Grâce et dénuement de Alice Ferney

Grâce et dénuement de Alice Ferney

Catégorie(s) : Littérature => Francophone

Critiqué par Leïa, le 15 février 2001 (Montréal, Inscrite le 15 février 2001, 40 ans)
La note : 8 étoiles
Moyenne des notes : 7 étoiles (basée sur 16 avis)
Cote pondérée : 6 étoiles (9 784ème position).
Visites : 8 351  (depuis Novembre 2007)

Où sont passés les Gitans ?

Ce livre est une belle intrusion dans le monde méconnu des gitans.
Esther, cette " gadjé " (femme blanche pour certains, putain pour d'autres) ayant été bibliothécaire et infirmière, met en oeuvre un projet visant à faire la lecture aux jeunes enfants des gitans. Son but : leur rendre accessible la magie et l'univers fascinant des livres. Avec ce projet, elle fera plus que la lecture, elle transpercera le mode de vie quelque peu primate de cette famille tsigane. Elle deviendra même une oreille pour eux et une personne sur qui compter.
En fait, ce roman m'a amenée à réfléchir sur les différents types de relations interpersonnelles possibles. Ce livre transpose bien, à mon avis, le système de valeur occidental qui appartient en quelque sorte aux gens aisés. J'ai beaucoup aimé ce roman et le style d'écriture de l'auteure. Sa façon d'aborder la complexité des relations interpersonnelles m'a beaucoup plu.

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La gadjé

8 étoiles

Critique de Aaro-Benjamin G. (Montréal, Inscrit le 11 décembre 2003, 48 ans) - 30 novembre 2014

Comme plusieurs ont remarqué, moi aussi je n’ai pas eu l’impression que l’univers des Gitans fut dépeint avec grande véracité. Toutefois, le roman parvient tout de même à nous donner une idée des embuches que l’on peut rencontrer lorsque l’on est exclus de la société depuis si longtemps qu’elle nous devient pratiquement ennemie. Je ne crois pas que l’auteure s’est donné la prétention de vouloir faire une étude sociologique du problème. Il s’agit simplement d’une fiction sur le thème de l’apprentissage de deux côtés opposés.

À cet égard, l’approche via la lecture est intéressante et permet une incursion en douceur. Ferney évoque les femmes de ce clan avec une certaine sympathie. Par contre, les hommes en prennent pour leur rhume !

Un livre agréable avec une écriture simple qui porte en lui un peu d’espoir.

roman attachant

7 étoiles

Critique de Ichampas (LAMBALLE, Inscrite le 4 mars 2005, 53 ans) - 15 septembre 2013

Alice FERNEY nous fait découvrir le monde des gitans à travers son personnage principal, la bibliothécaire qui s’est mise en tête de faire découvrir et, aimer les livres aux gitans. Réalité, mythe ou pure imagination de ce monde, cela n’est pas l’essentiel. Cette toile de fond permet de mettre en lumière des gens attachants, malgré la misère. Rien n’est dévoilé de la vie de cette bibliothécaire en dehors de ses visites hebdomadaires à ces gitans.

Les gitans d'aujourd'hui

6 étoiles

Critique de Elya (, Inscrite le 22 février 2009, 27 ans) - 19 mai 2012

Nous n'avons malheureusement pas l'impression en lisant Alice Ferney de lire quelqu'un qui connait de près ou de loin la population Gitane, qui est pourtant le sujet central du livre. On a l'impression de voir la vie des Gitans comme n'importe quel français sédentaire se la représente : la boue, la saleté, les vols, les liens de sang, le rôle des femmes, la hiérarchie familiale, l'analphabétisme, l'exclusion... J'aurais apprécié un autre regard que celui jeté ici.
L'idée de faire débarquer une jeune femme ayant envie de faire découvrir l'univers des livres et des contes aux enfants du clan était sympathique, à même d'emmener plein de bons sentiments.
Mais l'histoire ne décolle pas, ni dans le récit en tant que tel, ni dans les pseudo-refléxions que nous livre l'auteur sur les notions de famille, de destin, d'injustice.

Sur un thème similaire (les communautés exclues), j'ai de loin préféré Zoli de Colum McCann, roman qui porte sur les tziganes des années 40/50.

Misère et fierté …

9 étoiles

Critique de Ori (Kraainem, Inscrit le 27 décembre 2004, 81 ans) - 12 novembre 2011

Pathétique, que ce roman qui raconte l’histoire d’une petite troupe de gitans, cinq hommes avec femmes et enfants et la très vieille mamma, vivant en caravanes à la lisière d’un village de France, dans la boue et les détritus, parmi les rats et l’opprobre alentour.

