La reine au Moyen-Âge : Le pouvoir au féminin XIVe-XVe siècle de Murielle Gaude-Ferragu

La reine au Moyen-Âge : Le pouvoir au féminin XIVe-XVe siècle de Murielle Gaude-Ferragu

Catégorie(s) : Sciences humaines et exactes => Histoire

Critiqué par Colen8, le 6 avril 2018 (Inscrite le 9 décembre 2014, 78 ans)
La note : 7 étoiles
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« Dames de cœur »

Point de portraits ni de biographies des épouses de rois dans cette étude sur le Moyen Âge finissant qui en voit défiler une vingtaine. Peu d’entre elles ont été retenues pour leur contribution à l’Histoire : Isabeau de Bavière épouse de Charles VI « absent » autrement dit fou à maintes reprises, Anne de Bretagne épouse de deux rois successifs dont la succession a permis le rattachement de la Bretagne au Royaume. Largement critiquées par leurs historiographes contemporains, elles n’ont pas mérité cette légende noire qu’on leur a associée. La dynastie capétienne directe s’achève en 1316 à la mort de Louis X dont la fille est écartée de la succession au profit du régent Philippe qui inaugure celle des Valois, la loi salique n’étant alors qu’implicite(1). Le pouvoir réginal affaibli par rapport aux siècles précédents se déploie différemment.
Le sujet est traité par thèmes avec quelques points de repères chronologiques. La reine reste une figure du pouvoir royal. Elle l’exerce en périodes de régence pendant la minorité du dauphin, ou en l’absence du roi. Choisie parmi les plus nobles lignées son premier rôle est de mettre au monde au moins un héritier mâle de la couronne. Pour le reste son « office » est assez large. Il inclut l’intercession diplomatique pour pacifier des familles ennemies, pour fusionner des territoires qui servent ainsi à agrandir le domaine royal, territoires lui ayant été dévolus par héritage, dot ou douaire. On attend de la reine une conduite exemplaire d’autant qu’elle véhicule l’image de la grandeur du royaume par son rôle cérémoniel et d’animation à la cour, durant les fêtes, baptêmes, mariages, par son activité de mécène, par son élévation spirituelle, sa générosité envers les ordres réguliers, ses œuvres de charité etc.
(1) La couronne avait été transmise continument aux héritiers mâles jusqu’à cette date, et la loi salique sera entérinée explicitement un siècle plus tard.

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