La délicatesse du homard de Laure Manel

La délicatesse du homard de Laure Manel

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Flo29, le 11 mai 2017 (Inscrite le 7 octobre 2009, 47 ans)
La note : 1 étoiles
Moyenne des notes : 5 étoiles (basée sur 2 avis)
Cote pondérée : 3 étoiles (48 319ème position).
Visites : 1 891 

prévisible et décevant

J'ai voulu lire ce roman par curiosité car j'aimais bien le titre, mais j'ai été déçue.
Elsa est une femme tourmentée retrouvée sur la plage par François, un directeur de centre équestre. Il ne sait ni qui elle est, ni d'où elle vient, ni pourquoi elle a ce regard vide et troublant qui l'impressionne. Petit à petit, les personnages se découvrent, leurs secrets les empêchent tout de même de vivre sereinement.
J'ai trouvé ce roman mauvais, aussi bien dans l'écriture que dans les personnages et leur manque de profondeur. Ce qui leur arrive ne surprend pas, c'est très prévisible et je n'ai pas trouvé leur histoire passionnante. Je me suis ennuyée. Je l'ai fini en ayant une envie de m'en débarrasser. Dommage. Heureusement d'autres pépites m'attendent...

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Un petit bijou!

8 étoiles

Critique de Alapage (, Inscrite le 7 février 2017, 46 ans) - 16 mai 2017

Un court roman écrit par une auteure de talent. Une écriture dynamique, concise et empreinte d'émotions.

François, propriétaire d'un centre équestre, se promenait à cheval sur la plage lorsqu'il aperçoit cette femme au regard perdu. Sans trop comprendre et savoir pourquoi, il décide de la prendre sous son aile.

Cette femme, Elsa/Axelle est en pleine dépression. Elle a quitté son boulot, sa famille, ses amis bref, elle a décidé qu'elle n'existait plus et qu'elle devait tout simplement disparaître. Elle doit repartir à zéro... ailleurs... loin de son passé. Se reconstruire et réapprendre à vivre tout simplement. Mais elle est un peu comme un cheval sauvage, François devra être empathique et patient afin de réussir à l'amadouer pour être en mesure de l'aider.

Il tente graduellement de lui faire comprendre qu'elle a le droit d'être heureuse, qu'elle doit s'ouvrir, mais parfois il le fait avec un peu de maladresse et cela engendre une telle détresse chez Elsa, elle est si fragile : "J’ai un cœur de rien du tout, qui ne sait que souffrir, et qui n’en peut plus. J’avance vers la plage. Il y a des rochers, mais pas de falaises, pas de quoi se jeter pour en finir vraiment. Je m’effondre sur le sable, et pleure comme la dernière des nulles. Je me sens au bord du même gouffre que celui de mes seize ans, dans la même fragilité indicible que celle qui a baigné mon adolescence. J’ai trente-deux ans maintenant, mais rien n’a changé, parce que tout s’est arrêté à ce moment-là et que, depuis, je n’ai jamais su vivre, je n’ai jamais su aimer, être aimée. Je me sens plongée dans un néant profond. Je ne suis rien… pour quiconque, et ce depuis toujours. Je ne compte pas. Je n’ai jamais compté, je n’étais pas assez, ou bien j’étais trop… mais jamais comme il l’aurait fallu. Jamais. Je suis au monde, mais je ne suis rien. J’existe, mais je ne vis rien. Et là, ici, dans cet univers reculé où j’ai choisi d’échouer, je suis, encore une fois, une moins que rien, celle qu’on ne retient pas, qui ne compte pas. Invisible, aussi inutile et transparente que l’écume foulée par les sabots d’un cheval."

Mais au fil des semaines, Elsa découvre que derrière sa façade un peu brute, François est un homme patient, protecteur et que le hasard de la vie fait bien les choses. Il faut parfois un autre être au passé lourd et douloureux pour réussir à s'entraider, pour réussir à faire sortir l'autre de sa coquille.

Chacun à leur tour, ils se dévoileront et devront faire preuve de beaucoup d'indulgence et de tolérance afin d'accepter le passé de l'autre, mais également pour décider qu'il est maintenant temps d'apprécier le présent et de prendre des risques : "Ce que je veux dire, c’est qu’à toujours réfléchir, se poser des questions, se torturer l’esprit, on n’avance pas, on n’entreprend rien. Il faut laisser un peu le risque entrer dans sa vie, ou saisir une chance au vol, c’est la même idée. Je crois foncièrement que la vie est mouvement et qu’il ne faut pas toujours chercher à figer, nommer, définir les choses... C’est un peu comme si tu étais sur une planche de surf et que tu trouvais la vague : il faut juste se laisser porter sans chercher à déterminer la destination, calculer le point d’arrivée."

Sans s'en rendre compte, il se développera une jolie romance entre ces deux êtres écorchés par la vie. Ils devront faire route main dans la main. Et François trouve toujours les bons mots pour encourager Elsa d'aller toujours plus loin vers l'avant, vers l'avenir. Même si bien souvent les mots se transmettent que par le regard!

Ce roman à deux voix m'a conquise dès les premiers chapitres. Le style de l'auteure rend la lecture très agréable. François et Elsa sont attachants et le choix des mots, tout en délicatesse et en douceur, nous permet de bien saisir et comprendre les émotions et la détresse ressenties par nos deux protagonistes.

Un roman qui se lit trop rapidement, mais qui est à la fois riche et intense en émotions. Une fin plus approfondie aurait permis de clore en beauté cette romance. Il n'en reste pas moins que ce roman est un joli petit bijou.

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