Alice Ferney s’est attachée à nous décrire de l’intérieur le quotidien de ces gens du voyage, avec leurs petites joies, leur grande fierté, leurs drames immenses, ceux-ci découlant notamment de leur analphabétisme et de l’inadaptation à la vie sédentaire. Malgré les vols et recels, moyens d’existence courants ‘moins misérables que de faire la quête’, l’auteure a réussi la gageure de nous rendre ces gitans attachants à défaut d’être sympathiques, tout en se focalisant sur l’action philanthropique menée par une institutrice de la ville proche.

A force de lire tous les mercredis quelques contes pour enfants à la dizaine de petits gitans fascinés, cette jeune femme, par petites touches, apprivoisera le groupe, farouche à l’origine. Le temps de quelques heures de rêve, elle arrachera ces gosses à leur ennui misérable, et négociera même avec une administration rétive un début de scolarisation pour l’aînée d’entre eux.

Au fil des mois se tissera une émouvante et pudique amitié entre l’enseignante généreuse et la rêche Mamma, au seuil de quitter la vie.

A la suite d’autres romans d’excellence, tels que ‘L’Elégance des veuves’ ou ‘Paradis conjugal’, Alice Ferney continue de nous enchanter, mais aussi de nous émouvoir avec ses analyses en demi-teintes et son écriture somptueuse, souvent poétique (« Il pleuvait. Esther pouvait entendre la pluie continue et fine, tressant le long des choses un pleur inlassable. »)

Ou comment l'on nuit au lecteur par l'ennui qu'on lui procure.....

4 étoiles

Critique de Sissi (Besançon, Inscrite le 29 novembre 2010, 46 ans) - 29 janvier 2011

Un début assez prometteur, avec il est vrai un beau soucis du détail dans la description du camp des gitans; un beau passage à la fin, plein de philosophie, quand Angeline demande à parler à ses belles-filles une à une.
Entre les deux, soit la quasi totalité de l'oeuvre, il ne se passe pas grand chose...
Un roman essentiellement centré sur le dialogue, mais sans aucune recherche stylistique. Ca discute, ça papote, ça lit des livres, mais comme l'embarquement ne s'est pas fait, je suis restée là, un peu seule, comme si j'écoutais une conversation sans aucune envie de m'y intéresser et d'observer ceux qui la font.
J'ai trouvé ça plat et banal, et je me suis ennuyée...
Ce c'est pour le style.

Pouvais-je me rabattre sur l'histoire, au moins?
Toujours pas...
C'est beaucoup trop convenu, je n'ai pas trouvé ça crédible une seule seconde.
Le sujet est intéressant mais comme il est mal traité, de façon très bateau, je suis également restée à quai.
J'ai trouvé ça plat et banal, et je me suis ennuyée...

Dans quelques mois, je me souviendrai, au mieux, vaguement de l'histoire, au pire du thème.
Ce qui dans mon cas est très mauvais signe..

Ce livre m'a été fortement recommandé par quelqu'un avec qui j'ai souvent des goûts en commun.
Alors, et ce sera la seule bonne nouvelle, ça prouve que deux lecteurs, même s' ils ont des attentes communes et une sensibilité qui se rejoint souvent, ne seront jamais interchangeables.

bof

1 étoiles

Critique de Mariemm (, Inscrite le 21 novembre 2010, 22 ans) - 21 novembre 2010

j'étudie ce livre en cours je suis en seconde et j'ai trouvé ce livre très moyen, d'abord je ne comprend pas pourquoi Alice Ferney parle de ça je suis sûre qu'elle ne connait RIEN sur la vie des gitans, et cette histoire de faire la lecture tous les mercredis je trouve ça complètement idiot, car si elle avait essayé elle se serait sans doute fait jeter (je pense). Je trouve que cette histoire n'est pas réaliste c'est un CONTE et c'est une insulte aux gitans. vraiment c'est nul, difficile à lire, trop répétitif et irréaliste ! j'ai détesté. Comme Mio

Bémols

8 étoiles

Critique de Pascale Ew. (, Inscrite le 8 septembre 2006, 50 ans) - 22 mars 2010

J'ai juste envie de rajouter deux commentaires :
Alice Ferney essaie de nous sensibiliser à l’état de dénuement total dans lequel vivent ces gitans et le manque total de droits les concernant. Mais le tableau reste mitigé à cause des larcins et de la paresse des hommes. Et l’on ne peut que se révolter de la crasse dans laquelle ils vivent.
Je regrette tout de même que le personnage d’Esther reste peu crédible dans la mesure où elle semble d’une part très concernée par le sort des gitans, mais d’autre part, pas assez que pour y mélanger son monde à elle puisqu’à aucun moment ses enfants à elle n’apparaissent. Cela me donne l’impression qu’elle n’est pas totalement sincère : il ne faudrait pas que ses enfants les fréquentent.

