En attendant le jour de Michael Connelly

En attendant le jour de Michael Connelly
(The late show)

Catégorie(s) : Littérature => Policiers et thrillers

Critiqué par Krysaline, le 20 mars 2020 (Paris, Inscrite le 26 septembre 2017, 55 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 3 avis)
Cote pondérée : 5 étoiles (37 367ème position).
Visites : 702 

Quand la nuit rejoint le jour...

Aussi bizarre que cela puisse paraitre, il s’agit là de mon tout premier « Connelly » et pour un début, je n’ai pas été déçue ! Et, non… je ne connais Harry Bosch qu’au travers des critiques lues çà et là. Donc pas de comparaison possible et c’est tant mieux. J’ai préféré.

Pour cet opus, J’ai apprécié d’emblée l’inspectrice Renée Ballard avec sa « sale réputation » qui lui colle aux basques et ses inimitiés au sein de LAPD (Los Angeles Police Department) qui l’ont conduite au quart de nuit dans un quartier de L.A. Bref, au placard quoi !

Le personnage m’a vraiment emballée. J’ai aimé sa pugnacité, limite pitbull, sa détermination, mais aussi ses moments de doutes. Elle est obstinée, libre, un brin « sauvage » ce qui ajoute un peu de « piquant » à sa personnalité.

Alors, attention, on n’est pas là dans une originalité folle. C’est une bonne enquête policière américaine menée de main de maître avec ce qu’il faut de rebondissements et d’éléments dévoilés au fil des enquêtes. Des éléments qui arrivent à point nommé sans invraisemblance, ça c’est un sacré bon point !

Pas de raisonnements qui arrivent comme des « cheveux sur la soupe » ; c’est construit et cohérent. Le style est consensuel et je pense que M. Connelly ne bouscule pas trop sa zone de confort. J’espère qu’il s’en écartera un peu par la suite avec cette héroïne plutôt moderne et dynamique. Ce classicisme aurait pu être fatal… mais non, on sent la maitrise du Monsieur ! c’est net, précis comme une machine bien huilée. Emballé c’est pesé ! Du grand art !

Au départ, on suit, un rien déboussolé, le rythme du quart de nuit avec les « affaires » qui s’enchaînent sans que les inspecteurs puissent pour autant en mener une à son terme. Ceux-ci se présentent pour consigner les faits et faire les premières constatations.

J’ai eu peur qu’on n’ait droit tout au long du récit qu'à un catalogue des faits divers petits et grands, genre reportage, sans que jamais nous accédions à une enquête intégrale. C’est mal connaitre notre Michael apparemment qu’on ne présente plus de surcroit !

Alors autant vous le dire, je suis assez réfractaire aux schémas « type » du « policier américain ». Et là, on est en plein dedans. Alors quoi ? pourquoi j’ai accroché sur celui-ci ? Je pense que c’est en grande partie grâce à l’héroïne au caractère bien trempé et à la description précise qu’en fait l’auteur.

Je remarque qu’ici les stéréotypes sont maniés savamment, sans lourdeurs. Un tout petit peu de longueur au départ pour mon goût mais c’est le temps de poser le personnage.

En revanche, le truc qui m’a un peu semblé « étrange » à chaque fois, c’est l’abréviation « Lieute » pour Lieutenant. J’étais surprise à chaque fois que je le découvrais au détour d’une phrase… je ne sais pas pourquoi ça ne me paraissait pas « adapté » … ça sonnait un peu trop « familier » pour moi alors qu’elle s’adressait à un supérieur… question de traduction peut-être ?

Au début j’ai tenté de deviner le qui du quoi et le pourquoi du comment. J’ai vite baissé les armes devant la multiplicité des dossiers. Trois affaires de front, c’en est trop pour mon petit cerveau. Je me suis donc laissée mener au fil du livre. Et ce n’est pas plus mal en fait. Tout y est. Aucun accroc, tout s’emboite à la fin, rien à redire. J’ai eu un sursaut à la toute fin en devinant le twist final, juste deux pages avant qu’il n’arrive !! Tu parles d’une détective en herbe, toi ! Lol!

Un petit « plus » : j’ai découvert le VMD, pour « Visual Molecular Dynamics ». Peu versée en sciences, je ne connaissais pas. Ça va me permettre de « creuser » un peu par là.

Je remercie chaleureusement les Éditions Calmann-Lévy et la plateforme Netgalley France pour m’avoir permis de faire connaissance avec M. Connelly et m’ouvrir ainsi la perspective de lire la suite des aventures de Renée Ballard et de me pencher aussi sur les exploits de ce « fameux » Harry Bosch !

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Les éditions

  • En attendant le jour [Texte imprimé], roman Michael Connelly traduit de l'anglais par Robert Pépin
    de Connelly, Michael Pépin, Robert (Traducteur)
    Calmann-Lévy / Robert Pépin présente...
    ISBN : 9782702156933 ; 21,90 € ; 13/03/2019 ; 432 p. ; Broché
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Les livres liés

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La jeune Renée Ballard enquête

7 étoiles

Critique de Martell (, Inscrit le 27 février 2004, 57 ans) - 26 septembre 2020

Il y avait un bon moment que j'avais délaissé les polars de Connelly et de son héros principal et tourmenté le fameux Harry Bosch que j'aimais bien, sauf que je commençais à trop le connaître d'où un manque d'intérêt. Mais ici, la "lieute" Ballard, jeune femme plutôt rebelle avec une grande passion pour le surf s'est révélée un personnage intéressant au fil de son enquête, ses enquêtes en fait puisqu'elle garde pour elle son intention de découvrir le vrai meurtrier ayant fait un carnage dans une boîte de nuit.
Dans les coulisses du commissariat on soupçonne Ken Chastain, son ex-équipier (amoureux?) qui s'était joint à l'équipe du LAPD sur les lieux du massacre où des indices laissent croire que c'est l'oeuvre d'un policier. Et puis voilà les détails morbides sur la (le) prostituée laissée pour morte en parallèle s'enchaînent, mais on progresse sur plusieurs fronts sans que cela devienne trop complexe pour se perdre.
Et on espère pour elle (sa hiérarchie lui étant assez hostile) qu'elle va réussir.

Sympathique à lire, vraiment.

En attendant...

5 étoiles

Critique de Ravenbac (Reims, Inscrit le 12 novembre 2010, 55 ans) - 12 juin 2020

Une nuit, l’inspectrice Renée Ballard tombe sur deux affaires : le tabassage d’un prostitué laissé pour mort dans un parking, et le meurtre d’une jeune femme lors d’une fusillade dans un night-club. En violation de toutes les règles et contre les désirs mêmes de son coéquipier, elle décide de travailler les deux dossiers. L’épuisement la gagne, ses démons la rattrapent et la hiérarchie s’acharne, mais Ballard n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds.
Le personnage de l’inspectrice est attachant. Assurément Connelly connait bien le monde de la police. Trop peut-être, car il y a beaucoup de descriptions de procédures administratives ennuyeuses.

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