Prisonniers de la géographie: Quand la géographie est plus forte que l'histoire de Tim Marshall

Prisonniers de la géographie: Quand la géographie est plus forte que l'histoire de Tim Marshall
(Prisoners of Geography)

Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Economie, politique, sociologie et actualités , Arts, loisir, vie pratique => Voyages et géographie

Critiqué par Colen8, le 10 juillet 2019 (Inscrite le 9 décembre 2014, 78 ans)
La note : 9 étoiles
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Puissante grille de lecture du monde

De la Mer du Nord au rivage du Pacifique s’étend une immense plaine le long du continent eurasiatique seulement barrée par l’Oural. Jouissant d’un climat arrosé, d’un sol cultivable, de fleuves navigables elle a facilité les échanges d’idées, de pratiques, de biens entre les peuples, non sans empêcher les violences se traduisant par les guerres, invasions et conquêtes. A y regarder de près donc et quelle que soit la zone considérée, l’analyse des cartes géographiques est (a été) un déterminant parmi d’autres bien sûr mais trop souvent négligé de la géopolitique.
Ainsi l’histoire de la Russie depuis Ivan le Terrible pourrait se résumer à l’accès à une mer chaude, la Méditerranée à travers la Mer Noire, et à la recherche de la profondeur de son territoire, façon de prévenir l’encerclement par une puissance hostile et ne jamais revivre les invasions venues tantôt de l’est mongol, tantôt de l’ouest napoléonien ou hitlérien. A l’opposé les extensions de la Chine vers l’ouest au Xinjiang musulman comme vers le sud au Tibet bouddhiste sont présentées par ses dirigeants comme une exigence de sécurité intérieure.
L’Amérique latine longée par les Andes du nord au sud et qui s’étend sur 5 climats offre peu de ports en eau profonde en dehors de Buenos Aires, des fleuves plus propices à l’hydroélectricité qu’à la navigation, l’absence de routes et de chemins de fer pour l’exploitation de ses richesses et des oppositions entre populations que leurs deux seules langues espagnole et portugaise n’ont pas encore réussi à effacer.
Indépendamment des antagonismes américano-russe, sino-japonais, sino-russe et d’autres, là encore les cartes aident à comprendre les conflits meurtriers actuels et passés de l’Afrique, du Moyen Orient, de la région indo-pakistanaise, morcelés par le post-colonialisme du dernier siècle en dépit du bon sens. Des Etats créés arbitrairement sur le papier ont été officialisés sans tenir aucun compte ni des reliefs, ni des barrières ou ressources naturelles, par conséquent pas davantage des ethnies, de leurs modes de vie, de leur croyances ni de leur histoire.

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