confrontations de valeurs et de préjugés laissent place à la tolérance

8 étoiles

Critique de Sandrinette03 (, Inscrite le 21 septembre 2008, 43 ans) - 28 septembre 2008

j'ai apprécié ce livre, les questions de la maternité et de la féminité sont bien abordées. mais ce qui m'a encore davantage touchée c'est le problème malheureusement des confrontations des valeurs. Deux mondes se confrontent avec respectivement leurs préjugés. Le rôle de la grand mère qui peu à peu se transforme en mémoire vivante des valeurs du clan face à la modernité est bien conduit et en est devenu fascinant au fil des pages. je suis restée déçue par la fin ... un peu déçue.
en conclusion, j'ai passé un bon moment

Faites lire ça à un vrai gitan, il va rire.

1 étoiles

Critique de Mio (, Inscrite le 12 décembre 2007, 25 ans) - 12 décembre 2007

J'ai étudié ce livre en cours de français plus que l'auteur elle même l'a étudié pourrait-on dire. Et aujourd'hui j'en ai ras-le-bol. Ce livre est ennuyeux et trop marqué socialement, vous savez, le genre : auteur obsédé par le désir des hommes envers les femmes (révélant la frustration de l'auteur et son trop plein sentimental) mais elle est bien pudique concernant les réalités sociales malgré ce qu'elle veut faire croire, on voit tout de suite que pour faire son roman, elle n'est pas allée voir des gitans pour se faire une "vraie" idée, de son vécu, ça doit être ça la "tolérance" des gens élevés socialement, il le clame haut et fort mais lorsqu'il s'agit de faire vraiment... y a plus personne.
Par ailleurs, j'ai trouvé l'histoire niaise et stupide : il était une fois une petite bourgeoise qui pour se prouver à elle même qu'elle était une sainte vint à la rencontre d'enfants gitans pour leur raconter des histoires, pas mal non ? Puis ça me fait rire, dans ce livre de voir ce désir récurent chez les hommes, je trouve ça presque honteux de ne tourner qu'autour de ça. Bref, lisez cette histoire à un vrai gitan, il va rire.

Touchant

8 étoiles

Critique de Janiejones (Montmagny, Inscrite le 20 avril 2006, 31 ans) - 10 mai 2007

Un petit livre qui a été une belle découverte pour moi. J'ai aimé cet univers de gitans, dont on apprend à connaître l'essence. Je n'ai pas lu d'autres romans de cette auteur, mais Grâce et dénuement est prometteur.

Incursion dans le monde gitan

7 étoiles

Critique de Tistou (, Inscrit le 10 mai 2004, 61 ans) - 20 août 2006

Alice Ferney, écriture de femme pour les femmes ? Pas seulement, pas ici en tout cas dans cette très belle histoire d’une bibliothécaire qui fait l’impossible pour rentrer en contact avec une famille (au sens élargi) de gitans installée sur le terrain vague d’une ville lambda. Rentrer en contact en venant lire des histoires aux enfants d’abord et en luttant pour tenter de les scolariser. Il y est beaucoup questions de femmes, d’abord de femmes, mais le propos est universel et constitue avant tout une interpellation du lecteur sur le « cas » gitan, la manière dont nous ne le gérons pas, nous occidentaux et édiles politiques, et les espoirs qui pourraient éclore si …
Esther est une bibliothécaire plutôt éprise d’idéal et qui ne supporte pas de voir les enfants gitans livrés à … rien, en tout cas au néant social, et qui se met en tête de rentrer en contact avec eux, d’abord en leur lisant des histoires et en leur faisant découvrir le monde des mots, des livres, de la lecture. Elle a choisi un campement gitan de quelques caravanes, « gouverné » en quelque sorte par Angéline. Angéline mère de cinq garçons, tous adultes, ayant ou non fondés famille. Tout ce monde : Angéline, ses garçons, ses brus et ses petits enfants vivent en quasi osmose/autarcie et Alice Ferney nous fait découvrir, au fil du cheminement d’Esther, la logique interne de ce noyau familial et des codes gitans.
« Esther Duvaux avait été infirmière pendant dix ans avant de devenir bibliothécaire. L’accompagnement des mourants, par lequel elle avait fini sa première carrière, avait donné la mesure de son courage et de sa douceur. Cette expérience ne l’avait pas endurcie, un rien lui tirait des yeux une rivière : elle avait le don des larmes. Pourtant cette tonalité primordiale s’accompagnait chez elle d’une vitalité fervente. Elle mettait en œuvre ce que d’autres eussent jugé utopique. Si jamais gadjé pouvait gagner de la vieille (ce dont il est possible de douter), elle était celle-là. »
Amours, injustices, fierté, obstination, tous ces sentiments sont mêlés et font de « Grâce et dénuement » autre chose qu’un livre didactique. C’est une vraie et belle histoire d’aujourd’hui. L’histoire de l’incompréhension de deux mondes qui n’en peuvent plus de se côtoyer dans la peur de l’autre ; un monde de terre et un monde de fer.
Bel ouvrage qui n’est pas seulement à recommander à ceux qui s’intéresseraient à la cause gitane. Un ouvrage sur l’ouverture aux autres, l’amour du prochain et le carcan de plus en plus figé de notre monde moderne.


