Les déraisons de Odile D'Oultremont

Les déraisons de Odile D'Oultremont

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Pascale Ew., le 25 octobre 2018 (Inscrite le 8 septembre 2006, 53 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 4 étoiles (43 792ème position).
Visites : 1 463 

De toute beauté !

Adrien Bergen est littéralement mis au placard dans sa société lors d’une restructuration. En même temps, on découvre un cancer des poumons à sa femme Louise. Sa femme est tout pour lui. Celle qui appelle son chien Le Chat et se brosse les dents avec des colorants respire la fantaisie et la désinvolture (avec « ses fantasqueries, ses bizarettes, son imaginatie, son inventivitelle, ses pensettes créatiques, sa follesse, sa légèretère »). Alors, Adrien décide de ne plus se rendre au travail (« Il valait mieux être utile à une personne qu’on aime qu’inutile à des centaines qu’on ne connaît pas. (…) D’employé déficient mis au ban par sa hiérarchie, il se mua en homme solide qui choisissait de soutenir sa femme. ») Et lorsque les forces de Louise diminuent, il prend le relais pour « fabriquer une résistance, faire de la créativité, de l’imagination, de la désinvolture son maquis à lui ».
Or, la société qui l’emploie se rend compte qu’il n’a pas mis les pieds au bureau depuis un an et l’assigne en justice. Lors du procès, la fantaisie d’Adrien se fait contagieuse et la compassion envahit le président du tribunal.
Le récit alterne les parties se déroulant pendant le procès et les flashbacks sur la vie d’Adrien et Louise. Ce roman est empreint de poésie, alternant légèreté et tristesse, dans un combat incessant. De toute beauté !

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"L'amour a ses raisons..."

5 étoiles

Critique de Fanou03 (*, Inscrit le 13 mars 2011, 45 ans) - 6 avril 2019

Et bien, ce ne fut pas ma tasse de thé, ces Déraisons (très joli titre, soit dit au passage). Est-ce à dire que je serais rétif aux Love Story ? Il me semble pourtant que je garde un bon souvenir de Love Story justement, film mélodramatique par excellence, qui s'achève comme s'achève les Déraisons, par la disparition de l’être aimé. En tout cas le livre d’Odile d'Oultremont m’a paru soit trop léger en terme de construction (les personnages secondaires sont peu creusés par exemple), soit pas assez fantaisiste (contrairement à l’Écume des jours auquel il est comparé en quatrième de couverture - notez ceci dit que je ne suis pas un grand fan de l’Écume des jours - ), soit sans surprise, soit un peu mièvre à mon goût. Enfin bon je ne sais pas...

Une des bonnes idée d’Odile d'Oultremont a été de rythmer l’histoire de Louise et d’Adrien par le procès d’Adrien, prétexte technique aux flash-back mais qui forme paradoxalement aussi un des points d’intérêt du livre : il y a un peu de Frantz Kafka dans la situation ubuesque de cet homme qui ne vient plus travailler mais dont personne ne pointe l’absence... Dommage que cette partie n’ait pas été plus développée. Ou dommage carrément qu’elle soit venue au contraire brouiller le récit principal sur l’amour et la mort qui a priori aurait pu suffire amplement.

Bref, au delà du pathos de circonstance, le récit clairement n’a pas suscité chez moi ni grand intérêt littéraire ni l’émotion attendue.

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