroyable. Heureusement, la virée espagnole a pour but Pampelune et ses fêtes. Dans ce dernier tiers, on ne lâche plus. Jake retrouve Brett et autour d’eux gravitent Bill, l’ami, Mike, le futur mari, Pedro Romero, le torero, et Cohn, l’ex-amant, l’ex-ami, celui dont on ne peut que constater avec un certain déplaisir qu’il n’est plus présenté que comme un Juif et détesté semble-t-il de plus en plus en tant que tel et pas en tant que personne (au demeurant fort peu sympathique). Passons tout de même sur ce possible antisémitisme (signe d’une époque) car le reste vaut enfin le coup ! Il aura fallu patienter durant les deux tiers du livre, mais la description des fiestas est extraordinaire. Hemingway en rend magnifiquement l’atmosphère et parvient même à transmettre son aficion pour la tauromachie alors qu’on ne s’y était jamais vraiment intéressé et que, avouons-le, on partait plutôt avec un a priori négatif.

Mais au final, que retenir de tout ça ? On a passé des vacances géniales à Pampelune, et à part ça ? Surtout un sentiment de regret : la relation entre Jake et Brett est intéressante, tout deux sont attachants à leur manière et l’impossibilité de s’aimer à laquelle ils sont confrontés touche sincèrement. On aurait donc aimé que Hemingway fouille plus ses personnages, ou plutôt, reste moins dans la superficialité des choses. Le non-dit trouve ici ses limites et l’auteur, en tant que bon journaliste, s’en tient scrupuleusement aux faits et délaisse la psychologie et les émotions de ses personnages. En fait, on est surtout déçu parce qu’au fond, on aurait vraiment aimé aimer Hemingway.

Pas terminé...

3 étoiles

Critique de Moosbrugger (, Inscrit le 7 octobre 2010, 46 ans) - 10 octobre 2010

Autant j'ai été fasciné par "Mort dans l'après-midi" livre magistral d'Hemingway, un pur chef d'oeuvre.
Mais que d'ennui pour "le soleil se lève aussi" que je n'ai pas terminé. Du blabla, de l'alcool, des personnages ternes et transparents... A part une visite de Paris, rien à sortir de ce livre. Allez, je commence un Faulkner...

Merci

7 étoiles

Critique de Theo (, Inscrit le 12 décembre 2009, 30 ans) - 12 décembre 2009

Bonne analyse. Je ne suis cependant pas du tout d'accord quant à cet hypothétique antisémitisme d'Hemingway. Ces "jugements" ne sont à aucun moment émis par le narrateur, qui d'ailleurs ne prend aucune position sur le sujet. Elle ne sont pas déplacées, il faut passer outre la réaction "épidermique" et ne pas engager l'auteur ni son œuvre.
Ps: Positions que je ne défends évidemment pas.

Et la structure du roman ?!

6 étoiles

Critique de Matmat46 (, Inscrit le 1 avril 2008, 45 ans) - 1 avril 2008

Il semble que la plupart des critiques passent à côté d'une particularité très importante de ce roman qui en explique la raison d'être ! Car pourquoi le héros principal est-il impuissant ?! Car tout le roman est construit comme une corrida dans laquelle le héros représente .. le boeuf, qui est par définition un taureau castré. L'héroïne principale est le toréador qui affronte successivement trois taureaux, dont le plus puissant est le boxeur. Le boeuf a pour rôle de détourner les coups trop forts des taureaux en fureur du toréador, ce que le héros principal fait la long du récit. Hemingway donne les clefs du roman à la fin, en expliquant en détails le fonctionnement d'une corrida qui est une mise en abîme de la structure du livre.

L'errance au milieu d'une comme si vous y etiez !

9 étoiles

Critique de Fabio (Noisy le Sec, Inscrit le 29 mars 2002, 41 ans) - 13 décembre 2003

La mort, la passion, le mépris, la mélancolie sont autant de thèmes qui s'entrechoquent dans ce roman, et l'on passe de l'un à l'autre très rapidement, presque en tournant les pages. A propos de la critique de Jules, il n'y a rien à dire. Je rajouterai seulement que le style vif et concis (presque télégraphique) d'Hemingway contribue à la beauté du livre. Le rythme rapide du récit tient en haleine le lecteur, chaque scène de ce roman est captivante jusqu'au moment où elle se clôt en une chute brutale. Le passage situé à Pampelune est extraordinaire, on a l'impression que la fête ne s'arrêtera jamais et le lecteur se sent peu à peu déplacé au coeur même de l'évènement. A lire absolument surtout à l'âge où l'on est tout jeune adulte !

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