inoubliable

9 étoiles

Critique de Delselu (, Inscrite le 13 février 2006, 39 ans) - 14 février 2006

J'ai adoré ce livre qui parle si bien de la vie des gitans. On a un regard différent sur eux après avoir lu ce livre. Je recommande.

Relations fortes et cruauté de la vie

9 étoiles

Critique de Norway (Entre le Rhin, la Méditerranée et les Alpes !, Inscrite le 7 septembre 2004, 42 ans) - 10 décembre 2005

Ce livre est plein de force et d'espoir pour celles et ceux qui sont en dehors du système. Il suffit d'une personne pour les aider à sortir de leur enfermement sur eux-mêmes.

Leur intégration dans la société est plus ou moins le but secret, mais avant tout c'est de leur permettre une vie meilleure. Cette vie meilleure passe d'abord par la lecture, puis par l'enseignement scolaire.


Altruisme, humanité et lecture

9 étoiles

Critique de Cuné (, Inscrite le 16 février 2004, 50 ans) - 23 décembre 2004


Un livre tout à fait différent de tout ce que j'ai pu lire ! Esther vient lire les mercredis des contes, des histoires aux enfants d'un camp de gitans qu'elle suit de ville en ville. Peu à peu, ils s'apprivoisent, s'attachent, s'expliquent, et la vie passe, jamais douce, toujours injuste...

C'est envoûtant ces vies qui se déroulent presque à notre insu. L'écriture d'Alice Ferney est tout à fait surprenante, objective et presque en retrait, la seule façon finalement de nous présenter cette grande misère autant intellectuelle que matérielle sans pathos, sans en rajouter. Tout est digne dans cette histoire, on apprend beaucoup de choses sur plusieurs sujets, et au final, sûrement sur nous-mêmes aussi.

Beaucoup de passages percutants, par exemple : "... Elle n'avait pas eu le temps de se préoccuper des autres. Oui, pensa-t-elle, la vieillesse peut servir à cela, donner sa bienveillance, parce qu'on a le temps qu'il faut, parce qu'on n'attend plus avec impatience et colère des choses, qui, ne venant pas, nous rendent hargneux envers ceux qui les ont."

Esther est un personnage finalement très peu explicité, on ne la voit que dans ses visites au camp ou choses qui s'y rattachent, c'est dommage. J'aurais aimé en savoir plus sur sa vie à elle, comprendre ses motivations et pourquoi elle ne s'implique pas plus en dehors des livres. Surtout comment elle parvient à le faire.


Tolérance envers la marginalité

8 étoiles

Critique de Libris québécis (Montréal, Inscrit(e) le 22 novembre 2002, 75 ans) - 13 juillet 2003

C'est un bon petit roman sur les Gitans. Avec l'auteure, on entre au centre de leur vie. Elle décrit leur quotidien qui essaie d'échapper à l'ennui. Les hommes essaient de s'occuper, les femmes s'occupent des caravanes et la grand'mère règne sur son petit monde. La vie de clan est bien rendue.
La bibliothécaire qui vient leur rendre visite manifeste une générosité qui sert à l'auteure pour chapeauter son oeuvre. Cette femme vient lire des histoires aux enfants. Petit à petit, elle s'infiltre dans leurs vies intimes afin que ces gitans profitent au maximum du système en bordure duquel ils vivent. Elle parvient à leur faire comprendre l'importance de la scolarisation. Ils réalisent que les mots ont un poids qui peut leur permettre d'améliorer leur sort. On sent que la marginalité dresse un mur d'incompréhension qu'il est difficile de franchir. C'est à quoi s'attaque l'auteur avec un courage peu commun.
Son style cependant n'est pas des plus coulant. On dirait du sucre qui a souffert d'humidité. C'est pris dans un bloc : dialogues et narration mêlés dans un «melting-pot» pas facile à suivre. Malgré ce manque d'aération, l'auteure n'étouffe pas le lecteur. C'est le défaut des oeuvres denses, comme c'est le cas ici. On appréciera aussi l'esprit de partage de l'héroïne, la gadjé (la non-gitane), qui attache beaucoup d'importance aux valeurs comme la compréhension, l'amour, l'entraide... afin d'enrayer l'intolérance.
Ca fait du bien de lire une telle oeuvre dans une société du chacun pour soi.

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